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18 septembre 2016 7 18 /09 /septembre /2016 08:44

Et voilà... nous sommes le lundi 22 août et le Grand Séminaire de Fili, c'est déjà fini. Il fut intense, instructif, littéraire, amical, fertile, dans un environnement imprégné de spiritualité, mais pas de tout repos. En même temps, ce n'était pas le but !

Michel Neumayer (Directeur de Filigranes) en plein travail - Michel, Jean-Paul, Claude  et l'abbatiale - Dans la grange à palabres, Christiane Lapeyre et ses oeuvres
Michel Neumayer (Directeur de Filigranes) en plein travail - Michel, Jean-Paul, Claude  et l'abbatiale - Dans la grange à palabres, Christiane Lapeyre et ses oeuvres
Michel Neumayer (Directeur de Filigranes) en plein travail - Michel, Jean-Paul, Claude  et l'abbatiale - Dans la grange à palabres, Christiane Lapeyre et ses oeuvres
Michel Neumayer (Directeur de Filigranes) en plein travail - Michel, Jean-Paul, Claude  et l'abbatiale - Dans la grange à palabres, Christiane Lapeyre et ses oeuvres
Michel Neumayer (Directeur de Filigranes) en plein travail - Michel, Jean-Paul, Claude  et l'abbatiale - Dans la grange à palabres, Christiane Lapeyre et ses oeuvres

Michel Neumayer (Directeur de Filigranes) en plein travail - Michel, Jean-Paul, Claude et l'abbatiale - Dans la grange à palabres, Christiane Lapeyre et ses oeuvres

Pour s'en retourner à Marseille, nous avons décidé de prendre le chemin des écoliers, soit... les gorges du Tarn. Mais nous faisons ce matin un premier arrêt, entre Conques et Rodez, devant la cascade de Salles-la-Source, repérée à l'aller. Mais alors, quelle histoire édifiante nous découvrons !

"Situé dans une cirque de falaise calcaire en bordure du Causse, le village de Salles-la-Source s'étale sur trois niveaux et est traversé par une très belle cascade qui jaillit de plus de 20 m, alimentée par des cours d'eau souterrains.

Hélas...derrière le cadre bucolique, une guerre de l'eau sévit depuis des années dans le village à propos justement de la cascade. Son débit n'est plus celui d'autrefois car en amont la rivière est détournée pour faire turbiner une petite centrale hydroélectrique au grand dam des villageois. Cette centrale n'est pas nouvelle. Dans les années 1930, les propriétaires d'une filature locale ont construit une retenue souterraine en amont sur la rivière dont la résurgence forme la cascade, pour amener l'eau à une conduite forcée de 630 m alimentant une centrale électrique.

Les opposants réunis dans l'association ""Ranimons la cascade", expliquent que cette turbine ne profite qu'au propriétaire de la retenue, C'est lui qui d'un tour de vanne est maître du débit de la cascade. On imagine volontiers qu'il privilégie la vente de Kw à EDF. D'où une cascade réduite à un filet d'eau en période de sécheresse. En 2005, la concession de la centrale est arrivée à échéance. Mais elle continue d'être exploitée sous le régime d'autorisation de turbiner délivrée par la préfecture. Les opposants se sont lancés dans une longue bataille judiciaire pour mettre fin à cette autorisation préfectorale…"

www.ranimons-la-cascade.fr

La cascade de Salles-la-Source
La cascade de Salles-la-Source
La cascade de Salles-la-Source
La cascade de Salles-la-Source
La cascade de Salles-la-Source

La cascade de Salles-la-Source

Ici, à proximité de l'eau, l'air est plutôt frisquet, mais quelle veine ! Un petit groupe de jeunes allemands, sous la conduite d'un moniteur et l'oeil attentif d'une maman, se jette dans l'eau fraîche ! Sont gonflés les minots (et la minotte) !

Cascade de Salles-la-Source et gorges du Tarn
Cascade de Salles-la-Source et gorges du Tarn
Cascade de Salles-la-Source et gorges du Tarn
Cascade de Salles-la-Source et gorges du Tarn
Cascade de Salles-la-Source et gorges du Tarn
Cascade de Salles-la-Source et gorges du Tarn

La route qui surplombe les gorges du Tarn est spectaculaire, mais nous sommes effarés par le nombre de touristes, en voiture, en camping car, ou en canoé sur le fleuve !

Pour la halte dinatoîre, j'ai repéré sur la carte  Sainte Enimie, qui figure parmi les plus beaux villages de France. Ceci expliquant probablement cela, impossible de trouver à se garer dans le village ! donc on continue encore quelques kilomètres et c'est tout au bord des eaux claires que nous trouvons enfin une calme auberge... avec un parking !

Le Tarn
Le Tarn

Le Tarn

Published by Philomène - dans Voyages
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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 11:30
L'abbatiale de Conques
L'abbatiale de Conques
L'abbatiale de Conques
L'abbatiale de Conques
L'abbatiale de Conques
L'abbatiale de Conques

L'abbatiale de Conques

Quels mots utiliser après cette visite dominicale et matinale de ce 21 août, passionnément et admirablement commentée par Claude, notre filigraniste conquois ?

Comment traduire les impressions ressenties, imprimées désormais dans le corps et l'esprit ?

Je convoque un poète :

"Je ne parlerai pas, je ne penserai rien mai l'amour infini me montera dans l'âme".

Arthur Rimbaud

Les vitraux de Pierre Soulages
Les vitraux de Pierre Soulages
Les vitraux de Pierre Soulages
Les vitraux de Pierre Soulages

Les vitraux de Pierre Soulages

Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4

Honnêtement, j'avoue, j'avais un a priori négatif à propos de ses vitraux ! Tellement entendu dire du mal !!! Comme quoi, il vaut toujours mieux se faire une opinion par soi-même.

Parce que, ma foi, je les trouve en parfaite harmonie avec l'abbatiale, ces vitraux, complètement assortis à la grisaille des pierres et du pays.

Et de l'intérieur, passe une telle luminosité...

"Si vous aviez vu avant comme c'était sombre", me glisse une dame assise à côté de moi.

La visite de Claude avait un titre : insolite.

La proposition était inattendue : endosser l'habit de pélerin, se mettre dans la peau de l'homme en marche. Alors...

- Ouvre-toi mon esprit à l'esprit du lieu.

Renifle les pierres, lève les yeux

Et n'attend rien.

Mais prends sans sourciller, sans vergogne

Ce que ce matin te donne.

Relies-toi, écoutes le verbe, entends le silence.

Sois seulement, un instant à l'instant.

Sans illusions.

L'instant d'après déjà s'invite...

Mes images de Conques
Mes images de Conques
Mes images de Conques
Mes images de Conques
Mes images de Conques
Mes images de Conques

Mes images de Conques

Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4
Conques : université d'été de Filigranes - 4
8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 13:26
Conques : université d'été de Filigranes - 3

Ce samedi matin (20 août), nous ouvrons notre fenêtre pour découvrir la brume et la pluie.

Le programme prévoyait la visite du musée Soulages à Rodez ET un pique-nique ! Pour le musée, pas de problèmes, nous emportons seulement des parapluies... certes il ne pleut pas à l'intérieur du musée, mais avant d'y arriver...

Nous avons bien fait, car il y a un espace à découvert entre le parking et l'entrée du musée !

Après... il s'agit de comprendre le travail de l'artiste.

Je dois avouer qu'à l'arrivée, j'ai un a priori négatif... à la sortie, je ne suis pas devenue fanatique du travail de Pierre Soulages mais tout de même, j'ai ressenti non pas des émotions mais une sorte de fascination devant certaines des oeuvres.

Musée Soulages à Rodez
Musée Soulages à Rodez
Musée Soulages à Rodez
Musée Soulages à Rodez

Musée Soulages à Rodez

Et puis il y a "l'outrenoir" et là, j'ai du mal à en détacher mon regard. Selon l'angle de vue, le tableau se transforme, littéralement il vit ! Sur ma photo, on dirait même qu'il est en feu !

Conques : université d'été de Filigranes - 3
Conques : université d'été de Filigranes - 3

Du 11 juin au 25 septembre 2016, le musée Soulages accueille Pablo Picasso.

Aussi, après les Brous de Noix, les peintures de jeunesse et celles de l'après-guerre, les eaux-fortes, lithographies, cuivres et la totalité des travaux préparatoires (passionnant) des vitraux de Conques de Pierre Soulages, nous voici devant des oeuvres bien différentes : celles du maître du cubisme Pablo Picasso.

"Pour moi, il n'y a pas de passé ni d'avenir en ART.

Si une oeuvre d'art ne peut vivre toujours dans le PRESENT, il est inutile de s'y attarder."

Pablo Picasso

Picasso a consacré une place importante aux femmes de sa vie... (et à d'autres !)
Picasso a consacré une place importante aux femmes de sa vie... (et à d'autres !)
Picasso a consacré une place importante aux femmes de sa vie... (et à d'autres !)
Picasso a consacré une place importante aux femmes de sa vie... (et à d'autres !)

Picasso a consacré une place importante aux femmes de sa vie... (et à d'autres !)

Conques : université d'été de Filigranes - 3
29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 12:29
Le viaduc de Millau
Le viaduc de Millau
Le viaduc de Millau
Le viaduc de Millau

Le viaduc de Millau

En fait, aujourd'hui, je reviens en arrière ! C'est-à-dire qu'avant d'arriver à Conques, nous avions fait une halte dans la petite ville de Millau, en contrebas du célèbre viaduc.

Le patron du snack où nous nous sommes arrêtés pour manger un morceau était très sympa... mais n'avait pas le moral !

"Depuis que le viaduc existe, nous a-t-il dit, ici en bas, il n'y a plus personne qui passe, à part quelques touristes l'été..."

Oui, nous comprenons mais difficile d'aller contre le progrès... Nous-même, forcément, après le détour, nous sommes remontés pour l'emprunter ce fameux viaduc !

Impressionnant...

Et puis, en cette fin d'après-midi du 18 août, avant de découvrir Conques, les "filigranistes" devaient se retrouver à Montignac, où la plupart d'entre nous étaient logés.

Une petite route en lacets qui grimpe sur la colline et voici le hameau.

Le hameau de Montignac, la chapelle et notre maison d'hôtes
Le hameau de Montignac, la chapelle et notre maison d'hôtes
Le hameau de Montignac, la chapelle et notre maison d'hôtes
Le hameau de Montignac, la chapelle et notre maison d'hôtes

Le hameau de Montignac, la chapelle et notre maison d'hôtes

Pierre et Cathy (Filigranes) sont déjà là, nous faisons connaissance avec les propriétaires du lieu : Mauria et Ger. Un peu plus tard arrivent Michèle et Teresa ; ça fait un peu bizarre pour les filigranistes de se retrouver dans un environnement différent de notre lieu habituel des séminaires d'écritures, c'est-à-dire Aubagne !

Enfin Michel Neumayer (directeur de la revue) et Françoise nous rejoignent avec Christiane et Claude : nos conquois !

L'Homme qui m'a servi de chauffeur et qui, accessoirement, est mon mari ! voit passer Ger avec du pain et immédiatement a envie de savoir qui l'a fabriqué...

C'est ainsi que nous allons tous nous retrouver, avec le boulanger mais qui aussi paysan, devant le four à bois. Car, non seulement Ger fait le pain mais auparavant, il a cultivé, récolté, et fait la faine (blé, seigle).

Au bout d'un escalier et d'un chemin étroit, le four à pain - Michèle et "le boulanger" - des pains avant cuisson
Au bout d'un escalier et d'un chemin étroit, le four à pain - Michèle et "le boulanger" - des pains avant cuisson
Au bout d'un escalier et d'un chemin étroit, le four à pain - Michèle et "le boulanger" - des pains avant cuisson
Au bout d'un escalier et d'un chemin étroit, le four à pain - Michèle et "le boulanger" - des pains avant cuisson

Au bout d'un escalier et d'un chemin étroit, le four à pain - Michèle et "le boulanger" - des pains avant cuisson

Ma foi, on peut dire que cette prise de contact avec l'Aveyron a été instructive ! mais aussi bien chaleureuse et conviviale puisque nous avons fini la journée, dans la salle à manger de notre maison d'hôtes, devant un poulet, élevé, abattu, plumé, et cuisiné par Mauria !

Les écritures ? Ce sera pour demain.

Conques : université d'été de Filigranes - 2
Conques : université d'été de Filigranes - 2
Conques : université d'été de Filigranes - 2
Conques : université d'été de Filigranes - 2
28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 19:05
Sur la route vers Conques : le viaduc de Millau

Sur la route vers Conques : le viaduc de Millau

C'était une première, un "grand séminaire" de Filigranes à Conques. Moi, j'ai rebaptisé la chose "université d'été" de Fili !

Du 18 au 22 août une dizaine d'entre nous se sont donc retrouvés au village médiéval pour une expérience magnifique d'écritures partagées, de visites urbi et orbi puisque nous nous sommes rendus en choeur, samedi matin, au musée Soulages de Rodez, et aussi d'étonnantes rencontres avec de vrais personnages des environs.

Mais pourquoi Conques, vous demanderez-vous ? C'est une bonne question ! La réponse : Christiane et Claude, deux filigranistes qui ont choisi d'habiter l'étape du chemin de Saint Jacques de Compostelle depuis une dizaine d'années et qui ont créé "la grange à palabres" : un lieu qui pouvait nous accueillir... pour nos palabres !

Pour notre habitat du soir, nous étions logés à deux kilomètres de Conques dans le charmant hameau de Montignac dans les typiques chambres d'hôtes de MaurIa et Ger.

Conques, la grange à Palabres...
Conques, la grange à Palabres...
Conques, la grange à Palabres...

Conques, la grange à Palabres...

Mes premiers pas dans le village médiéval me procurent d'emblée un choc : c'est comme un saut dans le temps !

Déambulations, écritures... dans une atmosphère propice au recueillement. Que de sérénité et de silence. Je réalise soudain que cette année, où je n'ai pas fait de séjour à Hauteville : l'ashram d'Arnaud Desjardins, voilà que se présente un lieu et des conditions de méditation très différentes et en même temps bien proches...

Conques : l'université d'été de Filigranes !
Conques : l'université d'été de Filigranes !
Conques : l'université d'été de Filigranes !
Conques : l'université d'été de Filigranes !
Conques : l'université d'été de Filigranes !
Conques : l'université d'été de Filigranes !
17 août 2016 3 17 /08 /août /2016 07:10
Couverture N°93 (graphisme Anne-Marie Suire)

Couverture N°93 (graphisme Anne-Marie Suire)

A TAAAAAAAAAAAAAAAABLE !

 

- A taaaable !

C’était un hurlement d’adolescente, l’accent : étranger, rauque

chantant et gai.

- A taaaaaaaable !

Les deux mots avaient tangué, vibré, avant d’éclater en pièces détachées. Rires ! mais aucun effet ! Alors le cri avait redémarré, enflé, explosé en feu d’artifice :

- A taaaaaa-aaaaaaaaaaaa-bleeeeeeeeeee-eeu !

Ce cri, surgi d’une nécessité, allait revenir avec constance durant tout le séjour de mes chères cousines. Un appel repris en chœur, repas après repas. Sans avoir conscience qu’il allait passer dans l’histoire familiale, point d’exclamation d’un séjour inoubliable, synonyme d’un partage magnifié.

Il faut du temps pour bâtir des temples et des légendes.

Et pour écrire sur cette clameur, mon cœur, combien d’années ? Le temps d’oublier avant de se remémorer, un jour, allez savoir pourquoi ! Nos souvenirs ne nous appartiennent pas, font ce qu’ils veulent et surgissent au moment où l’on s’y attend le moins.

Là, tout de même, au deuxième ou au troisième appel, les convives prenaient place. Echanges de pensées, frôlements d’âme, assiettes vides. Que me reste-t-il des mets partagés et des phrases croisées ? Je note…

Toi : découverte

Elle : repue

Nous : contentement

Vous : rieurs

Tous : communion

Moi : mission accomplie

 

Il y avait entre nous des frontières géographiques

Il y avait entre nous tellement d’amour

Et un même soleil et la bleue Méditerranée

Et des dissonances d’accents à moquer

Et davantage encore, tellement d’avantages

dans nos différences.

 

Déjeuner terminé, fauteuils clignant de l’œil, c’était direction salon, pour le café et les gâteaux, façon Orient. Mais quel sujet de conversation ? L’innommable passé, les drames récents, les guerres à venir, l’apocalypse qui prend son temps ?

Certainement, nous devions avoir, encore une fois, refait le monde ! Et probablement discouru sur la vie la mort, les religions, le bien le mal, tout ce qui fout le camp et tous ceux qui n’étaient déjà plus là.

A coup sûr, mes cousines avaient confié leur incertitude du lendemain dans un pays entouré d’ennemis ; insisté sur l’absolue nécessité pour le peuple « élu » revenu de l’enfer de persister à vivre sur un sol mémoriel et nous avaient interpellés sur la croyance « du rôle particulier dévolu au judaïsme. » [1]

Pourtant, c’est étrange non ? je ne me rappelle que d’un cri ! Pas de guerre, pas de peur, pas de colère ni de douleur, juste un cri de ralliement ! Qui me plonge dans la nostalgie et met des larmes dans mes yeux.

Tant de discours majeurs, de paroles fondamentales sur la planète, depuis le premier mot prononcé par l’homme, et moi, avec ce : « à table ! » Est-ce bien sérieux ?

Mais qui demande de la gravité ? A me pencher sur ce passé, je me souviens. De notre liberté, ultime politesse, privilège, pied de nez à la mélasse, je me souviens que nous choisissions, avec excès, une opulente légèreté.

Épilogue :

 « Nous sommes nés les uns pour les autres.»

(Marc Aurèle - 121 -180)

 

Jeannine Anziani

(publié dans le N°93 de la revue d'écritures Filigranes)

http://www.ecriture-partagee.com

 


[1] Jean-Christophe Attias

14 août 2016 7 14 /08 /août /2016 17:32
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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 12:13

SERIFOS

Dimanche 5 juin :

Dernières heures dans les îles, dans l'esprit déjà des milliers d'images défilent : c'est fini...

Tout à l'heure le bateau pour Le Pirée.

Ce serait en-dessous de la réalité de dire que j'ai aimé ce séjour ; j'ai adoré ! Tout ! Mais comme rigole L'Homme c'est parce que, quelque part, je suis chez moi...

Il n'a pas tord, il me semble que dans mon corps circule plus d'huile d'olive que de sang ! Et que le bleu éclatant du ciel grec est inscrit dans mes gènes.

Mais je n'y suis pour rien, hein ? C'est ainsi voilà tout.

Derniers instants à l'hôtel avant le départ pour Le Pirée
Derniers instants à l'hôtel avant le départ pour Le Pirée
Derniers instants à l'hôtel avant le départ pour Le Pirée
Derniers instants à l'hôtel avant le départ pour Le Pirée
Derniers instants à l'hôtel avant le départ pour Le Pirée

Derniers instants à l'hôtel avant le départ pour Le Pirée

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 11:19

SERIFOS

Samedi 4 juin :

Dernier jour (complet) à Sérifos. Ce matin, nous prenons la route du bout de la plage, qui en réalité n'est qu'une large piste de terre pleine de trous ! mais qui se retrouve ensuite asphaltée, pour rejoindre le monastère des Taxiarques qui se situe à environ quinze kilomètres du port de Livadi.

Au passage nous nous arrêtons devant la petite retenue d'eau d'un barrage dont des français nous ont parlé en rigolant. C'est que l'Europe a paayé le barrage mais les grecs n'ont jamais eu les moyens de faire le raccordement !

Le barrage : piscine pour les oiseaux...
Le barrage : piscine pour les oiseaux...

Le barrage : piscine pour les oiseaux...

Les français rencontrés nous ont aussi parlé du monastère de Taxiarhon. Le pope n'est pas toujours là car il a la charge de quatre villages. Mais s'il est là, nous aurons droit à la visite. Chance : le pope est là et nous accueille en nous offrant un loukoum ! Après la visite, bien en évidence, trône une petite corbeille avec un billet de 20 euros dedans.

Le couple français nous en a aussi parlé de ce billet de 20 euros attrape-touristes ! "Laissez-lui, 5 euros, ce sera parfait".

Va pour les 5 euros, le pope a bien rempli son office de guide ! Et son monastère est si bien tenu.

Le monastère des Taxiarques est l'édifice le plus significatif de Sérifos. De l'extérieur, il ressemble à une forteresse. Construit au début du XVème siècle, il subit de nombreux pillages de la part de pirates.

Le monastère tout blanc comporte soixante cellules et renferme des objets de grande valeur ainsi que des manuscrits précieux.

Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15

Après, évidemment, nous nous perdons sur une route... mais finalement nous trouvons la plage et les deux... tavernes dont on nous a parlé ! Celle de droite ou celle de gauche ? Là est la question ! Nous choisissons au pif !

Au menu : des calamars !!! puis repos sur la plage sous l'ombre d'un tamaris. C'est la première fois que nous voyons autant de monde sur la plage. Disons qu'il s'y trouve... une trentaine de personnes ?

Sable blond fin, fin, fin, et l'on a pied très très loin, mer turquoise et chaude. Cette fois-ci, je mets la tête dans l'eau pour nager "vraiment" et longtemps !  Et L'Homme ne sort plus de l'eau non plus où nous apercevons plein de petits poissons.

Pays des dieux...

 

La taverne, la plage de Psili Ammos
La taverne, la plage de Psili Ammos
La taverne, la plage de Psili Ammos
La taverne, la plage de Psili Ammos
La taverne, la plage de Psili Ammos
La taverne, la plage de Psili Ammos
La taverne, la plage de Psili Ammos

La taverne, la plage de Psili Ammos

Au retour, arrêt à la pâtisserie-salon de thé de Livadi. Nous avons compris, aucune taverne  ne nous servira jamais de baklavas ! De toutes manières, avec le café, ils vous offrent un dessert mais baklavas : trop de travail, nous a confié un restaurateur !

Aussi, avant le départ, demain, c'est la dernière occasion d'acheter le fameux gâteau grec ! Mais il n'en reste qu'un à la pâtisserie... un seul mais TELLEMENT gros  que je le fais couper en deux !

Régal sur la terrasse de "notre suite" à l'hôtel...

Le soir venu, dernier repas typique chez "Stamatis", le cousin grec !!!

Les Cyclades - 15
Les Cyclades - 15
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7 juillet 2016 4 07 /07 /juillet /2016 12:47

SERIFOS

Vendredi 3 juin 2016 :

Toujours ces foutus panneaux en cyrillique... aussi nous nous trompons une fois encore d'embranchement et partis pour Mégalo Livadi (sic !) nous nous retrouvons à Koutala ! Il y a bien une longue plage comme annoncée dans le guide mais aucune taverne !

Heureusement, les distances sont courtes dans ces îles, donc retour en arrière pour terminer enfin à Mégalo Livadi et... ses deux tavernes !

Le coin est complètement paumé, magnifique, sable, tamaris, quiétude infinie et comme d'hab. presque personne. Nous nous décidons (au pif) pour la deuxième taverne, en fait elles sont côte à côte !

Les deux petits vieux qui tiennent l'établissement ne parlent que grec, aussi, nous choississons nos plats dans la cuisine.

Je suis tellement ravie ! persuadée que le principe n'existait plus, alors que j'avais connu ça quand j'avais seize ans... après que voulez-vous, j'aime les tables et leurs nappes en plastique, l'amabilité des patrons, leurs sourires, le service sans chichis mais si attentionné...

Je ne peux cependant m'empêcher de penser : "mais quand cette génération-là aura disparu, qui fera encore de tels sublimes et simplissimes plats ?"

En attendant : Oh ! là ! là !!!

Mégalo Livadi
Mégalo Livadi
Mégalo Livadi
Mégalo Livadi
Mégalo Livadi

Mégalo Livadi

Mégalo Livadi est un ancien port de chargement de fer exploité  de 1866 à 1951. Le lieu compta jusqu'à mille habitants, ce qui parait invraisemblable aujourd'hui en regardant autour de soi !

Dernier témoignage de l'intense activité, restent les anciens bâtiments, quasiment en ruine, de la socièté minière.

L'endroit si pittoresque, caché au fond de son golfe abrité des vents du nord, prend ainsi un charme supplémentaire empreint d'une note nostalgique.

Juste derrière la plage, les bâtiments de la société minière.
Juste derrière la plage, les bâtiments de la société minière.
Juste derrière la plage, les bâtiments de la société minière.
Juste derrière la plage, les bâtiments de la société minière.

Juste derrière la plage, les bâtiments de la société minière.

Pour le bain de mer du jour, nous optons pour Sikamia, vantée par notre loueur de voiture ! Une fois de plus, la route serpentine... asphaltée devient bétonnée pour finir en piste de sable ! Bah ! nous avons assimilé le système à présent. Tout comme les kilomètres sans rencontrer d'autre véhicule.

Si ! cette fois-ci une voiture (de location) nous suit et nous finissons par nous garer côte à côte sur le sable. Un couple de français sort de la voiture et nous vante le lieu avant de s'éloigner vers l'extrémité droite de la plage. Perdus de vue

Nous voici donc seuls... avec tout le reste du sable pour nous ! Bain de mer obligé !!!

La plage de Sikamia et, juste au-dessus, son monastère perdu !
La plage de Sikamia et, juste au-dessus, son monastère perdu !
La plage de Sikamia et, juste au-dessus, son monastère perdu !
La plage de Sikamia et, juste au-dessus, son monastère perdu !

La plage de Sikamia et, juste au-dessus, son monastère perdu !

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