Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 16:57


Ce vendredi fugue à Salernes !
En fait j'ai rendez-vous avec Frédérique, la libraire des "Les Mains Libres", 7 rue Victor Hugo à Salernes.
http://www.les-mains-libres.varnews.fr

Déjà il faut rendre hommage à Frédérique et Stéphanie qui ont eu le courage et l'audace par les temps qui courent, de se lancer dans cette aventure il y a un an : ouvrir une librairie dans un village du Haut-Var.
Dans leur boutique on peut découvrir et acheter des livres pour grands et petits, des jeux pour enfants mais aussi déguster thés, cafés, glaces et pâtisseries artisanales.
D'autre part la librairie organise des animations... d'où ma visite dans la perspective d'une future dédicace des Contes de la Méditerranée et Du Quotidien à voix haute.
Frédérique est une jeune-femme aux splendides yeux clairs tout à fait charmante et si les Dieux sont avec nous, une dédicace-lecture-slam-poésie aura bien lieu en octobre.

Avec l'Homme de ma vie, nous voici donc à Salernes. Il est midi moins dix, nous avons vu la libraire, il est temps de chercher un endroit sympa pour se nourrir.
Au bout du Cours principal du vieux village provençal, devant une fontaine rafraîchissante, trois restaurants se serrent les uns contre les autres.
Le premier est une saladerie-crêperie,
celui qui suit propose des plats qui laissent deviner une cuisine artisanale et authentique,
le troisième fait dans le classique.
Nous optons pour le second.
Il est donc midi moins dix, l'heure est d'importance ! Nous nous asseyons à une table sous une tonnelle ombragée mais il n'y a encore personne à la terrasse ; personne non plus pour nous accueillir.
J'entre à l'intérieur pour demander si nous pouvons rester car un doute m'assaille devant l'inactivité du bistrot.
Une nana me dit alors :
- Ah, c'est que nous ne commencerons à servir qu'à midi et quart - midi et demi... vous comprenez, le chef s'est couché à cinq heures du matin et il s'est levé à huit pour aller choisir ses légumes à Draguignan et cueillir ses salades...
- Oui, je comprends. Mais nous ne sommes pas pressés, nous pouvons peut-être rester assis là et attendre.
- Non, nous ne pourrons pas vous servir avant... allez vous installer à la terrasse d'un café en attendant !!!

Mon époux se lève alors et déclare :
- Et bien d'accord, on va aller ailleurs puisque vous ne voulez pas travailler !
Le chef sort à ce moment là et répond agressivement :
- Je ne peux pas vous entendre dire ça !
Tandis que moi, qui me refuse bêtement à voir un problème, je continue :
- Excusez-moi mais vraiment j'ai du mal à comprendre pourquoi nous ne pouvons pas rester là ; j'ai été commerçante, pour moi le client est roi !

Hé oui ! C'est vrai j'ai été commerçante, fille de commercant et de mon temps (Seigneur ! J'ai l'impression d'être mon père...) on se mettait en quatre pour servir un client ! Sans horaire...
Qu'est-ce qu'il croit celui-là, qu'il est le seul à s'être coucher à cinq heures du mat et levé à huit ? Qu'il est le seul à travailler dans des conditions difficiles ? Il veut que je lui raconte ma vie ? Et mon mari aussi ?
Mais personne ne l'a obligé à être restaurateur !
Bruno, fils d'un de nos amis exerce ce... dur métier (qui rapporte d'autres compensations...) à Cassis. Une existence de ouf ! dit-il, mais jamais il ne mettrait des clients à la porte !

- Et bien c'est pas vrai, le client est pas roi, me répond le cuisinier qui recommence à nous expliquer qu'il s'est couché... qu'il s'est levé... qu'il est pas prêt...
Ma foi, s'il ne veut pas servir de clients avant midi et demi, pourquoi ne pas mettre une pancarte :

                        ICI ON NE SERT PAS AVANT 12 H 30,
   VOUS ÊTES PRIES DE DEGAGER AVANT CETTE HEURE !


Nous sommes allés nous asseoir au restaurant d'à côté où nous n'avons pas savouré de salade-du-jardin, mais où nous avons été très bien accueillis par une dame souriante et serviable et où déjà des clients étaient en train de manger... (tout comme à la crêperie d'ailleurs).

Alors franchement que pensez-vous de l'anecdote ?
Comment deviner que le chef du restau que vous avez élu pour votre déjeuner mène une vie d'enfer ! Se mettre à sa place a-t-il dit... et à la place des clients ?
Que sait-il de ce couple qui se présente dans son établissement ?
Réellement pourquoi interdire de s'asseoir à une de ses tables et patienter, ce qui aurait par exemple permis à la serveuse de proposer un apéro... chose que nous aurions eu du mal à refuser, même si ce n'était pas notre intention d'en prendre un !

Conclusion :
Si vous passez par Salernes, précipitez-vous chez "Les Mains Libres"et faites provision de bouquins. Il faut encourager les filles qui prennent des risques mais n'allez surtout pas faire halte chez le chef si déplaisant de l'Oustao !

Entre nous, croyez-vous que cueillir ses salades rend nerveux ?

Partager cet article

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article

commentaires

Blog Ribambelle D'écritures

  • : LEMONDEPHILOMENE
  • LEMONDEPHILOMENE
  • : Ecritures, lectures, autres slams et divagations par Jeannine Anziani alias Philomène
  • Contact

Profil

  • Philomène
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !

Ouvrages parus

!cid 784A2A53-C404-499D-B6DE-691DD5C21D7B@home

 Phocette, la petite souris marseillaise (Editions de l'Hippocampe)

Recherche