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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 11:53
La sardine nonchalante

Enfin !!!!!!!! J'ai eu le temps de "descendre" en ville, comme on dit à Marseille et de pousser la porte de la minuscule boutique Marseille in the box.: www.marseilleinthebox.com  située à deux enjambées du Vieux-Port ; plus exactement 13 rue Reine Elisabeth - 13001.

Pourquoi donc cet "enfin" pour se rendre dans une boutique lilliputienne,  êtes-vous en train de vous demander ?

Pour ACHETER UNE BOITE !!!  mais... pas n'importe quelle boîte.

La boîte de "la sardine nonchalante", la boîte d'Isabelle.

Comprenez "mon" Isabelle ! c'est-à-dire Isabelle Nègre-François : .isabellenegrefrancois.ultra-book.com, l'illustratrice des Contes de la Méditerranée (le lutin malin) et des Pola de Marseille.(Eanna-Crès)

 

La sardine nonchalante

Dans "ma" boîte, j'ai mis des tablettes de chocolat, mais elle aurait aussi bien pu accueillir des galettes, des biscottes, des lettres d'amour... des bijoux fantaisis, des secrets...

La sardine nonchalante existe en petit et grand modèle. Mais on peut aussi trouver, dans l'échoppe pleine à craquer, et toujours illustrés par Isabelle,  un très joli beurrier et des mugs.

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 13:57
Un samedi à Bandol

En ce samedi 4 avril, me voici sur le port de Bandol pour ma première participation au Cercle des Auteurs bandolais : www.cercle-des-auteurs-bandolais.fr.

Voiture laissée sur le dernier parking du port,j'ai l'impression, tout en rejoignant à pied l'Office du Tourisme qui abrite les auteurs, d'être en vacances !

D'ailleurs, le soleit tape si fort que je vais m'acheter fissa un chapeau (ayant oublifé le mien à la maison...)

Le chemin vers l'Office du Tourisme en passant devant de drôles de palmiers déplumés!
Le chemin vers l'Office du Tourisme en passant devant de drôles de palmiers déplumés!
Le chemin vers l'Office du Tourisme en passant devant de drôles de palmiers déplumés!
Le chemin vers l'Office du Tourisme en passant devant de drôles de palmiers déplumés!

Le chemin vers l'Office du Tourisme en passant devant de drôles de palmiers déplumés!

Jean-Marie Schneider, président du Cercle m'accueille. Les auteurs s'installent à quelques marches du Marché des Potiers. Je suis allée, forcément, regarder les objets présentés. Comme souvent il y a vraiment de belles oeuvres, des plutôt bizarroïdes et d'autres très moches... enfin, vous me direz, question de goûts !

Un samedi à Bandol
Un samedi à Bandol
Un samedi à Bandol
Un samedi à Bandol
A gauche Jean-Marie Schneider, à droite moi sous mon chapeau tout neur !

A gauche Jean-Marie Schneider, à droite moi sous mon chapeau tout neur !

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 14:16
De l'encre et du papier au coeur de l'humain (N°3)

Le N° 89 de Filigranes (www.ecriture-partagee.com) vient d'arriver. C'est le dernier numéro de la thématique "De l'encre et du papier au coeur de l'humain."

Après le N° 88 : "Du faire au dire", le N° 87 : "Un petit penchant pour l'écriture" , "Abécédaire" clot la série.

J'y retrouve avec plaisir, page 32,  ma contribution. Une chose est d'écrire un texte, le retrouver imprimé, il prend une autre dimension. 

Ah ! J'oubliais de vous dire, il y avait une consigne pour cet abécédaire. Lors du dernier séminaire, une liste de mots à tirer au hasard était proposée. Un mot pour démarrer, un mot pour finir. Je suis tombée sur Eclairer et Femme. Les filigranistes absents, ceux qui sont loin, eux, n'étaient évidemment pas tributaires du hasard et pourraient donc choisir consciemment...  Moi, me restait à choisir dans quel ordre mettre mes deux mots !

La réponse ci-dessous.

 

Il pleut Bergère

Éclairer.

Geste machinal : clic.

Voici le soir qui pointe.

Voici l’orage qui menace.

Une feuille roussie se faufile à travers la fenêtre, des gouttes s’écrasent sur les vitres grandes ouvertes.

Boucler la fenêtre ?

Pas encore.

La ménagère expire poussivement. Tellement de chaleur lourde en cette fin de journée de ce mois d’octobre jaunissant : c’en est oppressant.

Attendons.

Besoin d’air.

Pour continuer la guerre contre la sournoise poussière qui pique la gorge.

 

La maîtresse de maison pousse un nouveau soupir mélodramatique.

Rrrrrrrrrrrr ! Maudite poussière, maudit ménage ! Bisque, bisque rage.

Les travaux ménagers ne sont pas sa tasse de thé.

Jouer à mots perchés sur ordi ou papier, voilà sa préférence.

Mais n’as-tu pas vu les petits moutons qui faisaient le dos rond ? C’est bon, courage, lançons-nous dans la bataille : balai, pelle, seau d’eau, pièce à frotter.

«Bonsoir, bonsoir les Motsquifontdesphrasesquifontdestextes, bonsoir, à plus tard…»

Elle se penche, attrape les derniers flocons duveteux obstinés, réfugiés dans un coin de la chambre.

Et bien donc mais voilà, la prosodie qui fausse compagnie...

 

Mission accomplie. La chambre reluit comme un sou neuf !

Et tiens, ploc, ploc, ploc, ploc, il commence à pleuvoir.

Vite fermons la fenêtre.

Hé ! Hé ! Les blancs moutons sont rentrés…

Allons sous la chaumière ? Oh ! point de chaumière…

Plutôt soignons notre âme. Là-haut, dans la mezzanine, où l’ordi s’impatiente…

Allons, dans le bruit de l’averse tombant drue maintenant, tenter de rattraper les mots insolemment enfuis.

Au passage, "miroir, mon beau miroir", un rapide coup d’œil, une grimace. La glace, dans un clair obscur complice, lui renvoie une image.

Aucune bergère surannée, non.

Mais le reflet d’une dame à la mode de chez nous, plus très jeune, aux traits las, déraisonnablement impatiente, sereinement coupable de ses envies, doutant parfois de ses compétences, hésitant sur ses choix, tâchant avec constance de s’aimer et d’aimer, rêvant encore d’une humanité qui ne perdrait plus le nord, et qui espérait tout, n’attendait rien.

Ou l’inverse.

- Ne rougis pas, Femme.

 

Jeannine Anziani

De l'encre et du papier au coeur de l'humain (N°3)
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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 16:30
Marie Nivière (directrice des Editions Eanna) et Isabelle Nègre-François (illustratrice)

Marie Nivière (directrice des Editions Eanna) et Isabelle Nègre-François (illustratrice)

Après le calme et la sérénité d'une semaine à l'ashram (voir article précédent), quel contraste de se retrouver au Salon du livre de Paris dans le bruit et l'agitation !

Marc Crès (créateur des Editions Crès devenues Editions Eanna) et Isabelle Nègre-François

Marc Crès (créateur des Editions Crès devenues Editions Eanna) et Isabelle Nègre-François

Le stand d'Eanna est situé sur l'emplacement de la région PACA. Le Pola N°3 n'étant toujours pas arrivé... nous devons nous contenter, avec Isabelle de dédicacer seulement les deux premiers albums.

Espoir, espoir ! A Pâques ? Ah, vous pensez à la suite... (ou à la trinité !) Non, non, il va arriver ! C'est juste pour mettre à l'épreuve ma patience...

Salon du livre de Paris 2015
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Published by Philomène - dans Pola de Marseille
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16 mars 2015 1 16 /03 /mars /2015 12:30

Je reviens d'une semaine de retraite à  Hauteville : l'ashram d'Arnaud Desjardins : www.amis-hauteville.fr.

Si mon séjour relève de la sphère strictement privée, confidentielle, il me semble tout de même intéressant de vous en dire quelques mots.

D'abord, se retrouver dans un lieu où règne l'harmonie, la beauté, l'ordre, évidemment sans ostentation, plonge d'emblée dans un grand bien-être.

Ensuite, Ah ! immédiatement, la qualité du silence...

Vient dans le même temps la sensation de se retrouver chez soi, entouré de personnes poursuivant le même but.

 

Une semaine à l'ashram

Le bonheur n'arrive pas automatiquement, ce n'est pas une grâce qu'un sort heureux peut répandre sur nous et qu'un revers de fortune peut nous enlever ; il dépend de nous seuls.
On ne devient pas heureux en une nuit, mais au prix d'un travail patient, poursuivi de jour en jour. Le bonheur se construit, exige de la peine et du temps. Pour devenir heureux, c'est soi-même qu'il faut savoir changer.

Luca et Francesco Cavalli-Sforza (la science du bonheur - Odile Jacob 1998)

Une semaine à l'ashram
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 17:32

Avec moi, une musique, c'est souvent tout ou rien !

En ce moment, en boucle, c'est la tessiture si particulière d'Esther Philips...

Mais zut ! apparemment, impossible ici d'écouter le morceau en entier... C'est-y la faute à Over-Blog ou à Deezer ?

Bon, perso, vu que je l'ai sur ma Play List, pas de problème. Maintenant, pou vous, suis désolée, ne vous reste plus qu'à aller l'entendre sur Deezer... ou ailleurs.

Ce blog m'énerve

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Published by Philomène - dans Musique
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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:16

Dans "Une AUTOBIOGRAPHIE", qu'entre parenthèses je vous conseille de lire (le livre de poche)  Agatha Christie se dévoile (un peu), raconte (magistralement) et parmi des anecdotes foisonnantes nous livre à la page 888 une histoire que j'aime beaucoup.

 

Très chère Agatha

" Cela me rappelle l'histoire que me racontait ma marraine américaine, il y a très longtemps, des deux grenouilles qui tombent dans un seau de crème fraîche.

L'une crie à l'autre :

- Au secours, je me noie ! Je me noie !

- Moi, je ne me noierai pas, répond l'autre.

- Comment vas-tu faire ? demande la première.

- Je vais remuer les pattes, remuer les pattes, remuer les pattes comme une folle.

Le lendemain matin, la première grenouille, qui avait abandonné, était morte noyée. La seconde, qui avait remué les pattes toute la nuit, trônait, dans le seau, sur une motte de beurre."

Très chère Agatha
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Published by Philomène - dans Des histoires
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 12:55

« Mal nommer un objet, c’est ajouter au malheur de ce monde. » (Albert Camus)

Je viens de prendre connaissance de cette phrase et j’en soupire d’aise. Parce que cette pensée est depuis longtemps en moi. Mais affirmer l’idée n’était pas si facile car qui suis-je pour me permettre d’énoncer de soi-disant vérités ?

Doute, manque de confiance en soi. Alors quand la phrase de Camus me tombe sous les yeux, ravissement ! « Mal nommer un objet », « mal traduire en mots sa pensée », ma foi, ne sommes-nous pas au cœur d’un des problèmes de la société actuelle ?

Par ailleurs, au premier degré, que de malentendus (quel mot plein de sens…) peuvent naître au sein même d’une famille à cause d’un objet mal nommé ! Je peux en témoigner à la suite du partage lors d’un héritage. S’agit-il d’une lampe, d’un lampadaire, d’appliques, de hublots ? Mais l’autre ne sait pas nommer… Vous allez sourire, mais le fait peut être lourd de conséquences, pour ne pas avoir employé le mot exact…

On pourrait donc ajouter : « mal interpréter » un désir, n’avoir pas su expliciter une envie. Et on arrive à la caricature, au texte sacré. Incompris. On est bien dans le pouvoir des mots.

Citer encore Albert Camus : «On est condamné à vivre ensemble. Ou à mourir. »

Oui, on est condamné à se parler, à tenter de se comprendre.

Samedi 7 février 18 h au Lavomatic Tour - Lecture d'un de mes contes accompagnée par Fabien Blanchard
Samedi 7 février 18 h au Lavomatic Tour - Lecture d'un de mes contes accompagnée par Fabien Blanchard

Samedi 7 février 18 h au Lavomatic Tour - Lecture d'un de mes contes accompagnée par Fabien Blanchard

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 10:52
Coup de blues

Ce serait pourtant bien d’y arriver… un Jour ! A ne plus basculer du rose au noir, de haut en bas.

A prendre le bon et le mauvais.

Et ne plus être déçu par personne.

 

Emotion, émotion quand tu nous tiens, le mental part en vrille !

Pourtant je le sais, pertinemment, que l’autre est différent ! Alors pourquoi ne pas l’assimiler une fois pour toute ? Et accepter que l’autre ne se comporte pas de la manière que j’attends.

Encore une fois, être blessée ? Donner le pouvoir à quelqu’un de me faire mal ? Jusqu’à quand ?

JE suis la seule responsable de mon état. D’ailleurs je ne leur en veux même pas, à ceux-là, aux « pas gentils » qui ne m’aiment pas… voilà, c’est ça. Ils ne m’aiment pas ! Pourquoi ???

Ils ne m’aiment pas ! Bon, et alors ? C’est dur, d’accord ! Au fond de soi, l’on sait que « aimable », on l’est ! Même que l’on a tout fait pour être irréprochable. Mais non, ça ne suffit pas. L’autre nous voit avec son propre regard.

Et l’on n’y peut rien.

« Ce qui devrait être est un mythe ».

Je le sais ; mais devant le coup porté, hein ?

« Voyez l’action… et voyez vos réactions, sans les réactions secondaires de plaisir ou de douleur. Voyez-les dans un état de liberté » (KhrisnamurtI).

 

Je suis un brave petit soldat n’est-ce pas ? Je vais continuer mon chemin.

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 13:33
Le CP d'Isabelle

Le CP d'Isabelle

Mardi 27 janvier 2015 - 8 h 45.

Me voici, avec le fond de trac habituel face aux petites têtes blondes et brunes qui me dévisagent, dans la classe de Pascal, un CP - CE 1.

Avec leur maître, les enfants ont déjà fait la connaissance des 2 Pola de Marseille mais ce matin, il est question d'aller un peu plus loin, d'aborder les petits messages disséminés dans le texte.

Tiens voilà un premier mot à expliquer : MESSAGE ! Car pour eux, c'est plutôt "de quoi parle ce livre".

Mais ce que les élèves attendent, c'est surtout le moment lecture de la nouvelle aventure de Pola ! Le fameux Pola N°3 qui n'est toujours pas là... qu'à cela ne tienne, j'ai le manuscrit, les illiustrations...

Pola de Marseille à l'école Eydoux

Le trac est passé, le temps des questions-réponses aussi. Il y a des moments très drôles. Par exemple un petit garçon qui me demande :

- Comment tu fais si ton ordinateur tombe en panne ? Et si le réparateur est en grève ???  

Oui, je viens de décrire comment je me sers de mon ordinateur. Et puis, tiens pardi, nous sommes depuis quelques jours, à Marseille, en pleine grève des éboueurs... Ah ! Ceci explique cela non ?

Pola de Marseille à l'école Eydoux

Mais c'est déjà l'heure de la deuxième intervention dans le CP d'Isabelle. Vraiment quel bonheur pour un auteur (enfin pour moi) d'être au contact de ceux pour qui j'ai écrit, de les mener sur le chemin de la littérature, de (peut-être) donner l'envie de lire, d'écrire.  

Je deviens "un passeur". Je fais ma part (de colibri). Bien sûr, ces enfants sont tout petits. Mais tout commence ici. Comment ne pas songer aux récents évènements ? Je pense à une phrase de Christian Makarian dans L'Express (N° 3316) de cette semaine : " (...) Le salut est culturel. Et non politique. Mettons-nous d'accord : ce combat passe, effectivement, par l'école !"

Isabelle et Pascal

Isabelle et Pascal

Et, est-ce que je vous parle de ma "prime de départ" ??? Un, une, puis deux, trois, dix... enfants qui s'approchent de moi pour me faire un bisou..., me disent "un calin"...

Pola de Marseille à l'école Eydoux
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