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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 13:53
"Mon" Charlie Hebdo

Mercredi 14 janvier : j'ai mis le réveil à 7 h. Pas lavée, sans petit déjeuner, je m'habille à la hâte, saute dans la voiture ; direction mon marchand de journaux. Effarement devant la file de bagnoles stationnée devant, mais déjà sceptique devant la mine déçue des gens qui sortent du petit magasin, j'entre tout de même. Le marchand me rit au nez :

- Pftt ! J'ai eu juste dix exemplaires. Revenez demain !

Qu'à cela ne tienne. A la suite de la dame qui me précédait, je reprends ma voiture, fonce à la Presse située un peu plus bas. Une affiche sur la vitrine indique :

Plus de Charlie Hebdo, peut-être demain.

La dame qui me précédait entre tout de même dans la boutique,je la suis, un monsieur me suit...

- Non, y en a plus, désolé, affirme le gérant.

Flûte et zut ! Mais Bah ! refusant de m'avouer vaincue, je fonce vers un autre kiosque.

Au bout du septième, force est de constater que j'aurais pas de Charlie aujourd'hui. Ne me reste qu'à retourner bredouille à la maison.

"Mon" Charlie Hebdo

Jeudi 15 janvier : j'ai mis le réveil à 7 heures moins un quart. Pas lavée, sans petit déjeuner, je m'habillle à la hâte, saute dans la voiture ; direction mon marchand de journaux. Cette fois-ci, pas de file de voitures devant le magasin, c'est plutôt bon signe.

Las, le marchand me rit à nouveau au nez... ne me reste plus qu'à reprendre ma voiture. Mais au lieu de refaire la tournée de la veille, je pars dans l'autre sens.

Deuxième point de vente, zéro à zéro. Au troisième, il y a quelques personnes devant la porte. Je me gare fissa et les rejoins. La jeune femme devant moi m'annonce :

- Il n'a eu que cinq exemplaires et je suis la dernière !

Refusant la malchance, j'attends de voir le propriétaire en personne qui ne fait entrer les gens que un par un. Hélas il me confirme que je porte bien le numéro 6 et qu'il n'avait que 5 Charlie...

Sur le chemin du retour, je m'arrêterai encore à une autre Presse, sans plus de résultat. Puis chez mon marchand habituel pour lui demander de me mettre sur sa liste d'attente :

- J'en ai déjà 150 en attente !  Qu'est-ce vous croyez ! La télé ? Faut pas croire la télé !!!  Alors plus personne sur liste d'attente, à moins que votre Hebdo, vous le vouliez en juillet ou en août !

Il me regarde d'un tel air sarcastique qu'illico je décide que désormais j'achèterai mes larges enveloppes beiges, mes grands cahiers à spirales et autres articles de papeterie ailleurs.

Quel sale type !

Enfin, pour me consoler, à défaut de Charlie, j'ai des croissants frais...

"Mon" Charlie Hebdo

Vendredi 17 janvier : j'ai mis le réveil à 6 h et demi ! Pas lavée, sans petit déjeuner, je m'habille à la hâte, saute dans ma voiture, direction la Presse où j'ai failli avoir Charlie ! Le magasin n'est pas encore ouvert et il n'y a qu'une seule personne attendant devant... Je me gare en face et rejoint la jeune femme. Sur la vitre de la boutique, il y a une pancarte :

Plus de Charlie Hebdo

- Vous avez vu ? dis-je à la dame.

- Ah ! Mais je suis sûre que c'est l'affiche d'hier qu'il n'a pas enlevée...

Espérons, ce serait idiot d'attendre pour rien. En même temps, cette fois-ci, je commence à y croire, je suis la DEUXIEME, la file d'attente s'allonge. Le Point Presse ouvre à 7 h. Longues minutes solidaires dans un petit mistral frisquet qui se lève.

Et 7 heures arrive, le mrchand ouvre :

- Il y a 17 exemplaires ! Un seul exemplaire par personne et vous entrez un par un !

Petite douzaine sur le trottoir, nous nous regardons tous le sourire aux lèvres. Un grand "Ah !" de satisfaction soulève toutes les poitrines...

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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 12:47
Un slam pour Charlie (L'Ache de Cuba)
Un slam pour Charlie (L'Ache de Cuba)
Un slam pour Charlie (L'Ache de Cuba)

Charlie

 

Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle atrocité puisse arriver dans mon pays.

Jamais je n’aurais envisagé qu’une telle horreur ait tant d’ampleur.

Jamais je n’aurais pensé que la liberté d’expression puisse être à ce point attaquée.

Jamais je n’aurais songé me retrouver aussi effondrée

Et pleurer.

 

Je suis Charlie.

Je suis Cabu, je suis Wolinski.

Je suis Charb. Je suis Honoré. Je suis Ahmed Merabet.

Je suis Tignous. Je suis Oncle Bernard. Je suis Michel Renaud.

Je suis Frédéric Boisseau. Je suis Franck Brinsolaro.

Je suis Elsa Cayat.

Et pleurer.

 

Mais jamais je n’aurais présumé de telles manifestations de soutien.

Mais jamais je n’aurais rêvé de tant de solidarité.

Mais jamais je n’aurais espéré d’aussi beaux gestes d’amitié.

Mais jamais je n’aurais pu prévoir une si phénoménale mobilisation internationale.

Et pleurer.

 

L’obscurantisme a commis un crime contre l’humain

Le fanatisme a tenté de briser nos plus chères valeurs

L’intégrisme a éteint des lampes. L’électricité passera toujours, demain après-demain et tous nos lendemains.

Même si sonne le glas.

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ».

La formule, à Voltaire, est attribuée, à tord.

Report !

La formule est d’Evelyn Beatrice Hall, anglaise,

qui l’utilisa pour résumer la pensée du philosophe.

Tant pis pour Voltaire ! Reste le repère.

Tant pis, on persévère, à écrire, dessiner, slamer !

Avec craintes, peut-être, mais sans contraintes.

 

Un lâche carnage a frappé nos idéaux.

En guise de dernier hommage, au courage de nos héros,

Revenir à l’humour.

Et plagier ce cher bavard, Michel Audiard !

Charlie désormais ? Éparpillé par petits bouts, façon puzzle

Charlie ? Dispersé, ventilé, en milliers de grands et petits Charlie.

Et entré dans L’HISTOIRE.

A jamais.

 

Philomène (Jeannine Anziani)

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 16:28

Samedi 10 janvier : première scène slam de l'année à L'Ache de Cuba - Cours Julien - 13006 Marseille.

On fête les 10 ans de slam d'Ypnova

Bien sûr, l'ambiance est spéciale, vu les évènements.

Evidemment, les slams ad hoc ne vont pas tarder à tomber.

Mais d'abord, hommage à celui qui a organisé tant et tant de scènes, qui a inventé "le micro de bois", qui nous régale de sa voix et de ses textes depuis... hé oui ! Putain ! 10 ans !!!

Ypnova

Ypnova

C’était

à Aubagne.

C’était...

en 2006 ou… 2007 !

C’était

ma première fois.

Tendre l’oreille, aux textes des uns et des autres, attraper le trac, prendre le « mike »,

lâcher son sac                                                                    de mots.

Re-poser son trac, re-tendre l’oreille, quand tout à coup, ce premier soir, un certain Ypnova.

Et alors là, le texte, la voix, me scotche grave, le gars !

Puis, il y eut une seconde scène ! Il était encore là. Une troisième, une quatrième,

il était toujours là !

Slam, slamons, slamez à Marseille et à côté, tourne tourne tourne en rond.

Slam, slamez slamons, de scène ouverte en scène ouverte, on se croise et se recroise.

Entre-autres, on démaillote nos notes aux Argonautes.

Un samedi, Ypnova m’apostrophe :

- Hé ! ça te dirait pas de venir répéter avec nous, tous les lundis soirs, au Balthazar ?

Ciel ! Ai-je tout compris, est-ce réellement à moi qu’il s’adresse ce garçon ? Ma foi oui, à priori, c’est de moi dont il est question.

Je réponds :

- Heu ! Tu m’as bien regardé, tu devines quel âge j’ai ? (pourtant j’avais... ben... calculez )…

 Mais là, après une petite explication sur le mode de fonction du Balthazar, il me répète :

- Sûr, pas de problème, franchement viens, ça t’engage à rien…

Ici, forcément, vous avez deviné… j’y suis allée ! J'ai franchi une porte, rencontré d’étranges potes, savouré des moments détonants, Croqué des grains de folie, partagé des émotions, fait des découvertes. La liste reste ouverte.

Ypnova (Philippe), un immense merci.

 

 

 

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 13:38

Maintenant, il va falloir continuer... à vivre et à créer... dépasser son émotion, oublier son amertume  et trouver la force. Moi qui était si découragée ces temps derniers par le monde de l'édition, qui me demandait pourquoi encore écrire (pour ne pas forcément être lue) me voilà comme dans l'obligation de reprendre crayons et stylos, de m'assoir devant mor ordi. Plus le droit de se laisser aller à de puérils états d'âme, à la mélancolie, aux questionnements stériles et de toutes manières sans réponses.

Pour eux qui n'ont jamais baissé les bras :

Jean Cabut, dit "Cabu", 76 ans dessinateur caricaturiste - Stéphane Charbonnier, dit "Charb", 47 ans, engagé dès son plus jeune âge et qui dirigeait Charlie Hebdo depuis 2009 - Philippe Honoré, dit "Honoré", 73 ans, dessinateur - Bernard Verlhac, dit « Tignous », 57 ans, Caricaturiste et auteur de BD - Georges Wolinski, dit "Wolinski", 80 ans - Bernard Maris, « Oncle Bernard », 68 ans, économiste - Mustapha Ourrad, correcteur de Charlie Hebdo. - Michel Renaud, fondateur du festival « Rendez-vous du carnet de Voyage », à Clermont-Ferrand - Elsa Cayat, psychanalyste - Frédéric Boisseau, 42 ans, agent de maintenance de la société Sodexo. - Franck Brinsolaro, 49 ans, brigadier -  Ahmed Merabet, 42 ans, policier du commissariat du XIe arrondissement de Paris.

Poursuivre...
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 16:54
Au delà des mots
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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:44
Burano

Burano

Des maisons bariolées, pour commencer l'année d'une manière colorée, vivante, joyeuse et la poursuivre de même.

C'est mon souhait pour vous qui allez lire ces lignes :

Un 2015 HAUT en couleurs, chaleureux, dynamique.

Ensuite ?

Deux citations en guise de panneau indicateur !

* La première est d''un philosophe grec de l'école stoïcienne : Epictète, pour qui l'Homme est soumis au destin ordonné par les dieux.

L'enseignement du philosophe stoïcien met en avant une méthode pour atteindre le bonheur par "l'ataraxie", c'est-à-dire, la paix de l'âme. Pour y parvenir,  accepter, avec courage et amour, toute proposition du destin en effectuant honnêtemment son devoir en dépit des circonstances, et en agissant avec bienveillance envers les autres hommes.

 

Dis-toi d'abord ce que tu veux être, puis fais ce qu'il faut pour le devenir.

Epictète
(50 - 125)

* La deuxième citation est de Ralph Waldo Emerson, un essayiste, philosophe, poète américain chef de file du mouvement transcendantaliste américain du début du XIXe siècle.

N'allez pas là où le chemin peut mener.
Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace.

Ralph Waldo Emerson
(1803 - 1882)

Burano

Burano

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 13:47
Le centre culturel de Leclerc Sormiou
Le centre culturel de Leclerc Sormiou
Le centre culturel de Leclerc Sormiou
Le centre culturel de Leclerc Sormiou

Ce n'est pas trop dans mon tempérament de faire l'apologie des grandes surfaces ou autres centres commerciaux. A mon avis, le genre est en partie responsable de la disparition des petits commerces.

Mais il y a toujours l'exception qui confirme la règle et invitée pour l'inauguration du nouveau centre culturel du Leclerc Sormiou - 13009 Marseille, je me dois de reconnaître à

l'équipe qui nous a reçue un sens de la convivialité et l'envie de faire avancer la culture dans un quartier où elle n'était guère présente.

En plus, les auteurs sont vraiment chouchoutés, ce qui est loin d'être désagréable !

Il est également à signaler que le lieu est superbe, aéré, et très feutré. A noter encore : 17 postes ont été créés ; ce n'est pas rien par les temps qui courrent.

Singatures en compagnie (de gauche à droite) de Dominique Guérin-Blachère www.allez-les-doudous.com et de Chantal Poggi www.chantal-poggi.com

Singatures en compagnie (de gauche à droite) de Dominique Guérin-Blachère www.allez-les-doudous.com et de Chantal Poggi www.chantal-poggi.com

Une fois de plus, cette dédicace est une réelle opportunité de partage avec d'autres auteurs et de rencontres avec de nouveaux lecteurs.

L'instant plaisir ? Une petite-fille me disant en tournant les pages d'un Pola : " Oh ! Je la connais, une copine l'a apporté dans ma classe !" et qui ne repartira pas sans vouloir elle aussi son exemplaire. 

Mais le sien, ah ! ah ! sera dédicacé...

Le centre culturel de Leclerc Sormiou
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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 16:10
Camille Case écoute un slameur

Camille Case écoute un slameur

Je vous l'ai annoncé hier, il y avait une scène ouverte à l'Ache. Et je ne vous y ai pas vu !!! Tant pis pour vous ! Dois-je vous rappeler encore pourquoi le slam est si précieux par les temps qui courrent ?

Comme un espace hors de notre société mercantile, participer ou venir écouter équivaut à retrouver foi en l'humanité. Des gens qui ne trichent pas, sont sincères, prennent la parole en toute liberté et sans autre prétention que dire ce qu'ils ont envie de dire. Franchement, est-ce encore si courant ?

Et quelle belle énergie étonnante se dégage lors d'une scène ouverte, petit miracle dans un entre-deux...

En prime, hier soir, vous auriez eu droit à Léa Platini (voir catégorie contes), venue passer un petit moment et dont j'ai profité... pour son accompagnement à la clarinette sur mon slam ! Magique.

Viviane - Tamer - Margougnax
Viviane - Tamer - Margougnax
Viviane - Tamer - Margougnax

Viviane - Tamer - Margougnax

Puis... à la deuxième session, j'avais un nouveau slam !

Bouquins.

 

Il y a des lieux communs très communs !

Lieu commun, étonnante expression française qui ne désigne nullement un endroit ordinaire. Un lieu commun, du latin locus (lieu) et communes (communs), est en rhétorique une figure de style fondée sur l'emploi de situations communes ou d'assertions consensuelles. Ouf !

En principe, il vaudrait donc mieux éviter d’employer des lieux communs. Et si quelqu’un vous en assène un, ne pas rebondir… sauf quand une instit. m’affirme lors d’un atelier dans sa classe :

- Vos livres, ce sont un peu vos enfants…

Et me voici en train de répondre que oui, et même que je peux compter mes bouquins Sur les doigts des deux mains, ce qui me fait déjà de nombreux bambins !

Et là, association d’idée, le mot bambin me susurre : que de joie, que de joie !

Et là, association d’idée, le mot bambin me murmure : que de soucis, que de soucis…

Parce que enfants ou livres, même combat. Félicité et emmerdes !

Côté emmerdements, petits moyens grands, j’vais les garder pour moi, au chaud. Non, plutôt au froid !

Reste les pauses de la vie, vaporeuses, douces et sucrées comme des barbes à papa. Ce qui nous ramène à cette animation dans une école, et à un petit garçon qui me pose une question :

- De tous tes livres, quel est ton préféré ?

- Euh… Tu sais, puisqu’on a dit que c’était comme mes enfants, et bien…une maman aime tous ses enfants. Peut-être seulement le petit dernier demande plus d’attention…

- Ben, lâche le gamin, moi, j’ai bien l’impression que ma mère préfère mon petit frère… 

- Ah ! tu as entendu ce que tu viens de dire : « j’ai l’impression ».

Ici, je subodore que sûrement vous êtes en train de penser : psychologie primaire… n’empêche qu’un silence recueilli avait suivi…

Maintenant, entre nous, ce n’est pas le dernier publié, mon préféré.

Entre nous, mais chut ! mon cœur penche… vers deux mal-aimés, totalement déconsidérés, ignorés des lecteurs, boudés des acheteurs. Ces pauvres délaissés ? Allez je vous le dis : deux recueils de poésie.

Tenez, je vais vous faire la moue méprisante d’un passant qui passe le jour d’une dédicace devant ceux-ci. Une grimace sous-entendant :

« Ma pov’dame, des poèmes ? Bouh ! ringard, totalement, absolument blafard…

Doucement je précise :

- c’est du slam… 

Nouvelle grimace, puis mon passant lâche : « non vraiment merci, la poésie franchement c’est pas pour moi. »

Je vous jure, la prochaine fois, je réponds :

- z’avez raison, la poésie c’est pour les chats, les koalas,

les fleurs des champs, les étoiles, les bateaux à voile,

les papillons enfin disons,

c’est pas pour les cons !

 

Philomène

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 12:25

                                

Ce soir, "claquement d'ailes poétiques" à l'Ache de Cuba - Cours Julien - Marseille.

Le temps est très très gris, il pleut, je n'ai pas le moral ; à cause d'une contrariété qui persiste et signe... mais je pense que je vais y aller.

Pour oublier, pour une plongée... dans la poésie.

Camille Case (slameuse)

Camille Case (slameuse)

La Poésie :

"Je ne porte la poésie que lorsqu'elle branche les antennes des profondeurs, c'est à dire qu'elle ose une sincérité déconcertante. La poésie est un langage de l'invisible, un ressenti qui s'exprime avec le concentré, le peu, le dense. Le moins pour le plus, elle se retire pour attirer. C'est une opération à coeur ouvert où le verbe prend corps. La poésie peut me transporter, me transformer mais je dirais même plus, elle me fait me reconnaître et là c'est le bonheur. J'ai ce sentiment de proximité avec Antjie Krog, Rumi, Tchouang Tseu, Hafez, Michaux, Char... La poésie reste pour moi l'art le plus sacré, comme une incantation à l'homme, à sa nature, une musique intérieure libre de toute religion, où on ose sa nullité, où le mot est dans sa verticale. Il y a des poésies qui déchirent, qui crient, il y a celles qui réconcilient, celles qui nous touchent, qui nous enchantent, qui nous provoquent, qui nous font sourire. Le fil intérieur des mots nous appartient, comme une goutte d'eau qui nous fait survivre."

Juliette Binoche

 

« Mon âme est comme un orchestre caché ; je ne sais pas quels instruments résonnent et jouent en moi, cordes et harpes, timbales et tambours. Je ne peux me connaître que comme une symphonie. »

Fernando Pessoa. Le livre de l’intranquillité

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 13:28

Aux Pennes-Mirabeau (vous pouvez le chanter sur l'air des Champs-Elysées - de Jules Dassin !), c'est dans la salle Tino Rossi que se tient chaque année le salon du livre jeunesse.

Comme j'étais intervenue dans quatre classes le vendredi précédent, forcément, les ventes sont boostées.

Mais quel plaisir dont je ne suis pas encore rassassiée que de voir des enfants foncer vers ma table en criant :

- Elle est là ! Pola est là !!!

Salon livres jeunesse Pennes-Mirabeau 2014

Alors oui, il y avait tout de même quelques regrets dans l'air. Parce que de nombreux gosses attendent avec impatience le Pola N° 3 : Pola en Corse qui n'arrive toujours pas sans que je sache exactement pourquoi...

 Aparté :

je rêve d'être un auteur à qui son éditeur communiquerait des informations ponctuelles...

En même temps, ce retard m'a forcée à rester imaginative. Par exemple, vendredi, faute de ce nouvel album, je me suis pointée dans les classes avec l'avant-dernière version du manuscrit, donc encore raturé. J'avais choisi exprès cette version-là afin que les élèves se rendent compte des corrections effectuées, des ratures

Les maîtresses ont confirmé. Il est très difficile pour les enfants de revenir sur leur texte, de le corriger. Le premier jet est le bon !

J'ai donc insisté en leur disant que c'est le contraire. Ecrire, c'est beaucoup de travail...

 

A l'école Ste. Elisabeth

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