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2 janvier 2012 1 02 /01 /janvier /2012 08:39

etonnant-Roy-d-Espagne-IMG_2898.jpg

(Photo Jean-François Cardin)

 

A vous chers lecteurs et lectrices de ce blog,

 je souhaite une bonne journée...

 

tous les jours de l'année !

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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29 décembre 2011 4 29 /12 /décembre /2011 16:16
 
« Génial, je suis fan des flash-mob...
C'est du concentré de positivisme et de don.
j'adore. » m'a répondu Fille Chérie à qui j'avais envoyé cette vidéo.
Certains d'entre vous l'ont peut-être reçu également ou peut-être pas... Bon, dans le doute, comme j'adore également, vous y avez droit !
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 16:39
Après la vague qui divague D'une forme l'autre c'est le cerveau d'un marseillais qui a divagué !
Et vous, que pensez-vous de son invention ???
 
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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 15:40

Et donc, la veille de Noël, dans ma boîte aux lettres, une enveloppe que je reconnais... celle de Filigranes. A l'intérieur, le N°81 de la revue d'écritures.

Plusieurs textes de nouveaux auteurs dans ce numéro, tant mieux, cela prouve que la revue est vivante et se renouvelle.

Je feuillette les pages, découvre les titres des paragraphes : impérieuse nature, entredire, affleurements, révélations/révolutions ; puis je me demande où je vais trouver le mien, de texte, quelque part toujours étonnée de me savoir choisie ! Parce que je crois que je n'en finirais jamais de douter...

Ah ! Me voilà, à la page 10 :

 

Dis, la vague, pourquoi tu divagues ? 

 

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Ce matin-là, elle était étale et d’un bleu de joie. « Pétole ! » disent les marseillais.

 Une seule envie : plonger, mariner, y faire jouer ses doigts de main, ses doigts de pied.

Au-dessus d’elle, laissant éclater la luminosité d’un ciel d’été, il était bleu d’extase et s’étirait jusqu’à l’infini. Douceur de l’air.

Mais le temps jamais ne se retient et la journée fait son chemin.

Passé midi, dans un coin du bleu d’extase infinie, sont apparues de sombres cumulus. Puis, en début d’après-midi, de plus en plus de sombres cumulus, toujours plus de cumulus menaçants.

Elle, juste en-dessous, a commencé à clapoter sous des premières rafales d’est. Brutalement tout a changé.

Disparu sous un noir rideau de pluie, l’horizon. Noir encore l’habit revêtu par le ciel, noire la mer. Alors la fureur s’est abattue, partout, démentielle, caractérielle.

Les dieux étaient-ils en colère ? Tonnerres, éclairs, lourdes vagues de plomb.

Sur le navire, la fuite se révélant impossible, faire face aux éléments demande aux hommes de se transformer en géants. Se maîtriser pour maîtriser l’impermanence et l’ancre qui chasse au fond de l’eau, rapprochant dangereusement le bateau des rochers malveillants.

 

Moteur : vite un héros relevant l’ancre sous trombes d’eau.

 

Action : à la barre, dosant la vitesse, ni trop ni trop peu, fatche de ! un capitaine aux aguets pour diriger la périlleuse manœuvre dans la baie transformée en chaos, nasse à bateaux.

Frôlé à bâbord, à tribord, zigzaguant sous une clarté crépusculaire, le voilier tangue. Il y a des cris, des hurlements : les marins à la peine s’interpellent. Attention, risque de collisions. Faut pas croire, l’heure est grave, tout peut basculer dans l’instant. Et tant de flotte en bas, d’en haut.

 

Scène poétique : dans le carré, s’agit de troquer une humeur qui voudrait s’affoler contre une chanson pour un enfant astreint à revêtir son rouge gilet de sauvetage :

«  Mais non mon gros béta voyons bien sûr qu’ils n’en ont pas ♪♪♪ ! »

L’enfant, cet innocent inconscient, rit.  Pardi, c’est comme quand on part en ballade avec l’annexe pour rejoindre « la belle plage » !

« Dis, Mima, on va à la belle plage ? »

Enfin le navire parvient de l’autre côté pour trouver refuge sous la falaise. Soupirs d’aise.

Là-bas, à terre, au village, plus de lumière, tout a pété !

Ici, sous l’éperon, déjà beaucoup moins de rage dans le ciel d’orage.

Puis, peu à peu, un clin d’œil bleu au milieu des nuées.

Peu à petit « d’houle » s’étale et la chaleur reprend ses droits.

 

Début d’soirée, revient le calme de l’été.

On pourrait croire qu’on a rêvé…

 

 

Jeannine Anziani

 

 

Paru dans le N°81 de la revue d'écritures Filigranes -  Le temps des métamorphoses 1

"D’une forme, l’autre"

 

  

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 14:40

Noël est tout à fait une époque de métamorphose. Un sapin, une crèche, une nappe blanche, des couverts en argent, des verres en cristal et la maison se transforme, devient un peu féérique.

Y compris nous, en habits de dimanche...

Mais si le titre de cet article est : "Le temps des métamorphoses 1", c'est pour une autre raison.

La cause... au numéro 81 de la revue Filigranes www.ecriture-partagee.com qui vient de paraître, dont c'est la thématique qui sera déclinée sur trois numéros (l'année 2012).

Pour celui-ci, le sous-titre étant : "D'une forme l'autre", j'avais écrit un premier texte. Puis, j'en ai écrit un autre que j'ai préféré. C'est d'ailleurs ce deuxième qui a été retenu et publié dans la revue, je vous le posterai demain. Voici le premier.

 

Marseille 024

 

Turquoise

  

Tendre et délicat comme un nuage bleuté, éclaboussant de couleur la pénombre fraîche du salon clos derrière les persiennes, la mère de famille dépose doucement le coupon de mousseline aux reflets nacrés, sur l’accoudoir d’un fauteuil :

-          Un peu irréel non ?

L’aînée des filles, prunelles qui pétillent, sourit : le tissus turquoise est destiné à se transformer en robe pour aller danser, au bal de fin d’année de l’école de son fiancé.

Les trois sœurs s’avancent alors, aucune n’osant encore toucher l’étoffe couleur lagon des mers du sud.

-          Ça va s’accorder à tes yeux, dit la brune benjamine.

-         Moi, ça m’fait penser à une tenue de la reine d’Angleterre, ajoute la seconde, facétieuse !

La blonde aînée lui lance un coup d’œil furieux, se tourne vers sa mère :

-          Maman, tu as super bien choisi, j’adore !

 

Le lendemain matin, les filles parties, la plus grande à son boulot d’esthéticienne, les plus jeunes au collège, la maman sort la machine à coudre du placard de sa chambre. Telle une relique sainte, elle la transporte ensuite, l’installe sur la table de la salle à manger. Zut ! Où a pu se glisser "le patron" de la robe : un modèle droit style charleston au décolleté carré et à fines bretelles ?

Tellement passé de main en main, le prototype en papier !

Buffet, commodes, l’obèse armoire provençale, Hélène ouvre des tiroirs… puis, dubitative, se rend dans la cuisine. Un coin de la feuille dimensionnée apparaît sous un hebdomadaire posé sur le vaisselier… Elle va pouvoir commencer.

Hélène attrape la mousseline transparente, d’un ample mouvement la déploie sur la table du séjour, la lisse lentement du plat de la main droite, le toucher, sensuel, la fait frissonner. Elle déplie la doublure en taffetas légèrement plus verte, attrape "le patron", des épingles, les ciseaux, un bout de craie blanche.

L’horloge tourne, la machine « à en découdre avec la vie© » entame son cliquetis. La couleur, enchanteresse, fait affleurer les souvenirs.

Turquoise… semblable à l’océan bordant la plage d’enfance, là-bas, trop loin, dans l’île noire où elle avait grandi, petite-fille blanche.

Turquoise, son premier chemisier façonné au pensionnat.

 

Mais, un soir, un grand bateau l’avait emmené, à jamais, loin de son île sublimée et du statut privilégié.

Et l’alchimie de la vie avait transmué l’apprentissage en nécessité. Alors, d’ourlet festonné en boutonnière, se travestir en couturière, lui avait procuré, imprévue, une sensation délectable et forte, comme les tasses de café turc dégustées au fil des ouvrages.

Elle disait fièrement :

-          Je mets des vêtements au monde !

Sa voisine commentait :

-          Hélène, vous êtes une véritable magicienne !

Sans baguette ni chapeau pointu, l’impression voluptueuse d’un tour de passe-passe jaillissait effectivement à chaque rendez-vous du fil et de l’aiguille :

« Rose vichy, transforme-toi en… jupette à plis ! » ou « tweed à chevrons, deviens manteau et capuchon ! »

 

La robe charleston commence à prendre forme… Hélène chantonne.

Ce soir, en revenant de son institut de beauté, sa grande fille aura son premier essayage.

 

 


© André Breton

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 17:55

En Provence, outre les treize desserts Les treize desserts du repas de Noël, il y a une autre tradition à respecter. C'est celle du blé (accessoirement des lentilles) germé.

 

Le 4 décembre, le jour de la Sainte Barbe, les enfants commencent à préparer Noël en semant soigneusement, dans des assiettes sur du coton humide, des grains de blé et de lentilles.

Exposés à la tendre lumière de décembre, et arrosés précautionneusement tous les jours, les graines ont germé pour Noël assurant pour l'année la prospérité à la maisonnée...

 

Ble-et-lentilles-de-Noel-003.jpg

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 07:42

Ble-et-lentilles-de-Noel-005.jpgL'autre jour, dans une émission de radio sur Europe 1, j'ai entendu des chroniqueurs avouer qu'ils ne connaissaient pas "les 13 desserts" provençaux. L'un d'eux, a alors affirmé qu'il était au courant mais a ensuite débité un tissus d'erreurs !

Ce matin, justement, je viens de préparer ma liste pour aller acheter demain ses fameux 13 desserts.

J'ai pensé : " tiens, voilà l'occasion d'en parler sur mon blog", il n'y a peut-être pas que les chroniqueurs de Laurent Ruquier dans l'ignorance de cette coutume provençale dont l'origine se perd dans la nuit des temps !

 

Dans la plupart des familles, dans ces temps reculés, pour "Le gros souper" du 24 décembre on utilisait les produits du jardin. Le repas se terminait par les treize desserts souvent consommés seulement de retour de la messe de minuit.

- La "pompe" (à l'huile) en est le principal élément. On peut également la nommer "gibacié". Autrefois, elle était offerte par le boulanger à ses clients pour les remercier de leur fidélité. C'est un gâteau sacré parce que fait avec l'huile nouvelle provenant de l'olivier, arbre de paix. Sacré parce que ses fentes qui découpent la pâte ont la forme de l'Êtoile qui guida les bergers vers la crèche.

Ensuite sont toujours présents :

- Pommes, prunes, raisins, châtaignes grillées (fruits du verger conservés pour la

circonstance)

- Les quatre mendiants ainsi nommés à cause de leur couleur similaire à celle de l'habit des moines des quatre ordres mendiants.

Noix et noisettes portent la couleur des Augustins ; les figues celle des Franciscains ; les amandes correspondent à l'habit des Carmes ; les raisins secs à celle des Dominicains.

- Le nougat blanc et le nougat noir représentent les jours heureux et les jours sombres de l'existence.

- Les dattes et les oranges plus rares autrefois, sont cependant présents car ces fruits sont ceux qui ont nourris la Sainte Famille pendant la fuite en Égypte.

 

A ces fruits s'ajoutent d'autres friandises : melon confit, pâte de coing...

Les treizes desserts s'accompagnent de vin cuit.

    

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Published by Philomène - dans Recettes de cuisine
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15 décembre 2011 4 15 /12 /décembre /2011 17:34

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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 14:42

5095956017_ef225fd9f9.jpgDes chronophages (dixit Montherlant), bouffeurs de temps, "les facheux" de Molière envahissent mon quotidien et je désespère en ce moment d'arriver - à récupérer - un jour - un peu - de ce temps !

A consacrer à "mon travail" d'écriture !

Mais il apparaît que "ce travail" n'est pas considéré comme tel par tous ces chronophages ! Sous-entendu, tu as mieux à faire...

Ou alors :

« C'est bien d'écrire, ça t'occupe ! » disent-ils...

Imbéciles ! Pour m'occuper il y a LES PETITS ENFANTS, LE JARDIN, LA CUISINE, LES COURSES, LE MENAGE, VIEILLE MAMAN, j'en passe...

Non, l'écriture, c'est autre chose, de vital, qui fait sens. Au besoin consulter la page : pourquoi j'écris...

Mais pour écrire, il faut instaurer une discipline de travail.

« Pensez qu'un écrivain qui produirait seulement deux pages par jour se trouverait à la fin d'une longue vie, avoir égalé, non certes par le génie, mais par l'étendue, l'oeuvre de Balzac ou celle de Voltaire. » (Un art de vivre - André Maurois)

 

Pauvre de moi !

Qui, en ces jours qui courrent, arrive à peine à gribouiller quelques paragraphes d'un prochain récit !

Oublier le monde extérieur pour plonger dans l'histoire imaginée apparaît une entreprise utopique ! Comment être efficace ?

Comment éloigner les mangeurs de temps quand certains vous sont si proches... 

 

 

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 18:52
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  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
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