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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 11:25

 

Salon-du-Castellet-016.jpgCe dimanche, un salon du livre au village médiéval du Castellet réunissait sur la place du château 50 auteurs.

Franchement, je vais vous dire, niveau communication, de l'avis unanime c'était limite. Même pas indiqué en bas du village, le salon ! Je pense que les clients se sont perdus dans les ruelles...

 

Encore que personnellement je n'ai pas trop à me plaindre.

Les contes pour enfants attirent toujours autant mamans, mamis, papis acheteurs !

Et puis sur ce coup, j'ai eu de la chance, j'avais une place... AU SOLEIL ! Parce que le fond de l'air était encore bien frisquet ce dimanche et les auteurs à l'ombre se sont retrouvés "gelés, perclus, immobiles rendus... "

Mais surtout, il y avait les copines... P1020202.JPG« Vous ne les connaissez pas, m'écrit Martine en m'envoyant la photo ci-dessus, brochette de plumes marseillaises au soleil du midi , Jeunes filles provençales en fleurs lézardant au soleil du Castellet ; six auteures qui manient la plume & laissent libre cours à leur imagination.

Professeurs de lettres, chef d'établissement s'adonnent à la littérature pour le plus grand plaisir des lecteurs.
Jeannine Anziani : livres pour enfants
Simone Luisetti : poèmes
Eve Carmignani, Nicole Delor http://nicole-delor.fr, Muriel Moulène et leurs romans
Martine Robustelli : Nouvelles et Essai sur l'éducation http://motspournosmaux.canalblog.com »
 
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Published by Philomène - dans Ecrivants - écrivains
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 14:07

 

Le N° 79 de la revue Filigranes www.ecriture-partagee.com vient de paraître. La thématique travaillée sur l'année, donc sur trois numéros : L'imaginaire des Frontières.

Après L'imaginaire des Frontières 1 du  N°78 Histoires de Papiers nous voici sur L'imaginaire des Frontières 2 avec Entredeux (le presque et déjà plus - Zones floues - La démarcation...)

Et, comment dire ? C'est toujours avec une certaine fierté que j'y retrouve le texte que j'ai proposé. 

C'est que depuis 2003, date à laquelle j'ai envoyé pour la première fois un texte, la revue les a TOUS pris mes textes ! Ma foi, être fière d'avoir été sélectionnée n'est pas honteux non ?

Bon, c'est pas tout ça, allez zou, voici le texte en question. Euh... peut-être certains reconnaîtront...

 

Fili-a-la-mediatheque-avril-2011-012.jpgTraverser le gué

 

(…) qu’il n’y ait plus d’autre alternative que le risque (Yvan Amar)

 

J’étais passée à plusieurs reprises sur la placette sans jamais vraiment remarquer, dans un renfoncement, la devanture étroite du café-concert associatif à l’enseigne pourtant peinte en lettres vermillon sur fond jaune impérial.

Et voilà qu’un certain soir, totalement mal à l’aise j’en avais poussé la porte tout en m’assenant intérieurement un joyeux bordel de grossières invectives !

« Mais qu’allais-je donc faire dans cette galère ? »

Une jeune-femme aux longs cheveux raides, très blonds, perchée sur d’affolants hauts talons, aux yeux d’un bleu très clair et à la très courte jupe m’avait accueilli d’un sourire compréhensif en me tendant un verre de blanc.

Bienvenue au pays du slam où j’entrais comme on se jette à l’eau.

 

Tous les lundi, plus tout à fait dans ma ville ni dans mes habitudes, me voici nouvelle venue, immigrante sur une terre inexplorée. Etrangeté mais pas étrangère dans ce local en sursis.

Me tombe dessus une sensation bizarre : femme folle, vire vole que fais-tu là ?

Je viens m’habiller de quelques mots, poèmes poésies et tempo.

Habiter fugaces et délicates heures inédites, inaccoutumées.

Je traverse le gué « oyez, oyez. » 

Etat ? Bancal ! Comme essoufflée d’avoir trop couru.

Habitants ? Des gens autrement.

Nos différences, nos divergences, assurément.

Mais resserrer nos distances sans discordances

S’apprend.

Chacun, chacune, sa feuille à la main ou déjà ses paroles par cœur.

Chacun, chacune, pour clamer, chuchoter, slamer.

Là est le problème. Oser, la voix haute.

Table de mixage, divans affaissés, petites tables disséminées, fauteuils fanés. Ambiance ? Vaguement boîte de nuit ; poster géant de Joey Starr…  projecteurs.

Une scène.

Répétitions ! Allons, allons, avec musique, sans musique, avec micro - sans micro, faire résonner nos écritures ; prêtons tour à tour une oreille attentive et écoutons avec application des indications.

Parce que, in fine, arrive LA soirée. LE public.

Slams d’anthologie ou ratés ;  slameurs déchaînes ou désespérés.

Je suis au milieu du gué « oyez, oyez » et je doute.

 

Toute plissée, ratatinée, en juvénile arrière grand-mère (oui, grand-mère c’est déjà fait) me serai transformée. Assise au coin du feu, les nuits d’hiver, pieds devant la flamme, légers atomes flottants dans la fumée : a-t-elle réellement existée cette période décalée où le slam, tel du lierre sur un mur, avait fini par s’accrocher sur mon cœur ?

Brumes floconneuses de nostalgie.

Les scènes ouvertes, le léger mal-être avant la prise du « mike ».

L’art et la manière de lâcher son « flow » et la jubilation les soirs d’inspiration.

Peut-être n’était-ce qu’un mirage…

L’ai-je vécu ce partage… des canettes de bière, du trac et des rimes ?

Et ces pseudonymes….

Emotion, émotion. Je fermerai les yeux.

Et là, subitement, dans l’air une vibration. Alors, tel un bel oiseau multicolore et bavard se posant sous une lune rousse dans le micocoulier voisin, resurgira l’absolue et voluptueuse sensation de liberté.

« Oyez, oyez » J’étais au milieu du gué et il fallait arriver de l’autre côté.

   

 

Publié dans le N° 79 de Filigranes-  L’imaginaire des frontières 2

Entre-deux

  

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 16:12

 

Et le voici, et le voilà ! MON quatrième...

mon quatrième... livre.

Il ne vous reste plus qu'à le commander, à votre libraire favori

ou sur http://www.edilivre.com

et très bientôt aussi sur Amazon, Alapage...

 

 

Couverture.jpg

 

 

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:54

 

Dimanche, à la calanque de Port Miou, Petite-Fille s'est fait une copine. Moi, ce qui m'a tout de suite sauté aux yeux, c'est la couleur de leur tenue respective !

Ce n'était pas vraiment une découverte, les petites-filles ont une prédilection pour le rose, tout le monde est au courant ! 

Mais là, en plus, les fleurs des griffes de sorcière avaient fait le même choix !

 

Port-Miou-avril-2011-019.jpg

 

 

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Published by Philomène - dans LA Calanque
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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 05:55

 

L'ail du Chili  ?

Les champignons de Paris... de Hollande ?

Des cerises du Mexique en plein hiver ?

La fraise d'Espagne ou le pamplemousse de Floride ?

Que nenni !

4634931533_d70f926a88.jpg 

Donc, si vous vous situez dans l'optique ci-dessus, soit refuser les aliments venus de pays lointains, vous êtes locavore !

Ce courant, en plein essor aux Amériques, progresse aussi dans notre hexagone.

De fait, le locavorisme consiste à ne s'alimenter qu'avec des produits locaux. Le locavore peut également bénéficier de l'appelation de "pétrophobe" ou de "saisonarien".

Le terme nous vient des "States" où le mouvement a vu le jour en Californie dans les années 2000.

 

La démarche, comme de s'inscrire à une AMAP Des paniers à Vauban , à travers une façon de consommer, est un peu comme un signal envoyé au pouvoir politique, à l'agro-alimentaire.

Etre locavoriste, c'est s'interroger sur la provenance des aliments que nous allons ingurgiter trois fois par jour.

 

«Consommer local, c'est bon pour la santé, l'emploi et la planète».

(Télérama 3195 - 6 avril 2001)

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 19:23

 

Malmousque-panneau-003.jpg

 

Malmousque, c’est un quartier de Marseille, pas très loin de chez moi. Un petit port de pèche pittoresque où se blottissent dans un joyeux capharnaüm demeures bourgeoises, cabanons, maisons de pêcheurs.

C’est également là qu’Albert Adésias Albert avait élu domicile il y a 20 ans, pour ne pas être trop loin de son ami d’enfance, L’Homme.

Dans sa petite maison rose, il recevait régulièrement ceux qui avaient eu la chance de croiser sa route. Il y avait les invitations officielles mais il y avait surtout des repas improvisés.

Au petit bonheur la chance figurait aux menus de Malmousque : soupe chinoise, poisson grillé, daube, choucroute Une choucroute en direct d'Alsace ! , aiolli…

 

Un rite s’était vite mis en place. Arrivé devant le N° 8, évidemment il fallait appuyer sur la sonnette. Invariablement Albert se penchait à la fenêtre de sa cuisine située au premier étage :

- Ouiiiiiiiiiiiiiiii, c’est pour-côa ?

- Euh... c'est bien ici qu'on donne à manger ?

 

Fini. Intégrer cette idée-là : c’est fi-ni.

Désarroi est le mot juste.

 

Après l’incompréhension, l’incertitude : « Non, ce n’est pas vrai, ce n’est pas arrivé ! » Puis la colère : «  Tout de même il exagère de nous avoir fait ça ! De nous avoir abandonné ! »

Ce soir, plus de colère ni d’incertitude. Reste la Grande Peine.

Reste à accepter le départ de l’ami et continuer à cheminer sans lui à nos côtés.

 

 

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Published by Philomène - dans Portraits
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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 12:04

 

Albert-et-J.P.-enfants-003.jpg

 

La photo est ancienne, tâchée et un peu floue mais ils sont si souriants ces bambins... Le petit blond était l'ami d'enfance de L'Homme. Et quand je dis ami d'enfance, ça veut vraiment dire enfance. Le petit blond avait vu venir au monde le petit brun ! Ils étaient voisins.

Se sont plus quittés les deux copains. Jusqu'à... hier...

 

Une vie qui s'enfuit,

c'est un pan de destin qui s'écroule

des souvenirs qui reviennent en foule.

Monumentaux les fous-rire, les repas, les délires.

Colossaux les services rendus à toi à moi, à moi à toi

jusqu'à ce mercredi de mars qui a rimé avec chagrin.

 

Plus jamais le vin d'Alsace, ton pays d'origine, dans les verres au pied vert

sur la terrasse en surplomb des toits étagés de Malmousque

Plus jamais de discussions enragées, de fausses querelles,

ni de tendres complicités.

Comment réaliser ?

Qu'il va falloir s'habituer au manque d'une voix, d'un sourire, d'une présence.

Passer à l'absence.

 

Vertige à la pensée que le monde va continuer à tourner sans toi.

Je n'y crois pas !

Plus jamais  de coups de fil, de retrouvailles ni de ripailles ?

Jamais plus les soucis qui se mélangent, les photos ressorties d'enveloppes jaunies ?

C'est une blague n'est-ce-pas, une blague que tu nous fais...

 

Adesias Albert, Adesias.

On ne dit jamais assez aux êtres qui nous sont chers

que nous les aimons et un jour, c'est trop tard, ils se sont envolés pour l'éternité.

 

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 11:09

 

Déjà, savoir, comment nommer la recette ! Artichauts en barigoule ou artichauts à la barigoule ?

Les deux appelations sont justes, à chacun son choix.

Personnellement j'ai une préférence pour "en' plutôt que pour "à la".

"En" me fait penser à "en tenue de soirée", "en robe de gala"... "en smoking"...

En-suite... prévoir du temps... car enlever toutes les feuilles des artichauds est long et fastidieux, surtout si l'on est nombreux...

Mais par un dimanche de pluie, comme celui qui vient de passer, c'est parfait ! 

 

Artichauts en barigoule Artichauds-en-barigoule-002.jpg

 

Ingrédients :

2 artichauts par personne

1 ou 2 petites carottes

1 pomme de terre

lardons

1 petite bouteille de vin blanc

1 sucre  - 1 citron

sel - poivre

1 gros oignon blond

2 gousses d'ail

huile d'olive

herbes de Provence

  

Parer les artichauts en enlevant les feuilles. Ne garder que le coeur, citronner légèrement au fur et à mesure pour les empêcher de noircir.

Dans une cocotte, mettre un peu d'huile d'olive, faire blondir l'oignon hâché puis ajouter la carotte coupée en rondelles, les lardons, l'ail, laisser revenir puis mettre les artichauts tournés vers le haut, assaisonner, saupoudrer d'herbes de Provence ; arroser avec le vin blanc, attendre l'ébullition puis baisser le feu, ajouter le sucre (pour enlever l'acidité du vin). 

Ajouter alors la pomme de terre coupée en tous petits morceaux, couvrir d'eau.

Laisser cuire à couvert et à petit feu jusqu'à ce que tous les légumes soient tendres.

 

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Published by Philomène - dans Recettes de cuisine
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27 mars 2011 7 27 /03 /mars /2011 12:09

 

Dans la mer il y a des crocodiles 002"Dans la mer il y a des crocodiles", c'est la voix d'Enaiatollah Akbari, la plume de Fabio Geda.

L'histoire vraie d'un jeune afghan d'environ dix ans, il ne sait pas vraiment son âge, que sa mère va un jour abandonner pour lui sauver la vie.

Le récit m'a passionné du début à la fin. Je l'ai lu très vite, comme une odyssée moderne.

 

Il y a des gentils et des méchants et surtout la volonté féroce d'un gamin qui s'acharne à survivre envers et contre tout, envers et contre tous !

Une sorte de conte actuel à travers l'Afghanistan, l'Iran, la Turquie, la Grèce et qui finit par une "happy end" en Italie.

  

J'ai refermé le livre en songeant que, peut-être, nous pouvions encore croire en la chance, nous avions raison d'espérer en L'Homme. 

Au moins pour deux raisons.

La première est qu'à travers des mots simples, Enaiatollah va nous transmettre sa foi en la débrouille, en l'amitié et la solidarité y compris au coeur de la brutalité la plus bestiale.

La seconde, parce que ce livre est le symbole même de l'espérance.

Ce livre est né de la rencontre au Centre interculturel de Turin, entre ce gamin devenu grand et un écrivain italien : Fabio Geda.

Troublé par le récit du réfugié afghan, l'italien décide immédiatement de former un texte à quatre mains. Ce sera "Dans la mer il y a des crocodiles", sorti en avril 2010.

 

Epilogue : à la suite de cette lecture, je me demande si je ne vais pas porter un regard différent sur tous ces gens, montrés à la télé, et qui ont un jour choisi de quitter leur pays...

 

   

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 13:03

 

4281844250_cbb17d7ef3.jpgHier matin, comme tous les jeudi matin, m'en suis allée à mon cours de gymnastique holistique La rentrée (et la méthode Ehrenfried) .

Le dos content, les cervicales détendues et l'esprit au beau fixe, comme le soleil resplendissant dans le ciel, j'ai repris ma petite auto couleur Ferrari pour rentrer à la maison !

Pour revenir chez moi, j'emprunte à chaque fois la rue Saint Sébastien, une longue rue toute droite et étroite en sens unique. Des voitures sont garées de chaque côté, il y a juste la place pour passer. Je venais à peine de tourner dans la rue quand je vois venir vers moi, donc en sens interdit, un type à vélo.

Forcément, je suis obligée de ralentir si je ne veux pas envoyer le mec dans les airs !

Outrée par un tel comportement inconscient, je klaxonne férocement. Le type continue à foncer comme un dingue dans ma direction, me voici évidemment obligée de m'arrêter quand il arrive à ma hauteur. Il n'y a pas d'épaisseur suffisante entre mon véhicule et celui stationné sur ma gauche. Le vélo-cycliste se met au pas lui aussi, avec les rétroviseurs qui dépassent, il est même obligé de tourner le guidon de sa bicyclette !

Je descend alors ma vitre :

- Bravo hein, c'est intelligent ! Vous savez pas que vous êtes en sens interdit ?

L'homme, jeune, le crane presque rasé, a de grands yeux bleus au regard dur et me répond alors avec un fort accent d'Europe de l'Est :

- Quoi, t'es pas contente dans ta voiture ?

Bêtement je répète :

- Mais vous êtes en sens interdit, c'est dangereux... alors au moins reconnaissez vos torts et excusez-vous !

Il me fixe méchamment et d'un air ironique ajoute :

- Toi et ta voiture... (suit deux, trois mots incompréhensibles)

Je préfère ne pas répondre et reprend mon chemin.

 

Voilà, c'est une fable moderne, vous ajouterez la morale...

 

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