Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
25 janvier 2011 2 25 /01 /janvier /2011 09:26

 

Parviz Abolgassemi est un poète iranien ; il enseigne également à l'Université de Provence. C'est un homme remarquable et magnifique.

 

DSC01889--800x600-.JPG

 

En ce mois de janvier pour me souhaiter ses voeux, il m'a envoyé un poème qui m'a enchanté.

Quand je lui ai demandé la permission de le mettre sur mon blog, voyez un peu ce qu'il m'a répondu :

- Très chère Amie, le poème ne m'appartient plus ! Je l'ai trouvé dans ma tête.
Je vous embrasse et je vous remercie de le faire lire encore plus. Les hommes
qui courent ne voient pas le nom des rues ! Parviz

 

Et puis quoi, un poème parfois a besoin d'un appariteur, d'une mise en scène :

  

Le soleil se lève toujours
L'homme change sa route
Parfois vers le bien
Parfois vers le mal
Qui sait le pourquoi de tout cela ?
Je te souhaite une année de paix et de sérénité
De santé et de bonheur.
Avec amitié fraternelle.

 

 Parviz Abolgassemi

 

Quant au poème lui-même, un peu de patience, ce sera pour demain.

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Chez les poètes
commenter cet article
22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 13:11

 

Ceux et celles qui suivent régulièrement ce blog ont dû s'en rendre compte, les articles se font plus rares depuis quelques temps... C'est que j'ai l'humeur maussade, l'esprit chagrin !

Est-ce dû au DAS , ou bien à ce vilain virus qui me fait tousser depuis un mois et se trouve bien chez moi ?

Ne serait-ce pas plutôt dû à cette vieille lutte sans fin entre :

« "devrais" et "ne devrais pas" n'est pas dans le dictionnaire d'un homme. Pourquoi "ce devrait être " ?

"Est, est, est", est le mot du dictionnaire de l'homme, non pas "devrais être", non pas "aurait dû être. "Est". »

 Swami Prajnanpad - L'éternel Présent

 

Oui, en ce moment, je craque de toutes parts, me semble-t-il... J'ai l'impression que la famille... m'envahie un peu... trop. C'est peut-être une construction du mental mais enfin ILS sont là... souvent ! Pendant que je rêve d'ailleurs et de solitude...

Pourtant, je possède la solution. Encore et toujours dire oui aux propositions de la vie même si ce n'étaient pas celles qu'on attendait.

Alors ? Me reste à partir en guerre contre cet état funeste, accepter... retrouver le sourire de la vie, et repeindre en couleurs les humeurs...

 

cassis-1.jpg

 

Photo de barques à Cassis (Jean-François Cardin)

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article
18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 13:10

 

poireaux-004.jpgVauban, c'est un quartier étagé de Marseille qui s'abrite sous La Bonne Mère. Et c'est justement sous l'ombre tutélaire de Notre-Dame de La Garde que se niche Le Bois Sacré. L'appellation est un peu pompeuse pour désigner quelques arbres, un square et un terrain de boule situés de part et d'autre de la rue du même nom.

Mais c'est là, dans le petit terrain de jeu du Bois Sacré, que tous les vendredi soir, les adhérents des paniers marseillais viennent récupérer leurs légumes bio Chou romanesco aux anchois .

Jean-Michel, l'agriculteur, est là, disponible pour répondre à des questions éventuelles.

J'ai trouvé le parcours de cet homme remarquable et j'en envie de vous en parler.

 

Jean-Michel et Marie se sont installés en 2004 à Mallemort, avec le désir de changer de vie. Lui était contrôleur agricole en bio, elle créatrice de bijoux.

Quand ils s'installent, ils commencent avec deux hectares en plein champ, auxquels ils ajoutent peu à peu quelques serres. Dés le départ leur souhait est de fournir des AMAPS. Selon eux, c'est ainsi qu'une vraie relation s'établit entre le producteur et le consommateur.

En 2004, de février à juillet, Marie et Jean-Michel vivent dans une tente plantée sur leur nouveau domaine agricole. Puis ils s'installent dans deux yourtes où ils vont rester malgré l'humidité jusqu'en 2005.

Jean-Michel fait alors le pari d'équiper et d'aménager de façon viable l'une de leurs serres agricoles, dont il fait un loft à parois de bois. En 2007, le froid les pousse à déménager une fois de plus, d'autant plus qu'un bébé s'annonce... Un mobile home les accueille brièvement alors qu'ils entreprennent un beau projet, celui de construire une maison bioclimatique (murs en paille, toilettes sèches, etc..)  

 

Aujourd'hui, ils travaillent sur cinq hectares de plein champ et 6000 m2 de serres.

 

(D'après La feuille du chou N°8)

  

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 09:31

 

J'ai écrit en début d'année que cette année je ne prenais pas de résolutions Résolutions !   Mais par contre entreprendre des actions, oui.

Donc je me suis, enfin... engagée dans une AMAP qui livre ses paniers tous les vendredi soir  dans le quartier de Vauban, à deux pas de chez moi.

Au-delà du panier de légumes, il y a longtemps qu'il me paraîssait nécessaire de soutenir des agriculteurs afin qu'ils puissent maintenir leur exploitation et en vivre décemment.

Voilà, c'est chose faite en m'engageant à l'avance à acheter leur production au moins sur six mois.

Dans un monde envahi par les herbicides et les pesticides je vais donc confiance à un producteur quant à la nécessité de produire et consommer des légumes issus de l'agriculture biologique.

"Mon" agriculteur, Jean-Michel, s'est installé avec Marie en 2004 à Mallemort. Je vous parlerai de leur parcours plus longuement une autre fois.

Pour aujourd'hui, je veux seulement ajouter que dans le panier bio, je me suis retrouvée avec des légumes que je n'avais pas l'habitude d'acheter et donc encore moins de cuisiner !

Par exemple, ce vendredi, j'avais un chou romanesco.

J'ai fini par trouver une recette, je vous la livre, nous l'avons testé avec plaisir hier soir.

 

Chou romanesco aux anchois Chou-romanesco-aux-anchois-006.jpg

 

Ingrédients :

1 chou romanesco

une poignée d'olives noires dénoyautées

8 ou 10 anchois dessalés

2 gousses d'ail

origan

tour de poivre du moulin

vinaigre de cidre

huile d'olive

 

Faire blanchir le chou dix minutes dans une marmite d'eau bouillante salée. Egoutter.

Dans une poêle huilée à l'huile d'olive, mettre les anchois à fondre, ajouter l'ail, puis le chou fractionné, les olives noires coupées en deux, saupoudrer d'origan, de poivre, mettre une cuillère de vinaigre de cidre, ne pas saler (à cause des anchois). Laisser cuire dix minutes.

 

C'est un accompagnement délicieux avec du riz ou des pâtes.

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Recettes de cuisine
commenter cet article
16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 15:58

 

Des fois, je n’ai plus rien à lire ! Alors je cherche sur les étagères de notre bibliothèque parmi les livres de collection un ouvrage que j’aurais oublié de lire ou que j’ai lu il y a très longtemps.

C’est ainsi que je me suis retrouvée avec, dans les mains, « Une pyramide sur la mer » de Michel Bataille (1926 – 2008).

Ce bouquin-ci, j’en étais sûre, je ne l’avais jamais ouvert.

Ce roman - historique – démarre à la fin du règne de Louis XVI, traverse la Révolution et se termine à la fin de l’Empire mais j’avoue que j’ai failli lâcher l’ouvrage au bout de quelques pages ! 3110795424_abcd1a1d36.jpgNon pas à cause de l’époque mais parce que l’action se situant entre un atoll corallien de l’océan Pacifique, l’Egypte et la ville de Sallandres (Lot), je me suis retrouvée un peu perdue dans les débuts.

Cependant, les personnages s’étaient débrouillés pour me captiver ! Il me fallait donc aller jusqu’au bout de l’épopée pour savoir ce qu’il allait leur arriver ! Et comprendre enfin le lien entre une petite île du Pacifique se nommant Poudra Farani, la grande pyramide de Chéops et un village tapi dans une boucle du Lot.

 

Je pourrai vous faire un compte-rendu du récit à la fin très Rousseauiste, mais je trouve les comptes-rendus toujours un peu scolaires !

Je préfère plutôt vous transcrire un passage, situé dans les dernières pages, résumant bien le tour philosophique que prend peu à peu le roman.

 

« (…) C’est que, par hasard et aussi par son obéissance aux lois de la nature, il a retrouvé le secret essentiel : il faut ne poursuivre aucun but. Blaise Pascal, un Auvergnat lui aussi, de Clermont-Ferrand, presque du pays de Desaix  et mort presque au même âge que lui, a écrit que tout le malheur de l’homme provenait de ne pouvoir demeurer au repos dans une chambre. Ce n’est pas absolument exact : le malheur de l’homme se manifeste s’il se met à poursuivre un but. Les saints ne sont jamais malheureux car ils n’ont pas de projets. Ils baignent dans la volonté de Dieu comme les poissons dans l’océan et on les voit toujours fais, alertes, toujours disponibles. Mais l’orgueil des hommes courants est ainsi fait qu’ils ne peuvent se retenir de trancher avec assurance de ce qui est bon pour eux et de ce qui ne l’est pas. Comme ils n’en savent rien, ils mettent dans le monde un immense désordre constitué de la chasse entrecroisée de ces milliards de buts plus vains les uns que les autres. »

 
Michel Bataille - Une pyramide sur la mer - Robert Laffont 1965

 Général de Bonaparte mort héroïquement à la bataille de Marengo

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Ecrivants - écrivains
commenter cet article
13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 12:15

 

Pour continuer ce passage dans l'histoire entre 1900 et 1942 des corses en Indochine Indochine , quelques chiffres :

 

Administrateurs corses : 15 %

Monde du barreau et de la magistrature : 20 %

 

Mais en réalité, il n'y a pas eu que l'adjudant, le douanier ou l'employé de bureau corse. Des centaines de noms ont été recensés dans la magistrature et le barreau, la médecine et la pharmacie, la presse et l'enseignement, depuis les obscurs et indispensables bataillons d'instituteurs jusqu'aux professeurs prestigieux.

 

La réussite, la fortune même, ont pu venir parfois au bout de bien des peines et récompenser l'esprit d'initiative. Le président de l'Amicale des  Corses à Saigon vers 1925 se plaisait à citer en modèles ceux qui n'avaient point cédé à la solution de facilité du fonctionnarisme et qui avaient osé tenter leur chance dans le commerce, l'hôtellerie, la banque ou les plantations d'hévéas...1813186196_0387a42461.jpg

A la veille de la deuxième guerre mondiale, un bon quart des planteurs en Indochine étaient Corses...

 

Comme pouvait le déclarer le président de l'Amicale de la Cochinchine et du Cambodge, à Frasseto, propriétaire de l'hôtel Continental à l'occasion de la remise sa Légion d'honneur :

" comme plusieurs de nos compatriotes qui ont essaimé dans le monde, vous avez démontré ici que les Corses savent travailler ailleurs que dans l'administration."

 

Institutrice en Indochine

 

Aînée d'une famille de six enfants, originaire de Corscia dans le Niolo, Marie-Françoise (tiens, même prénom que la soeur de L'Homme...) fut la seule à pouvoir poursuivre des études : "mon père était berger, dit-elle, et j'ai obtenu mon brevet supérieur en 1912, ce qui était rare à l'époque, surtout pour une fille.

Son époux, originaire du Niolo, lui aussi, avait quitté la Corse en 1911 pour l'Indochine où il avait obtenu un emploi dans la police. Marie-Françoise Costa le rejoignit neuf ans plus tard : "j'ai débarqué en décembre 1920 en Extrême-Orient. Bien qu'on m'ait assuré alors que la vie était agréable dans ce pays, je ne savais pas trop où j'allais. Je me souviens avoir pleuré en longeant les côtes de Bonifacio..."

Quelques semaines plus tard , en janvier 1921, elle arrivait à Saigon. Elle y trouva aisément un poste d'institutrice puis devint directrice dans un quartier où n'étaient inscrits que des Vietnamiens. Elle dirigea l'école de filles de Cholon "la ville chinoise" puis fut nommée professeur de grammaire et de morale au lycée puis à l'école supérieure de filles jusqu'en 1945.

 

Mais c'est lorsqu'il s'agit d'évoquer la vie en Indochine que Marie-Françoise Costa devient plus loquace et que les souvenirs affluent à sa mémoire :

"Nous vivions bien là-bas. Nous avions des domestiques, un chauffeur, un cuisinier et deux autres personnes encore. En outre, nous jouissions de nombreux avantages financiers : notre salaire normal auquel venait s'ajouter le supplément colonial... Il y avait à l'époque vingt et un mille Corses au Viet-Nam et au Cambodge...

Même le maire de Saigon était Corse...

Les plus grandes soirées saigonaises étaient alors organisées par l'Amicale des Corses ou par la police... nous recevions beaucoup à l'occasion de dîners et d'apéritifs.

 

(Le mémorial des corses - Les corses à l'extérieur)

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 13:53

 

Dans cette grosse enveloppe marron, relique familiale, entre quelques photos du passé Indochine , il y avait aussi une page de Paris - Soir du 30 mars 1885 !

Sur la feuille jaunie on peut encore très bien lire en gros titre :

  

Indochine-001.jpg

 

    

 

LE MINISTÈRE JULES FERRY EST DÉMISSIONNAIRE

 

 

 

La question qui se pose

devant le pays est maintenant celle-ci :

après la défaite de Lang-Son

ALLONS-NOUS POUVOIR

RESTER EN INDOCHINE ?

 

  

Par 306 voix contre 149, la chambre refusant au Président du Conseil les crédits extraordinaires qu'il réclamait pour la guerre du Tonkin, M. Jules Ferry est allé porter sa démission au Président de la République.

Pourtant le bruit court que Lang-Son n'est pas une défaite, que la paix est signée avec la Chine, mais que Jules Ferry a préféré se laisser décréter d'accusation plutôt que de le dire, car pour ne pas gêner les négociations avec Pékin, il avait promis le secret.

 

 Indochine-002.jpg                                                                      LA PRISE DE LANG-SON

Le combat de Lang-Son, qui vit la déroute des chinois, fut, pour des besoins diplomatiques,

présenté aux français comme une épouvantable défaite. L'indignation de la Chambre et de la foule valut à Jules Ferry, président du Conseil, qui connaissait seul la vérité et se sacrifia aux intérêts de la France, d'être ignominieusement renversé.

  

( Extraits de Paris - soir du lundi 30 mars 1885)

 

J'ignorais cette leçon d'histoire. D'autre part, cette page de journal reste un mystère. Comment  et pourquoi est-elle restée dans la famille Anziani ? 

Car Victor (le grand-père de L'Homme) est né en 1877. Le 30 mars 1885, il n'était donc âgé que de huit ans. Il se trouvait encore dans l'île de beauté... mais probablement qu'un grand nombre de corses avaient déjà décidé de quitter leur patrie ?

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 14:24

 

A l'origine, c'était une image du passé couleur sépia et délavée. Une résidence art déco, dans les années 1912 ou 1913 quelque part du côté de Qhi Nhon ( Quy Nho'n), province de Binh Dinh en Indochine (actuel Vietnam).

Les adultes de la photo sont le grand-père et la grand-mère de L'Homme, le petit garçon son papa, donc mon beau-père né là-bas.

Certains ont peut-être entendu parler de cette immigration assez importante dans les années 1900 où  beaucoup de corses, tirant la langue dans leur île, jeunes et ambitieux sont allés chercher fortune sur un autre continent : l'Indochine comme on l'appelait à l'époque.

Dans le cas de Victor Anziani, le grand-père, la chance a souri, il a installé des comptoirs, des plantations d'hévéas, crée une ligne de chemins de fer, reçu la légion d'honneur, fait fortune entre chasse au tigre et vie rêvée des colonies...

Puis, la famille est revenue en France.

Quelque temps après, en Indochine la guerre a éclatée, disparition de l'homme de confiance... avant réquisitions des biens, des terres par le gouvernement des rouges.

Tourne, tourne la roue de l'existence, ni bien, ni mal, parfois en bas, en haut et puis... la fortune s'envole et reste seulement, témoin du glorieux passé, quelques photos jaunies.

 

img795-modif.jpg

 

Une fois encore je remercie Jean-François Cardin qui a redonné vie à l'image originelle très abimée.

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 14:23

DAS

 

Voilà, c'est terrible ! Je viens de me rendre compte que depuis quelques temps je souffre de DAS ! Soit une Durable Altération Salicylique !

Horreur, malheur ! Kekseksa ?

                                                       Une blague !

DAS se traduit par Désordre Affectif Saisonnier.

L'affection commence et finit à la même époque chaque année.

En gros on peut traduire par dépression liée à la saison.divers-maison-et-environnement-105.jpg 

Le froid, les jours plus courts, souvent gris, pluvieux, provoquent  "un petit coup de moins bien".

 

Pourtant si je réfléchis un peu... à Marseille je n'ai pas trop à me plaindre. Qu'est-ce que ce serait si j'habitais là-bas, tout près du pôle Nord où la nuit s'installe d'octobre à mars !

 

Et puis en fait, je ne souffre pas du tout de DAS qui est un véritable désordre bousculant l'équilibre naturel et se soignant parfois même par de la luminothérapie. Je suis seulement vaguement un peu avec le moral rétréci comme une paire de chaussette lavée par erreur à 90° dans la machine. Normalement mon humeur maussade devrait bientôt disparaître comme un glaçon dans le pastis.

Tiens aujourd'hui, il fait beau, la température clémente (14°), de quoi repeindre ma vie en bleu.

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article
5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 14:13

 

Filigranes-018.jpgJ'ai connu Françoise Salamand-Parker en 2003 en "entrant en Filigranes". Il y a des écritures qui nous parlent plus ou moins, qui nous séduisent d'emblée. Dans le cas de Françoise, ses textes m'ont emballé tout de suite ! Quant à la personne... j'avoue humblement qu'il m'a fallu faire un effort. Non pas pour l'aimer mais pour la comprendre quand elle s'exprimait.

 

"Françoise est née en Australie en 1954. Américaniste de formation, elle a intégré l'École Normale Supérieure en 1975, puis vaincue par les tracasseries administratives qui l'on empêchée de passer l'agrégation et de rentrer comme chercheur au CNRS, elle est devenue conservateur de bibliothèque sans jamais cesser d'écrire....

Petit détail qui a son importance, elle est handicapée physique de naissance. Mais dans son amour des mots se transmet l'amour de la vie."

(extrait 4ème de couverture de La griote de Montpellier.

 

Maintenant, le mieux est de vous livrer un des textes du recueil. La griote de Montpellier (il n'y a pas de faute d'orthographe !) il ne s'agit pas ici d'une cerise mais du féminin  de griot ; est publié aux Editions Manoirante.

Pour le commander le mieux est de faire comme moi : FNAC. fr !!!

 

Filigranes-016.jpg

 

PAROLES DE PIERRE

 

Le chemin est long mais il y a la parole

Il me raconte des histoires

Et le chemin est plus court

Mes pieds s'accrochent aux pierres dures du sentier

Mais mon esprit est dans ces contes

Auprès de ce grand-père calme et sage

Qui fume devant sa case

En regardant grandir ses petits-enfants

Ce grand-père qui ne savait ni lire ni écrire

Mais qui connaissait tout les contes

Enfilés en perles

Par plusieurs générations

De grands-pères calmes et sages

Qui fumaient devant leurs cases

 

Le chemin est long mais il n'y a plus la parole

La voix calme et douce du griot est assourdie

Mes pieds s'écorchent aux pierres sèches

La parole a fait de l'homme un interprète un passeur

Mais il n'y a plus de parole

Il n'y a soudain sur le chemin que des cris

Cris de la populace en rage

Cris des enfants pourchassés

Cris des soldats qu'on a lâchés

Cris des hélicos violant le ciel

 

Je n'entends plus la parole du griot

Qui chemine à côté de moi

Il est tombé et de sa bouche d'or

S'envole un cri d'agonie

 

La parole a été assassinée

Comment alors sans paroles

Pourrons-nous alors nous parler

Et faire arrêter ces cris ?

 

Griote de Montpellier

Je reprends la parole

Tombée.

 

Françoise Parker

 

Repost 0

Blog Ribambelle D'écritures

  • : LEMONDEPHILOMENE
  • LEMONDEPHILOMENE
  • : Ecritures, lectures, autres slams et divagations par Jeannine Anziani alias Philomène
  • Contact

Profil

  • Philomène
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !

Ouvrages parus

!cid 784A2A53-C404-499D-B6DE-691DD5C21D7B@home

 Phocette, la petite souris marseillaise (Editions de l'Hippocampe)

Recherche