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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 09:25

 

Trois fois par an, je trouve une enveloppe marron dans ma boîte aux lettres. Je souris parce que je devine ce qu'il y a à l'intérieur : du plaisir.

A l'intérieur, il y a un exemplaire de la revue Filigranes. En l'occurrence le N°78 - thème : L'imaginaire des Frontières (le dernier prix Goncourt n'a qu'à bien se tenir...) et pour ce numéro-ci décliné en Histoires de Papiers.

 

Les textes, pour la plupart je les ai vu en préparation lors du précédent séminaire de la revue à Aubagne. Ensuite, je les ai relu lors de la correction orthographique et de la mise en page à Carnoux Un dimanche matin à Carnoux . Pourtant, ma revue à la main, je n'ai qu'une hâte, trouver un moment de liberté pour m'installer confortablement et l'ouvrir.

 

Filigranes.jpg

En fait, ce que j'aime par-dessus tout pour lire Fili, c'est le soir installée dans mon lit !

Ce qui est étrange ? A chaque fois je redécouvre les textes comme si c'était la première fois que je les avais sous les yeux.

D'autre part, je m'interroge : les mots prennent-ils de la valeur en étant publiés ? Deviennent-ils tout à coup plus crédibles ?

 

Pour lire Fili, j'ai une méthode ! Je commence par le début ! Étonnant me répondrez-vous !!! Pas tant que ça. Parce qu'en fait, on pourrait très bien lire la revue dans le désordre puisque les textes sont indépendants les uns des autres.

Si ce n'est qu'ils sont tout de même rangés en ordre de bataille dans des catégories.

Et là, pour le coup, vous n'imaginez pas la difficulté que les Filigranistes présents à ces fameuses séances de correction, ont rencontré pour trouver le bon nom à donner à ces catégories !

Dans ce numéro-ci nous avons : Eaux Fortes - Aux Confins - Inscriptions - Pluralités.

 

Maintenant, quand j'écris que je lis la revue dans l'ordre, il y a tout de même une exception. Je saute le Cursives qui se glisse au milieu des textes.

La rubrique Cursives consacrée à une interview déroule son entretien sur cinq ou six pages. Je la garde en réserve pour un soir de concentration.

Cette fois-ci, il s'agit d'un entretien avec Françoise Salamand Parker qui fait partie du collectif de Filigranes.

Françoise est handicapée de naissance et revient dans cet entretien sur les liens entre l'écriture et les épreuves de la vie. Son témoignage est magnifique et bouleversant.

Comme tous les Cursives, il sera bientôt en ligne sur le site de la revue :

http://www.ecriture-partagee.com

Je ne saurai trop vous conseiller d'aller le lire.

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 07:38

 

L'estaque !

Les paysages de Cézanne, la baraque de chichis frégis et de panisses, les bateaux qui dansent dans le port et à 200 mètres en remontant, au 86 boulevard Roger Chieusse, la librairie "A l'encre bleue".

Cela fait tout juste un an que Laure Carrère-Pascal a ouvert le lieu. Conviviale et chaleureuse la librairie (http://www.alencrebleue.fr) fait la part belle aux albums jeunesse.

 

Hier matin séance de conte et dédicace.

 

Ateliers-ecritures-014.jpg
Plaisir toujours renouvellé que de voir pétiller des étincelles dans les yeux des enfants, les emmener rencontrer Doumé &  Grenadine, Fifi Filipi la sardine...

    

Maintenant, si un jour vous passez par l'Estaque, n'oubliez-pas, empruntez le boulevard jusqu'à la librairie.

 

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:45

 

Et cette porte cochère avec sa travée se trouve...

 

Marseille-040.jpg

 

Voyons ! Où voulez-vous qu'elle se trouve ?

14 quai de Rive-Neuve,

Marseille, évidemment !

 

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 17:09

 

Je vous la présente à l'envers... 

A vous de deviner... qu'est-ce que c'est ?

 

 Copie-de-Marseille-042.jpg

  

Et la voici ci-dessous à l'endroit !

Maintenant il s'agit de savoir où cette photo a été prise :

sud de l'Italie, Sicile, Croatie, Espagne ?

Vous donnez votre langue au chat ?

Réponse demain !

Ben oui, creusez-vous un peu les méninges tout de même !

 

Marseille-042.jpg

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 12:48

 

Hier soir : aller chercher Petite-Fille à l'école.

Ce matin : se rendre chez la kiné.

Avant-hier, ciné...

Comment m'habiller ?

- Bof ! souffle mon esprit, pour des trucs pareils, tu t'en fiches !

Oui, il a raison, depuis quelques temps, je m'en fiche complètement... sauf que, pour le coup,se produit un retour dans le passé : qu'est-ce que j'ai changé !

Où est passée la ligne de conduite de mes jeunes années ?

Quand il était hors de question de sortir ne serait-ce que quelques minutes de la maison sans assortir sac et chaussure, chemise et pantalon, sans ongles vernis, maquillage et cheveux impeccables. 4279604354_dcd5ac67b7.jpg

Bouhhhhh ! Ce temps m'a bien l'air d'avoir disparu de mon horizon !

Qu'est-ce que j'ai changé !

En même temps, on ne peut parler de laisser aller, non, c'est plutôt comme si je m'étais déplacé, comme si l'apparence avait moins d'importance. Pour moi, pour les autres, pour la maison aussi.

 

La maison... la déco !

Ah ! LA déco !

Voici encore un poste de première importance. Avant.

Terrible exigence : surtout, attention à la faute de goût ! Le goût ? Quel goût ???

Est-ce à dire que désormais ma maison ne ressemble plus à rien ? Nenni ! Simplement, est-ce absolument vital, par exemple, que de manger tous les jours sur une nappe en tissus, d'avoir les rideaux du salon à la bonne longueur, et dans la salle-de-bain le dernier lavabo à la mode ?

Et je pense à Kierkegaard (1813-1855) ce philosophe et théologien danois dont je me sens souvent proche et pour qui il apparaît dans la nature de l'homme de passer un jour du stade esthétique de la sensation, du plaisir au stade éthique où l'individu s'intègre dans le monde sérieux, difficile de l'action, de l'institution, de la morale réfléchie pour parvenir enfin au stade religieux.

Parvenir à cet état de conscience où l'être humain laissé à lui-même, sans autre guide que la foi, doit répondre à l'exigence transcendante.

 

Si mon attitude vis-à-vis de l'apparence recule pour glisser sur cette pente de l'éthique, ma foi, je ne peux que m'en réjouir.

Mais...

Evidemment il y a toujours un mais !

Mais rajoute le mental critique, peut-être que ton changement de comportement ne provient, en fait, que du fait de devenir... vieille !!!

  

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 10:49

 

Il paraît que c'est l'histoire vraie d'une institutrice  de dernière année de maternelle. Mais je ne saurais l'affirmer avec conviction. En tout cas c'est une p'tite histoire pour sourire en ce jour froid et nous encourager à la patience... infinie.

  

les-enfants-087.jpgAu milieu de janvier, le mois le plus dur pour  tout le monde ... un des gamins demande  de l'aide à son institutrice pour mettre ses bottes  pour aller en récréation et, en effet, elles sont vraiment difficiles à enfiler. 

Après avoir  poussé, tiré, re-poussé et tiré dans tous les sens, les bottes sont enfin chaussées et le gamin dit :
- Elles sont à l'envers,  maîtresse.
La maîtresse attrape un coup de chaud quand elle s'aperçoit  qu'en effet il y a eu inversion des pieds...
Bref, nouvelle galère pour les enlever et rebelote pour les remettre mais elle réussit à garder son calme  jusqu'à ce que les bottes soient rechaussées, aux bons pieds.
Et là, le  gamin lui dit avec toute la candeur qui caractérise les enfants :
- C'est pas  mes bottes.

A ce moment, elle fait un gros effort pour ne pas lui  mettre une baffe, fait un tour sur elle-même en se mordant les lèvres, se calme  et lui demande pourquoi il ne l'a pas dit avant ...
Comme le gamin voit  bien qu'il a contrarié sa maîtresse, il ne répond pas.
Elle dit alors :
- Bon, allez, on les enlève, et elle se met à nouveau au boulot.
Le deuxième pied est presque sorti quand le gamin poursuit  :
- C'est pas mes bottes, c'est celles de mon frère, mais maman a dit que je dois les mettre.

Là, elle a envie de pleurer mais, une nouvelle  fois, elle se calme et entreprend de lui re- re- mettre ses bottes. L'opération est enfin réussie et la maîtresse se sent fière d'avoir réussi. Pour aller jusqu'au bout,  elle le met debout, lui fait enfiler  son manteau, lui met son cache-nez et lui demande :
- Où sont tes gants ?
Et le gamin de répondre le plus simplement du monde :

- Pour pas  les perdre, je les ai mis dans mes bottes.

 

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Published by Philomène - dans Humour
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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 13:26

 

P'tit noir, kawa, expresso, capuccino, serré allongé ou décaféiné, avec ou sans Clooney ?

Euh ! Pour moi, déjà, jamais le matin... non, le matin je suis thé, mais après le repas de midi oui, je vous le dis : jamais sans un café !

Enfin, une précision, les vrais amateurs feront la moue, j'ignore superbement Grand Arabica, robuste Robusta, et je ne suis pas du tout mais alors du tout du tout du style capsule noire, verte mauve ou rose, et machine hight tech !

Ce que j'aime ? Une tasse emplie d'un liquide noir, doux, tombé goutte à goutte de la cafetière électrique, jus de chaussette ajouterait perfidement ma belle-mère !

J'assume !

 

3448176586_95cf4ec76f.jpg

 

Voilà, après cette mise en scène, je vous propose un quizzzzzzzzzzzzz, sur le nectar en question !

 

1/ Combien de tasses les français boivent-ils chaque année ?

A. Un milliard

B. Dix Milliards

C. Trente milliards

 

2/ La boisson est-elle riche en :

A. Vitamines

B. Minéraux

C. Polyphénols

  

3/ Il y a davantage de caféine dans :

A. Une tasse de café filtre

B. Un expresso serré

C. Un café allongé

 

4/ C'est une arme préventive contre :

A. La maladie d'Alzheimer

B. Certains cancers

C. La maladie de Parkinson

 

5/ Il vaut mieux boire :

A. Du robusta

B. De l'arabica

C. Du décaféiné

 

Réponses :

 

1 C. Nous buvons chaque année une trentaine de milliards de tasses, soit 800 tasses par personne.

 

2 B et C. Le café est un concentré de polyphénols, des substances antioxydantes qui protègent notre santé. Il contient aussi du potassium et du magnésium mais peu de vitamines (du groupe B).

 

3 A et C. Il y a davantage de caféine (environ 110 mg) si l'eau reste plus longtemps en contact avec la mouture. Le café extrait rapidement à haute pression perd une partie de ses composants et n'en contient plus que de 40 à 50 mg.

 

4 A, B et C. Quatre études ont relié la consommation de deux tasses de café quotidiennes à une réduction (de 25 à 50%) du risque de la maladie d'Alzheimer. D'autres recherches semblent démontrer un effet préventif des polyphénos face aux cancers du côlon et du foie. Plusieurs travaux ont par ailleurs établi que, quand on boit sept tasses de café par jour, on court six fois moins de risque de développer une maladie de Parkinson. A une condition : ne pas conjuguer de telles doses avec un traitement hormonal de la ménopause, ce qui augmente au contraire le risque.

 

5 B. Il n'existe pas de différences claires entre l'arabica et le robusta du point de vue santé. Le robusta est seulement deux fois plus concentré en caféine. Quant au décaféiné, soit on extrait la caféine à l'aide de solvants chimiques, dont il reste quelques résidus dans le breuvage, soit on l'extrait à l'eau, ce qui enlève une part des polyphénols.

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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24 novembre 2010 3 24 /11 /novembre /2010 08:23

 

 

  Accepter seconde après seconde

minute après minute

que ce qui est, soit.

Comment notre esprit arrive-t-il à nous faire croire

qu'il pourrait en être autrement ?

Comment ne voyons-nous pas l'absurdité du mécanisme ?

J'enviais il y a deux jours la liberté du vagabond ( Joseph Kessel parle  )

mais le vagabond ne poursuit-il pas une quête sans fin ?

Ailleurs.

Aller ailleurs, toujours plus loin.

Ailleurs sera autrement, sera différent, neuf, inattendu.

Inconnu.

C'est cette excitation, cette montée d'adréline suscitée par l'inaccoutumé, l'inexpérimenté

que le mental désire.

Est-ce réelle liberté ?

L'évidence s'impose. La vraie liberté se trouve autrement.



  Notre liberté réside dans l'acceptation totale

que ce qui est, soit

seconde après seconde

minute après minute.



  Mais arracher les chaînes que nous avons nous-même attaché autour de notre esprit

ressemble fort au travail de tapisserie de Pénélope !

Faire, défaire, refaire,

défaire, refaire...

Jusqu'à quand ?

 

  Jusqu'à la reddition complète !

Jusqu'à

 accepter seconde après seconde

minute après minute

que ce qui est, soit.

 

  Ce que celle-ci a dit, ce que celui-ci a fait,

mon esprit n'en veut pas

parce que ça ne me convient pas.

Oui, mais elle l'a dit ! Oui mais il l'a fait !

Vais-je pouvoir revenir en arrière, remonter le cours de l'histoire ?

Personne n'a ce pouvoir.

Ma seule issue ? Accepter.

Ce qui est dit est dit, ce qui est fait est fait.

Ensuite... vient ma liberté

la liberté de l'action à entreprendre, de la réponse à donner,

ma liberté de penser ou de ne pas penser...

 

 

  C'est un  chemin malaisé...

 

 

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 13:01

 

Les grêlons ont fondu... Quelques glaçons dans le pastis  pour laisser la place aux rafales du mistral.

Mais pour moi, même sous le ciel bleu, ce mois de novembre me déprime.

Synonyme de jours plus courts, du froid qui s'installe, 5192117337_2713641725.jpg

des feuilles qui s'envolent il fige mon âme et mes rêves.

 

Continuer à devancer les tâches quotidiennes.

S'appliquer à chasser idées grises comme jours de pluie.

Continuer à avancer.

Se souvenir qu'il y a des pierres sur les chemins. Trop tard !

Aïe ! Je me suis tordue la rêverie !

Mais voyons j'ai dans mes placards du baume de l'Attente Sage.

Je vais en appliquer un peu, en attendant d'aller mieux...  

 

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 16:19

 

Du conformisme et de la liberté :

 

«Quand on a un appartement et que l'on consent à payer ses impôts - ce qui est mon cas - on est forcément conformiste. Le seul héros, le seul homme libre, c'est le vagabond. A partir du moment où on a une adresse on quitte le véritable non-conformisme... »

Joseph Kessel

 

Voilà peut-être pourquoi j'aime tant les bateaux et partir sur les flots. Quand on largue les amarres d'un navire et qu'on s'en va à l'aventure... la mer, c'est toujours l'aventure, on n'a plus d'adresse effectivement, on est libre... pour quelques temps.

 

Ete-2009-040.jpg

 

 

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