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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 11:10

 

Juste à la sortie d'Arles, en direction de St. Martin de Crau, on tombe sur un panneau : le pont Van Gogh. Le nom m'interpelle, j'ai vu des reproductions des tableaux que l'artiste a peint de ce pont. 

  

Provence-054.jpg

 

L'endroit est paisible, en bordure d'une petite route départementale. Pourtant, je sais bien que ce n'est pas "le vrai".

Ce pont, dénommé pont-levis à flèches, est un de la série des onze ponts identiques qui étaient situés le long du canal d'Arles à Bouc (canal inauguré en 1837), sur la commune d'Arles, dans notre département des Bouches-du-Rhône.

Les onze ponts, construits par un ingénieur hollandais dans les années 1820-1830, rappelaient à Vincent Van Gogh sa patrie. Enfin, c'est ce qu'il rapporte dans une lettre.

 

A l'époque, on l'appelait pont de Langlois d'après l'homme qui le gardait et manipulait les commandes d'abaissement ou de levée du pont, mais Van Gogh comprenant mal, l'avait nommé : pont de l'Anglais ! C'est pour cette raison que ce nom, changé en pont de l'Anglois, persiste toujours à partir du nom correct.

Le pont dit « pont Van-Gogh » n’est pas celui peint par l’artiste, il n'est pas à son emplacement initial.

Le "vrai" pont fut remplacé en 1930 par un pont en forme d'arc en béton armé de 45 mètres, le pont de Réginelle.

 

De toutes manières, en 1944, tous les ponts du canal furent détruits par les troupes allemandes. Tous, sauf celui de Fos-sur-Mer (une chance) qui fut démonté en 1959 et installé à Arles en 1962 sur le même canal mais à quelques kilomètres en aval, dans un paysage qui ressemble à ceux que van Gogh aimait tant.

Le pont fut complètement restauré en 1997 et vraiment c'est un ravissement que de pouvoir l'admirer aujourd'hui.

Provence-052.jpg

 

 

On connait de Van Gogh dix œuvres sur ce sujet, lesquelles furent toutes créées entre mi-mars et mi-mai 1888.

  

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 12:07

 

Provence-032.jpgAlors bien sûr, j'ai gardé le meilleur pour la fin de cette visite ! Je rejoins en cela l'organisation de l'exposition qui a également placé en fin de parcours tous les objets trouvés dans les fouilles aquatiques du Rhône.

Le meilleur, si je puis dire, est donc ce buste en marbre de Jules César, notre grand Jules à tous puisque le général romain né à Rome le 12 ou le 13 juillet en 100 avant J.C. a été, ne n'oublions pas, Proconsul en Gaule (chez nous quoi !)

Caïus Julius Caesar qui s'était tout de même fait nommé Dictateur à vie... est mort, comme chacun sait, victime d'une conspiration le 15 mars en 44 avant J.C.

Mais connait-on cette anecdote ? Averti qu'un complot dont son fils adoptif avait pris l'initiative se tramait contre lui, il rétorqua : "il attendra bien la fin de cette carcasse !"

Et bien non, Brutus n'attendit pas !

 

Provence-031.jpg

 

Découvert en 2007, cette représentation de Jules César est le seul portrait avec celui du musée de Turin considéré comme réalisé de son vivant.

Franchement, ce Jules m'a positivement fasciné !

 

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 12:53

 

Nous les femmes sommes toujours à valser entre parures et maisonnée !

Aussi après avoir flashé sur les colliers Visite au musée de l'Arles antique - 3 je suis tombée en arrêt devant une superbe casserole !

Provence-035.jpgCasserole exceptionnelle, me dois-je d'ajouter, par son décor raffiné. D'ailleurs stipule le panneau correspondant à l'objet : il n'existe pas d'exemplaire similaire !

 

Ce musée recèle réellement des trésors.

Les objets de la vie quotidienne remplissent plusieurs vitrines, j'avoue un net penchant pour les formes arrondiesProvence 008 des poteries.

Mais il faudrait encore parler des innombrables bouteilles, gobelets, flacons en verre et aussi des vases, coupes, bols vernis et décorés en argent, en bronze, en argile...

A en avoir le tournis !

    

Et puis, et puis il y a La Mosaïque. Un ensemble provenant en grande majorité du quartier de Trinquetaille, sur la rive droite du Rhône où se dressaient plusieurs riches villas romaines. Une passerelle permet de les observer avec une vue plongeante... de quoi plonger direct dans cette Arles antique. Je vous laisse en admirer certaines que je trouve absolument superbes.

  Provence-018.jpg Provence 016

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Provence-015.jpg

 

Et la suite à demain si vous le voulez bien...

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:30

 

Provence-011.jpg

 

Ben... moi, je me verrais bien avec ces colliers autour du cou ! Qu'en pensez-vous ? Toujours actuels non ?

Alors le plus plus grand est en perles de silice frittée à glaçure bleue. En plus quelle charmante dénomination : silice frittée ! Mumm... les mots grésillent.

Et glaçure bleue  ? Je pense à un sorbet givré...

 

Le plus petit est formée de perles ovoïdes godronnées en albâtre à glaçure bleue (toujours du sorbet givré)... mais perles godronnées... encore un mot qui sonne joliment.

 

Alors ce sera tout pour aujourd'hui, la suite de la visite pour demain... si ça vous dit, si ça vous dit évidemment...

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 17:38

 

Donc, si vous le voulez bien, nous allons continuer la visite du musée avec les collections se rapportant à l'économie dans la cité romaine d'Arles.

De la céramique, des amphores provenant d'Italie, d'Afrique, d'Espagne, mais aussi des maquettes très réussies nous permettant une plongée immédiate dans ce monde antique.

 

Provence-010.jpgPar exemple j'ai trouvé assez fascinante la reproduction de la meunerie hydraulique de Barbegal qui pouvait traiter de grandes quantités de blé et produire jusqu'à 4,5 tonnes de farine par jour.

Ingénieux ces romains hein ? L'eau était acheminée à la meunerie comme dans le reste de la ville par des aqueducs se poursuivant par un système de tuyauterie en plomb...

Bon, c'est sûr, personne n'était encore au courant que le plomb provoque du saturnisme...

 

Une série de vitrines évoque le cadre de vie des habitants à partir d'objets du quotidien retrouvés en fouille tels que des clefs, des dés, des osselets, des aiguilles...

Provence-009.jpgDans une des vitrines consacrées à la vaisselle de table, j'ai essayé de me représenter qui avait bien pu se servir de ce mortier imposant .

 

Mais pour piler quoi ?

En Camargue et en Crau se pratiquait l'élevage extensif de moutons comme en témoignent des vestiges de bergeries ; l'olivier, la vigne et le blé étaient cultivés. Alors pouquoi ne pas imaginer une arlésienne se servant de ce mortier pour concasser des grains de blé... servant ensuite d'accompagnement à un agneau rôti ?

Mais peut-être pouvez-vous imaginer une autre recette ?

 

 

  *** Suite de l'expo demain...

 

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 11:52

 

Hier petite virée sur Arles, direction le musée départemental de l'Arles antique où se tient une exposition consacrée aux objets archéologiques  et autres vestiges retrouvés ces vingt dernières années au fond du Rhône.

Je dois dire que la liste des adjectifs pour décrire cette visite risque d'être longue, aussi je vais faire court : c'est ma-gni-fi-que !

Un seul reproche, la température beaucoup trop froide, évidente conséquence d'une climatisation à 15°, du bâtiment moderne conçu par l'architecte Henri Ciriani !

Plusieurs salles s'enchevêtrent sur différents thèmes : la préhistoire, la protohistoire, la cité romaine, le forum, le théâtre, le cirque, l'amphithéâtre, l'économie...

  

Provence-001.jpg ← Dans la salle consacrée à la cité romaine je tombe en admiration devant le couvercle du sarcophage d'une femme : Attia Esyche.

Et je retiens avec intérêt l'inscription figurant sur la face antérieure :

 

"Femme très irréprochable, Encolpius et Antonilla, ses héritiers à leur patronne".

 

 Ben... une sacrée épitaphe ! Bel hommage posthume à une femme honnête, sans défauts et bonne maîtresse !

 

Je m'accorde une autre longue pause devant la statue colossale Provence-003.jpg

d'Auguste.

Arles était redevable de son embellissement à Auguste, empereur romain connu d'abord sous le nom d'Octave ; d'où probablement la taille majestueuse de la statue qui mesurait trois mètres de hauteur du temps de sa splendeur... Quant à la beauté d'Auguste, un contemporain de l'empereur nous en fait une description fidèle :

  

"Sa beauté, dit Suétone, traversa les divers degrés de l'âge en se conservant dans tout son éclat, quoiqu'il négligeât les ressources de l'art. Il avait le visage tranquille et serein, les yeux vifs et brillants ; quand il regardait fixement, c'était le flatter que de baisser les yeux comme devant le soleil. Ses dents étaient écartées, petites et inégales, ses cheveux légèrment bouclés et un peu blonds, ses sourcils joints, ses oreilles de moyenne grandeur, son nez aquilin et pointu, son teint entre le brun et le blanc. Il avait la taille courte, mais ses membres étaient si bien faits, si bien proportionnés, qu'on ne pouvait s'apercevoir de son exiguïté qu'auprès d'une personne plus grande."

 

*** Suite de l'expo demain...

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 12:13

 

"Malgré l'excellent abri qu'elle offre, Port-Miou n'a jamais été un véritable port de commerce, pour plusieurs raisons. La profondeur de l'eau y est de plus en plus faible à mesure que l'on y pénètre, pour se terminer, tout au fond, par une petite plage. Sa largeur, elle aussi limitée, ne facilite pas les manoeuvres de retournement, même à la rame. Enfin, les hauteurs qui la dominent rendent son accès difficile pour le transport de marchandises lourdes, que ce soit dans un sens ou dans l'autre."

 

Et encore aujourd'hui quand un plaisancier part en vacances, il a intérêt à aller charger et décharger son bateau à Cassis, Marseille ou un autre port de la côte sous peine de pénibles allers-retours chargé comme un baudet sur un bon kilomètre sans compter les escaliers plutôt raides à emprunter côté carrière ou les sentiers malaisés côté Presqu'île !

 

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"Pourtant, l'endroit a été, occasionnellement, utilisé pour le trafic commercial. Au dix-septième siècle, des cargasions de vin et de raisins y sont débarquées, le port de Marseille refusant, d'accueillir ce deux denrées. En 1720, Marseille est frappée par la grande peste et une tartane chargée de blé est déroutée jusqu'à la calanque pour y décharger ses sacs. Peu après, en 1739, les navires sont obligés d'y aller faire leurs chargements, faute de pouvoir relâcher à Cassis, dont un texte de l'époque précise : «... à cause que le port de Cassis est en partie comblé et que la communauté de cette ville n'est pas en étt d'en reler le môle qui se détruit, faute de réparation.»

A ces quelques souvenirs de caractère pacifique, il faut en rajouter d'autres, beaucoup plus rares et belliqueux. Ainsi en 1744, à la suite d'une bataille navale au large de Toulon, un convoi de bâtiments espagnols se réfugie à Port-Miou. Il y est poursuivi par une frégate anglaise qui débarque des troupes qui, pour finir, sont contraintes à réembarquer face à une colonne de secours hâtivement dépêchée depuis La Ciotat."

(...)

 

(Extrait de Passion calanque - Texte : Patrick Mouton)

 

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 11:04

 

Je viens de passer le week-end à Port-Miou, ma chère calanque. Même au bout de tant d'années son charme agit toujours sur moi. Il règne dans cet endroit une qualité d'harmonie...

 

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... telle que cela fait bien longtemps que des hommes y ont succombé ou s'y sont réfugiés !

 

"Comme les autres calanques situées entre Marseille et Cassis, Port-Miou est apparue lors de la quatrième glaciation, voici dix mille ans.

Au fil des siècles, combien de bateaux sont venus trouver abri dans cette calanque sinueuse qui s'enfonce sur 1450 mètres au pied des hauteurs de calcaire urgonien dominant le plan d'eau de plus de cinquante mètres ?

Grecs, Etrusques, Romains, nefs médiavales, felouques barbaresques  en quète d'un mauvais coup, puis galères royales, tartanes et pinques de négoce en partance depuis Marseille ou revenant de leur voyage annuel en Méditerranée orientale : ils sont des milliers, de faible tonnage ou alourdis de marchandises à avoir profité de la protection de Port-Miou.

Depuis les plus modestes pêcheurs venus ici ramender leurs filets ou calfater leur barque, jusqu'à d'illustres personnages comme le pape Grégoire XI, qui, en partance pour Rome en 1377 pour transférer le Saint Siège d'Avignon à la ville éternelle, trouva refuge dans la calanque contre un violent coup de mistral, avec ses vingt galères pontificales."

 

(Extrait de Passion calanque - Texte : Patrick Mouton)

 

Port-Miou, c'est aussi mon refuge à moi, un endroit où le temps est suspendu... 

 

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9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 12:09

 

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Ce sont de grosses figues violettes, certains leur donnent l’appellation : marseillaises ! C’est la saison où elles éclatent de toutes leurs forces dans le jardin, où cueillir rime avec plaisir : celui de mordre dans le fruit mûr au goût muscat à souhait.  J’en raffole !

 

Ces figues-là ont une histoire.

Quand nous avons construit la maison, une bonne vingtaine d’années en arrière, nous avons fait beaucoup de travaux par nous-même mais aussi avec l’aide d’Amirouche, un maçon algérien.

Un jour, alors qu’il se préparait à couler la dalle en ciment de la terrasse, Amirouche avait dit à L’Homme :

-         Tsssssssssssss ! T’as pas d’arbres fruitiers dans ton jardin !

Il avait raison, mais la maison n’était pas finie, le jardin pas commencé ! On se débrouillait avec ce qui était déjà planté sur le terrain avant notre arrivée. L’algérien avait poursuivi :

-         Ti viens avec moi dans la rue à côté, on fait l'mur d'la maison abandonnée, y a un figuier magnifique, ji sais comment y faut faire des boutures !

Et il était vrai que les branches d’un énorme figuier débordaient d’un mur d’enceinte dans la ruelle d’à côté. D’ailleurs, à la bonne saison, il fallait faire attention où l’on posait ses pieds tellement le sol était jonché d’énormes figues éclatées.

 

Voici donc les deux compères partis faire le mur puis la cueillette ! De retour à la maison, Amirouche avait retaillé les branches coupées, puis les avait planté parmi notre haie en expliquant :

-                     Ti plantes avec trois doigts, ti as des figues dans trois ans ! Ti plantes avec cinq doigts, ti as des figues dans cinq ans !

 

Je dois avouer que j’avais assisté à la plantation en étant assez sceptique mais nous étions en plein mois de mars, dénommé mois des fous, c'était donc bien le moment de faire des choses un peu folles ! C'est ainsi que dix petites branches s'étaient retrouvées alignées en pleine terre, ma foi, on verrait bien !

 

Ma foi, c’est tout vu, elles ont toutes pris racine !!!

 

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8 septembre 2010 3 08 /09 /septembre /2010 09:40

 

Franchement je ne saurai dire pourquoi depuis quelques jours j'ai cet air-là qui me trotte dans la tête ! Une petite musique même pas spécialement de ma génération !

Marcel Mouloudji (16/9/1922 - 14/6/1994) né d'un père kabyle et d'une mère bretonne a toujours vécu à Paris.

On écoute ?

 

 
 
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