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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 14:57

 

On peut emprunter le ferryboat pour aller du Quai de Rive-Neuve au Quai du Port, on peut choisir de se mettre à l'ombre ou au soleil...

Il y a un côté pile et un côté face et côté cour et côté jardin...

Et à la calanque de Port Miou il y a la rive ouest, côté Presqu'ïle de Cassis et la rive est, côté carrière.

 

Notre bateau est côté carrière, ce qui se traduit pour y accéder par une marche de sapeur sous le cagnard de l'été. Une marche puis un escalier raide et rustique à emprunter... avec évidemment toujours plein de paquets à porter ! Mais surtout suppose, avant de pouvoir même  attaquer la marche à pied, d'arriver à l'aube afin de trouver une place pour garer sa voiture dans un parking gratuit ; donc très convoité par tous les promeneurs des calanques...

 

Les ans passant et nous ne rajeunissant pas... nous avons décidé cette année avec mon capitaine de prendre un abonnement (payant) au parking de la Presqu'île. Dans ce cas de figure, vu que c'est un parking IMMENSE, quelque que soit l'heure de votre arrivée, il y a toujours des places... de plus nous avons la possibilité de s'approcher de beaucoup plus près de notre bateau avec juste une petite marche en terrain plat à la fin, exit les escaliers !

Sauf que, si vous avez bien suivi le déroulement de l'histoire, nous nous trouvons de l'autre côté !!! Il faut donc traverser !!!

 

Port-Miou-019.jpg

 

 

A la nage ?

Euh... pas précisément mais avec une vieille annexe, ça le fera !

Et arriver sur son bateau en bateau... je vous dis pas le plaisir !

Si je vous le dis !

 

Marseille-005.jpg

 

 

Et voilà, on est de l'autre côté.

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Published by Philomène - dans LA Calanque
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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 13:33

 

D'un côté à l'autre côté, de l'autre côté à l'un côté ! C'est une traversée en travers de la mer. Probablement la plus courte navigation du monde ! Mais quel plaisir ! Tout à coup, on se sent ailleurs, comme en retrait de la ville, spectateur et acteur.

 

Marseille-007-copie-1.jpg

 

Ci-dessus, voici notre bateau quittant le Quai du Port, côté Mairie, pour venir s'amarrer Quai de Rive-Neuve.

Et là-dessous notre navire abandonnant le Quai de Rive-Neuve pour rejoindre l'Hôtel de Ville.

  Marseille-010-copie-2.jpg

 

Entretemps dans quelques minutes suspendues on aura saluer le Vieux-Port en son entier.

 

Marseille-012-copie-1.jpg

 

Oh Bonne Mère ! Vous voulez que je vous dise ? Cette traversée, je l'adore et cette ville, j'en suis raide dingue !

D'ailleurs, ne lui ai-je pas consacré un swing ? Marseille

   

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24 août 2010 2 24 /08 /août /2010 12:28

 

On efface tout et on recommence !

Et oui, à ceux et celles qui ont suivi mes déboires "ordinatiques" des derniers jours,  je signale que - mystère et boule de gomme - tout s'est remis à fonctionner aussi mystérieusement que cela s'était arrêté ! Je ne saurai jamais pourquoi...

Aussi pour rattraper mes frustations... je crois bien que je m'en vais vous balancer aujourd'hui : des tonnes de photos, des vidéos, de la musique, plein de caractrèes particuliers, des tableaux... bref tout ce dont je ne pouvais plus me servir ! Non, je blague !

Mais tant qu'à repartir, pourquoi ne pas repartir en "ferriboate" ?

 

Marseille-014.jpg

 

C'est le 1er février 2010 que Jean-Claude Gaudin, maire de notre antique cité, a inauguré le petit nouveau de la flotte de la ville.

Il s’agit d’un grand catamaran nommé « Ferry-boat » qui pourra transporter à son bord 45 passagers et traverser le Vieux-Port  toutes les 3 minutes. Le plus de ce bateau réside dans le fait qu’il soit électro-solaire, autrement dit, son toit est recouvert de panneaux photovoltaïques.
La traversée du Vieux-Port est légendaire, bien qu’elle soit l’une des traversée les plus courtes qui existent avec une distance de 283 mètres entre la Mairie et la place aux Huiles !

Le Ferry-boat va donc logiquement remplacer le César qui a effectué la fameuse traversée jusqu’en 2008, année à laquelle il prit une retraite bien méritée.
 

Imaginez un peu : la ligne a été ouverte en 1890... Ce qui a changé depuis ? D'abord, depuis 2007, la traversée est gratuite !

Ensuite, les caractéristiques du nouveau catamaran. Si l’allure des anciens ferry-boat avec leur forme trapue est conservée, le nouveau n’a plus le fond plat. Il reste néanmoins « amphidrome » et utilise en partie des matériaux composites. La visibilité est plus large que sur l’ancien ferry-boat et les sièges rappellent la forme des « navettes » (petits biscuits typiquement marseillais réalisés dans la plus ancienne boulangerie de la ville).

 

Marseille-018-copie-1.jpg

 

Allez zou, on embarque ?

 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 13:19

 

L'été est-il le temps favori des grandes tablées, familiales, amicales, programmées ou improvisées ?

Assurément la saison se prête à des déjeuners sous l'ombre protectrice d'un grand pin, d'un parasol ou d'une treille muscate...

Probablement afin de se simplifier la vie la maîtresse de maison va-t-elle choisir un "plat unique".

Et pourquoi pas une paella ?

Mais attention pas une paella où poulet et lapin viennent faire de la figuration intempestive, non, personnellement je préfère une paella au poisson et crustacés, au goût plus fin.

 

Ingrédients :

100 gr de riz par personne (j'aime bien le "camargue" en honneur à ma région !)

5 belles tomates bien mures

2 oignons

3 poivrons verts

une poignée de haricots verts frais (ou la moitié d'une petite boîte)

une boîte de 250 gr de petits pois

1 paquet de grosses gambas surgelées (ou des fraîches...)

500 gr de petites seiches (surgelées ou fraiches)

1 petite queue de baudroie pour deux personnes donc calculer combien il vous en faut

1 kg de moules d'Espagne

sel - poivre - safran - piment rouge doux

feuille de laurier - fenouil sec

huile d'olive

citrons

 

recettes 012 

Dans le plat de la paella mettre de l'huile d'olive puis les oignons coupées en rondelles, laisser blondir, ajouter les tomates (ébouillantées auparavant pour enlever la peau), laisser fondre, ajouter les poivrons verts coupés en grosses lamelles, laisser cuire à petit feu avec sel, poivre, rajouter un peu d'eau s'il le faut afin que tout soit pratiquement cuit puis mettre les petits pois et les haricots verts (cuits préalablement si frais).

Dans une casserole d'eau bouillante, mettre le fenouil, la feuille de laurier, une dose de safran (du vrai pas de Spigol !!!) et faire cuire les baudroies coupées en tranches, enlever, égoutter au-dessus d'une passoire, ébouillanter alors les petites seiches dans l'eau de cuisson des baudroies, égoutter, réserver le tout.

Faire rougir les gambas dans un peu d'huile d'olive dans une poele, réserver.

Nettoyer les moules puis les faire ouvrir dans un fait-tout. Réserver à part.

 

Une demi-heure avant de passer à table, mettre le riz dans "la paella", couvrir d'eau, ajouter 3 ou 4 doses de safran, sel, poivre, piment doux, surveiller la cuisson. 5 minutes avant la fin, ajouter les tranches de baudroie, les seiches, . Tourner délicatement. Mettre et les moules dans leur demi-coquill et les gambas  sur le dessus, décorer avec des quarts de citron. Servir immédiatement avec une sangria...

   

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 10:01

 

C’est un vase vert qui joue les potiches ! Il trône dans le grand salon d’un hôtel de Menton.

Difficile de faire plus kitsch.

 

Menton-001.jpg

 

A vous avouer, pas franchement le style d’objet que je mettrais chez moi (déjà faut avoir la place) ! Mais, en même temps, un truc assez fascinant, vestige d’une époque révolue.

Je l’ai pris en photo sans vraiment savoir ce que j’en ferai. Puis j’ai pensé au potier qui l’avait crée, probablement dans les années 1900.

Et j’ai imaginé une histoire…

 

Le potier avait une épouse : totalement ravissante et assez volage ! En fait, non, pas volage, seulement aguicheuse, allumeuse, ne se lassant jamais de voir ses charmes agir, les hommes fascinés par son regard myosotis, ses boucles blond vénitien, son teint diaphane et sa taille de guêpe.

La belle était frivole mais fidèle.

Jusqu’au jour où un aristocrate russe frôlant les deux mètres, à la carrure athlétique et aux profonds yeux noirs vint s’installer dans la petite ville où elle résidait avec son potier de mari.

L’artiste et sa femme menaient une vie assez mondaine ! En vérité, le potier était apprécié des notables de sa cité et des environs. De ce fait ils étaient souvent convié à des dîners d’apparat. On pouvait se poser la question :  la beauté et la grâce de la jeune femme avaient-ils une incidence sur les invitations ? Tel un chef d’œuvre exposé, la trop charmante provinciale avait certainement sa place au milieu du décorum d’un souper !

En tout cas, c’est lors d’un de ces repas que la Vénus et le russe firent connaissance et qu’à quelques temps de là, la belle succombait…

 

Les amants eurent beau user de stratagèmes pour se voir en cachette, la ville était petite, les gens médisants et le potier finit par apprendre son infortune.

L’homme fut malheureux, néanmoins toujours éperdument amoureux de son infidèle. D’autre part, dans son malheur, une chose le rassurait, la potière et le noble faisaient partie de deux mondes qui ne se mélangeaient qu’au lit !

A la fin des fins, c’est lui qui garderait son adorable coquette. Il suffisait de prendre son mal en patience…

Sauf que les mois passaient et que l’idylle entre sa gracieuse épouse et l’aristocratique russe continuait…

Le potier s’impatientait, les gens se moquaient : un cocu même magnanime reste un cocu, notre homme décida d’agir.

Mais le potier, vous l’aurez déjà deviné, était un brave gars. Pas de vengeance brutale, de meurtre ni de guet-apens prévu pour le russe. Il devait trouver une autre idée...

Or, il se trouvait qu’il était en train de façonner une série de grands vases pour un palace de Menton.

Un matin, tout en travaillant des motifs sur un des pots, l'artisan sut ce qu'il devait faire. Il pensa très fort à ce diable de russe qui lui volait sa bien-aimée. Un diable, justement, voilà ce qu’était ce maudit russe, un diable.

 Menton-002.jpg

 

Sitôt pensé, sitôt inventé, le potier sculpta la face d’un diable tout en le maudissant et s’écriant :

- Va-t’en d’ici damné russe, va où tu voudras mais va-t’en d’ici pour toujours !

Restait à donner une couleur à la poterie, il pensa à du vert, couleur de l’espérance… puis, les poteries cuites, la commande fut livrée.

Un mois plus tard le noble russe quittait la petite ville, ses affaires l’appelaient à Genève…

On ne le revit jamais.

 

La ravissante potière pleura en cachette, refusa quelques soupers, perdit quelque couleur sur ses jolies joues. Et puis, un soir, elle regarda son mari et lui sourit. Elle savait parfaitement la patience que l'homme avait déployé à son égard.  Quelle plus grande preuve d'amour aurait-il pu lui offrir ?

Aussi, à partir de cet instant, elle décida de ne plus se consacrer qu’à son potier de mari et aux petits potiers qui naquirent quelques temps plus tard.

 

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 15:25

 

Sur la côte d'azur, il est des lieux bling-bling à l'instar de Cannes ou St.Tropez ;

La Principauté de Monaco avec son palais d'opérette et ses buildings se prenant pour des américains...

Des villes aux accents d'Italie telles Nice ou Menton avec leurs persiennes qui me font penser à des paupières à demi-baissées Menton-007.jpget puis il y a les remparts d'Antibes... chers à mon coeur d'enfant...

Il y a surtout, hélas, partout, trop d'immeubles et de béton pour qui a connu cette côte avant le déluge de constructions...

 

Pourtant, à quelques kilomètres de ces métropoles en surchauffe les mois d'été existent encore de  tranquilles villages.

C'est le cas de Falicon en surplomb de la baie de Nice. Je vous suggère le détour, je vous suggère le "Parcours" !

"Parcours" étant le nom du restaurant tenu par Menton-013.jpgFrédéric Galland.

Nous y avons fait hier un repas inoubliable :

- des Saint-Jacques rôties sur un naturel croquant d'artichauts violets et de cêpes, agrémenté de truffe blanche

- un rôti de veau de lait en écrin d'herbes, caviar d'aubergines, spaghetti façon carbonara

- un millefeuille croquant aux fraises marinées, crème légère aux écorces de citron et basilic, glace aux olives de Nice

mais le choix d'entrées, de plats et de desserts est vaste et le prix me semble raisonnable pour un repas gastronomique (39 euros) qui n'oublie pas la mise en bouche et les mignardises avec le café.

Évidemment il faut compter en plus le prix d'une bouteille de vin toujours un peu trop cher dans ce genre d'endroit... mais enfin une fois n'est pas coutume !

En semaine le chef propose aussi un menu à 24 euros.

 

Menton-023.jpg

 

Oui, il pleuvait hier sur le côte d'azur, tout à fait un jour à bouder le bord de mer et à préférer un  repas gastronomique dans la montagne !

 

www.restaurant-parcours.com

 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 12:20

 

Le robinet fuyait, fuyait tant qu'il pouvait depuis trois ans.

Un récipient recueillait l'eau qui fuyait.

J'oubliais régulièrement de vider le dit récipient

qui débordait, débordait, débordait régulièrement !

 

Arrive un jour où le robinet décide d'accentuer la pression,

arrive ce beau matin où il devient évident que la situation n'est plus tenable !

 

Après, c'est au tour de L'Homme de prendre la situation en main,

de se transformer en plombier, menuisier, carreleur...

Car chacun sait bien ces dégâts qu'occasionnent une inondation...

A moindre échelle, le résultat chez moi était tout de même saisissant.

Ci-dessous les restes de l'étagère à côté de la fuite  !

 

 

divers-maison-et-environnement-068.jpg 

Voilà où vous entraîne un peu d'eau qui s'promène : changer de robinet, changer d'évier, refaire des étagères et du carrelage.

    divers-maison-et-environnement-065.jpg 

Mais le résultat valait le coup d'être privé d'eau pendant quarante huit heures...

Ils sont pas beaux mon évier et mon robinet tout neuf ?

 

divers-maison-et-environnement-074.jpg

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:27

 

4644449314_f31e140b39.jpg

 

Pierre Rabhi est philosophe et un des pionniers de l'agriculture biologique.

Dernier ouvrage paru : Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010)

 

« L’été est pour moi un moment de plénitude. Je cesse de voyager pour être avec les miens, dans notre ferme ardéchoise. Je suis alors dans le rapport à la terre le plus intense. J’entretiens mon jardin, je l’arrose, je m’occupe de mes arbres. Je reprends ma vie de paysan et m’y consacre presque entièrement. Au printemps, la pluie est revenue. J’ai fait mes petits plants sous une serre et ai repris ainsi, doucement, mon idylle. Quand je suis absorbé dans mes tâches, j’ai l’impression d’être né pour cela. Mes engagements actuels me détournent un peu de mon aspiration première. Je m’étais fait, il y a longtemps déjà, une feuille de route très simple : mener une vie de paysan, de la terre et pour la terre, dans la beauté de la nature. Le fait d’intervenir ailleurs dans des projets de développement m’a transformé en petit thérapeute et en avocat de la terre qui essaie de convaincre d’autres de la défendre, d’en prendre soin. Mais je n’aime rien tant que d’être avec elle dans un rapport direct, tactile, charnel. Je suis, avec mon jardin, dans un rapport amoureux qui mêle tout ce que l’on connaît de l’amour : l’envie de donner et de recevoir dans une mutuelle « énergisation », l’attrait pour le mystère insondable de ce qui l’anime.

 

Plus je travaille la terre et plus je me rends compte qu’il existe un seuil indépassable dans la compréhension de ce qui s’y accomplit. On peut décrire des phénomènes, développer des savoir-faire, mais ce qu’il y a derrière tout cela, ce qui fait qu’une graine germe ou qu’un arbre pousse, que les fleurs arrivent au moment où elles doivent arriver…, cette intelligence fascinante nous est à jamais inaccessible. C’est ce qui nourrit notre esprit. L’incompréhensible devient langage, nous fait entrer dans un songe. S’il ne s’agissait que de produire des denrées alimentaires pour les mettre sur la table, tout cela n’aurait aucun intérêt pour moi. La vie de paysan est ma voie initiatique. De même que nous nous éloignons, en grandissant, de la fusion avec la terre, nous nous éloignons de la fusion avec nous-même, avec notre propre corps. Si nous étions attentifs à lui, nous nous émerveillerions de la même manière devant le miracle qui s’y déroule. Nous sommes nous-même nature. J’en fais l’expérience puissante lorsque je suis dans mon jardin, galvanisé par les éléments. Je sens alors que j’habite un espace très large, plus vaste que ma maison et que les limites de mes plantations. Je sens l’énergie de la terre en attente d’être fécondée, l’énergie des graines qui germent en son sein, appelant les énergies célestes, soleil, lune, étoiles… Tout est en tout. Et, du contact le plus tangible, le plus concret avec le sol, j’accède à l’universel. Je me sens dans une vastitude immense, conscient à la fois de l’insignifiance de mon petit corps perdu dans le cosmos, mais capable, par mon esprit, d’appréhender l’univers. »

 

Juillet 2010

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 12:20

 

L'ami d'un ami (mais pas sur Face de Bouc !) m'a envoyé un texte que j'ai trouvé écrit d'une plume gracieuse, tendre et alerte.

Me suis pensée que vous le trouveriez peut-être vous aussi à votre goût !

 

divers-maison-et-environnement-045.jpg Il n’est de plus bel idéal que celui de transmuter notre médiocre quotidien. Embellir la vie !
La sienne et celle des autres !
Avec une baguette magique : le principe d’inversion, et les effets paradoxaux de son application :
C’est parce que nous commençons par donner que nous recevrons ensuite !
Alors, une soustraction devient une addition et l’ordinaire des jours se métamorphose en « conte de faits.»

Brank de Ruzey "    

 

 

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Published by Philomène - dans Ecrivants - écrivains
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 11:28

 

divers-maison-et-environnement-064.jpg

  

C’est un mot rond, maison.

Un mot conjugaison, déclinaison.

Un mot liseron qui s’enroule et se déroule autour de nos horizons.

Mot moelleux comme un macaron ferme à l’extérieur et doux à l’intérieur .

Pour la séquence cinéma, se souvenir d’E.T. : « Téléphone maison, téléphone maison. »

Pour la séquence chanson fredonner « elle est ma chance à moi, ma préférence à moi. »

Pour la séquence émotion penser : c’est ma maison.

Une maison à sa ressemblance. Cela a-t-il de l’importance ? 

Ma foi, dans les faits, la maison n'est-elle pas le plus souvent le reflet de son propriétaire ?

 

Le macaron marron est rond.

Ma maison s’abrite sous un grand chapeau pointu. Trois pentes de tuiles roses pour voir la vie en… bleu. Pour le bleu, j’hésite toujours entre lagon, myosotis, lavande ou couverture papier des anciens livres d’écoliers.

Bleu comme le lourd portail de bois, bleue comme la porte étroite, qui s'ouvre sur un chemin gris et pavé.

Parce que… "sous les pavés, la plage" !

Ah, ça fait déjà pas mal d’images. Peut-être que nous devrions souffler un peu ou peut-être un peu rester dans le jardin qui s’étage sur trois étages.

Enfin vous savez bien je veux dire par là des restanques !

 

Maintenant, entrons… dans la maison.

Une maison où l’on s’installe pour très longtemps. Où vont se poser, se superposer au fil des années, des turbulences, nos habitudes, nos coups de griffe, nos coups de cœur, notre plaisir et toutes nos peurs.

«  C’est important une maison », insistait mon oncle Robert, les égratignures sur les murs, la peinture qui s’écaille, les retrouvailles avec parents, enfants. Les amis qui défilent, les fêtes de famille. Toutes ces choses prennent de l’ampleur sous un toit à soi et finissent par imprégner le lieu, par s’imprimer partout et se superposer comme des strates d’amour. »

Cet attachement viscéral à la pierre. Cette envie de s’accrocher là, telle une arapède à son rocher, de s’enraciner à tout jamais, de ne pas partir, jamais au grand jamais…

 

Hier Jacquadi a dit : « comprends pas pourquoi vous vous acharnez à la garder cette maison ! Tous ces ennuis d’entretien... sans compter ce que ça coûte ! Franchement entre nous, vous la vendez et c’est fini. »

Oui. Ce serait fini.

 

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