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2 juillet 2010 5 02 /07 /juillet /2010 15:57

 

4754352050_092d0878d2.jpgLes hommes d'affaires entre midi et deux vont souvent au restau ; c'est comme ça que je me suis retrouvée il y a quelques temps à deux coudes d'une palanquée de l'espèce : soit quatre types entre 35 et 50 ans.

De quoi parlent les hommes d'affaires entre midi et deux au restau ?

Et bien les hommes d'affaires parlent... affaires !

- Et le président a dit..." (mais ce n'est pas celui de la République dont ils causent !)

- Oui mais les actionnaires... (certes "importantissime" les actionnaires...)

- Cette société alors, mixte, pas mixte, paritaire, pas paritaire (mais j'en sais rien moi !) 

- Bah ! Présentez qui vous voulez (tiens, on dirait une comptine !)

 

La serveuse interrompt la discussion en venant prendre leur commande. Ah ! Les hommes d'affaires ont trouvé une autre affaire d'importance à traiter : le vin.

La question devient primordiale : quel vin choisir ? Un bordeaux, un corse, un côte du Rhône...

Mais un autre dilemne apparaît : il ne reste que deux cailles... Seigneur ! Ils en voulaient tous ! Qui va se sacrifier ?

La serveuse s'en va sa commande sous le bras ; le débat peut reprendre.

- Vous allez voir, c'est un bon petit restau qui ne paie pas de mine...

- Et si on envoyait un espion à la réunion ? (Ai-je bien entendu, un espion ?)

- La Presse ! Plan... Contrats... 50 ans que la régie perdurait (et moi je suis perdue...)

 

Les hommes d'affaires me dépriment, j'ai l'impression qu'ils se partagent la ville comme à une autre échelle, d'autres doivent se partager le monde.

Je me demande si les femmes d'affaires au restau parlent aussi affaires...

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 12:40

          

A qui la faute ?

 

 

     4326164712_02b738726b.jpg                         Un homme très pauvre vivotait péniblement. Pourtant, il était loin d'être paresseux, au contraire. Il travaillait sans relâche, se fatiguait, s'épuisait. Mais en vain. Il restait toujours très pauvre.

           Un jour, excédé et découragé, il décida d'aller protester auprès de Dieu contre l'injustice du sort qui lui était réservé et aussi pour Lui demander d'y remédier.

           Sitôt dit, sitôt fait ; il se mit en route.

           Chemin faisant, il rencontra un loup.

           -  Bonjour maître voyageur ! Quel bon vent t'amène ? Quelle est ta destination ? s'enquit le loup.

- Je me rends auprès de Dieu. Je vais lui ouvrir mon coeur. Il a été injuste envers moi ; je vais Lui demander d'y mettre un terme.

 - Bravo ! Bonne chance ! Mais puisque tu y vas, veux-tu me rendre service ? Dis également à Dieu, que je ne comprends rien au  sort qu'Il m'a réservé. Du matin jusqu'au soir je cherche de quoi manger ; en vain. Demande-Lui pourquoi Il m'a crée s'Il devait me laisser mourir de faim ? Combien de temps cela va-t-il durer encore ?

 - C'est entendu, je Lui parlerai de toi, promit l'homme, et il poursuivit son chemin.

           Au bout d'un certain temps, il rencontra une belle jeune-fille.

 - Bonjour, maître voyageur ! Où vast-u ainsi ? demanda-t-elle.

 - Je me rends auprès de Dieu, j'ai une requête à Lui présenter.

 Et l'homme expliqua à la jeune-fille le détail de ses doléances.

 - Je te souhaite bonne chance ! répondit cette dernière. Mais puisque tu y vas, peux-tu Lui parler de moi aussi ? Dis-Lui qu'il existe sur terre une jeune-fille comme moi, jeune, en bonne santé, jolie, riche, mais qui se sent malheureuse. Que doit-elle faire pour atteindre le bonheur ?

 - Compte sur moi ! Je Lui parlerai de toi aussi, promit l'homme, et il poursuivit son chemin.

 Il marcha encore quelque temps, puis il fit halte auprès d'un arbre aux branches nues, bien qu'il fût planté dans une terre fertile.2061052355_c098162fb1.jpg

 - Où vas-tu ainsi ? demanda l'arbre.

 L'homme expliqua ce qu'il voulait faire.

 - Puisque c'est ainsi, pria l'arbre, veux-tu parler à Dieu de moi aussi ? Dis-Lui que je ne comprends rien au sort qu'Il m'a réservé. J'ai pris racine dans cette terre fertile, et pourtant, été comme hiver mes branches demeurent nues. Quand donc aurai-je, moi aussi, des feuilles vertes comme les autres arbres ?

 L'homme promit à l'arbre d'en parler à Dieu et poursuivit son chemin.

 Il marcha jour et nuit. Enfin il arriva auprès de Dieu. Il Le salua avec humilité et attendit qu'Il lui adressât la parole.

 - Tu es sans doute venu pour me soumettre une requête. Parle ! Je t'écoute, lui dit Dieu.

 - Voilà ! On dit que Tu es impartial, que Tu traites tous les hommes de la même manière. Mais prenons mon cas : je travaille comme un forcené, je me fatigue, je fais tout, et pourtant je suis toujours pauvre et n'arrive pas à manger à ma faim. J'en connais d'autres qui ne travaillent même pas la moitié autant que moi, mais qui sont riches et mènent une vie agréable. Où est l'égalité et l'impartialité là-dedans ? débita l'homme d'un seul trait.

 - Soit ! Je t'offre ta chance ! Désormais tu seras riche et heureux. Va maintenant et sache profiter de ta chance, répondit Dieu.

 Le bonhomme remercia Dieu pour Sa bonté et, avant de prendre congé, Lui transmit également les requêtes du loup affamé, de la belle jeune-fille malheureuse et de l'arbre aux branches nues.

 Dieu fournit les réponses correspondant à chacun des cas. Notre homme renouvela ses remerciements et prit le chemin du retour.

 En premier lieu, il rencontra l'arbre.

 - Alors ? Quelle réponse  m'apportes-tu ? s'enquit l'arbre.

 - Dieu a dit pour toi, qu'une énorme quantité d'or se trouve cachée juste sous tes racines. Tant et aussi longtemps que cet or n'aura pas été enlevé de là, tes racines ne pourront te nourrir suffisamment et tes branches resteront sans feuillage.

 - Mais c'est formidable ! se réjouit l'arbre. Fais vite ! Creuse ! Prends l'or ! Nous en profiterons tous les deux ! Tu seras riche et j'aurai enfin des feuilles vertes !

 -Oh non ! Je regrette. Je n'ai pas de temps à perdre ! Dieu m'a offert ma chance. Il faut que je me dépêche d'aller la trouver et en profiter !

 Et il s'éloigna à grands pas.

 Puis il rencontra la belle jeune-fille malheureuse, qui lui demanda :

 - Alors quelles nouvelles m'apportes-tu ?

 - Eh bien ! Dieu a dit que pour être heureuse, tu dois trouver un époux pour partager avec lui tes joies et tes peines.

 - Puisque c'est ainsi, accepte de devenir mon époux ; pria la jeune-fille. Nous nous rendrons mutuellement heureux.

 - Oh non ! Je regrette. Je n'en ai pas le temps ! Dieu m'a offert ma chance ; je dois la découvrir et en profiter ! Je suis pressé... répondit notre bonhomme et il s'éloigna à toutes jambes.

 Le loup affamé l'attendait avec impatience. Dès qu'il l'aperçut, il courut ver l'homme :

 - Alors ? As-tu vu Dieu ? Qu'a-t-Il dit pour moi ?

 - Laisse-moi te raconter d'abord, qu'après t'avoir rencontré, je croisai une belle jeune-fille et un arbre aux branches nues. La première me pria de demander à Dieu pourquoi elle demeurait malheureuse ; l'arbre voulait savoir pourquoi il restait sans feuillage. Figure-toi qu'en ce qui concerne la fille, elle doit trouver un époux pour cesser d'être malheureuse. Quand je lui en fis part, elle me proposa de l'épouser. Quant à l'arbre, il paraît que l'or caché sous ses racines l'empêche d'avoir des feuilles ; l'arbre eut le culot de me proposer de creuser sous ses racines pour le débarrasser de cet or. Bien entendu, je refusai ces deux propositions. Dieu m'a offert ma chance ; il faut que je la trouve rapidement, pour pouvoir en profiter enfin. Je n'avais pas de temps à perdre ni avec la jeune-fille ni avec l'arbre.

 - Et pour moi ? Quelle est la solution de mon problème ? demanda le loup affamé.

 - Voilà ! Pour toi, Dieu a dit, que tu dois errer affamé jusqu'à ce que tu rencontres un imbécile que tu dévoreras pour assouvir ta faim.

 - Où veux-tu que je trouve un plus grand imbécile que toi ? rétorqua le loup. Et il dévora notre bonhomme.

 

Raconté par Chaké Der Melkonian-Minassian

Contes Arméniens (Editions Kirk)

 

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 20:29

 

divers-maison-et-environnement-001-copie-1.jpg

 

Une fleur d'hortensia dans le petit matin, déjà un peu fanée.

Mais la beauté devrait-elle toujours être éclatante ?

 

Grand Fils a dit : "il devient moche ce chat !"

Oui, le chat a vieilli, approchant ses 19 ans...

 

Triste civilisation...

 

 

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 12:07

 

Dans la chaleur qui plombe, l’ombre du figuier me fait signe :

 

- Viens, viens, ici tu seras bien.

Alors je me pose dans un vieux fauteuil en plastique

venu me soutenir dans les travaux de peinture.

 

Il s'agissait de repeindre en rouge basque la table en fer forgé

qui n'en pouvait plus d'être rouillée.

 Happer l'instant. divers-maison-et-environnement-003.jpg

 

Ecouter le vent léger, à peine un bruit de feuillage dérangé

par un insecte ayant trouver une cachette sûre

sous les feuilles roussies.

 

Tendre l'oreille, le temps passe...

La douceur de l'air, la fragilité de la vie

Et l’harmonie d’un jour d’été.

   

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 16:08
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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 11:29

 

A la suite de l'historiette d'hier, interrogation !

Toujours collé L'Homme et moi ?

Misère, oui...

Pour le meilleur et pour le pire disaient à une époque révolue Monsieur le Maire et Monsieur le Curé !

De nos jours, quand le pire arrive, le couple expire... nous avons tenu le choc. Comment savoir quelle est la meilleure solution ?

Évidemment qu'il y a bien des fois où l'envie de prendre la tangente me tourmente ! Le pire est honnêtement ce sont le plus souvent pour de stupides et insipides problèmes de quotidien.

Encore le quotidien ? J'ai écrit un recueil sur le sujet... (Du quotidien à voix haute -Editions Manoirante) et toujours pas de solution ?

Euh... peut-être pas mais quelque compréhension se pointe à l'horizon !

Oui, j'ai compris d'où viennent la plupart des conflits !!! C'est à cause du modèle... de l'Homme... un modèle année 1943 ! N-B930.jpgVous imaginez ?

Les modèles de ces années-là, sauf l'exception qui confirme la règle, qui plus est le mien issu d'une série limitée "made in Corsica"... (là je suis en train de me mettre toute les mâles de l'île de Beauté sur le dos)... ne sont aptes ni au ménage, ni au repassage, encore moins à la vaisselle ou à toute autre vulgaire tâche ménagère ! Disons qu'avec un spécimen de cette époque, la femme fait dans les 85 % quand l'homme arrive péniblement à remplir son quota de 15 % (encore une fois il s'agit d'une moyenne...)

 

Apparemment les nouveaux modèles fabriqués à partir des années 80 sont nettement plus performants... question répartition boulot intra-muros s'entend !!!

Faudrait-il alors que je remplace mon échantillon par un modèle datant de cette période ?

Ah ! Dilemne...

Parce que nous voyons bien que de nos jours les marchandises sont plus fragiles, ont une durée de vie moins longue... Ces nouvelles versions sont-elles bien fiables ? D'autant plus quand les services après-vente vous répondent qu'il n'y a plus de pièces de rechange...

Alors... je crois que je vais garder mon ancien modèle, il a fait ses preuves.

Et puis tenez, hier, un exploit  : L'Homme a déménagé tout seul le vieux four pour le remplacer par un neuf dont on venait d'hériter !

 

Conclusion : j'ai toujours un homme ancien mais un four neuf !

 

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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 12:16

 

3879976187_a4b18e844a.jpgL’annulaire est le quatrième doigt de la main. On l’appelle annulaire, car c’est le doigt sur lequel on porte le plus souvent les anneaux et les bagues, et notamment l’alliance, le symbole du mariage.

Mais pourquoi l’alliance se porte-t-elle sur l’annulaire ?
Pour répondre à cette question, on se tourne vers l’Asie, où il y a une belle et convaincante explication donnée par les chinois.
Dans cette explication chacun de vos doigts représentera une ou plusieurs personnes :
   Le Pouce représente vos parents.
   L’Index (second doigt) représente vos frères et sœurs.
   Le Majeur vous représente (c’est celui du milieu).
   L’Annulaire représente votre partenaire.
   L’Auriculaire (le plus petit) représente vos enfants.

Tout d’abord, coller vos mains paume contre paume, ensuite plier les doigts du milieu pour les mettre dos à dos (et bien les laisser collées dos à dos surtout).

Les extrémités des 3 autres doigts et du pouce sont ouvertes et collées.
Maintenant, essayez de séparer vos pouces (vos parents).
Ils vont s’ouvrir, parce que vos parents ne sont pas destinés à vivre avec vous tout au long de votre vie, et doivent vous quitter tôt ou tard.
Recoller vos Pouces.
Séparer vos Index (vos frères et sœurs).
Ils vont aussi s’ouvrir, parce que vos frères et sœurs auront leurs propres familles et leurs propres vies.
Recoller vos Index.
Essayer de séparer vos petits doigts (vos enfants).
Ils s’ouvrent aussi, parce qu’un jour vos enfants vont grandir, se marier, s’installer dans leur propre maison et gérer leur vie.
Recoller vos petits doigts.
Enfin,  essayer de séparer vos annulaires (votre femme ou votre mari).
Vous allez être surpris, car vous n’y arriverez pas. Le mari et la femme sont réunis par un lien sacré et doivent rester ensemble toute leur vie pour le meilleur et le pire.
C’est-y pas mignon ?

                                       Quelle belle théorie de l’amour !

 

  

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Published by Philomène - dans Des histoires
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 15:20

 

Invitation de la folie ! ..

 

             fable

              de

Jean  de la Fontaine3368913054_7a83408466.jpg 

 


La Folie décida d'inviter

ses amis pour prendre

un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.

   

Après le café la Folie proposa :

On  joue à cache-cache ?
 - Cache-cache ? C'est quoi, ça ?

demanda la Curiosité.
- Cache-cache est un jeu.

Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
Quand j'ai fini de compter je cherche,

et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse.
-1, 2, 3,... la Folie commença à compter.

 

L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
La Timidité, timide comme toujours, 
se cacha dans une touffe d'arbre.
La Joie courut au milieu du jardin.
La Tristesse commença à pleurer,

car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher.
L'Envie accompagna le Triomphe et se cacha
près de lui derrière un rocher.

La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.

Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99.

       - CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher.

 

La première a être trouvée fut la Curiosité,
car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir 
qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté,
la Folie vit le Doute

au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, laTristesse, la Timidité...

Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda :
Où est l'Amour ?

 

Personne ne l'avait vu.
La Folie commença à le chercher.
Elle chercha au-dessus d'une montagne,

Dans les rivières au pied des rochers.
Mais elle ne trouvait pas l'Amour.

Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier,
prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches,

lorsque  soudain elle entendit un cri : 

c'était l'Amour,

qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un oeil.
La Folie ne savait pas quoi faire.
Elle s'excusa, implora l'Amour pour avoir son pardon

et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours.
L'Amour accepta les excuses.

 


Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie
l'accompagne toujours.

 

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Published by Philomène - dans Chez les poètes
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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 07:26

 

A la fin de l'édito de Jean-Jacques Fresko, rédacteur en chef de Terre Sauvage, il y avait son adresse mail. Il m'a donc semblé normal de le prévenir de la parution d'un extrait de son épatant édito plein de tendresse, d'humour, écrit d'une plume alerte et consacré au futur Parc National des Calanques.

Et bien le monsieur m'a répondu et m'a même donné la permission de mettre son édito Les Calanques  au complet, en n'oubliant pas simplement de mentionner le nom du magazine : Terre Sauvage.

Ce point-là, pour moi, coulait de source ; toujours rendre à César ce qui appartient à César.

Voici donc la suite, et Dieu que "mes" calanques sont bien racontées !

 

3637426643_8fdd4a9496.jpg

 

"(...) Pour comprendre le phénomène, dites-vous bien que ces calanques-là sont plus marseillaises que l'OM et la Canebière réunies. Par leur étonnante position géographique, d'abord : elles sont situées à la fois à la limite Est de la ville et dans le coeur de chaque marseillais (ce qui ne simplifiera pas le balisage pour la future administration du parc).

Par leur surprenante diversité, ensuite : ici, comme dans la métropole voisine, cohabitent les populations les plus improbables, les plus inattendues. A la ville, ce sont des hommes, dans les Calanques, c'est de faune et de flore qu'il s'agit, mais toutes sont façonnées par les embruns, le mistral et le soleil, et par cette coexistence tranquille qui fait l'étonnement, ici, des sociologues, là, des naturalistes.

Porter le nom d'un hold-up langagier ne sera pas la seule originalité du parc national. Quand tous ses confrères siègent loin des zones à forte densité de population, lui sera desservi par le réseau de bus de la métropole ! Quand partout ailleurs, on s'active à maintenir une économie rurale, ici, il faudra plutôt réglementer les usages, se partager la ressource. Parlementer, quoi. Mais ça, ça fait partie de la culture locale... Ici, il faudra à la fois ouvrir et protéger, permettre et réglementer, limiter mais pas trop. Et parler. Expliquer. Transmettre... Ce parc national inédit, ce parc qui devra tracer sa propre route et s'auto-inventer, où, ailleurs qu'ici, aurait-il pu voir le jour ? Car la vraie spécialité marseillaise, bien plus que la bouillabaisse ou le foot, c'est de savoir, comme personne, marier les contraires !"

 

Jean-Jacques Fresko, rédacteur en chef Terre Sauvage

www.terre-sauvage.com

 

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Published by Philomène - dans LA Calanque
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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 14:44

 

"Des noms propres qui, à force d'usage, se banalisent en noms communs, parfois au grand dam de leurs légitimes propriétaires, tout le monde peut en citer. Mais l'inverse ? Vous en connaissez beaucoup, vous, des noms communs qui, en douce, s'ennoblissent d'une Majuscule, se taillent un fief à la manière d'un hobereau médiéval et se déclarent d'ici et de nulle part ailleurs, au point de taxer leurs homonymes de piètres contrefaçons ? Vous n'en rêviez même pas, les marseillais l'ont fait. Le parc national qui, dans quelques mois, sera inauguré aux portes de la ville s'appelllera "parc national des Calanques". Pas "des calanques de Marseille", ni "des calanques des Bouches-du-Rhône", non. Des Calanques, tout simplement. Ah bon, il y a des calanques ailleurs qu'ici ? Les pauvres..."

 

Extrait de l'édito de Jean-Jacques Fresko rédacteur en chef de Terre Sauvage (Parc National des Calanques - Promesse d'une nouvelle vie)

 

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