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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:39

 

Un immense nuage noir dans le ciel du nord de l'Europe... et c'est la panique à bord !!! Il me plaît beaucoup, à moi, ce nuage qui vient pour rappeler aux hommes leur humilité et qu'en final c'est la nature qui commande...

 

La nature qui fait exploser les volcans et

fleurir les glycinesdivers-maison-et-environnement-011-copie-1.jpg comme celle qui joue les filles

de l'air par-dessus un mur voisin !

 

Je fais aussi jouer les filles de l'air...

Je pars pour une dizaine de jours.

En mon absence je vous souhaite

des jours heureux, des nuits calines, du soleil pour le coeur, de la pluie sur le jardin, de l'harmonie et du bon vin.

 

 

 

         A bientôt.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 17:56

@

 

@     Les origines du mystérieux @

  

  

« Savez-vous que ce cher @ qui sert pour nos adresses électroniques, n'est pas du tout un abominable symbole sorti tout droit du cerveau sadique d'un quelconque yankee ?

@ est une abréviation latine. mais oui ! Elle est employée dès le XVII ème siècle - et peut-être même avant - dans le latin dit de chancellerie, et cela dans toute l'Europe ! Elle correspond à la préposition latine ad (= à) avec l'idée de direction, et est l'origine de à en français et at en anglais, exactement comme l'esperluète & remplace et. Elle constitue assez souvent la première ligne de l'adresse de documents internationaux.

 

Par exemple : @ SSMM Ludov. & Marg. R&R de Francae

se lit               : à leurs Majestés Louis et Marguerite Roi et Reine de France

 

Vous l'aviez deviné, bien sûr !

 

Donc, ce petit symbole devrait être lu et appelé ad et non pas at en anglais , ou n'importe quel autre barbarisme. Quant à son appelation graphique, elle est, elle, on ne peut plus... française !

Ce sont des imprimeurs bien de chez nous qui ont tout simplement désigné ce caractère par ses éléments descriptifs "a-rond bas" (de casse). Bas de casse signifie minuscule, la version majuscule (haut de casse) ayant également existée. La casse est la casier dans lequel étaient rangés les caractères de plomb, les caractères majuscules -ou lettres capitales - en haut et les caractères minuscules en bas.

 

Ce terme est devenu une désignation typographique internationale : n'oublions pas que le français fut la langue de référence pendant au moins deux siècles en Europe et que les typographes étaient, par définition, des ouvriers cultivés.

Les concepteurs d'Internet ont donc gardé ce signe qui continue à être utilisé dans les pays anglo-saxons pour indiquer une adresse de destinataire.

Réjouissons-nous donc, le latin redevient, interneti graciae, langue d'usage international. Et le français aussi ! »

 

     Source : J.-Ph. Guillemant

http://jeanphilippeO.chez-alice.fr/genea/infos/arrobas.htm

 

 

                                                                                 L. de FREMINVILLE

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 16:16

 

Trois fois par an dans ma boîte aux lettres une enveloppe marron : à l'intérieur le dernier exemplaire de la revue Filigranes. Mummmmmm... soupir de contentement. Filigranes, ma revue d'écritures bien-aimée.

Mummmmm, bientôt découvrir ou redécouvrir les textes choisis dans le précédent séminaire, mettre des visages amis ou inconnus derrière les mots lus, rien que du plaisir en perspective !

Ce numéro est le 76, il se place dans la thématique de l'année : Archives d'Avenir.

Le sujet de cet exemplaire-ci étant " Tapis de la mémoire", voici mon texte :

 

 

Sous les cyprès exactement

 

 

148613503_d9bbd5ec4b.jpgTénue, immatérielle, là pourtant, présente sans contestation possible. Pour m’en assurer je fronce le nez.

La senteur imperceptible et inconsistante devient vite plus pénétrante. Pour m’en imprégner je ralentis le pas.

Et mon regard rattrape le parfum, le fixe, voici la responsable, une haie de cyprès dont d’inconscientes branches rebelles s’échappent d’un treillage et m’obligent sur l’étroit trottoir à courber la tête.

Ma main attrape un brin vert, le détache du feuillage, le froisse dans la paume, je ferme les yeux. Déboule en accéléré sous la fragile fragrance à la fois fraîche et piquante une ribambelle d’images aux coloris intenses.

L’odeur suave envahie mon corps et mon esprit ; surgi un entre-deux, un entrechat, un entre chiens et loups où ma mémoire dentelée brusquement me restitue un pan de mon histoire. Sous le soleil pétant de ce début d’après-midi, soudainement, en retrait du temps, une pause se propose. Alors à l’aplomb des arbustes buissonnants, je me pose sur le muret sur lequel est fixé le grillage d’où s’échappent les branchages verdoyants.

Ma respiration se bloque, pourquoi retourner dans ce glorieux passé sublimé ?

« Monsieur mon passé laissez-moi passer  », souffle l’âme.

Mais les doigts serrent le morceau de rameau, l’émotion persiste à une note de larmes.

Mon enfance me sourit et m’invite à dire oui au rappel sensoriel, au souvenir si mal remisé dans le carton usagé des nostalgies.

D’ouvrir une parenthèse à l’abri de l’ombre ténue des conifères.

Il sera bien temps dans un moment de reprendre le chemin pour retrouver la réalité et l’action où les choses se font et se défont.

M’octroyer en cadeau la réminiscence.

Sauter à pied joint dans la flaque immatérielle pour un instant. Plein, rond, souverain, aérien, aromatique.

 

Des cyprès, il y en a plein, partout, pourquoi tout à coup cette évocation insistante ? Question de similitude je pense ! Marcher à pas pondérés à deux enjambées des vaguelettes salées à l’humeur fantasque sur une petite route qui grimpe dans la chaleur de juillet et tomber sur ce parfum incisif, est venu chatouiller mes souvenirs assoupis.

Car juillet, une haie d’arbres d’ornement aux feuilles parfumées en forme d’écaille, une plage en contrebas, je suis passée par là.

Là-bas, une autre route bordée des persistants sempiternellement décorés de leurs grisâtres noix ovoïdes glissait aussi vers la mer, dans de trop longues et trop tendres vacances débordants de jeux sur le sable, de boules acidulées de sorbet citron dans des cornets gaufrés, de feux d’artifices dans des nuits d’été veloutées.

Là-bas existait une radieuse fillette à queue de cheval et jupette de raphia qui entamait la vie avec imprévoyance, s’endormait sous une moustiquaire et ne savait pas qu’elle avait de la chance.

 


 Léo Ferré

 

(publié dans le N° 76 de Filigranes « Tapis de la mémoire »)

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:20

 

Parfois nous portons en nous un souhait et désespérons de le voir réalisé. Jours, saisons, années passent, rien ne vient. Le désir est là, peut-être lié en supplément à une situation complexe.

" Bon sang, si seulement cela s'accomplissait, tout de même, quel soulagement !"

Puis un matin de soleil complice, le désir est satisfait : c'est arrivé.

C'EST ARRIVÉ !

 

Un grand apaisement s'installe en nous. Surtout en prendre totalement conscience. Savourer complètement. C'est un moment à ne pas rater, un instant de "complitude". Un désir satisfait est une chance à ne pas laisser passer.

Enfin, c'est ce que je ressens en cet instant comme si, tout à coup, j'étais accordé comme un instrument qui soudain se mettrait à sonner juste.

 

Surtout ne pas oublier de remercier les dieux.

  divers-maison-et-environnement-011.jpg

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 11:29

  l-003-copie-1.jpg

C'est ça aussi Marseille ma ville

qui se prélasse entre le bleu du ciel

et le bleu de la mer : 

les ruines d'une usine de soude désaffectée sur une côte désolée qui s'achemine cahin-caha vers les Goudes : village de "pescadous" un des 111 formant la cité phocéenne. 

  l-009.jpg  

 

  C'est aussi la passe entre l'île Maïre : île inhabitée, dont le nom est un reste d'Immadras Positio, point de repère que les navires romains reconnaissaient avant d'attendre le Lacydon ; aujourd'hui refuge aux oiseaux de mer et la baie des singes : sa plagette de sable blanc et son restaurant.

 

l-013.jpg

 

Mais cette cité, c'est encore arriver au bout du bout dans le hameau de Calelongue (8ème arrondissement). Vraiment le bout du monde, aussi loin que mes souvenirs remontent, j'avais cette sensation quand la voiture de mes parents stoppait devant les cabanons, les barquettes et les filets de pêcheurs séchant au soleil.

 

l-016.jpg

 

Stop, Marseille finit ici dans les grands rochers. Là, dans un univers minéral où de rares pins s'échinent à pousser entre de maigres buissons balayés par les vents, avec la mer si proche que l'on se sent obligée d'aller la caresser on entre dans une autre dimension.  

    

Quelle autre ville au monde peut vous offrir un tel décor  ? Allez, dites-le moi !

  

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 07:00

 

HOMME !

Des villes de cette pute de société occidentale

qui se vend au plus offrant,

qui n'admire que les gagnants, ce qui brille, le clinquant

n'oublie pas d'aller de perdre de temps en temps

dans un lointain désert, la proche campagne, une forêt profonde, au sommet d'une montagne ou sur la mer.

 

l-019.jpg

 

Bref, un endroit où la nature reprend ses droits, où tu redeviens humble, où tes soucis passent à l'arrière plan.

Par exemple là, sous cette falaise se cache la grotte Cosquer (nom de son découvreur).

Cette grotte unique au monde, probable sanctuaire, est datée d'après les représentations pariétales ornant ses murs entre moins 27000 et moins 19000 avant J.C .

Aujourd'hui elle se situe 37 mètres sous le niveau de l'eau.

 

Ça donne à réfléchir non ?

 

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 07:42

 

l-003.jpg

 

Le lierre s’agrippe au tronc du mûrier

Le rosier cramoisi explose à ses pieds

Scène de beauté éphémère.

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:32

 

Helice-003.jpg

 

L’hélice

 

 

Qué sera sera

Dans le sens des aiguilles d’une montre

Tourne tourne tournera

Tant que la terre est ronde

Et que les hommes glissent sur l’eau

Aux reflets gris aux vagues bleues

Des fleuves des lacs des estuaires

De mers en océans aux quarantième rugissants

Douce salée calme agitée

Tourne tourne tournera

Bi-pale, tri-pale

Tant que la terre sera ronde

Et que des hommes feront marins.

 

Bi-pale, tri-pale,

La question est capitale

La discussion dure des heures des semaines des mois parfois

S’agit de gagner un demi-nœud,

Voyez un peu, c’est très sérieux.

 

Aller plus loin plus vite pour un navigateur

N’est pas histoire d’amateur,

Bi-pale, tri-pale

Choix non esthétique mais arithmétique.

Car pour naviguer sur l’eau

Couverte d’écume, sous la brume,

Tourner autour d’îles mythiques,

De l’Atlantique au Pacifique,

Cet appareil de propulsion

Que n’avait pas Christophe Colomb et

Dont la forme rappelle celle d’une vis

S’est rendue in-dis-pen-sa-ble.

 

Aussi tant que la terre restera ronde

Et que les hommes iront sur l’onde.

Bi-pale, tri-pale

Elle pousse poussera Sur les flots

 -  Maman les p'tits bateaux...

 

 

(Publié dans portrait de groupe en poésie - Le Scriptorium)

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 07:23

 

Des nouvelles de Céline Gantner, cette enseignante suisse actuellement en Haïti. Je vous invite à soutenir les efforts de Lorson, Esdras et Céline pour mettre sur pieds une École Normale à Liancourt Haïti 2 .

Merci pour eux.


Chers amis,

 Eh oui, de la même manière que les informations médiatiques sur Haïti, mes mails haïtiens s’espacent également… Car forcément, de notre côté aussi, les choses se bousculent moins, une nouvelle normalité prend le dessus des émotions et des bouleversements de janvier. On se construit des nouveaux repères, un nouveau quotidien en apprenant à faire avec la nouvelle forme de misère qui nous entoure.

 

Pour ma part, je dis bien « apprendre à faire avec », car il m’est extrêmement difficile d’avoir actuellement tant d’amis qui sont là, si démunis, sans aucune source de revenu et sans aucune réserve, sans perspective imaginable pour la suite et surtout sans argent pour manger aujourd’hui. C’est quelque chose qui a toujours existé en Haïti de manière massive, mais là, c’est plus fort que jamais, cela a pris une dimension insupportable. Et je suis confrontée à ce que je représente en tant que blanche, au fait que malgré tout, j’ai de l’argent, et que tant que j’ai, je me dois de partager, mais après ? Je ne peux pas nourrir une communauté ad eternam, je suis contre ce genre d’aide… Je ne veux pas créer de dépendance ou autre. Mais je n’ai pas non plus une position qui me permet de créer des emplois… Donc pas facile, j’apprends. J’apprends à dire non, j’apprends à ne pas forcément être comprise, j’apprends à ne pas trop culpabiliser.

 

Au niveau de mon quotidien à moi, parallèlement à ces questionnements, de nouvelles priorités totalement hors-séisme ont pris ou repris le dessus : comment trouver ce satané argent pour la construction de notre école en sachant qu’on ne PEUT PAS démarrer en septembre prochain dans les locaux actuels ; comment faire comprendre et intérioriser à mes étudiants qu’enseigner la lecture, ce n’est pas juste faire du b-a-ba ;  quels conseils leur donner pour travailler la production orale du français, quand certains d’entre eux ont tant de difficultés à s’exprimer en français et qu’ils ont jusqu’à 60 élèves dans leur classe ; comment les convaincre de faire travailler leurs élèves en petits groupes et de ne pas poser que des questions en frontal et en collectif; comment oser entrer dans mes toilettes quand il y a une araignée de 25 cm de diamètre qui m’attend à l’entrée ; comment rester zen et souriante quand je rentre chez moi le soir, toute transpirante, qu’il n’y a plus d’eau jusqu’au lendemain, qu’il n’y a pas d’électricité, et qu’il fait 40 degrés dans ma chambre…

 4484756567_9004640f2d.jpg 

Sinon, je ne suis retournée qu’une fois à Port-au-Prince ce mois-ci, pour une séance avec la coopération suisse. Les tentes ont quand même fini par augmenter sur la majorité des places, même si de nombreux camps de réfugiés sont encore sous des draps et bouts de cartons. Les répliques persistent, la pluie tombe régulièrement, et la vie continue, avec la faim et toutes les difficultés liées au non-abri, au non-emploi généralisé, etc.

 

A Pâques, mon amie Monica vient depuis la Suisse, nous allons organiser 2 séminaires à Port-au-Prince pour une association de femmes, afin de les remobiliser suite au traumatisme et de voir avec elles ce qu’elles peuvent faire et démarrer avec leurs compétences, leur situation, leurs idées… Je m’en réjouis !

 

Donc voilà, au-delà de tout cela, sachez que je vais bien, même très bien ! Le travail est très intense durant la semaine, mais à présent j’arrive à décrocher le week end, à prendre du temps pour moi avec les gens que j’aime, à profiter du soleil, à continuer à faire des découvertes sur la culture haïtienne… Que du bonheur ! Et je vais même prendre une semaine de vacances en mi-avril pour voyager un peu dans le pays ! (ah, quand mes amis se moquaient de mes nombreuses vacances d’enseignante genevoise, ça a bien changé, hihi !)

 

J’espère que de votre côté, tout roule et que le printemps se fait sentir pour de vrai ! A tout bientôt mes amis.

 

Céline
www.revedepaix.org (un peu délaissé ces derniers temps mais réactualisé dès aujourd’hui !)

 

Envie de soutenir notre projet de construction d’école qui va démarrer de toute façon prochainement ? Grâce à votre aide, nous avons déjà récolté environ 50'000 francs, mais il en manque encore presque le double… CCP d’Eirene Suisse 23-5046-2, mention « construction ENL ».
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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 08:05

 

Finalement suite à l'article précédent... je ne résiste pas...

Alors...

Pour ceux qui ne connaîtraient pas...

          Pour ceux qui l'auraient oublié...

                    et pour tous ceux et celles qui l'écouteront en souriant...4486019334_c8dcb1a379.jpg

 

          Bonnes fêtes

de Pâques à tous avec

Les pescadous !

 

 

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