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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 07:28

 

J'ai besoin de soleil, mon corps le réclame. Je sais, les médias crient à qui mieux mieux que l'on ne doit plus s'exposer au soleil. Je suis d'accord mais je pense que comme pour toute chose, c'est l'abus dont il faut se méfier.

D'abord j'ai une caution morale ! Ah ah ! C'est ma toubib qui me l'a conseillé : pour prévenir l'ostéoporose rien de tel que la marche à pied, une alimentation équilibrée et... du soleil avec modération !4558117784_25876caa18.jpg

Aussi pour mon premier jour de vacances, je vais m'asseoir sur la terrasse de la maison amie, dans les rayons de l'astre solaire.

Ce n'est point qu'il ne brillait pas à Marseille, mais ces temps derniers je n'avais pas le temps de m'attarder ! Trop de choses à faire...

 

Ce matin-là, en surplomb de la baie de Rosas je me suis transformée en lézard (en jean's et tee-shirt tout de même) ! Pas de vaisselle, pas de ménage, pas de repassage en retard, pas de courses, pas d'enfants ni petits ni grands... pas de vieille maman ni de repas à préparer ni de factures à régler !

Rien à faire que regarder la mer qui étincelle, les plantes qui poussent et sentir le temps passer doucement.

 

Parenthèse, entracte, j'ouvrais les guillemets "...................

 

 

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 13:10

 

" Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la Toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge ! "

(Joachim Du Bellay)

 

Me voici donc revenue d'España ! Suis-je pleine d'usage et raison ?

Ah ! Peut-être pas encore...

Mais... j'ai fait un beau voyage, pas aussi long que celui d'Ulysse mais je retourne avec de fortes et étonnantes images colorées dans la tête.

Des images de champs d'oliviers grisâtres et de colza couleur soleil à perte de vue, de plantations de gigantesques éoliennes brassant l'air de leurs grands bras blancs, de dantesques noeuds autoroutiers entrelacés ; de Madrid aux rues chaudes... dès la nuit tombée, Tolède  aux murailles crème, Valence l'époustouflante !

 

Mais tout d'abord, pour arriver en Espagne, il fallait emprunter l'autoroute. Sur l'autoroute... des camions, un long mille-pattes de camions, un mille-camions long, long, long tel un tuyau d'arrosage de jardin déroulé à l'infini ! 
Terminus du voyage : Rosas et une maison amie.

"C'est une maison... au sommet d'une colline" comme dans la chanson de Maxime Leforestier sauf qu'elle n'est pas bleue et se donne vaguement des airs d'hacienda !

Espana-002.jpg

Il y avait une petite chienne bouclée, dorée qui cachait ses os dans les plates-bandes puis venait vous chercher pour vous montrer où elle les avait caché !

Il y avait la baie de Rosas qui clignotait en contrebas à la nuit tombée, du champagne dans des flûtes en cristal.

J'avais posé mes valises au propre et au figuré. Et le voyage ne faisait que commencer...

   

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 09:39

 

Un immense nuage noir dans le ciel du nord de l'Europe... et c'est la panique à bord !!! Il me plaît beaucoup, à moi, ce nuage qui vient pour rappeler aux hommes leur humilité et qu'en final c'est la nature qui commande...

 

La nature qui fait exploser les volcans et

fleurir les glycinesdivers-maison-et-environnement-011-copie-1.jpg comme celle qui joue les filles

de l'air par-dessus un mur voisin !

 

Je fais aussi jouer les filles de l'air...

Je pars pour une dizaine de jours.

En mon absence je vous souhaite

des jours heureux, des nuits calines, du soleil pour le coeur, de la pluie sur le jardin, de l'harmonie et du bon vin.

 

 

 

         A bientôt.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 17:56

@

 

@     Les origines du mystérieux @

  

  

« Savez-vous que ce cher @ qui sert pour nos adresses électroniques, n'est pas du tout un abominable symbole sorti tout droit du cerveau sadique d'un quelconque yankee ?

@ est une abréviation latine. mais oui ! Elle est employée dès le XVII ème siècle - et peut-être même avant - dans le latin dit de chancellerie, et cela dans toute l'Europe ! Elle correspond à la préposition latine ad (= à) avec l'idée de direction, et est l'origine de à en français et at en anglais, exactement comme l'esperluète & remplace et. Elle constitue assez souvent la première ligne de l'adresse de documents internationaux.

 

Par exemple : @ SSMM Ludov. & Marg. R&R de Francae

se lit               : à leurs Majestés Louis et Marguerite Roi et Reine de France

 

Vous l'aviez deviné, bien sûr !

 

Donc, ce petit symbole devrait être lu et appelé ad et non pas at en anglais , ou n'importe quel autre barbarisme. Quant à son appelation graphique, elle est, elle, on ne peut plus... française !

Ce sont des imprimeurs bien de chez nous qui ont tout simplement désigné ce caractère par ses éléments descriptifs "a-rond bas" (de casse). Bas de casse signifie minuscule, la version majuscule (haut de casse) ayant également existée. La casse est la casier dans lequel étaient rangés les caractères de plomb, les caractères majuscules -ou lettres capitales - en haut et les caractères minuscules en bas.

 

Ce terme est devenu une désignation typographique internationale : n'oublions pas que le français fut la langue de référence pendant au moins deux siècles en Europe et que les typographes étaient, par définition, des ouvriers cultivés.

Les concepteurs d'Internet ont donc gardé ce signe qui continue à être utilisé dans les pays anglo-saxons pour indiquer une adresse de destinataire.

Réjouissons-nous donc, le latin redevient, interneti graciae, langue d'usage international. Et le français aussi ! »

 

     Source : J.-Ph. Guillemant

http://jeanphilippeO.chez-alice.fr/genea/infos/arrobas.htm

 

 

                                                                                 L. de FREMINVILLE

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 16:16

 

Trois fois par an dans ma boîte aux lettres une enveloppe marron : à l'intérieur le dernier exemplaire de la revue Filigranes. Mummmmmm... soupir de contentement. Filigranes, ma revue d'écritures bien-aimée.

Mummmmm, bientôt découvrir ou redécouvrir les textes choisis dans le précédent séminaire, mettre des visages amis ou inconnus derrière les mots lus, rien que du plaisir en perspective !

Ce numéro est le 76, il se place dans la thématique de l'année : Archives d'Avenir.

Le sujet de cet exemplaire-ci étant " Tapis de la mémoire", voici mon texte :

 

 

Sous les cyprès exactement

 

 

148613503_d9bbd5ec4b.jpgTénue, immatérielle, là pourtant, présente sans contestation possible. Pour m’en assurer je fronce le nez.

La senteur imperceptible et inconsistante devient vite plus pénétrante. Pour m’en imprégner je ralentis le pas.

Et mon regard rattrape le parfum, le fixe, voici la responsable, une haie de cyprès dont d’inconscientes branches rebelles s’échappent d’un treillage et m’obligent sur l’étroit trottoir à courber la tête.

Ma main attrape un brin vert, le détache du feuillage, le froisse dans la paume, je ferme les yeux. Déboule en accéléré sous la fragile fragrance à la fois fraîche et piquante une ribambelle d’images aux coloris intenses.

L’odeur suave envahie mon corps et mon esprit ; surgi un entre-deux, un entrechat, un entre chiens et loups où ma mémoire dentelée brusquement me restitue un pan de mon histoire. Sous le soleil pétant de ce début d’après-midi, soudainement, en retrait du temps, une pause se propose. Alors à l’aplomb des arbustes buissonnants, je me pose sur le muret sur lequel est fixé le grillage d’où s’échappent les branchages verdoyants.

Ma respiration se bloque, pourquoi retourner dans ce glorieux passé sublimé ?

« Monsieur mon passé laissez-moi passer  », souffle l’âme.

Mais les doigts serrent le morceau de rameau, l’émotion persiste à une note de larmes.

Mon enfance me sourit et m’invite à dire oui au rappel sensoriel, au souvenir si mal remisé dans le carton usagé des nostalgies.

D’ouvrir une parenthèse à l’abri de l’ombre ténue des conifères.

Il sera bien temps dans un moment de reprendre le chemin pour retrouver la réalité et l’action où les choses se font et se défont.

M’octroyer en cadeau la réminiscence.

Sauter à pied joint dans la flaque immatérielle pour un instant. Plein, rond, souverain, aérien, aromatique.

 

Des cyprès, il y en a plein, partout, pourquoi tout à coup cette évocation insistante ? Question de similitude je pense ! Marcher à pas pondérés à deux enjambées des vaguelettes salées à l’humeur fantasque sur une petite route qui grimpe dans la chaleur de juillet et tomber sur ce parfum incisif, est venu chatouiller mes souvenirs assoupis.

Car juillet, une haie d’arbres d’ornement aux feuilles parfumées en forme d’écaille, une plage en contrebas, je suis passée par là.

Là-bas, une autre route bordée des persistants sempiternellement décorés de leurs grisâtres noix ovoïdes glissait aussi vers la mer, dans de trop longues et trop tendres vacances débordants de jeux sur le sable, de boules acidulées de sorbet citron dans des cornets gaufrés, de feux d’artifices dans des nuits d’été veloutées.

Là-bas existait une radieuse fillette à queue de cheval et jupette de raphia qui entamait la vie avec imprévoyance, s’endormait sous une moustiquaire et ne savait pas qu’elle avait de la chance.

 


 Léo Ferré

 

(publié dans le N° 76 de Filigranes « Tapis de la mémoire »)

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 11:20

 

Parfois nous portons en nous un souhait et désespérons de le voir réalisé. Jours, saisons, années passent, rien ne vient. Le désir est là, peut-être lié en supplément à une situation complexe.

" Bon sang, si seulement cela s'accomplissait, tout de même, quel soulagement !"

Puis un matin de soleil complice, le désir est satisfait : c'est arrivé.

C'EST ARRIVÉ !

 

Un grand apaisement s'installe en nous. Surtout en prendre totalement conscience. Savourer complètement. C'est un moment à ne pas rater, un instant de "complitude". Un désir satisfait est une chance à ne pas laisser passer.

Enfin, c'est ce que je ressens en cet instant comme si, tout à coup, j'étais accordé comme un instrument qui soudain se mettrait à sonner juste.

 

Surtout ne pas oublier de remercier les dieux.

  divers-maison-et-environnement-011.jpg

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 11:29

  l-003-copie-1.jpg

C'est ça aussi Marseille ma ville

qui se prélasse entre le bleu du ciel

et le bleu de la mer : 

les ruines d'une usine de soude désaffectée sur une côte désolée qui s'achemine cahin-caha vers les Goudes : village de "pescadous" un des 111 formant la cité phocéenne. 

  l-009.jpg  

 

  C'est aussi la passe entre l'île Maïre : île inhabitée, dont le nom est un reste d'Immadras Positio, point de repère que les navires romains reconnaissaient avant d'attendre le Lacydon ; aujourd'hui refuge aux oiseaux de mer et la baie des singes : sa plagette de sable blanc et son restaurant.

 

l-013.jpg

 

Mais cette cité, c'est encore arriver au bout du bout dans le hameau de Calelongue (8ème arrondissement). Vraiment le bout du monde, aussi loin que mes souvenirs remontent, j'avais cette sensation quand la voiture de mes parents stoppait devant les cabanons, les barquettes et les filets de pêcheurs séchant au soleil.

 

l-016.jpg

 

Stop, Marseille finit ici dans les grands rochers. Là, dans un univers minéral où de rares pins s'échinent à pousser entre de maigres buissons balayés par les vents, avec la mer si proche que l'on se sent obligée d'aller la caresser on entre dans une autre dimension.  

    

Quelle autre ville au monde peut vous offrir un tel décor  ? Allez, dites-le moi !

  

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Published by Philomène - dans Des histoires
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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 07:00

 

HOMME !

Des villes de cette pute de société occidentale

qui se vend au plus offrant,

qui n'admire que les gagnants, ce qui brille, le clinquant

n'oublie pas d'aller de perdre de temps en temps

dans un lointain désert, la proche campagne, une forêt profonde, au sommet d'une montagne ou sur la mer.

 

l-019.jpg

 

Bref, un endroit où la nature reprend ses droits, où tu redeviens humble, où tes soucis passent à l'arrière plan.

Par exemple là, sous cette falaise se cache la grotte Cosquer (nom de son découvreur).

Cette grotte unique au monde, probable sanctuaire, est datée d'après les représentations pariétales ornant ses murs entre moins 27000 et moins 19000 avant J.C .

Aujourd'hui elle se situe 37 mètres sous le niveau de l'eau.

 

Ça donne à réfléchir non ?

 

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 07:42

 

l-003.jpg

 

Le lierre s’agrippe au tronc du mûrier

Le rosier cramoisi explose à ses pieds

Scène de beauté éphémère.

 

 

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:32

 

Helice-003.jpg

 

L’hélice

 

 

Qué sera sera

Dans le sens des aiguilles d’une montre

Tourne tourne tournera

Tant que la terre est ronde

Et que les hommes glissent sur l’eau

Aux reflets gris aux vagues bleues

Des fleuves des lacs des estuaires

De mers en océans aux quarantième rugissants

Douce salée calme agitée

Tourne tourne tournera

Bi-pale, tri-pale

Tant que la terre sera ronde

Et que des hommes feront marins.

 

Bi-pale, tri-pale,

La question est capitale

La discussion dure des heures des semaines des mois parfois

S’agit de gagner un demi-nœud,

Voyez un peu, c’est très sérieux.

 

Aller plus loin plus vite pour un navigateur

N’est pas histoire d’amateur,

Bi-pale, tri-pale

Choix non esthétique mais arithmétique.

Car pour naviguer sur l’eau

Couverte d’écume, sous la brume,

Tourner autour d’îles mythiques,

De l’Atlantique au Pacifique,

Cet appareil de propulsion

Que n’avait pas Christophe Colomb et

Dont la forme rappelle celle d’une vis

S’est rendue in-dis-pen-sa-ble.

 

Aussi tant que la terre restera ronde

Et que les hommes iront sur l’onde.

Bi-pale, tri-pale

Elle pousse poussera Sur les flots

 -  Maman les p'tits bateaux...

 

 

(Publié dans portrait de groupe en poésie - Le Scriptorium)

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