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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 13:28

Ithaque

 

 

"Quand tu partiras pour Ithaque,

souhaite que le chemin soit long, riche en péripéties et en expériences.

Ne crains ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni la colère de Neptune.4358911926_91a708f25c.jpg

Tu ne verras rien de pareil sur ta route si tes pensées restent hautes, si ton corps et ton âme ne se laissent effleurer que par des émotions sans bassesse.

Tu ne rencontreras ni les Lestrygons, ni les Cyclopes, ni le farouche Neptune si tu ne les portes pas en toi-même, si ton cœur ne les dresse pas devant toi.

Souhaite que le chemin soit long, que nombreux soient les matins d’été, où

(avec quelles délices !) tu pénètreras dans des ports vus pour la première fois.

Fais escale à des comptoirs phéniciens, et acquiers de belles marchandises :

nacre et corail, ambre et ébène, et mille sortes d’entêtants parfums.

Acquiers le plus possible de ces entêtants parfums.

Visite de nombreuses cités égyptiennes, et instruits-toi avidement

auprès de leurs sages.

Garde sans cesse Ithaque présente à ton esprit.

Ton but final est d’y parvenir, mais n’écourte pas ton voyage :

mieux vaut qu’il dure de longues années et que tu abordes enfin dans ton île

aux jours de ta vieillesse, riche de tout ce qu’Ithaque t’a donné sans attendre

qu’Ithaque t’enrichisse.

Ithaque t’a donné le beau voyage :

sans elle, tu ne te serais pas mis en route.

Elle n’a plus rien d’autre à te donner.

Même, si tu la trouves pauvre, Ithaque ne t’a pas trompé.

Sage comme tu l’es devenue à la suite de tant d’expériences,

tu as enfin compris ce que signifient les Ithaques."

 

Poèmes de Constantin Dimaras

Traduction par Marguerite Yourcenar et Constantin Dimaras

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 07:36


Container pour le verre, container pour le plastique, container pour les papiers... Ploc, plic, plac, je balance dans les insterstices du recyclage pots, bouteilles, journaux...
Au pied du container papiers, une photo traîne sur le trottoir.
Machinalement je la ramasse.
La photo (10 x 15), couleurs, en bon état, me renvoie l’image peu banale d’un homme entre deux âges.
Un homme à terre... « on est si peu de choses… »
Une phrase me vient à l'esprit : "Et Narcisse ne se reconnut pas".4296750113_0d8fc98176.jpg

La photo dans la main, je m'installe dans ma voiture et la détaille.
D’abord les cheveux, il n’y en a pas beaucoup, c’est certain, ça fait radin ! Les sourcils y sont, c’est plutôt un atout ! A tort ou a raison j’ai toujours pensé que les sourcils étaient un signe de caractère ! Reste à savoir quel caractère …

Pour mon goût, les yeux sont trop petits.

Quoi ? Qu’ai-je écrit ? Que les yeux étaient petits ?

Les yeux sont grands évidemment. Grand ouverts sur le monde et surtout sur les gens. Enfin c’est une hypothèse…

Le nez maintenant. Lui, ni en trompette ni trop grand ; je vous l’accorde, le nez est par-fait. Dommage, peut-être que s’il avait été un brin plus long… vous savez c’est à cause de cette histoire du nez de Cléopâtre…

La bouche m’a l’air bien, des lèvres pleines et… souriantes.

Quant au menton, ma foi, il me semble qu’il part un peu en vacances.

Je vais essayer de le suivre…

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 08:29


De bon matin... au moins quinze problèmes à résoudre ! Non, j'exagère ! Normal je suis marseillaise ! Mais quatre trucs à résoudre : sûr et certain. Dont un toujours pas résolu...
Heureusement il y a eu ce week-end tranquille et magnifique du Petit Séminaire.

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Le Petit Séminaire a toujours lieu en février et c'est le nom donné par Odette et Michel Neumayer, directeurs de la revue Filigranes (voir dans les liens la catégorie "Autour de Fili") à deux jours d'écriture au centre de loisirs des Espillières sis au pays d'Aubagne.

Filigranes-005.jpg
Point de consignes ni de thématique à l'horizon, il s'agit seulement de venir un projet perso d'écriture dans le sac ! Et certains viennent de loin (Montpellier - Avignon - Toulon...). Autant de participants que de projets différents : se poser, lire un bouquin en retard, travailler son prochain texte pour la revue ou un futur article pour une autre revue, préparer une agrégation d'histoire-Géo, écrire un conte, un slam, un poème... une lettre d'amour...

Filigranes-006.jpg
Deux jours de pose en retrait du monde qui gronde à partager lectures, écritures, bonne chère et bon vin !

Filigranes-007.jpg

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 13:02


Aïe !

 

Il existe un secret pour avoir un beau jardin disent les jardiniers :

« 1/ tailler – 2/ tailler – 3/ tailler. »

Et pour avoir ses papiers bien rangés faut-il ?

« 1/ jeter – 2/ jeter – 3/ jeter ? »

Paperasses, courriers, factures, mes écritures... déjà ne pas tout mettre dans le même panier.

Pour ce qui est de l’officiel, suffit de suivre les lois en vigueur : trois, cinq, dix ans ; point de problème existentiel le jour où il faudra envoyer aux ordures.

Reste… le reste.

LE journal intime de l’adolescence, des poèmes maladroits, le début d’un roman… LA vieille boîte en carton bleu lavande fanée enserrant billets doux, amicales bafouilles…

Compléter avec :

- carnets de bord, de voyage, cahiers quadrillés emplis de paragraphes recopiés d’auteurs favoris, plus LE plus LA plus LES…

La montagne grandit… à côté des livres… des photos, images et mots.

Sauf qu’à la gare de triage le côté sentiment le dispute au complément.

Où la première catégorie l’emporte d’une manière outrageusement outrancière notamment dans MA chambre.

Telle la grenouille voulant se prendre pour le bœuf, la catégorie préférée enfle démesurément à côté du Prévert jauni senteur grimoire-déniché-au-fond d’une-malle-abandonnée, de… des… trop de trop de trop de sublimé favori…

 

Le problème apparaît, aigu, lorsqu’il s’agit d’enlever d’iconoclastes grains de poussière ayant pris leurs aises, pauvres inconscients sacrilèges, sur la moindre parcelle de l’amoncellement littéraire et graphique.

Ajouter :divers-maison-et-environnement-001.jpg

- au plus près du lit, un vénérable range-documents en cuir noir ventru, joufflu, bouffi, prêt à exploser, impossible à refermer qui, cela ne rate jamais, dés que je l’attrape pour le nettoyer, s’entrouvre en laissant échapper ses trésors en ordre dispersé. Une évidente urgence s’impose, casse-tête…

Que soustraire de la pochette noir d’ébène ?

Quel récit veillant sur mes nuits évincer de la chambre ?

"Quoi" mettre à la poubelle ?

En tout cas évidemment pas…

« Celui-ci » : essai raté, le bougre est revenu !

« CELLES-LÀ ? »  ah non, pas question !
Quant à ces derniers scribouillis, vite les insérer en douce dans le range-documents  ballonné au lieu de les laisser batifoler !


« Dans chaque mot il y a un oiseau aux
ailes repliées qui attend le souffle du lecteur »
(Levinas).


La
perspective de voir s’évanouir à jamais une inestimable parole fait chavirer l’âme. N’empêche, l’humanité a peut-être perdu un volume essentiel dans l’incendie de la bibliothèque d’Alexandrie, l’humanité a néanmoins continué sa route. 
Alors, futile sentiment ou absolue nécessité que de vouloir amasser comme un magot à laisser à la postérité phrases éparpillées ou regroupées sous la forme d’un objet nommé livre.

Qu’envoyer valser par-dessus les remparts abritant tant d’écrits et mes incertitudes ?
Mon cœur balance.

Et si j’empilais les uns sur les autres telle une nouvelle tour de Babel, les bouquins chouchous, les recueils chéris, ces clichés du passé, mes si précieux feuillets qu’un chinois ne comprendrait pas, toutes ces pelures de ce qui fut du bois vivant.

Le tas monterait hardiment à l’assaut du ciel… Après je prendrai une échelle et m’asseyant sur le sommet je jouerai à "La princesse sur le pois" *.

Aïe ! Quelque chose de froid, dur, désagréable, m’a procuré une vive douleur. Sûrement je vais avoir un bleu sur la fesse. Qu’est-ce ?

Je crois deviner ! Ce doit être, romantiquement gardé… le brouillon de cette lettre de rupture.

Voilà, c’est ce truc là qu’il faut jeter.

     


 

* Conte de Hans Christian Andersen

(Texte publié dans le N° 75 de la revue Filigranes "Preuves obstinées"

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:09


Oui, un mouvement d'humeur !
La radio, la télé, les journaux, relatent hélas de plus en plus souvent les agressions dans les collèges et  les lycées. Ensuite nous avons droit aux politiques, aux journalistes, aux essayistes, psychanalystes de tout poil pour analyser la situation et trouver des solutions. Ressort comme une antienne : "il faut sé-cu-ri-ser !"
A mon sens la solution au problème de l'insécurité n'est pas sécuriser les établissements scolaires. Que veulent-ils faire ? Transformer tous les collèges et lycées de France et de 4219804863_e9d4cae81c.jpgNavarre en forteresses ?
Cela ne changera rien, la violence certes n'entrera peut-être plus dans les établissements mais continuera à exister, à l'extérieur !
C'est la société qu'il faut changer. Qui va le dire ?
Multiplier les moyens, les aides... jusqu'à quel chiffre faramineux ?
C'est dans la cellule familiale que tout commence. Aimer n'empêche ni la fermeté ni l'autorité.
C'est dès la maternelle et l'école primaire qu'un enfant s'éduque. Prêter attention à un enfant demande de la persévérance.

Sens du mot latin Educare : conduire hors de... vers son destin...

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 07:45


Il pleut, c’est de saison.

Le-quartier-024.jpgIl pleut couleur frissons

A rester dans la maison.

 

Pas mettre le nez dehors

Comme le chat qui préfère

L’édredon aux buissons !

 

C’est bien aussi

Rester au chaud

Quelle chance !

 

C’est bien aussi

Avec une tasse de thé

En concordance

 

Avec le temps

A la pluie

Couleur souris

 

Ah une souris !

537748297_f85d3910d6.jpgVerte alors

Et qui courrait dans l’herbe !

 

Pour annoncer le soleil

Planqué derrière le ciel

Gris mais pas comme la souris

 

537748297_f85d3910d6.jpgVerte vous savez bien

Et qui courrait dans l’herbe !

Attention souris le chat est sorti…

 

Mais si le chat a quitté son édredon...

C’est signe que l’arc-en-ciel

A déployé son ombrelle ?

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Published by Philomène - dans Du SLAM
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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 07:45


Un vrai tempérament d'artiste, c'est rare ! Jérôme Karsenti, papa de ma petite-fille Lola est du nombre. Après Paris, expos, tableaux... écritures, il vit à présent à Berlin mais a dans la tête un projet dont je me fais le passeur.
Je pense qu'on peut se laisser tenter et dans la mesure de nos moyens même modestes participer à son aventure.

divers-maison-et-environnement-008.jpg
"Chers amis.

 

Pour le lancement de Babeldoor, site partenaire à mon projet d'atelier mobile de peintre, je vous propose de vous associer à mon aventure, celle de peindre dans les rues de New York dans un camion aux vitres sans teint afin de créer des œuvres au cœur de l’effervescence et de la foule. Vous pouvez retrouver cela ici: http://www.babeldoor.com/atelier-mobile-new-york-jerome-karsenti/dashboard

 

For the launch of Babeldoor, the partner site in my project of a mobile painter´s studio, I invite you to support my adventure, that of painting in the streets of New York in a truck with glass windows, to create works at the heart of the bustle of the city and crowds. You can find it here:

http://www.babeldoor.com/atelier-mobile-new-york-jerome-karsenti/dashboard

 

 A très très bientôt!

 xxxxxxx

 

Jerôme."

www.jeromekarsenti.com

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 07:42

 


Le 14 février, la Saint-Valentin, une cabucelle et son toupin, happy end ?

Mais… la vie… pas toujours comme-ci !

A contre-sens en contre-danse sur le plateau de la balance un couple de chanteurs très tendance ; ça me plait bien : Cœur de pirate « Pour un infidèle » avec Julien Doré :

( Musique en mode aléatoire, faites un clic !)
 

"Tes lèvres en tremblent encore,
Et l’homme que ton cœur porte semble moins fort,
Et si le combat prend fin,
C’est sûrement parce qu’on t’a pris par la main,

Et tout bas tu me murmures,
Tout ce que j’aime tu me l’assures,
Et dans tes défaites, tu me promets,
Qu’un nouveau jour est pour demain,

Doucement tu me fais voir,
Les plus douces de tes histoires,
Plus notre idylle avance d’autres filles entrent dans la danse,

Ses Lèvres en tremblent encore,
Et sous mon poids son cœur vibre plus fort,
Et les craintes qu’elle a s’amplifient,
Elle sait qu’une autre fut dans mon lit,

Tout bas je lui murmure,
De calmer toutes ses inquiétudes,
Et dans mes mensonges, je lui rappelle,
Qu’à mes yeux il n’y a plus qu’elle,

Doucement tu me fais voir,
Les plus douces de tes histoires,
Plus notre idylle avance d’autres filles entrent dans la danse."

 

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Published by Philomène - dans Musique
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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 08:13

 

recettes-011.jpg
C'était ce samedi après-midi toujours du froid au-dehors, et pour nous une tranquille discussion familiale (dans une chambre d'hôpital) au sujet de certains membres de cette même famille se retrouvant à l’approche de la quarantaine encore célibataire (avec ou sans enfants) .

Le phénomène est bien connu, la tribu parle de sa tribu, puis en cercles concentriques, de tout ce qui s'y rattache ! Donc bavardage et papotage sur le thème de : «  comment trouver l’âme sœur ? »

C’est là que nous revient cette expression typiquement méridionale :

« A chaque toupin sa cabucelle ! »

Ceux qui ne sont pas du midi comprendront tout de même je pense l’expression qui peut s'énoncer autrement par : 

« à chacun sa moitié d’orange »


Plutôt optimistes en définitive ces proverbes ancestraux tendant à prouver que rien n’est jamais perdu en matière d’amour partagé et qu’il suffit d’attendre que se présente son toupin… sa cabucelle... ou sa moitié d'orange !

 
________________________________________

Le toupin est une jarre en grès ou en terre
La cabucelle le couvercle

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Published by Philomène - dans Des histoires
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:50


"Franchement ça aurait été mieux..."
Voilà, stop ! Je viens de me surprendre à penser au conditionnel.
Stop, stop, stop, pensée de Satan !
Ça n'est pas mieux, c'est !
C'est ainsi et je n'y peux plus rien, ne reste qu'à faire avec, accepter.

Toute la journée, toute la journée ce type de pensées. Toute la journée, toute la journée le dialogue intérieur : "dommage ça aurait été bien si... "
Ah ! Au conditionnel passé aussi...

Depuis quelque temps, j'en prends conscience, je la vois surgir cette satanée pensée :
"vraiment ce serait épatant..."
ou variante :
"tant que... (ceci est ainsi, cela n'est pas résolu)".
Je la vois... ce qui ne veut pas dire que le problème soit résolu, quid de l'angoisse qui se cache sous le conditionnel ?2674790322_70722fc468.jpg
Dissoudre la peur comme le sel dans une casserole d'eau bouillante demande de la persévérance.
Réaliser que cette pensée n'a aucun fondement, n'a même pas la consistance de la vapeur au-dessus de la casserole d'eau...
Et bien... c'est du boulot !

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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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