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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 08:18

Le site de la revue Filigranes est donc relooké ! Ne vous reste plus qu’à aller y faire un tour pour découvrir les nouvelles rubriques, vous attarder sur une analyse réflexive, vous égarer dans textes et poèmes…

http://www.ecriture-partagee.com
 

Anne-Marie Suire qui écrit dans la revue a prêté ses splendides photos aux en-tête du site.

Ses images m’ont tellement plu que je lui ai demandé si elle était d’accord pour m’en envoyer une qui servirait de sigisbée à cet article sur le nouveau visage du site de FILI.

Elle m'a fait parvenir la photo ci-dessous qui serait en accord, dit-elle, avec le thème du prochain numéro 76 "les tapis de la mémoire".

                                          Anne-Marie-Suire.JPG


« Ces tapis servent de palissades pour protéger l'enclos de la vue, du sable et du vent dans le désert. »

 

J’ai également demandé à Anne-Marie un de ses textes. Voici :  

 

                                Je t’écris

 

         Je t’écris au pays d’être femme

         hors les frissons d’amour, soupirs d’éternité

         prisonniers de l’instant, les cris d’enfantement,

         Rien au travers les siècles qui s’effilochent

         Ce n’est qu’être une femme.

                   Une femme mue en siècle de silence

                   Une femme murée en espace fini

                   Une femme apeurée dans le fond des asiles

         à crier la glaise à façonner.

                            Une femme

                            Renoncement

 

 

                                                       Anne-Marie SUIRE

                          extrait de « QUETEURS D’AURORE »

                                                             édition l’Encrier

                                                             
« Ce texte est en lien avec le thème du prochain Printemps des Poètes "Couleur Femme"... Je réfléchis en ce moment sur ce thème du Printemps des Poètes car je prépare plusieurs lectures pour le mois de mars - poèmes de femmes : pour une lecture à la prison des femmes avec les lecteurs de "LIRE ET FAIRE LIRE" où j'anime un atelier d'initiation à la lecture de la poésie pour les enfants. Je prépare aussi une lecture sur l'oeuvre d'Angèle VANNIER : poète aveugle, amie d'Eluard, avec une amie peintre et poète : Jeanne Bessière et une amie chanteuse et comédienne. »


(Anne-Marie Suire)  

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4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 08:39


Hier dimanche de l'Epiphanie, journée où la famille se retrouve autour de :

Gateaux-des-rois-006.jpg

La galette des rois, la "parisienne"

Gateaux-des-rois-009.jpg

et la brioche cafi de fruits confits "la provençale"

Et je dis là est la question ! Laquelle préférez-vous ?
Et je réponds : pourquoi une préférence ? Il n'y a qu'à manger et l'une et l'autre !
D'ailleurs hier c'est ce que deux petits lutins ont fait avant même que j'ai le réflexe de prendre les gâteaux en photos.
Voilà, du coup vous n'avez droit qu'à des parts et non des galettes entières !

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 14:54


Et si, pour bien commencer l'année nous partions ensemble en voyage ? 
Voyons, voyons un peu... Euh...
Pourquoi pas avec... Monsieur Monsieur et Jean Tardieu  !


Avec Monsieur Monsieur je m'en vais en voyage.
Bien qu'ils n'existent pas je porte leurs bagages.
Je suis seul et ils sont deux.
Lorsque le train démarre
je vois sur leur visage
la satisfaction de rester immobile

2319874094_e95c935ef4.jpg

quand tout fuit  autour d'eux.
Comme ils sont face à face
chacun a ses raisons.
L'un dit : les choses viennent
et l'autre : elles s'en vont ;
quand le train les dépasse
est-ce que les maisons
subsistent ou s'effacent ?
Moi je dis qu'après nous
ne reste rien du tout. 
Voyez comme vous êtes !
lui répond le premier,
pour vous rien ne s'arrête
moi je vois l'horizon
de champs et de villages
longuement persister.
Nous sommes le passage
nous sommes la fumée ...

                      
C'est ainsi qu'ils devisent
et la discussion devient si difficile
qu'ils perdent la raison.

Alors le train s'arrête avec le paysage
alors tout se confond.



(Voyage avec Monsieur Monsieur de Jean Tardieu)
 

 

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 17:26


                         Cezanne.jpg

Aussi douce qu'un gâteau au miel
Colorée comme ce bouquet de dahlias de Paul Cézanne
Pétillante telle les bulles de cette boisson qui a sûrement accompagnée votre réveillon

Que 2010 soit l'année où vos rêves les plus fous se réalisent

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 13:33


Quand quelque chose commence, une nouvelle expérience ou autre, c'est souvent un peu de stress mais également une sorte d'allégresse. Enfin quoi, c'est chouette !
Quelque chose se termine et petite mine... enfin dans mon cas.
A midi j'ai dit au revoir à Karina, Benedetta et Marianne avec qui je viens de passer un mois. Voilà, je suis triste...

Durant ce mois-là, à conter, lire, re-conter, re-lire les contes de la Méditerranée, je les ai encore découvert différemment.  Je vois d'ici votre réaction ! Mais qu'est-ce qu'elle nous dit, voyons c'est elle qui les a écrit !
Oui, oui...
Mais peut-être, qu'à mon insu... j'ai mis bien plus de moi que ce que je pensais !
Par exemple tout le mois j'ai songé...
Mais...
                                           petits-dessins-2.jpg

Je suis, Pimpon le petit voilier qui rêve que l'on s'occupe enfin de lui, qui rêve de partir...
Je suis Pouloupou et sa différence qui a soif de reconnaissance
Je suis Fifi Filipi qui n'en peut plus de toujours nager, nager sans jamais s'arrêter...
et je suis quatre grains de sable qui ne souhaitent que la tranquillité
et Ouane-Ouane qui n'en fait qu'à sa tête ; 
Palipa, refusant d'aller faire des courbettes... 
Grenadine voulant convaincre le monde
mais...
         des fois...
                         j'ai tendance à oublier §
 § Que j'ai pris le nom                     
                                   d'une nasse rebelle : Philomène
à qui un petit muge du nom de Marius déclare :
                                        " L'espérance, Philomène, toujours croire à l'espérance."

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 07:41


Les paragraphes ci-dessous sont extraits de l'entretien "Sans temple ni tombeau" de Bernard Sichère avec Alain Pusel paru dans la revue Area N° 18 au printemps 2009.

"Si le monde court à l'abîme, l'individu peut encore revenir à lui-même. Du grand marché forcené à la présence sensible  du divin, le philosophe Bernard Sichère rappelle ce qui se joue entre l'homme et son destin. Qu'est-ce donc qui se manifeste à nous, occulté par la terrible glu du social ?"

................
"- Le terme de destin - excepté dans la tragédie - que désigne-t-il ?
- Le destin, c'est ce qui est envoyé à chaque homme pour être un homme, c'est ce qui lui est envoyé pour parvenir à accomplir son être. Ce n'est pas forcément Zeus ou Dieu-le-Père qui vous l'envoie ! Vous naissez un jour dans un endroit de la terre, à l'intérieur d'une histoire antérieure à la fois collective et unique, qui vous pose une question et  cette question, c'est le destin. Le destin n'est pas une fatalité. Oedipe incarne la figure négative du destin et surtout la mauvaise réponse. M'insurger contre le destin et m'imaginer que je suis plus fort que lui... S'imaginer qu'on est plus fort que l'Etre... Il s'agit au contraire de trouver le point d'accord avec ce qui vous est envoyé et d'inventer votre propre réponse.

- Peut-on dire que ce destin est comme un don ?
- Mais oui ! A chacun est envoyé un certain trésor de paroles, et votre existence sera l'ensemble des réponses que vous allez donner à ce trésor initial. Qui est au départ, essentiellement, la parole des parents. Voyez la psychanalyse qui est athée et qui reconnaît la dimension fondamentale de cette parole-là. Ou ce que Proust a pu en dire. Ce langage n'est pas le langage de la communication, mais celui de la signification. L'enfant questionne sans cesse parce que sans cesse quelque chose, qui s'appelle l'Etre, l'appelle et qu'il a besoin de trouver la réponse. La vie d'un enfant entre un et quatre ans est torrentielle, il y a une telle accumulation de messages venant du dehors ! Il est en permanence entre l'émerveillement et la douleur. Et puis, en grandissant, on oublie cela et le social vient boucher les trous. Le social est de la glu qui nous empêche, chacun, d'accéder à notre singularité. De continuer à questionner et à répondre."
                                                                                                      .........................

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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 06:41


Je vous l'avoue humblement, cet homme en noir, j'ai toujours eu un faible pour lui... Alors maintenant que je l'ai à domicile ! 

Zorro---L-Olivier-018.jpg

 Cape. Masque. Chapeau. Cheval. Noire noir noir noir … couleur espoir ? Dans le soir dans le noir, blottie sous le boutis, à la pointe du rêve, à la bordure de l’oubli, se projeter le film. Avec panache le renard rusé débordant d’audace joue au benêt, m’entraîne en catimini vers la Californie. Je m’invite au cinéma pelotonnée sous les draps. Las, le songe passe, se fracasse sur l’écran du présent, accablant. Carnages. Otages. Ce monde est immonde. Combines. Crimes. Je glisse. Tant de vices, de supplices.

 

Noire : La cape

                                                              Noir : le masque

     Noir : le chapeau

                                    Noir : le cheval

 

Surtout garder les yeux fermés. Le masque de velours, l’épée, le fouet, un signe gravé… Film rembobiné… Las, autant en emporte le songe, les yeux s’ouvrent, l’esprit se trouble ! Il est pas un peu démodé cet homme en noir ? Bah ! Pourquoi s’interdire de s’rejouer le scénario, de retrouver incognito le bel héros, de s’laisser entraîner, cavalcades, algarades, embuscades, estocades ? « Si chère chimère, toi l’homme à l’habit noir, sur cette sphère qui dégénère, nous filer un coup de main, c’est certain, nous arrangerait bien. »

                                                                                                    

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27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 14:00


Hier à la mairie de Bagatelle entre deux visiteurs, ma jolie Marianne, une des présentatrices des dioramas (voir articles précédents) et originaire de St. Etienne, me questionne sur une des coutumes du repas de Noël provençal : les treize desserts...
Alors voici :

Pour commencer, il faut savoir que dans les temps anciens, le plus souvent, les treize desserts n'étaient consommés qu'après la messe de minuit.
La "pompe" en est le principal élément. Elle est aussi appelée gibacié ou fougasse mais bien sûr, elle est faite à l'huile d'olive.

           Zorro---L-Olivier-010.jpg

L'huile neuve provenant de l'olivier, l'arbre de paix et brioche sacrée parce que les fentes qui découpent sa pâte ont la forme de l'Etoile qui guida les bergers vers la crèche.
L'opulence des treize desserts est variable selon la richesse des familles ; sont toujours présents les fruits du verger conservés pour la circonstance :
pommes, prunes, raisins, châtaignes (que l'on fera griller dans la cheminée) ;
les quatre mendiants ainsi nommés par similitude entre leur couleur et celle de l'habit de moines d'ordres mendiants :
Noix et noisettes portent la couleur des Augustins, les figues celle des Franciscains, les amandes correspondent à la vêture des Carmes et les raisins secs à celle des Dominicains.
Ensuite sont présents le nougat noir et le nougat blanc qui symbolisent les jours noirs et les jours gais de l'année.
Les dattes et les oranges plus rares autrefois, sont tout de même intégrées car c'est avec ces fruits que se nourrit la Sainte Famille pendant la fuite en Egypte.
Peuvent encore s'inviter : melon confit et pâte de coing.

Les treize desserts s'accompagnent d'un vin cuit. Autrefois chaque famille le faisait pour Noël à partir de moût de raisins noirs.


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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 16:33


En Provence, la veillée de Noël commence ainsi : les convives se recueillent autour de la crèche où est représentée la Nativité. Dans la cheminée est placée la bûche de Noël (la vraie) taillée de préférence dans le tronc d'un arbre fruitier mort dans l'année.
Ensuite, le père de famille conduit par la main le plus jeune des enfants vers la bûche et l'enfant verse par trois fois quelques gouttes de vin vieux sur la bûche.
Le père et l'enfant disent alors :
"Dieu nous garde joyeux" puis le 
feu est allumé.
Cette cérémonie se nomme : « Cachofio » (mettre le feu).

La-creche-010.jpg

Quelle formule pourrait être mieux adaptée à tous et sous toutes les latitudes ?
Aussi en ce 24 décembre, c'est ce que je vous souhaite :
"Dieu nous garde joyeux"

 


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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 18:52


A Bagatelle
,
tout visiteur repart avec un kit complet
de dessins
pour réaliser chez soi son propre diorama mais aussi...
la mairie offre "Le Noël des grains de sable" (un des 4 contes du tome 2 des contes de la Méditerranée) et 3 poèmes swings
 extraits "Du quotidien à voix haute", dont "Santons" !
Je me suis dit qu'il n'y avait pas de raison que vous n'ayez pas droit vous aussi à vos  :

Santons 


J’ai des amis, tout près d’ici                     
Sont pas comme vous et moi, vraiment pas.

Tout au long de l’année, tout du long,

Ces gens jouent à la poupée, vrai de vrai.

Leur métier leur passion fabriquer des santons.

Habiller bouquetières, dentellières de jupes de cotonnade,

Disposer un châle en cachemire sur l’épaule d’une glaneuse, D’une fileuse,

Poser une mini nappe brodée pliée au carré sur le bras
De la Femme à la bougie,

Suspendre un lapin à la main d’un Chasseur
Au pantalon rayé bien ajusté.

 

« Hé le santon habillé, c’est autre chose, plaide le santonnier,

Que les figurines d’argile figées à tout jamais qui peuvent plus bouger.

Ne dit-on pas : raide comme un santon ?

Tandis que les habillés, ils sont articulés !

Regardez le bras enrouler le fagot, les vieux courber le dos,

La balance romaine danser au poignet de la poissonnière, peuchère ! »

 

Aujourd’hui à Marseille tout au long de l’année, tout du long,

Des gens jouent à la poupée, vrai de vrai.
Leur métier leur passion : la tradition.

Reproduire ce qu’on a vu quand on était enfant.

Refaire ce qui se faisait la génération d’avant

En même temps chaque génération apportant sa façon.

Transmettre certes. Certes transmettre :

Un monde imagé qui nous ferait croire que tout est parfait

Pour nous faire oublier une fois dans l’année

Les quartiers isolés, les voitures incendiées,

Les gosses abandonnés, une femme assassinée…

Pour nous faire rêver.

 

L’ami santonnier a raconté :

« Vise un peu ces tissus, l’histoire est pas très connue,

Ben, mine de rien reviennent de loin les belles indiennes comme au temps

Du Comptoir des Indes.
Est-ce que tu sais que Louis XIV interdit d'imprimer durant plus de soixante
dix
années ? »

Interdiction, prohibition, voyons, et nos riches marseillaises

Pour s’habiller à leur gré, pour tapisser les radassiers ?

Hé, fallait répondre à la demande alors ?

Contrebande, production souterraine.

Voilà comment s’est crée l’hostilité

Pour la liberté d’imprimer !

C’est une histoire de calicot refusant le fiasco, c’est pas beau ?

Oh, fan de lune, c’était rien qu’une question de thune

Pour protéger les façonniers mais… le Roi Soleil a plié ! »

 

J’ai des amis, tout près d’ici,

Sont pas comme vous et moi, vraiment pas.

Tout au long de l’année, tout du long,

Ces gens jouent à la poupée, vrai de vrai.

 

Désormais j’regarderais plus ces santons habillés de chiffons

De la même façon.

Dites-donc… ce santon… il est pas si couillon !

 


(Swing p.17 "Du quotidien à voix haute")


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