Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 16:33


En Provence, la veillée de Noël commence ainsi : les convives se recueillent autour de la crèche où est représentée la Nativité. Dans la cheminée est placée la bûche de Noël (la vraie) taillée de préférence dans le tronc d'un arbre fruitier mort dans l'année.
Ensuite, le père de famille conduit par la main le plus jeune des enfants vers la bûche et l'enfant verse par trois fois quelques gouttes de vin vieux sur la bûche.
Le père et l'enfant disent alors :
"Dieu nous garde joyeux" puis le 
feu est allumé.
Cette cérémonie se nomme : « Cachofio » (mettre le feu).

La-creche-010.jpg

Quelle formule pourrait être mieux adaptée à tous et sous toutes les latitudes ?
Aussi en ce 24 décembre, c'est ce que je vous souhaite :
"Dieu nous garde joyeux"

 


Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 18:52


A Bagatelle
,
tout visiteur repart avec un kit complet
de dessins
pour réaliser chez soi son propre diorama mais aussi...
la mairie offre "Le Noël des grains de sable" (un des 4 contes du tome 2 des contes de la Méditerranée) et 3 poèmes swings
 extraits "Du quotidien à voix haute", dont "Santons" !
Je me suis dit qu'il n'y avait pas de raison que vous n'ayez pas droit vous aussi à vos  :

Santons 


J’ai des amis, tout près d’ici                     
Sont pas comme vous et moi, vraiment pas.

Tout au long de l’année, tout du long,

Ces gens jouent à la poupée, vrai de vrai.

Leur métier leur passion fabriquer des santons.

Habiller bouquetières, dentellières de jupes de cotonnade,

Disposer un châle en cachemire sur l’épaule d’une glaneuse, D’une fileuse,

Poser une mini nappe brodée pliée au carré sur le bras
De la Femme à la bougie,

Suspendre un lapin à la main d’un Chasseur
Au pantalon rayé bien ajusté.

 

« Hé le santon habillé, c’est autre chose, plaide le santonnier,

Que les figurines d’argile figées à tout jamais qui peuvent plus bouger.

Ne dit-on pas : raide comme un santon ?

Tandis que les habillés, ils sont articulés !

Regardez le bras enrouler le fagot, les vieux courber le dos,

La balance romaine danser au poignet de la poissonnière, peuchère ! »

 

Aujourd’hui à Marseille tout au long de l’année, tout du long,

Des gens jouent à la poupée, vrai de vrai.
Leur métier leur passion : la tradition.

Reproduire ce qu’on a vu quand on était enfant.

Refaire ce qui se faisait la génération d’avant

En même temps chaque génération apportant sa façon.

Transmettre certes. Certes transmettre :

Un monde imagé qui nous ferait croire que tout est parfait

Pour nous faire oublier une fois dans l’année

Les quartiers isolés, les voitures incendiées,

Les gosses abandonnés, une femme assassinée…

Pour nous faire rêver.

 

L’ami santonnier a raconté :

« Vise un peu ces tissus, l’histoire est pas très connue,

Ben, mine de rien reviennent de loin les belles indiennes comme au temps

Du Comptoir des Indes.
Est-ce que tu sais que Louis XIV interdit d'imprimer durant plus de soixante
dix
années ? »

Interdiction, prohibition, voyons, et nos riches marseillaises

Pour s’habiller à leur gré, pour tapisser les radassiers ?

Hé, fallait répondre à la demande alors ?

Contrebande, production souterraine.

Voilà comment s’est crée l’hostilité

Pour la liberté d’imprimer !

C’est une histoire de calicot refusant le fiasco, c’est pas beau ?

Oh, fan de lune, c’était rien qu’une question de thune

Pour protéger les façonniers mais… le Roi Soleil a plié ! »

 

J’ai des amis, tout près d’ici,

Sont pas comme vous et moi, vraiment pas.

Tout au long de l’année, tout du long,

Ces gens jouent à la poupée, vrai de vrai.

 

Désormais j’regarderais plus ces santons habillés de chiffons

De la même façon.

Dites-donc… ce santon… il est pas si couillon !

 


(Swing p.17 "Du quotidien à voix haute")


Repost 0
Published by Philomène - dans Du SLAM
commenter cet article
21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 18:14


Hier avec Baptiste, nous avons installé la crèche.
La crèche... aussi loin que mes souvenirs remontent, je revois mes Noël d'enfance.
La semaine précédent le 25 décembre, ma mère orchestrait son cérémonial.

La crèche 001

Tout d’abord, chaque année, la visite à la Foire aux santons, sur les allées de Meilhan où nous choisissions un ou deux nouveaux petits personnages. Après, Maman descendait à la cave et en ramenait un gros carton. Précautionneusement, nous sortions une à une les figurines de leur papier de soie : le rémouleur, la poissonnière, le pécheur, le maire... Marie, Joseph...  le petit Jésus que l’on cachait derrière l’étable parce qu’il fallait attendre les douze coups de Minuit pour avoir le droit de le mettre entre ses parents, le bœuf et l’âne.
Sur un tapis de mousse, la crèche prenait place sur le buffet de la salle à manger.
Et tous les matins, à tour de rôle chacun des trois enfants faisait avancer de quelques centimètres un des trois rois mages.
Balthazar, Gaspard et Melchior ne devant arriver devant l'étable que le 6 janvier.

Tradition, tradition. Oui, il y a de superbes traditions qu'il ne tient qu'à nous de perdurer.
D'autant plus que pour moi la crèche célèbre certes la nativité, mais surtout un message d'espoir :
"Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté". 
Ce n'est que plus tard que quelques hommes en ont fait une religion.

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 11:03


Hier samedi, en mémoire d'Eric Aullen (voir l'article précédent "Un an déjà") et en présence du maire de secteur, plus de deux cent personnes se sont retrouvées devant la station service Agip pour inaugurer une plaque commémorative à sa mémoire.
Une solidarité qui faisait chaud au coeur.
Je voudrais maintenant revenir sur ce personnage de Milarepa cité à la fin de mon texte, un sage que tout le monde ne connaît pas forcément : un personnage qui m'a toujours fasciné par sa spectaculaire rédemption.

345049910_a77a6ec83f.jpg
Milarépa fut un maître renommé du bouddhisme tibétain qui vécut de 1040 à1123 ou selon d’autres sources de 1052 à 1135.


Milarépa naquit dans la province de Gungthang (ou Goungthang) à l'Ouest du Tibet. Son père mourut alors qu'il n'avait que sept ans. Les propriétés de la famille furent alors laissées au soin de parents qui maltraitèrent le jeune garçon, sa mère et sa sœur. La mère, ayant du mal à accepter leur situation, envoya son fils apprendre la magie noire afin de se venger de cette injustice.

Après avoir été instruit par un magicien, Milarépa causa d'abord la mort de trente cinq de ses ennemis, tués sous les décombres d'une maison qu'il avait fait s'effondrer, puis il provoqua un orage de grêle qui détruisit toute la récolte de céréales d’autres personnes leur ayant causé du tort.

Mais, quelques temps plus tard, il se mit à regretter ses actes néfastes. Ne mangeant plus, ne dormant plus et n'ayant plus  goût à la vie, il rechercha alors un Maître bouddhiste afin de neutraliser ce karma négatif qu'il avait accumulé.

C’est ainsi qu’il devint disciple d’un Maître et traducteur tibétain célèbre : Marpa.

Marpa eut l'intuition qu'il avait affaire à un être au destin exceptionnel qui deviendrait son successeur. Il n'en montra cependant rien et, connaissant les méfaits passés de son disciple, il s'affaira d'abord à tester la volonté de son élève et à le purifier de ses crimes passés. Ainsi, il imposa à Milarépa des épreuves considérables afin de le préparer à recevoir instructions et enseignements.

Il lui demanda par exemple de construire seul différentes tours en pierre, de formes variées (ronde, carrée, triangulaire...) et à chaque fois il reprochait à Milarépa un défaut dans la construction et lui ordonnait par conséquent la destruction de l'ouvrage et le repositionnement des pierres à leur place d'origine.
Durant ce temps, Marpa continuait à enseigner ses élèves, tout en excluant Milarépa. Celui-ci tenta d'obtenir des enseignements auprès d'un autre maître, obtint l'aide de Daméma, l'épouse de Marpa ... tout cela en vain, le sage refusant toujours de lui enseigner.
Totalement désespéré, Milarépa décida d'en finir avec sa vie de misérable et songea au suicide.
Marpa le devina et l'arrêta au dernier moment : l'élève avait purgé toutes ses fautes et était désormais apte à recevoir son enseignement.

Une fois cet enseignement dispensé, il envoya Milarépa pratiquer une retraite solitaire dans des grottes du Tibet.

Dans ces grottes de haute montagne le yogi pratiqua pendant de nombreuses années la méditation dans le plus grand isolement et maîtrisa les transmissions qu'il avait reçues. Il vécut ainsi dans le dénuement le plus total, ne portant qu'un léger vêtement de coton (d'où son nom de Milarépa, Mila le "ré-pa" ou Mila le vêtu de coton) et ne se nourrissant que d'orties sauvages, à tel point que - nous dit la tradition - son corps prit une teinte verte ainsi qu'on le voit sur de nombreuses peintures.

Il atteignit l'état d'éveil en une vie, commença à enseigner et devint célèbre pour ses chants poétiques, Les Cent Mille Chants de Milarépa. 

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 19:47

 



J'aimerais tant
                          m'envoler en ce moment
                                                                      sur les ailes des goélands,
fuir la froidure, cet épouvantable rhume à tête de méduse...

J'aimerais tant

                          voir Syracuse...

Repost 0
Published by Philomène - dans Vidéos
commenter cet article
18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 19:11


Ouais ! A l'ouest ! Dans un état proche de l'Ohayo, de Valparaiso, dans la brume, maxi volume, depuis quelques jours...
Je suis mal à la tête
Je suis toux
Je suis oeil larmoyant
Je suis nez qui coule.

Ouais ! A l'ouest je vous dis je suis !
Les antibiotiques c'est pas automatiques mais des fois absolument fatidiques a énoncé ma chère homéopathe !
 
Parce qu'à Bagatelle, les enfants comptent... sur leurs contes...
Parce qu'à la maison  la vaisselle, la lessive, le repassage compte... sur moi !
Patati et patata.

Vous avez vu ? Cela fait quatre jours que vous n'aviez plus droit à rien.
Plus de blog !
Incapable j'étais, d'écrire le moindre mot.
D'ailleurs, jugez par vous-même, aujourd'hui même, c'est pas terrible... comme récit.

Allez on va dire que ça va s'arranger.
Tout finit toujours par s'arranger...

Repost 0
Published by Philomène - dans De bric en vrac
commenter cet article
14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 12:28


         Agip 005

Il était NOTRE garagiste, Eric Aullen, notre.
C'est-à-dire qu'il faisait partie de cette famille élargie que l'on se crée autour de soi avec des gens de même sensibilité.
Il était là, beau gosse au demeurant, réellement charmant, toujours disponible, gentil, serviable comme on ne peut l'imaginer, donnant de judicieux conseils, à l'écoute de nos problèmes automobiles et tâchant au mieux de les résoudre.
Tout le quartier savait qu'il pouvait compter sur lui et ce n'était pas rien.

Et puis, un matin, deux... comment les définir ? Des imbéciles, des abrutis, des gueux, en tout cas pas des humains l'ont abattu.
2 balles.
Abattu comme on abat un arbre dans la forêt et tout à coup, un grand vide à la place.
La station service est fermée.
2 balles.
Abattu par deux ratés de pieds nickelés dénués de pensée qui rêvaient de se payer pour les fêtes de fin d'année... quoi ? Un kilo de caviar, du foie gras en veux-tu en-voilà, une montre de marque... une virée au soleil ?
2 balles et le rideau est tiré.
A quelques jours de Noël et de son message de paix, le drame m'avait paru encore plus terrifiant.

Un an après, à cette époque de l'année, je  me dis qu'il faudrait pardonner, à défaut... comprendre mais je ne sais toujours pas si je suis parvenue à accepter la bétise à un tel degré d'absurdité.
Je peux seulement espérer.
Qu'un jour ces deux-là qui se sont servis de ces projectiles maudits pour enlever la vie d'un type bien, d'un père de famille se levant tous les matins pour exercer un honnête métier, réalisent combien est précieuse une vie.
VOYANT enfin l'horreur de leur geste, en saisissant toute la portée, ils deviendraient enfin des hommes.
Des sages à l'exemple de Milarepa ?

Eric Aullen a été tué pour 90 euros de recette, le lundi 15 décembre 2008 un peu avant 7 heures du matin par deux individus ayant fait irruption dans la station-service Agip dont il était le gérant et qu'il tenait avec son épouse, avenue des Roches à Marseille.
Les crapules ont été arrêtées quelques jours après.

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 16:45

"Depuis six mille ans, la guerre plaît aux peuples querelleurs,
Et Dieu perd son temps à faire les étoiles et les fleurs."
Victor Hugo (1802-1885) 

       Étoiles en perle, perle et strass, paille     Étoiles en perle, perle et strass, paille

Et nous que faisons-nous ?
Autour de nous, semons-nous des pleurs ou des fleurs ?

Et nous que faisons-nous ?
Choisissons-nous la peur ou optons-nous pour le bonheur ?

Nous que faisons-nous ?
Réfugions-nous dans la rancoeur ou préférons-nous la paix du coeur ?

Faisons-nous boudeur, querelleur, raideur et rabâcheur
ou faisons-nous joueur, raffineur, douceur et assembleur ?
                                                                              
Étoiles en perle, perle et strass, paille Allons !  
                             Accrocher des étoiles
                                 Dans nos yeux. 

4642068657_74eaee40e5.jpg 
 
 
Allons !
Enlever les voiles que nous avons posé sur nos âmes affamées.

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Citations
commenter cet article
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 08:23


Passer par l'adaptabilité aux âges des enfants n'a pas toujours pour moi été évident ! Avec les grands je n'avais pas de problème, il suffisait de suivre au mot près, et Dieu sait si je tenais au vocabulaire des Contes de la Méditerranée, l'histoire qu'ils avaient choisi d'entendre.
Mais avec les pitchouns de 3 - 4 ans...
C'est donc une première à Bagatelle.
J'avoue, j'avoue, j'avoue, c'est un régal !
Et une sorte d'apprentissage : savoir alléger...
Laisser tomber le vocabulaire, laisser tomber les multiples péripéties, laisser, lâcher, s'abandonner dans leurs regards, captiver leur attention, les faire intervenir dans le récit.

Bagatelle-053.jpg

De purs instants de bonheur partagé, merci, merci les enfants.

Repost 0
11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 07:40

A Bagatelle...

Bagatelle-030.jpg

Marianne reçoit les enfants

Bagatelle-033.jpg

Marianne explique les dioramas aux enfants

Bagatelle-041.jpg

Benedetta explique comment fabriquer Son diorama en classe ou à la maison

Bagatelle 027Bagatelle 028Bagatelle-029.jpg

Exemples de dioramas : de gauche à droite les créations de Marianne, Benedetta et Karina (artistes plasticiennes)

Bagatelle 044

Lola repart avec son matériel pour fabriquer son diorama

Repost 0
Published by Philomène - dans Photos
commenter cet article

Blog Ribambelle D'écritures

  • : LEMONDEPHILOMENE
  • LEMONDEPHILOMENE
  • : Ecritures, lectures, autres slams et divagations par Jeannine Anziani alias Philomène
  • Contact

Profil

  • Philomène
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !

Ouvrages parus

!cid 784A2A53-C404-499D-B6DE-691DD5C21D7B@home

 Phocette, la petite souris marseillaise (Editions de l'Hippocampe)

Recherche