Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 07:49


Comme un dessin inachevé, voici ma vie aujourd’hui.

Enlevons le pronom possessif « ma »

Reste la vie.

Reste aujourd’hui.

 

S’il y a aujourd’hui, c’est qu’il y a eu hier.

Hier c’est se retourner en arrière

Attention !

A se retourner en arrière, telle la femme de Lot, on risque de se transformer en statue de sel.

Pauvre compagne d’infortune ne pouvant se résoudre à quitter, à laisser derrière elle…

Toujours toujours l’envie de se retourner…

Alors que le bonheur est dans l’instant ici et maintenant.

 

Et demain ?

Certainement ce sera mieux demain !

Si je regarde vers demain, je me transforme en quoi ?

En statue de rien, des quatre vents, est ouest dehors dedans.

Demain n’existe pas.

Alors revenir ici.

Vraiment être dans Ce moment

Réellement.

Prendre le temps

D’être.

 

Encore que…

Est-ce que je sais qui je suis ?

 

Je crois que la chose commence à se préciser…

Puis par exemple :


« je sais désormais que la poésie n’est pas une arme, c’est une essence, la résidence de l’homme sans terre. »

(Mahmoud Darwich)

 

  

Repost 0
Published by Philomène - dans De bric en vrac
commenter cet article
19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 09:42

Chou hibou caillou pou.
Cailloux.
Petits cailloux sur la chaussée
Juste posés
Par le Petit Poucet qui passait ?
Petits cailloux juste posés
Pourquoi là ?
Que faites-vous sur la chaussée noire et lissée ?
Et ces taches juste à côté ?
Rouge foncé carminé
Pourquoi là ?
Que faites-vous sur la chaussée noire et lissée ?
Chaussée  tachée de rouge rubis rubigineux
Taches éclatées sur le bitume d'où venez-vous ?
Dites-moi tout.
Peut-être Petit Poucet en plus des cailloux avait...
Peut-être un pot de peinture à la main...
Un peu de couleur s'est échappée...
Qui sait ?

Chou hibou caillou pou.
Cailloux.
Petits cailloux sur la chaussée
Juste posés.
C'est le Petit Poucet qui passait !
Petits cailloux juste posés...
Afin de retrouver son chemin pardi
Sur la chaussée noire et lissée qui s'ennuyait.
Ces taches juste à côté...
Rouge rubis rutilant
Sur la chaussée noire et lissée
Chaussée  tachée de rouge frais
C'est Petit Chaperon Rouge qui l'accompagnait pardi !
Un pot de Teinture à la main...
Pour reteindre son paletot qui en avait bien besoin
Un peu de couleur s'est échappée...

C'est une histoire pas compliquée.


Repost 0
Published by Philomène - dans De bric en vrac
commenter cet article
18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 17:31


Saint-Victoret : village situé tout à côté de l'aéroport de Marignane.
Saint-Victoret : sa mairie néo-provençale, son centre désertique le dimanche et son salon du livre ce dimanche 18 octobre.
Fréquentable, mais pas très fréquenté le salon.
Mais enfin l'occasion de retrouver l'amie Geneviève Bertrand dont un texte figure dans ce blog dans la catégorie "textes pour Fili" ; et puis le hasard étant au rendez-vous : une rencontre avec Xavier Lainé qui écrit également dans Filigranes mais que je ne connaissais que de nom. Autre rencontre imprévue avec Brigitte Lascombe, hello Brigitte, hébergée par Over-blog.


Et voici donc  Xavier et Geneviève en pleine action !

Repost 0
Published by Philomène - dans Infos
commenter cet article
17 octobre 2009 6 17 /10 /octobre /2009 12:21


Ce matin j'ai pris la voiture pour aller acheter des moules pour l'aïoli de midi. En revenant, place Joseph Etienne, il y a un virage serré emprunté par les bus qui redescendent de La Bonne Mère.
Comme des voitures sont toujours mal garées à l'angle de la rue, le bus a souvent des problèmes pour tourner. Moi, j'arrivais en sens inverse, le feu était au vert, j'aurais pu passer mais j'avais vu de loin le bus coincé, alors au lieu d'avancer, je l'ai laissé effectuer son virage tranquillement  puis j'ai repris mon chemin.
A ce moment là un jeune en Vespa a doublé le bus, franchi la ligne médiane et est venu droit sur moi !
Je n'ai pas pu m'empêcher de l'engueuler à travers la vitre et de frapper mon index sur mon front en le regardant.
Obligé de presque s'arrêter pour ne pas me rentrer dedans il m'a jeté un regard noir !
Voilà bien un exemple frappant de la mentalité d'aujourd'hui ! Je ne crois être une vieille chnock ! Simplement j'ai fait le choix d'un geste de compréhension envers un véhicule collectif, ce jeune a fait le choix de l'individualité :"moi je passe et je vous emmerde !"

Autrement, ma foi l'aïolli était bon.
Je ne vous donne pas la recette, je pense que tout le monde la connaît.
Si, une précision tout de même. Le VRAI aïoli se monte simplement avec de l'aïl écrasé, du sel, un ou deux jaunes d'oeufs selon la quantité désirée et de l'huile d'olive (à la rigueur coupée avec de l'huile de tournesol pour un aïoli moins fort). Dans tous les cas, surtout pas de moutarde ni de vinaigre, encore moins d'eau chaude comme je l'ai parfois entendu dire !

Repost 0
Published by Philomène - dans Recettes de cuisine
commenter cet article
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:27
La-chemin-e-001.jpg
 


Le mistral a sifflé la fin de la récré... l'été s'en est allé...
Comme tous les ans, d'un coup, d'un seul,
On - se - gèle ! On se pèle !

Mon corps se laisse toujours surprendre
Par les premiers frimas
L'esprit suit aux abois : "j'ai froid j'ai froid."

Mais ce n'est peut-être pas votre cas...
Peut-être que vous, ça va ?
Peut-être vous aimez la froidure ?

Moi... pas !
En tout cas, pas comme ça,
Qui s'invite aussi vite.

La chaudière pas encore allumée
Le nez qui commence à couler
Petite-fille enrhumée à garder...

Alors L'Homme  s'est décidé 
A faire une flambée dans la cheminée
Mummmmmm...

En définitive rien de tel qu'un bon feu de bois
Pour se réconcilier avec le froid !


Repost 0
Published by Philomène - dans De bric en vrac
commenter cet article
15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 05:19


Il pourrait… tout de même, il pourrait…

Franchement, entre nous, il devrait…

Oui parce qu’il faut… il faut absolument…

 

Il faut sonne faux, non ?

Il pourrait, il devrait, il faudrait…

Non !

Laisser tomber les formules au conditionnel.

Laisser tomber.

 

Il faudrait qu’il fasse beau aujourd’hui.

Mais il pleut !

Il faudrait que mon homme se bouge un peu plus !

Mais pour le moment il ne peut pas…

Et puis vraiment tout le monde devrait me trouver aimable…

Sauf qu’apparemment il y a des gens qui n’ont aucune envie de m’aimer !

 

« Ce qui devrait être est un mythe » (Swamiji)

 

Je me le suis répété des centaines de fois…

Depuis quelques jours dès que la pensée :
"Grrrrrrrrrrrrrrrrr il faudrait...."
Poubelle ! Je mets à la poubelle !!!
Enfin, j'essaie...

Repost 0
Published by Philomène - dans De bric en vrac
commenter cet article
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 17:49


L'homme était sans détour, d'un abord un peu rude mais je préfère ce genre de personnes à d'autres plus mielleuses se révèlant en général au fil du temps hypocrites et insidieuses.
En fait, ce jardinier n'était pas venu si souvent en 20 ans s'occuper de nos quelques mètres carrés de verdure parce que... allons ne parlons pas d'argent...
Mais enfin, c'était notre jardinier.
Seulement l'horticulteur avait une passion autre que les fleurs, c'était un fou de moto.
Une petite route de campagne, la rencontre avec une automobile... voilà, le jardinier mal léché désormais ne taillera plus que les jardins du Bon Dieu.
Apprenant aujourd'hui la nouvelle, j'ai eu envie de lui rendre hommage.

L'année dernière, le jardin avait donc pris rendez-vous avec son coiffeur ! Ce coiffeur était bourru, ronchon, grognon et venait de Gonfaron : le pays où les ânes volent.
C'était un vrai bonheur que de voir « l'endroit où le plaisir s'achève » reprendre figure humaine !
Cela faisait un sacré bail qu'il n'avait pas vu l'homme de l'art, le jardin ! D'ailleurs le jardinier ronchon grognon bougon avait ronchonné, grogné, bougonné que les arbres avaient été "massacrés" (mon époux  appréciant moyennement le jugement !)
J'avais soupiré d'aise, les haies étaient lissées, le laurier-tin devant la maison faisait la boule, les grands arbres avaient pris un air détaché, le mûrier un style japonais. Le printemps allait pouvoir arriver, la lumière jouer à travers les feuillages, le soleil se fracasser sur la terrasse dégagée.
Quant à moi, les jours suivants, comme les lézards j'avais pu me mettre à paresser avec le chat en savourant la belle ouvrage.

Ciao, jardinier ronchon, ciao, je t'aimais bien.


Repost 0
Published by Philomène - dans Portraits
commenter cet article
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 16:59


Les Baklavas

 


Eté 1963 - Corfou

Mon oncle Robert entretient des relations d’affaires avec un vieux grec, responsable de je ne sais plus quel bureau. L’héllène est plus sec qu’une aiguille de pin, plus ratatiné qu’une pomme reinette, plus fripé qu’une vieille dentelle. Des cheveux gris crantés et brillantinés, une fine moustache poivre et sel, des yeux de cocker triste lui donnent un vague air d’acteur de cinéma muet.

Le grec a un bureau situé à quelques pas du port.

On est en juillet, de quoi préférer la plage à l’ancienne colonie minoenne ! Mais enfin, faut bien visiter, s’agit que mes seize ans s’instruisent. Alors, ma tante Rachel me traîne vers les monuments historiques, puis nous déambulons sur les quais.

Or, sur qui tombons-nous, une fois sur deux ? Sur notre grec ! Toujours vêtu d’un pantalon gris au pli impeccable et d’une chemise blanche immaculée fermée jusqu’aux poignets. A chaque rencontre notre homme se précipite sur ma tante en la regardant d’un air béat. Elle, elle me lance un regard en coin qui veut dire « aide-moi ». Elle doit finir par être à court d’idées et d’excuses pour se débarrasser du bonhomme qui la poursuit depuis des lustres !

Mon oncle l’a baptisé : "l’amoureux de Rachel" ! 

 

Ce jour là, au programme, balade dans l’antique cité avec étapes interminables devant les étals du marché : colliers et bracelets argentés, chapeaux de paille, longues robes chamarrées, statuettes, icônes contrefaites, copies de vases aux couleurs criardes, fausses amphores… Ma tante marchande, j’achète une bague incrustée de corail…

Soudain. Rachel regarde sa montre.

-          Nom de Zeus, on va rater le caïque !

Courir. Vite. Vite. Vite.

Le bateau fait la liaison entre le port et notre village, de l’autre côté de la baie. Reste juste quelques pas à faire pour monter à bord. Quand tout à coup, des cris stridents. Des cris à vous percer les tympans. On se retourne, comme tous les autres passagers.

Le soupirant de ma tante court dans notre direction, le plus rapidement possible sur ses jambes maigrelettes. Il agite à bout de bras un paquet cartonné fermé d’une ficelle dorée. Baragouinant moitié grec, moitié anglais, le petit vieux, tout essoufflé, offre la boîte à ma tante. Il a un grand sourire sous sa ridicule moustache et se fend d’une courbette !

Tous les passagers se marrent. Rachel, rougissante comme une gamine prise en faute, prend le paquet de gâteaux d’un air gêné et remercie d’un air pincé le petit vieux à l’air transi !

-          Tonton a raison, lui dis-je pendant la traversée, il est amoureux de toi, ce grec !

 

Ben, franchement, cet oriental n’a pas mauvais goût !

Un aspect porcelaine de chine, une taille menue et bien proportionnée. Des yeux bleus qu’on ose même pas regarder en face. Et ce que je sais et que le petit vieux ne sait pas : la dame est sujette à des fous rire phénoménaux, vous balance tout à trac un répertoire complet de chansons d’opérette, possède une érudition impressionnante, une modestie à toute épreuve, pratique l’art de la fantaisie avec constance, la joie de vivre avec application.

Là, pour le coup, elle a plutôt l’air de mauvaise humeur.

Haussant les épaules, les yeux à faire pâlir de jalousie le ciel de Grèce deviennent plus vifs.

-          Pffft ! Le pauvre, qu’est-ce qu’il s’imagine ? Et ses gâteaux ? Baaaaah… trop mielleux, trop huileux…

-          Tatiiiiiiie, t’as même pas ouvert le paquet ! Comment tu sais ? Et si y a des baklavas dedans ? Moi, J’adore les baklavas…

-          Regarde, rétorque-t-elle, péremptoire, faisant une grimace en me montrant le dessous de la boîte, déjà toute grasse… en plus, on va se tacher !

J’ouvre la bouche pour faire objection. Trop tard ! Hop, le paquet de gâteaux passe par dessus bord ! Mon envie de douceur au miel coule à pic. Je ravale ma salive. Mais Rachel éclate de rire, met un de ses bras autour de mes épaules, me colle un bisou sonore sur une joue, ajoute.

 

-          T’inquiètes pas, va ! Ceux-là n’étaient pas bons, mais j’connais une pâtisserie à Athènes. On y mange les meilleurs gâteaux du pays ! On ira et on ne mangera que des gâteaux, là !

Faire un repas que de gâteaux ? J’avais jamais au grand jamais, fait une chose pareille !

 

Quinze jours ont passé, quand on se laisse tomber sur les confortables chaises de la pâtisserie promise. J’ai l’impression confuse d’être une écolière faisant l’école buissonnière.

-          Et « sui-là », dit Rachel à la serveuse, et « sui-là » et encore « sui-là »…

Elle me fait un clin d’œil. Les gâteaux s’accumulent sur notre table.

Cake aux raisins, macarons marrons, baba au rhum, à la crème, tarte aux prunes, aux abricots, meringues neigeuses, biscuits au citron ; courambiers blancs et dodus, vassilo pitta, et … couleur d’or : des baklavas.

 

 


  Gâteau grec fait d’amandes pilées et de miel

  Gâteau grec avec des graines de sésame



 (Texte paru dans le N°62 de la revue Filigranes)

Repost 0
12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 05:39

                                      
Je reviens de l'ashram des trésors pleins les poches
La paix est au bout du chemin
C'est certain ce n'est pas pour demain
Mais je reviens
Des outils pleins les mains.

« Ce qui se passe, c'est que les évènements arrivent de l'extérieur, vous ne vous laissez pas affecter par eux. Vous vous fermez. C'est pourquoi aucun changement ne se produit dans votre vie... En revanche, celui qui est affecté profondément par eux est obligé d'y faire face. Il n'y a pas d'échappatoire.
Il perd ses illusions et se libère. »
(Swami Prajnanpad)

Sinon la météo ce matin à Marseille c'est :
fort mistral !
Bon, O.K. c'est une info à deux balles !
Mais parfois ça fait pas de mal de ne plus être dans le cérébral !

Repost 0
Published by Philomène - dans Citations
commenter cet article
11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 21:03

Ici


Me voici de retour. Un peu plus sage ?
Oh, oh, pas si vite !
Tout de même un peu plus en paix... avec moi-même .



« Le temps passé, le temps futur
Ce qui aurait pu être et ce qui a été
Tendent vers une seule fin qui est
toujours présente. »
(T.S. Eliot)


Repost 0
Published by Philomène - dans Citations
commenter cet article

Blog Ribambelle D'écritures

  • : LEMONDEPHILOMENE
  • LEMONDEPHILOMENE
  • : Ecritures, lectures, autres slams et divagations par Jeannine Anziani alias Philomène
  • Contact

Profil

  • Philomène
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !

Ouvrages parus

!cid 784A2A53-C404-499D-B6DE-691DD5C21D7B@home

 Phocette, la petite souris marseillaise (Editions de l'Hippocampe)

Recherche