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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 14:41


Ceux et celles qui suivent... ce blog... doivent se souvenir, ce n'est pas si loin,  qu'il était question ce week-end, dans le séminaire de la revue Filigranes, de rédiger des choses sur la thématique "preuves obstinées".
Le texte écrit dimanche (plus élaboré), je le garde (sous la manche) pour la revue.
Je vous livre ci-dessous, mes cogitations de samedi !
A prendre au sérieux... tout de même !

Preuves obstinées

  

Par 9 – A charge – A  décharge ?

Rien. Tout. Tout ou rien.

Retour vers le futur, celui-ci n’étant jamais que le prolongement de mon passé.

Me plonger dans l’arrière-pays de ma mémoire.

En ai-je l’envie ? C’est à voir.

Voir plutôt le défi. Arraisonner cette pensée qui cherche une raison d’écrire sur le sujet et y aller.

A fond la caisse. Aveuglément.

Donc y aller. Où ?

Je ne sais plus. De plus c’était hier ou avant-hier. Je ne sais plus.

La mémoire.

Une Jeanne la joliment chantée. Moi je flanche.

Pourtant il faut découvrir. La preuve.

Par 9 – A charge – A  décharge.

La preuve. Au singulier ?

Ma foi, commencer au moins par celle-ci. Je mettrais le pluriel ensuite.

Une d’abord, en premier.

Déjà ce serait remarquable. Euh… remarquable… L’adjectif n’est-il pas excessif ?

Allons, reprenons.

Déjà ce serait… bien !

Qu’est-ce qui serait bien ?

De trouver pourquoi je dois trouver avec opiniâtreté un indice.

Ah zut, voilà que ça me revient…En fait, c’est le contraire, perdu en cours de route sous les feuilles d’automne.

Le pourquoi, le comment, ce que je dois chercher, ce qu’il me faut écrire sur…

Pourtant j’en suis certaine, je le savais !

Enfin… je l’ai su.

Peut-être seulement l’espace du clin d’œil de cette énorme baleine rencontrée l’été dernier.
A moins que ce ne soit l’été d’avant.

En tout cas j’ai la photo.
En couleur.
Je vous assure, c
ette baleine clignait de l’œil.
D’accord, ce n’était peut-être pas dans ma direction.
Comment être sûre ?

Qui peut affirmer le contraire ?

Vous ?

Vous avez la preuve ?




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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 19:48

Il parait que j'ai oublié de signaler sur ce blog une info essentielle !!!
Voilà donc ce que vous pouvez faire si vous avez envie d'écouter le
conte de Méditerranée
auquel je dois mon pseudo !
Tout d'abord vous devez vous rendre sur :
www.ecriture-partagee.com

puis vous descendez jusqu'à Filigranes
ensuite vous allez arriver à :
"Science ET fiction" N°72
(novembre 2008).
(Edito, sommaire, Cursives seront mises en ligne prochainement)
Dès à présent : "Philomène et la nasse rebelle", un conte méditerranéen dit par Jeannine Anziani, présentée par ailleurs dans Cursives.(Fichier mp3, durée 10 min.)

Là, ne reste plus qu'à cliquer dessus !Philomene-ouverte.jpg
Bon, ils ont fait une erreur...
C'est Philomène la nasse rebelle ! (sans le et)
Mais enfin... 
ça ne vous empêchera pas de l'écouter !

Et, finalement ça fonctionne aussi en cliquant directement ↑ juste au-dessus (sur le titre souligné).

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 16:03

Ce week-end je n'étais là pour personne. D'ailleurs vous n'auriez pas pu me trouver chez moi, j'étais chez Fili !
www.ecriture-partagee.com
Un Fili en chantier, on restructure ! Le site, les séminaires mais pas sa spécificité : la chaleur affective du collectif, la richesse humaine, l'engagement politique au sens noble du terme, le travail de valorisation, la chance donnée aux textes, et bien évidemment une profonde humilité face à l'écriture dans une absence totale de jugement de valeur...
Indispensable endroit.
Au programme de ce séminaire, la préparation des futurs numéros et notamment du prochain, le numéro 75 dont la thématique est "Preuves obstinées". Ces preuves prenant place dans le thème global de l'année intitulé : "Archives à venir".

«
Si on sait lire dans les archives, on y trouve en germe les idées que l'on va exploiter» dit Odette Neumayer (sur la photo en compagnie de
Michel Neumayer).

Chez Fili, on lit, on écrit, on parlemente, on philosophe, mais... on se nourrit aussi ! Et pas que de nourritures intellectuelles...
Si ça vous dit... venez, abonnez-vous à la revue, écrivez, envoyez... 


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 17:48


Autre recette incontournable de Provence : les farcis !
Comme pour la soupe au pistou, autant de recettes que de cuisinières. La mienne est largement inspirée de la célèbre "Cuisinière provençale" de
J.B. Reboul.
Mais je vais essayer de vous en donner une version plus compréhensible que celle du fameux petit livre jaune souvent hermétique !
Je me demande s'il ne l'a pas fait exprès...



Ingrédients de la photo
Légumes :
Poivrons - Courgettes - Tomates
(pour les aubergines j'utilise une recette corse que je vous donnerai une autre fois)
Farce :
En fait, cela peut varier. On peut utiliser un reste de daube, de rôti, mettre de la viande hachée ou de la chair à saucisse (sans colorant...).
Pour ce farci-là j'ai pris :
du petit salé et du jambon, l'intérieur des légumes creusés, un oignon, 3 gousses d'ail, herbes de Provence, un reste de pain dur trempé dans du bouillon et égoutté, un oeuf, sel, poivre.
Je ne mets pas de fromage, ajouté à mon avis quand les italiens sont arrivés dans le midi.
Un farci n'a pas besoin de fromage. C'est assez riche comme ça sans ajouter encore de la matière grasse.

Évider les tomates avec une petite cuillère, jeter les graines, mettre la chair enlevée dans un saladier, saler l'intérieur des tomates, les retourner et les laisser suer dans une passoire le temps de préparer les autres légumes.
Evider les courgettes, mettre la chair enlevée dans un saladier, les blanchir dans une marmite d'eau bouillante salée puis égoutter dans une passoire.
Évider les poivrons.
Garder les capuchons des légumes.

Dans une poêle, mettre un peu d'huile d'olive, faire blondir l'oignon, ajouter le petit salé et le jambon (ou la viande), faire revenir, ajouter l'intérieur des légumes, herbes de Provence, l'ail écrasé, le pain essoré, sel, poivre, faire mijoter jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de jus. Laisser refroidir avant de casser un oeuf dessus.
Passer au mixer.

Dans un plat à four huilé à l'huile d'olive dans lequel on verse une tasse à café de bouillon, disposer les tomates, les courgettes, les poivrons, remplir les légumes de la farce, disposer les chapeaux des légumes. Faire couler sur le tout un tout petit filet d'huile d'olive et s'il le faut ajouter sel et poivre.

Faire cuire à feu doux (180°) au moins 2 heures ; surveiller la cuisson. Au besoin couvrir avec du papier alu vers la fin de la cuisson.


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 05:49


Je voudrais revenir sur l'article d'il y a 2 jours au sujet du handicap. Raconter l'histoire d'une jeune-fille qui à l'âge de 20 ans, à la suite d'un accident, a été opérée de la colonne vertébrale.
A la suite de cette opération, son corps a changé mais surtout le regard des autres sur elle s'est modifié.
Elle ne se tenait plus aussi droite qu'avant.
Se voir différent dans le regard des autres est terrifiant.
En même temps, son regard à elle aussi à changer. Son regard sur la vie.
Faut-il passer par la souffrance pour s'ouvrir aux autres et au monde ?

Le poème qui suit a été publié dans le numéro 59 de la revue d'écritures Filigranes dont le thème était "20 ans en Filigranes"


Entre les lignes

 

 

Elle était fille de Roi.

Roi de Pacotille… mais roi tout de même.

Princesse Sidharta nourrie d’insouciance à l’abri de la souffrance,

la route semblait toute tracée.

 

Du jour au lendemain la route a bifurquée, le verdict est tombé :

un mot chardon frissons prison, o – pé – ra – tion.

Un mot brutal glacial fatal, hô – pi – tal.

Un mot  noirceur terreur pleurs, dou - leur.

Pénétrante, violente, lancinante, DOULEUR.

 

L’horizon s’est masqué, dans un masque de plâtre.

Cloîtrée dans un corset durant toute une année,

mais comme c’est long… une année…

-       Vis, vis ta vie, souffle tes vingt bougies frustrées de liberté

et grandis, sans te retourner en arrière…

Veux-tu te transformer en statue de sel ? 

Les souvenirs sont-ils immortels ?

 

Mais ce mal au corps, et ce froid au cœur,

Et cette âme en panne ?

Chaîne et trame entremêlée,

Chaîne à briser, trame à tisser.

Elle était fille de Roi, et ne voulait pas de cette vie là :

« C’est moi qui choisis ! » Tendre innocente.

 

Les dieux ont imposé un autre chemin, un autre destin :

Une autre image, un autre amarrage.

C’est pas si mal, c’est pas si bien,

C’est le sien.

 

Tiens,

les fleurs violacées du bougainvillier sont tombées là, juste à côté,

comme un alphabet qui dessinerait les stances de son existence.

 

 

Texte publié dans le N° 59 de la revue Filigranes

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 05:43


Voilà la petite boîte grise installée, les fils branchés,
l'électronic,
l'informatic
quand ça fonctionne c'est magic !

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 07:09


 

 

Informatic !

Aujourd'hui j'ai reçu une nouvelle freebox.

Il faut donc faire le changement.
Seulement...  Me méfie de tous ces branchements comme de la peste !
Donc je vais espérer que tout va bien se passer...
Mais si demain matin vous ne voyez pas de nouvel article dans le monde de Philomène, et bien c'est qu'il y aura eu un problème...

Espérons, espérons, ça va marcher !!!

 

 

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9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 18:25


"Il existe un droit que nous ne devons reconnaître à personne : c'est celui à l'indifférence"
Elie Wiesel

Mardi 8 septembre 14 h 30 :

Me voici au Cercle international d'études de rencontre et de solidarité "Elie Wiesel"- Avenue du Prado à Marseille - pour raconter mon entrée et mon parcours en écriture, faire une présentation de mes deux livres et dire quelques slams.
Oui, la photo ci-contre est mal cadrée...
C'est une dame de 93 ans qui la prise !
Pourquoi faudrait-il toujours que tout soit parfait, les photos, les fêtes, les gens...
Avoir droit à l'imperfection est un droit que je revendique, ce qui n'empêche pas de poursuivre une illusoire perfection des choses !

Parler de H A C c'est conjuguer les mots : solidarité, intégration, lutte contre l'exclusion.
L'association crée le 31 mai 1995,  s'est donnée comme but de transformer en acteurs à part entière des personnes handicapées en les intégrant au sein d'un groupe où évoluent à la fois des personnes valides et des personnes avec un handicap.
Les responsables de l'association par le biais de rencontres, réunions, voyages, ont la volonté d'élargir leur champ d'action auprès de toutes celles et de tous ceux que personne n'écoute, ces défavorisés que notre société rejette.
Proposer un lieu d'échanges pour :
- une reconnaissance en tant que personne humaine
- une réhabilitation de la dignité
- une restitution du droit à la parole, à la représentation, à l'instruction, à la formation
est une véritable politique en faveur des personnes exclues.

Pour moi, en tout cas, dans ces quelques heures passés au Cercle d'études, la fameuse phrase de Swami Prajnanpad "L'autre est différent" a plus que jamais pris tout son sens.
L'autre est différent et a droit comme tout un chacun à l'attention, à la considération, à l'écoute.

Email : Contact@hac.asso.fr


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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 20:44

 

Manoirante ?
C'est la maison d'Editions au pari farfelu... qui a osé se lancer il y a peu de temps, dans la poésie contemporaine.
C'est "mon" éditeur !
Maintenant, faites sauter les bouchons de champagne pour célébrer la naissance de leur site :
http://manoirante.fr
Je ne saurais trop vous inciter à aller découvrir leur site qui ne pourra que croître et prospérer et bien évidemment je ne saurais que vous encourager à acheter les livres à la couverture verte comme l'espérance...

 
Une nouvelle idée de l'édition en poésie
     

 

"Manoirante a décidé de se lancer non pas dans la bataille, mais dans le flot de la littérature contemporaine, en apportant son savoir-faire, sa spécificité, son idée originale de la poésie.

Avec toujours ce leitmotiv :

La poésie est pour tous, la poésie doit être accessible à tous. La poésie, comme le disait Edouard Herriot, sauvera le monde.

A vos livres... Prêts ? Partez !"


Julien Vanstraten

 
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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 11:13


Dominique Sorrente, le fondateur du Scriptorium, se nomme "poète de la coïncidence".
Coïncidence, samedi soir, dans la chapelle aux allures de petit temple grec, Olivier Bastide "qui revendique une parole modelée par sa terre vauclusienne", a choisi pour le texte d'un auteur contemporain sur le thème de l'accostage, un poème ayant été mis en musique.
Mon choix s'était porté sur Jacques Prévert chanté par Yves Montant,
le sien est allé vers un texte de Paul Fort chanté par Georges Brassens.


LA MARINE

Paul Fort – version Brassens

On les r'trouve en raccourci
Dans nos p'tits amours d'un jour,

Tout's les joies, tous les soucis
Des amours qui durent toujours !

C'est là l' sort de la marine
Et de tout's nos p'tit's chéries.
On accoste. Vite ! un bec
Pour nos baisers, l'corps avec.

Et les joies et les bouderies,
Les fâch'ries, les bons retours.
Y a tout ça, en raccourci,
Des grands amours dans nos p'tits.

On a ri, on s'est baisés
Sur les neunœils, les nénés,
Dans les ch'veux à pleins bécots,
Pondus comme des œufs tout chauds.

Tout c' qu'on fait dans un seul jour !
Et comme on allonge le temps !
Plus d' trois fois dans un seul jour :
Content, pas content, content.

Y a dans la chambre une odeur
D’amour tendre et de goudron.
Ça vous met la joie au cœur,
La peine aussi... et c’est bon.

On n’est pas là pour causer...
Mais on pense, mêm' dans l’amour,
Que demain il fera jour
Et qu’ c’est une calamité.

C’est là l’ sort de la marine,
Et de tout's nos p’tit's chéries.
On accoste, mais on devine
Qu’ ça n’ sera pas l' paradis.

On a beau se dépêcher,
Faire, bon Dieu ! la pige au temps,
Et l’ bourrer de tous nos péchés,
Ça n’ sera pas ça ; et pourtant

Tout's les joies, tous les soucis
Des amours qui dur'nt toujours,
On les r’trouve en raccourci
Dans nos p’tits amours d’un jour.


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  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
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