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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 09:14

Il y a quinze jours La Librairie Vents du Sud d'Aix-en-Provence m'avait demandé si j'étais d'accord pour venir présenter dans une école élémentaire de la ville des fontaines les Contes de la Méditerranée. Réponse positive, of course !  ce type de rencontre  étant toujours enrichissant aussi bien pour les enfants que pour moi.
IMG.jpgHier donc "Fête du Livre" dans cette école. Trois classes viendront successivement entre 13 h 30 et 16 h me parler des contes lus les jours précédents avec leurs institutrices respectives et me poser des questions.
Puis de 16 h 30 à 18 h, organisée par la librairie : vente de bouquins pour enfants dont  Contes de la Méditerranée et dédicace dans la cour de l'école.
Rapidement, une petite queue se forme devant ma pile de livres pour obtenir ma signature sur l'album acheté par la maman, le papa ou la grand-mère, ceci se poursuivant pendant une bonne heure.
Dans ces cas-là, ne pas bouder son plaisir.


Aujourd'hui, avec le recul, cela me rappelle d'autres occasions similaires où certaines personnes, amis-famille... m'avaient posé ce genre de question : «ceci est bien gentil mais combien ça te rapporte ?»
Quantifier !
Voilà bien notre époque ramenant toute chose à l'argent !
Oui, nous avons tous besoin de fric.
Cependant, comment quantifier les dessins colorés inspirés par Pouloupou et Fifi agrémentés de petites phrases (je vous les livre sans correction) que m'ont remis les enfants du CE1 ?
"Chère madame, vous pouvez me dire comment vous avez eu l'idée d'inventer cette histoire "
"J'ai trop trop aimé les histoires"
"J'ai bien aimé histoire de filipi la sardine quand il a la tomber"
"C'est la celle votre histoire préféré moi c'est l'histoire de la sardine"
"Poulu poulu... J'aime bien quand il a ramenez la bague"
"J'ai bien aimé... j'aime toutes les histoires"
Quantifier trente jolis messages  ?
Tout comme leurs questions si pertinentes, tout comme ce gamin qui me demande quel conte je préfère :
- Mais je les aime tous, c'est comme une maman qui a plusieurs enfants, elle les aime tous.
- Mais moi j'ai une petite soeur et j'ai l'impression que ma maman préfère ma petite soeur...
- Ah, est-ce que tu as fait attention à ce que tu viens de dire ? Tu as employé le mot impression. Une impression, ce n'est pas la réalité... tu sais la différence entre une impression et la réalité ?
- Oui.

                                                                                      

                                              Merci Laura, Sacha, Maud, Arthur, Pablo et tous les autres.

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 14:37
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Published by Philomène - dans Vidéos
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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 18:54

Dans ma maison



Dans ma maison vous viendrez
D'ailleurs ce n'est pas ma maison
Je ne sais pas à qui elle est
Je suis entré comme ça un jour
Il n'y avait personne
Seulement des piments rouges accrochés au mur blanc
Je suis resté longtemps dans cette maison
Personne n'est venu
Mais tous les jours et tous les jours
Je vous ai attendu

Je ne faisais rien
C'est-à-dire rien de sérieux
Quelque fois le matin
Je poussais des cris d'animaux
Je gueulais comme un âne
De toute mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C'est très intelligent les pieds
Ils vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Il faut être bête comme l'homme l'est souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pied gai comme un pinson
Le pinson n'est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu'on sait ce que c'est un pinson
D'ailleurs il ne s'appelle pas réellement comme ça
C'est l'homme qui a appelé cet oiseau comme ça
Pinson pinson pinson pinson

Comme c'est curieux les noms
Martin Hugo de son prénom
Bonaparte Napoléon de son prénom
Pourquoi comme ça et pas comme ça
Un troupeau de Bonapartes passe dans le désert
L'empereur s'appelle Dromadaire
Il a un cheval caisse et des tiroirs de course
Au loin galope un homme qui n'a que trois prénoms
Il s'appelle Tim-Tam-Tom et n'a pas de grand nom
Un peu plus loin encore il y a n'importe quoi
Et puis qu'est-ce que ça peut faire tout ça

Dans ma maison tu viendras
Je pense à autre chose mais je ne pense qu'à ça
Et quand tu seras entrée dans ma maison
Tu enlèveras tous tes vêtements
Et tu resteras immobile nue debout avec ta bouche rouge
Comme les piments rouges pendus sur le mur blanc
Et puis tu te coucheras et je me coucherais près de toi
Voilà
Dans ma maison qui n'est pas ma maison tu viendras.


                                                                        Jacques Prévert 

 

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 06:58

Ce matin 7 heures. J'ouvre Google pour aller mettre à votre intention chers lecteurs (trices) assidus du Monde de Philomène un extrait de "Le moine et le philosophe" de Jean-François Revel (comme chacun sait il fut Académicien) et son fils Matthieu Ricard. Un extrait ayant trait à ces infernales pensées...
Google me répond : "Oups ! Il semble que ce lien soit corrompu".
Pensée : Grrrrrrrrrr ! C'est bien ma veine ! Qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi il me fait ça !
StopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStopStop.

(…)

"Il faut essayer de rompre pendant quelques instants le flot des pensées. Sans entretenir les pensées passées, sans inviter les pensées futures, on demeure, ne serait-ce que brièvement, dans un état d’éveil au moment présent, libre de pensées discursives. Peu à peu on devient capable de prolonger et de préserver cet éveil. Aussi longtemps que les vagues agitent un lac,  ses eaux restent troubles. Dès que les vagues s’apaisent, la boue se décante et l’eau retrouve sa limpidité. De la même façon, lorsque les pensées discursives se calment, l’esprit devient plus « limpide » et il est alors plus facile de découvrir sa nature.

Il faut ensuite examiner la nature des pensées discursives. Pour ce faire, on va jusqu’à susciter volontairement une émotion très forte, en pensant par exemple à quelqu’un qui nous a fait du mal, ou, au contraire, à un objet de désir. On laisse cette émotion apparaître dans le champ de notre conscience puis on fixe sur cette pensée notre regard intérieur, successivement d’une façon analytique et d’une façon contemplative. Au début, cette pensée nous domine, nous obsède. Elle revient constamment. Mais, si on l’examine bien, d’où tire-t-elle sa force apparente ? Elle ne possède pas la faculté intrinsèque de nuire comme un être en chair et en os. Où était-elle avant de surgir ? Lorsqu’elle se manifeste dans notre esprit, a-t-elle une caractéristique quelconque ? Une localisation précise, une forme, une couleur ? Lorsqu’elle est sortie du champ  de notre conscience, va-t-elle quelque part ? A mesure qu’on l’analyse, cette pensée qui semblait si puissante nous échappe ; on ne peut la « saisir » ni la pointer du doigt. On arrive alors dans un état de « non trouvé », dans lequel on demeure quelques instants de manière contemplative. C’est ce qu’on appelle, techniquement, « reconnaître la vacuité des pensées ». C’est un état de simplicité intérieure, de présence claire et éveillée, dénué de concepts. Lorsqu’on comprend que les pensées ne sont qu’une manifestation de cette conscience éveillée, elles perdent leur solidité contraignante. Une fois que ce processus de libération est devenu naturel, au terme d’une pratique assidue, lorsque des pensées surgissent de nouveau elles se dénouent au moment même où elles surgissent et cessent de perturber notre esprit et de l’assujettir. Elles se forment et disparaissent comme un dessin tracé avec le doigt à la surface de l’eau, qui s’efface à mesure qu’on le trace."

(…)


                                                                                                                                            Matthieu Ricard

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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:47

 


 

 

  "Du rouge dans le paysage "

était le thème du numéro 58 de la revue d'écritures Filigranes.
Vous tomberez sur mon texte sur le sujet dans la catégorie Autour de Fili  :
" Les falaises du Trayas".


Et voici les textes de Geneviève : 
 

Les coquelicots

 

Le sang des coquelicots s’est hissé au-dessus des épis. Lentement les fleurs se sont construites à l’ombre des tiges drues pour s’étaler enfin en pleine lumière. Victoire de la couleur, de la fragilité, exaltation de l’éphémère.

 

Les jupons rouges des frivoles tournent la tête des barbes jaunissantes. Ils mourront de la même mort, sous le tranchant de la même faux.

Le rouge-queue

 

D’abord le bruit devenu familier, un claquement sourd comme deux bûches que l’on heurte et c’est le signal qu’il est là tout près, l’oiseau de suie, le pèlerin en bure sombre. Vous le voyez enfin et le temps de douter de sa présence à cette altitude (alors qu’il était devenu le petit compagnon du jardinier d’en bas), le temps de le nommer et déjà il se déploie comme un plongeur de haut vol gainé de flammes, une flèche empennée de braise ; le temps d’un coup d’aile pour dévoiler et masquer aussitôt le trésor.

 

Et tu t’es sentie désignée, puis appelée, impuissante à suivre l’oiseau signe. Mais dans ton immobilité tu as le sentiment d’avoir entrevu une clarté. Et là, dans cette impasse où les mots trébuchent, tu déposes l’obole du passeur dans l’espoir de je ne sais quelle reconnaissance.

                                                                                                                                     Geneviève Liautard

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 04:03

Samedi était un soir slam aux Argonautes. La première session venait de commencer quand j'ai vu arriver Richard Richard avec femme et enfants. Richard Richard est un pote de Filigranes et du GFEN.
A la fin de cette première session, nous nous sommes mis à discuter et c'est à ce moment-là que son fils de dix huit ans me dit :
- Ah, je suis un peu déçu, je ne croyais pas que c'était ça du slam ! Ce soir ce que j'ai entendu c'est de la poésie avec des rimes... (et sans musique...)
J'ai envie de rire. Je me rappelle une discussion avec Marie-Christiane (Filigranes toujours) qui tenait les propos absolument inverses :
- Le slam ce n'est pas de la poésie !
Comme quoi...

Mon point de vue est que le slam est seulement une nouvelle forme de poésie. Une poésie vivante, en quelque sorte descendue dans les rues et qui s'est engouffrée là où elle n'avait plus droit de cité. Le slam est un droit de réponse poétisé à la société. Pour certains cette poétique est haine transformée en poème, de la violence qui danse sur des mots. Pour d'autres juste une manière de dire le quotidien dans un certain tempo audible par tous.
Alors poésie ou pas cette nouvelle forme d’expression ? Ne vaudrait-il pas mieux dire : il y a du bon et du mauvais slam, comme coexiste de bons et de très mauvais poèmes, des chansons magnifiques et des débiles, des romans inoubliables et des inutiles…
 

La poésie dans l’antiquité était différente de celle des troubadours du Moyen Âge, les poètes d’aujourd’hui ne s’expriment plus à la façon de François Villon, les vers de René Char n’ont plus rien à voir avec ceux de Baudelaire. Quand Prévert a publié ses premiers textes, d’aucuns se sont récriés, les poèmes d’Alan Ginsberg ont provoqué des tollés…  J’en connais qui sont très sceptiques par rapport aux haïkus… Au fait… qui écrit encore des sonnets ?

Mais pourquoi aurait-il fallu mettre l’étiquette "réservée" sur le mot "poésie", la confiner  stérilisée à tout jamais, l'enfermer dans une tour d'ivoire au sommet d'une montagne accessible seulement à une élite érudite connaissant sur le bout de ses dix doigts son historique ?

Pourquoi la poésie ne passerait-elle pas par des chemins différents ? Depuis ce magnifique texte poétique considéré comme le premier écrit du monde : « L’épopée de Gilgamesh  »  la poésie n’a fait qu’évoluer, changer, se vêtir d’habits différents.

L’inquisition a condamné Galilée : « et pourtant elle tourne… »


Je pense à ce texte sur Le Plaisir de Khalil Gibran qui pourrait s’appliquer au cas présent :

… « Comment distinguer dans le plaisir ce qui est bon de ce qui ne l’est point ?

Allez donc apprendre dans vos champs et vos jardins ce qu’est le plaisir de l’abeille qui butine le miel de la fleur.

Mais aussi le plaisir de la fleur qui offre son nectar à l’abeille.

Car pour l’abeille une fleur est source de vie, comme pour la fleur une abeille est messagère d’amour.

Et pour les deux, abeille et fleur, donner et recevoir du plaisir sont un besoin et une extase. »…

 

J'ai même lu un article où l'auteur écrit que les slameurs rejettent la poésie classique. Faux, ils s’y réfèrent souvent. Le slameur ne rejette rien, il cherche autre chose. Cette querelle qui oppose le Slam à la Poésie me fait penser à tout ce qui a toujours divisé les anciens et les modernes ; à la querelle d’Hernani, à Carmen sifflée à l’Opéra, à Brassens ou Renaud à leur début…

Quant à "la performance", au désir d’ego, mis en exergue dans ce même article, j’aurais plutôt tendance à dire comme les enfants « c’est celui qui dit qui est ».

L’ego, l’ego, mais qui n’a plus d’ego sur cette terre, à part quelques sages ?

Et le désir, le désir d’ego, oh, c’est vrai, il n’existe pas chez les poètes classiques, pas plus que chez les romanciers !

Pour qui écrit celui qui écrit ?

Pour lui, pour le fond de son tiroir ?

Assez rare !

Celui qui écrit, écrit pour être lu, pour être dit. Ce qui me frappe le plus dans l’univers du slam s’apparenterait plutôt à une soif intense de prise de parole, de revendication d’un droit à la poésie, de fierté d’y arriver.

Il faut une bonne dose de courage pour oser affronter un public mais pas d’ego. Le désir de reconnaissance est là, évidemment, il est présent aussi chez le poète qui publie…

 

Enfin affirmer que le slam participe à la régression culturelle ambiante comme je l'ai également entendu dire, mais j’ai bien peur que cela soit une erreur monumentale, une méconnaissance totale du phénomène. Parce que c’est tout le contraire qui se produit. C’est par le biais de cette écriture justement que les slameurs débutants vont découvrir tous les aspects de la poésie, travailler sur la langue et le langage, perfectionner leur style, participer à des ateliers, découvrir des auteurs comme Jean Tardieu...

Et pourquoi le thème des textes ne devrait-il pas être inspiré par le quotidien ? Jacques Prévert, Boris Vian et avant eux Verlaine (pour moi un slameur avant l’heure) pour ne citer qu’eux (la liste est trop longue) ont-ils écrit des poèmes totalement abstraits ?

Si « la poésie c’est le lieu où commence l’autre côté » (Roberto Guarros) ce lieu, allons-nous le garder si petit, si rétréci ? Pourquoi mettre le slam dans un autre lieu. Il suffit d’agrandir le lieu. De changer de focale. Cet autre côté… est un autre côté, il est AUTRE ! Et l’autre est différend (Swami Prajnanpad).

L’autre côté, autre… et à côté.

C’est cela qui est intéressant justement.

Oui, nous sommes tenus de faire des mots ce que personne n’en fait. C’est exactement encore une fois ce que font les slameurs.

Je reconnais volontiers que c’est fait… plus ou moins bien, le meilleur côtoyant  le pire, comme dans tout genre artistique !

En conclusion, je dirai :

et si le Slam était comme un laboratoire de poésie expérimentale ?  

Maintenant, si d’aucuns pensent que le slam n’est pas de la poésie, c’est leur droit et leur problème mais l’univers du slam n’est pas un "univers destructeur de la parole et du sens" (J.M. Bongiraud). C’est à mon avis seulement un univers libre, une terre vierge, serait-ce en cela qu’il angoisse certains ?

Enfin il serait réellement dommage d’enfermer La Poésie entre 4 murs, même couverts de nacre, de rubis, de diamants, elle vaut mieux que ça !

 

 

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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 11:20

Avez-vous trouvé qui a écrit :

"Insectes bourdonnants, assembleurs de nuages..."

Mais oui, c'est ce cher La Martine !
A ce propos, cette devinette m'est venue à l'esprit suite à une discussion avec Hélène (Atelier Balthazar) au cours de laquelle justement nous ne savions plus à qui attribuer :

"Objets inanimés, avez-vous donc une âme...".

Au même !

Oui ce cher La Martine, prénom... euh... Zut ! Voilà le prénom également aux oubliettes.
Aussi nouvelle question : connaissez-vous le prénom de La Martine ?
Alphonse.
Ah, pas franchement romantique comme prénom.
Donc : Lamartine, Alphonse de (1790-1869), écrivain et homme politique français issu d'une famille de petite noblesse légitimiste. L'homme qui considérait Bonaparte comme un usurpateur remplira le poste envié de garde du corps du roi Louis XVIII, sera diplomate en Italie, mais surtout chef de file de la génération romantique (Nouvelles Méditations, 1823 ; la Mort de Socrate, 1823 ; Dernier Chant du pèlerinage d'Harold, 1825).
Élu à l'Académie française en 1829,  Lamartine démissionnera de son poste et se lancera dans la politique. Après un premier échec à la députation en 1831, il s'embarquera pour un long voyage en Orient (1832-1833), au cours duquel il perdra sa fille (Souvenirs. Impressions, pensées et paysages pendant un voyage en Orient, 1835).
À son retour, élu député jusqu'en 1848, il défendra à la Chambre des idées libérales et progressistes.
Surnommé le chantre d'un « christianisme libéral et social », il sera nommé ministre du nouveau gouvernement républicain en 1848. Toutefois, son échec devant Louis-Napoléon Bonaparte à l'élection présidentielle, puis le coup d'État de 1851 mettront un point final à sa carrière politique.
Il ne sera plus, dès lors, qu'un homme de lettres contraint, en raison de ses dettes, à un travail forcé... et mourra dans un oubli presque total après avoir vendu peu à peu tous ses biens
.

"Aimer, prier, chanter, voilà toute ma vie.

 

Borné dans sa nature, infini dans ses voeux, L'homme est un dieu tombé qui se souvient des cieux."


 

 

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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 04:38

A écrit :

Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges
Jeter l'ancre un seul jour ?

 

Celui qui peut créer dédaigne de détruire.

  

Insectes bourdonnants, assembleurs de nuages,
Vous prendrez-vous toujours au piège des images ?

 

Je chantais, mes amis, comme l'homme respire,
Comme l'oiseau gémit, comme le vent soupire,
Comme l'eau murmure en coulant.

 

Je marche dans la nuit dans un chemin mauvais, ignorant d’où je viens, incertain où je vais.

 

Je ne veux pas d'un monde où tout change, où tout passe.

 

Je suis concitoyen de toute âme qui pense : La vérité, c'est mon pays.

 

Je suis de la couleur de ceux qu'on persécute !


C'est  facile, faites un peu marcher vos neurones... mais ne trichez pas en allant chercher la réponse sur le net.
Si vous ne trouvez pas, ma foi, est-ce si grave ?
Vous aurez la réponse demain !

 

 

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 06:10

La semaine dernière, un midi je me suis retrouvée seule à la maison et plus de provisions dans le frigo.
Enfin trois fois rien, ce qui est déjà beaucoup d'après Raymond Devos mais bon ! En plus, aucune envie de cuisiner longtemps ni compliqué.
J'ai décidé de faire cuire quelques pâtes, des Barilla évidemment et d'y mettre dedans quelques trucs du genre qu'on a toujours dans ses placards...
En final je me suis retrouvée avec une recette que j'ai trouvé super rapide à effectuer et vraiment délicieuse, je vous la donne ci-dessous, j'espère bien avoir en retour vos commentaires :

Ingrédients :
Spaghetti Barilla integrali
Une petite boite de champignons de Paris pieds et morceaux
Un gros oignon blanc
1 ou 2 gousses d'aïl
Gingembre frais

Coriandre fraîche
Sauce Soyu bio
Sauce soja douce
Sel, poivre, huile d'olive

Dans une casserole verser un peu d'huile d'olive, faire blondir l'oignon, ajouter les champignons égouttés, laisser doucement revenir puis mettre le gingembre coupé en lamelles, 3 cuillères à soupe de Bio Soyu, 1 de Sauce soja douce,  l'ail écrasé, un tour de moulin de poivre noir, pas encore de sel (à cause du Bio Soyu), laisser réduire. Goûter. S'il le faut rajouter sel, voire encore un peu de Bio Soyu ou de Soja doux. Il faut qu'il y ait vraiment de la sauce mais point trop liquide.

A côté dans une grande casserole d'eau bouillante salée cuire les spaghetti, égoutter.
Verser la sauce sur les pâtes, ce n'est même pas la peine d'ajouter du beurre, mais verser une cuillère d'huile d'olive en mélangeant pâtes et sauce.
Saupoudrer de coriandre fraîche ciselée.

Et voilà donc un plat sain composé de sucres lents, d'herbes fraîches, de matière grasse uniquement végétale rapidement exécuté, savoureux et bon pour votre santé !
Bon appétit !

 

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Published by Philomène - dans Recettes de cuisine
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 02:19


L'autre Geneviève est brune, habite Marseille mais se caratape dès qu'elle le peut vers son jardin de Saint-Maximin.
L'autre Geneviève je l'ai connue avant l'autre ! Mais également grâce à Filigranes en 2003 ; autrement elle a pendant longtemps été très active au sein du Scriptorium.

Sur la photo nous voici côte à côte sur un promène-couillons en partance pour les îles du Frioul.
L'autre Geneviève écrit aussi :

JE DIS ZERO

rien

nada

 

pas de gouffres

pas de puits

pas de fonds

 

Je me penche

c'est le vertige

je suis frappée de cécité

par la vision de ce rien

 

J'écris zéro

c'est une rondeur

un mouvement de main

l'ébauche d'un signe

 

C'est l'oeil de l'aigrette

celui du ramier

un vol

un roucoulement

un bruit de gorge

la bouche de l'enfant

dans la succion

du sein de la mère

 

Je dis zéro

rien

nada

 

Je me penche

l'infini a envahi l'espace

les ailes de l'aigrette

touchent les bords du ciel

l'Orient à notre porte

le désert sous nos pas

les plaintes roulent

dans des odeurs de sel

 

Je dis zéro

rien

nada

 

Des yeux d'Oedipe

coule le sang noir

de la terre

Antigone n'est plus

pour crier sur les places

 

Je dis zéro

rien

nada

 

Qui serait prêt

à tomber

dans le grand cercle

du néant ?

  ____________________________________________________________________


Elle se plie

Fait tentative de dépliement

                        Offre son flanc

Puis se replie

 

Ce n'est pas de froid

Qu'il s'agit

De pluie, de vent

De grands tourments

                        C'est de soucis

 

Orange

Bonze tibétain

Avec cloche d'airain

Et moulin

                        Elle prie

 

Multiple cherche l'Un

Pour y fourrer

Son deux, son trois

Miroir sans tain

Dans son bagage

Pour les jours

De grand partage

 

Entre les pages

Qu'elle replie

Qu'elle repasse

                        Elle s'oublie.



                                                       Geneviève Liautard
 

 

 

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