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10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 14:42

5095956017_ef225fd9f9.jpgDes chronophages (dixit Montherlant), bouffeurs de temps, "les facheux" de Molière envahissent mon quotidien et je désespère en ce moment d'arriver - à récupérer - un jour - un peu - de ce temps !

A consacrer à "mon travail" d'écriture !

Mais il apparaît que "ce travail" n'est pas considéré comme tel par tous ces chronophages ! Sous-entendu, tu as mieux à faire...

Ou alors :

« C'est bien d'écrire, ça t'occupe ! » disent-ils...

Imbéciles ! Pour m'occuper il y a LES PETITS ENFANTS, LE JARDIN, LA CUISINE, LES COURSES, LE MENAGE, VIEILLE MAMAN, j'en passe...

Non, l'écriture, c'est autre chose, de vital, qui fait sens. Au besoin consulter la page : pourquoi j'écris...

Mais pour écrire, il faut instaurer une discipline de travail.

« Pensez qu'un écrivain qui produirait seulement deux pages par jour se trouverait à la fin d'une longue vie, avoir égalé, non certes par le génie, mais par l'étendue, l'oeuvre de Balzac ou celle de Voltaire. » (Un art de vivre - André Maurois)

 

Pauvre de moi !

Qui, en ces jours qui courrent, arrive à peine à gribouiller quelques paragraphes d'un prochain récit !

Oublier le monde extérieur pour plonger dans l'histoire imaginée apparaît une entreprise utopique ! Comment être efficace ?

Comment éloigner les mangeurs de temps quand certains vous sont si proches... 

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 12:37

 

5132137820_a311a483c1.jpgA m'interroger, ce n'est pas vraiment la colère qui m'habite aujourd'hui, non, plutôt une sorte de dégout, de désespérance de la nature humaine.

Troy Davis a donc finalement été éxécuté hier soir mercredi 21 septembre 2011 par injection léthale à la prison de Jeckson en Géorgie.

Accusé du meurtre d'un policier en 1989 à Savannah, arrêté, jugé - sans que sa culpabilité ne soit certaine - et condamné à mort, il était incarcéré depuis sans avoir jamais cessé de crier son innocence.

Peut-être était-il coupable.

Peut-être était-il innocent.

Dans tous les cas, "l'accusé doit bénéficier du doute."

Dans tous les cas, lui enlever la vie ne rendra pas la vie au policier assassiné.

 

Mettre un individu suspect à l'écart de la société civile, l'empêcher de nuire est évident.

Mais au XXI ème siècle, après toutes ces guerres et tueries en tout genre, toutes ces violences, L'HOMME n'en aurait tiré aucune conclusion ?

L'HOMME n'aurait pas encore compris qu'il n'a pas le droit d'enlever la vie ?

Déjà, la donner se fait la plupart du temps dans l'insconcience.

Déjà la plupart des gens vivent dans l'insconcience.

Mais, dans ces deux cas, le mal, si je puis dire, est moindre !

Mais OTER LA VIE ?

AU NOM DE QUELLE MORALE ? QUELLE RELIGION ? QUEL DROIT ?

Ici, la pire des inconsciences se dévoile.

Ici, quand la famille du policier assassiné vient assister au premier rang à l'éxécution, moi, j'ai envie de vomir ! Sommes-nous revenus au temps des jeux du cirque dans la Rome antique ?

 

Tiens, voilà qu'en définitive, je me retrouve en colère ! Très, très en colère ! Contre l'espèce humaine qui, parfois, mets en place une justice inique, stupide, aveugle ! Cette espèce humaine qui ne VOIT pas, et se place dans le camp de l'absurdité du monde.

   

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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 16:01

 

Il y a des gens à qui on donne un peu de pouvoir et qui en abusent, se prenant pour des chefs (voir article précédent), faisant montre d'une autorité hors de propos.

Pourtant, être chef, un vrai, c'est tout à fait autre chose. J'ai eu la chance de travailler - il y a longtemps certes - dans l'ombre d'un tel homme (lire Le plus petit des grands magasins - Editions Edilivre).

Et il se trouve justement que j'ai reçu aujourd'hui par mail , le commentaire d'un lecteur :

 

« Une saga Tati marseillaise, avec ses deux patrons très humains qui entremêlent les affaires à l'art de rendre heureux leurs employés. L'évocation d'un monde hélas perdu, remplacé par la tyrannie des machines à calculer, des ordinateurs pour le rendement ! »

 

Port-Miou-038.jpg

 

Et on pourrait ajouter, « monde perdu, remplacé à présent par la tyrannie de chefaillon dénué totalement d'amour du genre humain. »

Parce qu'un patron, un directeur, un responsable quel qu'il soit, va savoir entremêler commerce et joie de vivre tant pour ses clients que pour ses employés.

 

Allez, qui se dévoue, qui va aller expliquer la belle attitude au gestionnaire de la calanque ?

 

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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 11:48

 

Je vous avais prévenu que ce blog passait en mode intermittent. Ce que je ne savais pas, c'est que je reviendrais de ma chère calanque avec l'humeur en demi-teinte.

Ne reste plus qu'à vous raconter.

 

Port-Miou-avril-2011-011.jpg

 

Un dicton dit : "payez et mourir, on a toujours le temps !"

En fait, ce qui s'est réellement passé, avec cette histoire de payer, c'est qu'entre emploi du temps surchargé et autre, je n'ai pas pris le temps de lire sur l'appel à redevance de notre AOT 2011 (attestion d'occupation temporaire) les petites lettres tout en bas de la feuille ! 

TOUS les navires de France doivent s'acquitter chaque année d'une redevance. A la calanque la formalité devait se faire avant le 30 juin 2011 dernier délai* 

*conformement aux dispositions de l'article L 2125-5 du CGPPP, en cas de retard de paiement, les sommes dues porteront au taux légal en vigueur.  

Sauf que dans mon esprit, depuis trente ans, LA calanque est synonyme de paix, d'harmonie... Ode à la calanque  et que le paiement, s'il doit évidemment se faire, n'est pas, à quelques jours près, prioritaire. Grave erreur comme vous allez comprendre.

Jusqu'en 2007 les clubs nautiques ont géré le plan d'eau et les AOT avec une grande justesse et beaucoup d'humanité. Aussi, dans mon esprit, 30 juin ou 1er juillet égalait kif-fif bourrico ! Sauf que j'avais oublié que ce n'étaient justement plus les clubs qui géraient...

 

Bref, arrivée à la calanque le samedi 2 juillet au matin, fissa je file à la capitainerie pour me mettre en règle avec les autorités ! Closed ! Fermée ! Un samedi, j'aurais du m'en douter. Bon, je reviendrai lundi matin (comme dans la comptine...)

Et le lundi 4 juillet à 9 heures pétante me voici en compagnie de Petite-Fille à la capitainerie de la calanque pour régler cet A.O.T.

Le responsable est en grande conversation avec un des présidents de club, je me retire donc sur la pointe des pieds et patiente à l'extérieur.

Paysage de toute beauté fait passer le temps.

Enfin mon tour arrive.

Je dois également vous dire que j’ai choisi de me présenter en personne plutôt que d’envoyer chèque et paperasse par la poste, car je pense, quand c’est possible, qu’il est toujours préférable dans notre monde en perdition de privilégier les rapports humains.

D’autre part, au 30 juin, je n’avais toujours pas reçu la nouvelle quittance d’assurance du bateau ; cette assurance étant manifestement assez relax par rapport aux dates d’échéance…

La secrétaire de l’agence m’avait promis au téléphone d’envoyer la quittance par fax directement à la capitainerie, ce qui a été fait  en définitive le LUNDI 4 JUILLET A LA PREMIERE HEURE.

Une des raisons pour laquelle j'avais remis le paiement au 1er juillet. Quelle attitude aurait eu le responsable du plan d'eau si j’étais venue le 30 juin avec l’ancienne quittance dont l’échéance était justement le 30 juin ? Ce Monsieur a la réputation d'être à cheval sur le règlement...

 

Me voici donc, en compagnie de Petite-Fille devant  le responsable qui me demande ce que je viens faire là !!! en me regardant méchamment, alors que j’ai dans les mains l’acte de francisation de notre bateau.

Je lui explique que je viens régler l’AOT. Il me répond : «la date limite était le 30 juin, vous aurez un supplément à payer ! »

- Monsieur, je suis venue samedi matin et vous n'étiez pas là, la capitainerie était fermée.           

- Samedi, c’était le 1er juillet, déjà trop tard. J’ai reçu 250 courriers par la poste.

A t-il envoyé au Trésor Public tous les chèques reçus, le 30 juin avant minuit, je vous pose la question.

Pour moi LA CALANQUE est un havre de paix (peut-être à présent employer l’imparfait : était un havre de paix, pas un territoire commercial où compte seulement les quittances acquittées et les locations en tout genre !

 

J’explique alors à cet homme (mérite t-il l’appellation) que je trouve plus décent de venir en personne, d’avoir un contact, que la calanque ce n’est pas que du commerce…

Parce que si les relations entre les gens ne se font plus que par la poste, sur quelle planète allons-nous vivre ?

Ce n’est pas la peine de se glorifier d’avoir le pavillon bleu si c’est pour se comporter comme un goujat avec une sociétaire donc un client… qui plus est une femme… qui plus est une grand-mère qui plus est un auteur qui a situé l’action d’un de ses contes pour enfants dans la calanque.

Une attitude inadmissible pour trois jours de retard de paiement. Les larmes aux yeux je n’ai même pas pu expliquer à cet individu aussi dur et glacial que la lame d'un couteau, et s'abritant derrière son règlement, que j’attendais également cette foutue quittance d’assurance.

On sait pourtant depuis la dernière guerre où conduisent les règlements appliqués aveuglément.

Je suis sortie de son bureau, le coeur chaviré, Petite-Fille à la main, effarée devant la méchanceté d'un homme en lui disant que puisqu'il en était ainsi, j'enverrai papiers et chèque par la poste...

 

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 11:24

 

Si vous avez bien retenu les dates Sur la Canebière , je devais me trouver du vendredi 10 juin au dimanche 12 juin au Festival du livre de la Canebière !

Sauf que le samedi 11, j'étais également invitée à une fête du livre jeunesse à Saint-Cyr sur mer.

 

Salons-St.cyr-et-canebiere-2011-009.jpg

 

Comme je ne suis pas douée du don d'ubiquité (dommage) mais que je ne voulais pas rater Saint-Cyr que je devinais plus attrayant et plus marchand que la célèbre artère de Marseille, j'avais dit oui et embauchée pour me remplacer sur La Canebière Fille Chérie.

Franchement, je n'ai pas regretté mon choix !

Sauf pour Fille Chérie qui s'est enquiquinée grave...

  

Saint-Cyr sur mer, en occitan provençal : Sant Ceri de Mar, est un village se situant à la limite ouest du Var, entre Bandol et La Ciotat. La fête a drainé un monde fou, fou, fou.

 Salons-St.cyr-et-canebiere-2011-012-copie-1.jpg

 

Et puis, que voulez-vous que je vous dise ?

Le fait est regrettable mais n'en existe pas moins. Les bouquins ont un coût... donc s'adressent à une clientèle ayant la possibilité d'investir un peu de monnaie.

A Saint-Cyr, j'ai eu affaire à des clients n'hésitant pas à acquérir 4 voire 5 livres d'un coup alors que sur La Canebière, une dame m'a demandé :

- 11 euros (prix d'un tome des contes de la Méditerranée) c'est pour les 2 tomes ???

Et une autre :

- On peut les trouver dans une bibliothèque vos livres ?

Un autre encore s'approchant et prenant un exemplaire dans les mains :

- C'est bien vos livres mais je ne lis jamais...

 

Alors je dis aux élus de Marseille et aux organisateurs de ce festival du livre de la Canebière : « soyez gentils, ne confondez pas tout. Vous voulez remettre de la culture là où elle a disparu ? O.K. Organisez des animations GRATUITES, et si vous voulez qu'un certain public se remette à la lecture, achetez donc les livres des auteurs marseillais et offrez-les ! Mais ne nous faites plus perdre notre temps, notre énergie et notre argent - car venir sur La Canebière n'est PAS gratuit pour les auteurs : participation de 10 euros... + parking ou transport + frais de repas (alors que les autres salons invitent les auteurs... et les nourrissent) !

Voilà, faites suivre...

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 13:03

 

4281844250_cbb17d7ef3.jpgHier matin, comme tous les jeudi matin, m'en suis allée à mon cours de gymnastique holistique La rentrée (et la méthode Ehrenfried) .

Le dos content, les cervicales détendues et l'esprit au beau fixe, comme le soleil resplendissant dans le ciel, j'ai repris ma petite auto couleur Ferrari pour rentrer à la maison !

Pour revenir chez moi, j'emprunte à chaque fois la rue Saint Sébastien, une longue rue toute droite et étroite en sens unique. Des voitures sont garées de chaque côté, il y a juste la place pour passer. Je venais à peine de tourner dans la rue quand je vois venir vers moi, donc en sens interdit, un type à vélo.

Forcément, je suis obligée de ralentir si je ne veux pas envoyer le mec dans les airs !

Outrée par un tel comportement inconscient, je klaxonne férocement. Le type continue à foncer comme un dingue dans ma direction, me voici évidemment obligée de m'arrêter quand il arrive à ma hauteur. Il n'y a pas d'épaisseur suffisante entre mon véhicule et celui stationné sur ma gauche. Le vélo-cycliste se met au pas lui aussi, avec les rétroviseurs qui dépassent, il est même obligé de tourner le guidon de sa bicyclette !

Je descend alors ma vitre :

- Bravo hein, c'est intelligent ! Vous savez pas que vous êtes en sens interdit ?

L'homme, jeune, le crane presque rasé, a de grands yeux bleus au regard dur et me répond alors avec un fort accent d'Europe de l'Est :

- Quoi, t'es pas contente dans ta voiture ?

Bêtement je répète :

- Mais vous êtes en sens interdit, c'est dangereux... alors au moins reconnaissez vos torts et excusez-vous !

Il me fixe méchamment et d'un air ironique ajoute :

- Toi et ta voiture... (suit deux, trois mots incompréhensibles)

Je préfère ne pas répondre et reprend mon chemin.

 

Voilà, c'est une fable moderne, vous ajouterez la morale...

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 12:17

 

Ce matin, après m’être réveillée à potron-minet, je me suis rendormie… Jusqu’à ce que la voix cristalline de Petit-Fils me réveille en sursaut !

-         Mima, ON sonne à la porte !!!

Un coup d’œil au réveil… Seigneur ! Je me suis rendormie ! Et je sais bien qui sonne : Fille Chérie et Petite-Fille.

Je saute en bas du lit et cours en chemise de nuit, pieds nus et SOUS la pluie (brrrrrrrrrrr.) ouvrir le portillon du jardin.

La journée commence bien !

 

Je réceptionne Petite-Fille et son sac… Fille Chérie s’en va bosser. Cousin cousine se retrouvent comme larrons en foire, ils ont trois mois d’écart et sont hyper complices.

Je commence à préparer mon petit-déjeuner et celui de L’Homme réveillé entre-temps, quand Petit-Fils claironne :

-         J’ai mal à la tête…

MON petit-déjeuner attendra, je me précipite dans la salle de bain et attrape le thermomètre. 37°, ouf ! Peut-être vais-je arriver à boire mon thé ?

Que nenni, le téléphone sonne. C’est Ex. Jolie-Belle-Fille. Ce qui ne veut pas dire que Jolie-Belle-Fille n’est plus jolie mais qu’elle est ex !

Ex-pliquer le mal à la tête de son rejeton… tandis qu’elle, me confirme le programme de la journée… Je prends note…

Bon, à présent mieux vaut aller remettre le thermomètre dans son étui et à sa place dans le placard de la salle de bain. Sauf que le thermomètre me glisse des mains et se fracasse sur le carrelage.

La journée continue bien.

 

Balayette, pelle. Est-ce que je vais pouvoir déjeuner ce matin ?

Que nenni, le téléphone sonne. C’est encore Ex. Jolie-Belle-Fille qui m’annonce le changement de programme de la journée à cause de la pluie.

O.K. c’est noté ! Mais  je commence à bouillir à l’intérieur tandis que le thé, lui,  refroidit. J’ai envie de crier :

- S’il vous plaît, est-ce que je pourrais, avant d ’attaquer… siroter tranquillement ma tasse de thé ?

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:25

 

3426461321_5cee989493.jpg« Pour vivre heureux, vivons caché » énonce le proverbe.

Le sont-ils, heureux, ces hommes, ces femmes et ces enfants surpris par l'oeil d'une caméra indiscrète ?

Il faudrait d'abord savoir ce que nous mettons derrière l'adjectif !

Si l'on entend par là, avoir dans son salon canapé en cuir, télé, dans le parking le dernier modèle BMW,  sans oublier pour la cuisine le frigo qui fait les glaçons,  la Rolex au poignet... les vacances à Megève l'hiver... la poursuite de la réussite (amour, gloire et beauté?) alors, les pauvres, ils ont tout faux.

Sauf que moi, je pense qu'ils le sont, heureux ces humains vivant dans l'ouest du Brésil ! Sans frigo et sans télé, sans champagne et sans caviar !

Loin du mythe du "bon sauvage" mais heureux tout simplement parce qu'ils ont l'essentiel : la liberté. La vraie liberté consistant à ne pas faire dépendre son bonheur d'une liste toujours forcément incomplète d'objets matériels, de signes extérieurs de richesse, de plus, toujours plus.

Plus de quoi ?

On ne sait pas très bien mais plus, c'est certain.

 

Il y a une pétition à signer pour préserver la tranquillité de cette tribu amazonienne, pour qu'on leur fiche la paix :

http://www.uncontactdedtribes.org

 

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:38

 

Quand j'ai entendu pour la première fois à la radio "la femme grillagée", la chanson de Pierre Perret, le présentateur disait qu'elle faisait partie de son dernier album. J'ai pensé : il a du courage notre Pierrot national d'aborder un tel sujet !

En même temps, ce n'était pas la première fois que le chanteur aux textes emplis de tendresse, d'humour et de poésie abordait un thème difficile.  Se rappeler qu'il y a quelques années en arrière "La bête est revenue", on ne l'avait pas tellement entendue non plus sur les ondes !

  

Et voilà que j'apprends, mais probablement de nombreux bloggeurs sont-ils déjà au courant, que "la femme grillagée" est censurée ! 

Presse, radio, télé, interdite !

Stéphane Hessel veut qu'on s'indigne ? Et bien JE M'INDIGNE !

Et j'espère que nous serons nombreux dans ce cas et que nous serons encore plus nombreux à faire circuler la chanson...

  

  

La femme grillagée 4912913238_c8d7f1657a.jpg

 

(paroles et musique Pierre Perret)

 

Ecoutez ma chanson bien douce
Que Verlaine aurait sû mieux faire
Elle se veut discrète et légère
un frisson d’eau sur de la mousse
C’est la complainte de l’épouse,
de la femme derrière son grillage
Ils la font vivre au Moyen-âge
Que la honte les éclabousse.

 

Refrain


 Quand la femme est grillagée
toutes les femmes sont outragées
les hommes les ont rejetées
Dans l’obscurité

Elle ne prend jamais la parole
En public ce n’est pas son rôle
Elle est craintive elle est soumise
Pas question de lui faire la bise
On lui a appris à se soumettre
A ne pas contrarier son maître
Elle n’a droit qu’à quelques murmures
Les yeux baissés sur sa couture

 

Refrain

 

Elle respecte la loi divine
Qui dit par la bouche de l’homme
Que sa place est à la cuisine
Et qu’elle est sa bête de somme

Pas question de faire la savante
Il vaut mieux qu’elle soit ignorante
Son époux dit que les études
Sont contraires à ses servitudes

 

Refrain

 

Jusqu’aux pieds sa burka austère
Est garante de sa décence
Elle prévient la concupiscence
Des hommes auxquels elle pourrait plaire
Un regard jugé impudique
Serait mortel pour la captive
Elle pourrait finir brûlée vive
Lapidée en place publique

 

Refrain

 

Jeunes femmes larguez les amarres
Refusez ces coutumes barbares
Dites non au manichéisme
Au retour à l’obscurantisme
Jetez ce moucharabieh triste
Né de coutumes esclavagistes

Et au lieu de porter ce voile
Allez vous-en mettez les voiles

  

 

Refrain

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 12:48

 

Rien de très grave niveau santé mais cependant, le corps médical m'ayant recommandé depuis quelques semaines un maximum de repos, me voici condamnée dans la mesure du possible à ne pas sortir, à rester chez moi en tâchant d'oublier les tâches ménagères...

Il y a des condamnations plus terribles !

Conséquence, je lis " Une pyramide sur la mer "  ! Je lis, relis, re-relis ! Enfin je me décide à plonger dans des ouvrages où je n'avais jamais voulu mettre mon nez !

Par exemple : "A l'Ouest rien de nouveau" d'Erich Maria Remarque qui faisait depuis des années de la figuration sur une étagère.

1444581887_4077f15a80.jpgUne histoire se passant durant la guerre de 14-18 ? Rrrrrrrrr ! Même avec une réputation de best-seller, je l'avais toujours superbement ignorée (c'est mon côté je-ne-veux-que-d'un-monde-joli) !

Et puis, il y a quelques jours, je me dis que, tout de même, il faudrait en finir avec cette attitude d'autruche et j'ouvre le livre.

 

« Quand nous partons, nous ne sommes que de vulgaires soldats, maussades ou de bonne humeur et, quand nous arrivons dans la zone où commence le front, nous sommes devenus des hommes-bêtes. »

 

"A l'Ouest rien de nouveau" ? Me voici positivement interpellée. Ensuite, une évidence s'impose : toute cette horreur, tous ces morts... pourquoi ? Au nom de quoi ? Alors sort renforçée ma croyance en l'Europe, la nécessité de l'avoir fait.

Je n'ai pas de jugement à porter sur l'initiative de faire lire en classe la lettre de ce jeune résistant condamné à mort : Guy Mocquet.

Mais il me semble indéniable, à propos du roman d'Erich Maria Remarque, qu'une certaine tranche d'âge dans ce pays gagnerait grandement en humanité, si l'Education Nationale rendait obligatoire la lecture de ce témoignage en Première et en Terminale.

 

J'ai souvent été effarée de constater lors de conversations avec des jeunes de leur peu d'intêret pour l'Europe Europe , de leur ignorance, leur sarcasme à ce propos, ou alors de me rendre compte qu'ils ne voyaient dans cette création que le côté commercial, voire la facilité de passer les frontières sans papiers... , de ne pas avoir à changer de monnaie !

 

"Témoignage d'un simple soldat allemand de la guerre 1914-1918, A l'Ouest rien de nouveau, roman pacifiste, réaliste et bouleversant, connut, dès sa parution en 1928, un succès mondial retentissant et reste l'un des ouvrages les plus remarquables sur la monstruosité de la guerre.

Écrivain allemand né à Osnabrück en 1898, Erich Maria Kramer, dit Erich Maria Remarque, s'est exilé en Amérique lors de l'avènement de Hitler et obtint sa naturalisation en 1947. Il est décédé en 1970."

 

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