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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 21:07

 

Tout a commencé il y a une quinzaine de jours quand s'est affiché en haut de la page de configuration de mon blog un message attention danger !
Cela coïncidait avec la proposition de nouvelles versions d'Over-blog...
Le message expliquait qu'il fallait installer Mozilla ou une nouvelle application
de Windows sous peine de problèmes...
Comme Mozilla était gratuit, j'installe le bidule, revient sur mon blog, horreur ! Il n'était plus bleu ! Plus bleu et plus du tout la même apparence.
Je désinstalle  Mozilla, le blog a repris sa couleur bleu lavande et a retrouvé sa mise en page d'origine. Ouf ! Mais le message de mise en garde réapparaît... Je laisse passer quelques jours puis me décide à commander le CD de Windows.
Qui arrive avant-hier...
Sûrement je devais avoir un pressentiment pour ne pas installer le truc immédiatement...

A la télé un présentateur signale une vidéo marrante, je vais voir la vidéo et un autre message s'affiche, réel danger !
Fissa je mets le disque dans la boîte, le programme s'installe, terminé. Je retourne sur mon blog, et retrouve la configuration de Mozilla ! Oups !
Cette fois-ci, je ne reviendrais pas en arrière mais un vague goût de blues me tombe dessus !
Mon blog n'a plus l'apparence choisi à sa naissance !

Au fait, je me demande... peut-être bien que certains d'entre vous, déjà, aviez un système plus récent et que le monde Philomène se présentait tel qu'il m'apparaît maintenant... sur un fond de blanc et des rubriques aux lettres riquiqui !
Plus classique, moins rigolo...

C'est terrible le changement. Pourquoi la plupart des êtres humains veulent-ils que rien ne bouge ?
On refuse l'impermanence.
C'était comme cela, pourquoi le cela se transforme t-il en ceci !
En plus, je me pose la question : ceux qui avaient la même version que moi vont se demander pourquoi j'ai tout changé...
Ben, c'est pas moi, c'est Over-blog ! Nouvelle version ! M'ont pas demandé mon avis !
Il paraît qu'il y a désormais plein de fonctions supplémentaires, ah bon !

C'est terrible le changement. Mais rien à faire, faut s'y faire.
Tenez par exemple, il y a... un certain nombre d'années, je l'ai épousé :
LUI




















Ma foi, que croyez-vous qu'il arriva ? Pensez-vous que L'Homme est toujours ainsi ? Hi ! Je vous épargnerai les modifications de son anatomie depuis cette photo prise en 1965 sur l'île de Riou, en face de Marseille.
Tiens, d'ailleurs Riou, voilà un autre changement. Interdit d'aborder dans l'île à présent...



Alors cette nouvelle configuration...  faudra bien m'y faire... je vais m'y faire... ou alors carrèment tout changer !


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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 05:42

 

Ménage + diverses corvées expédiées, cette journée d'hier était déjà bien entamée quand j'ai décidé que cela suffisait ! Il était temps de m'accorder une petite pause d'une heure avant la fin de  la soirée.
"Au mieux de ses possibilités" répète sans relâche Alain, un des assistants d'Arnaud Desjardins lors des séjours à l'ashram. A cette heure du jour, j'estimais avoir été au mieux de mes possibilités de tâches ménagères et familiales et qu'en conséquence je pouvais sans culpabiliser, m'octroyer un entr'acte d'écritures.
D'autant plus que ce samedi qui vient, je dois être à Coudoux pour une journée poésie avec le Scriptorium, ce cercle de poètes non disparus... et qu'il y avait une consigne : écrire à partir d'un mot choisi. Le mien : lutter.
Mais je n'avais fait que jeter quelques mots sur l'écran.

Je me penche donc sur mon texte, coupe ici, rectifie là, ajoute ceci, mélange cela et voilà que la sonnerie du téléphone interrompt ma vision. Car il s'agit bien d'une vision et d'une écoute de son écrit.

Dans le combiné la voix de ma belle-mère !

Après quelques minutes de bavardage... j'essaie avec diplomatie d'expliquer que je travaille...

Étonnement.
- Ah, vous retravaillez à présent ?

- Mamie, vous savez bien que j'ai écrit deux livres, et bien je continue, j'ai d'autres projets...
- Oui, oui, vous avez écrit mais est-ce que ça vous rapporte au moins ?
Heureusement que la scène se passe au téléphone sinon peut-être bien que je l'aurais étranglée, la belle-mère !
Une fois de plus, revient cette question d'argent par rapport à l'écriture.
Les gens qui écrivent, à moins de s'appeler Marc Levy ou Guillaume Musso (qui eux gagnent des fortunes) ne sont pas pris au sérieux.
Je le sais bien que pour beaucoup, écrire est vu comme une perte de temps !
"Tu ferais mieux de t'occuper (au choix) de ton mari, tes petits-enfants, ton jardin, ta maison, ta belle-mère ou ta mère !"
Si on travaille, à ce moment-là, on doit choisir un métier lucratif genre vétérinaire, homme ou femme d'affaires, à la rigueur prof ! Mais (je n'ose pas dire écrivain, je ne me considère pas comme un écrivain) faire auteur... est considéré comme une perte de temps, un amusement.
Je crois que pour une fois, j'ai manqué de politesse, et j'ai expédié la belle-mère.
Lutter...

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 10:58

 

Michael refusait sa couleur, Michael ne voulait pas vieillir. Est-il le seul dans ce cas ? Le chanteur n'a fait que pousser à l'extrême un phénomène auquel nous sommes tous sensibles. Car lequel d'entre nous, en se regardant dans un miroir peut se sentir totalement satisfait de son apparence ? Même les êtres humains parmi les plus beaux, interwievés, confessent la plupart du temps ne pas s'aimer totalement.
Accepter.
Voilà ce qu'on devrait apprendre en premier.
J'ai dix huit ans et des cheveux frisés et je déteste mes cheveux frisés !
Qui va m'expliquer la relativité ?
Frisés ici = honnis
Frisés là-bas = beauté
Raides ou frisés, peu importe.
Parce que si je suis d'accord avec ma singularité, je prendrai aussi la particularité de l'autre.
Si je m'aime, j'aimerai l'autre.
J'ai dix huit ans, je suis belle et un accident va tout changer.
Qui va m'expliquer la fragilité ?
Parce que si je comprends qu'il suffit d'un instant pour que tout bascule, j'accorderai peut-être moins d'importance à l'apparence.

De toutes manières, nous ramons tous dans la même galère. Les années vont s'empiler, cassures, brisures, déchirures.
Celui-ci va se retrouver avec un ventre rebondi, une calvitie ; celle-là avec des rides, une peau flétrie, les cheveux qui blanchissent...
Voir au fil du temps son apparence se modifier... n'est pas une chose facile. En même temps, il n'est pas nécessaire de refuser la modernité, la chirurgie esthétique si vraiment nous pensons que cela est indispensable à notre moral "je me sentirai beaucoup mieux après".
Simplement Michael a poussé le système à l'extrême. La chirurgie a des limites. Tout a une limite.

"Supporte la disgrâce
d'un coeur égal.

Accepte l'adversité
comme inséparable
de la condition humaine.

Que faut-il comprendre par
""Supporte la disgrâce
d'un coeur égal" ?

La disgrâce n'est pas pire
que la faveur
Toutes deux engendrent la crainte.

Ne sois donc affecté
ni par la perte
ni par le gain.

Que faut-il comprendre par
"l'adversité est inséparable
de la condition humaine" ?

L'homme a un corps
c'est pourquoi
le malheur a prise sur lui.
S'il n'en possédait point,
quel événement
pourrait le frapper ?

C'est pourquoi,
à celui qui se soucie des autres
autant que de lui-même
on peut confier le monde.

Seul celui qui aime les autres
autant que lui-même
est digne de les gouverner.

(Tao Tö King - Lao-Tseu - Treize)


Oui, j'ai bien changé...
Smile ?


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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 05:56

Et l'expression est juste, l'évènement était bien mondial puisque la diffusion de Home bénéficiait d'une diffusion planétaire : 126 pays -  traduction en 40 langues.

Alors "est-ce qu'on est assez grand pour voir la vie en face ? Est-ce qu'on va accepter de vivre mieux avec moins et en finir avec ce monde de gachis ?
Parce que :
" Il est trop tard pour être pessimiste." (Yann Arthus Bertrand)

Il y a bien longtemps que je suis d'accord avec cela. Et que modestement à ma petite échelle je mets en pratique certaines choses dans le genre : pas d'hamburger chez M.D. ni Q. (avez-vous d'ailleurs remarqué phonétiquement ce que cela donne... ) et d'une manière générale moins de viande dans les menus à la maison, bannir les sushi, les fraises d'Espagne, les filets de perches du Nil. Eviter d'investir en fauteuils ou gadgets chinois. Et trier papiers, plastique et verre qui finiront chacun dans leurs containers appropriés. 
Certains de mes amis ou membres de ma famille se sont toujours allégrement moqués de cette attitude, me disant que ces petits gestes ne changeraient pas grand chose ; comme le fait que le bio étant un peu cher pour ma bourse, chaque semaine en faisant mes courses au supermarché, je choisis UN unique article bio ou du commerce équitable, que ce soit une crème de beauté, du café ou des noix de sapin de l'himalaya indien pour ma machine à laver le linge.

Pourtant :

"Un jour, dit la légende, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifiés et atterrés observaient, impuissants, le désastre. Seul le petit colibri s'active, allant chercher quelques gouttes d'eau dans son bec pour les jeter sur le feu. Au bout d'un moment, le tatou, agacé par ses agissement dérisoires, lui dit :
" - Colibri ! Tu n'es pas fou ? Tu crois que c'est avec ces gouttes d'eau que tu vas éteindre le feu ?
- Je le sais, répond le colibri, mais je fais ma part."

(Extrait de La part du colibri - Pierre Rabhi)
Pierre Rabhi est écrivain, philosophe et conférencier et a gentiment accepté de donner un entretien
Cursives dans le N° 70 Mondes industrieux de Filigranes.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 06:14

Hier en voiture je passe devant le cours Joseph Ballard, situé pour les non marseillais lisant cet article, dans le prolongement du Vieux Port, de Marseille of course ! Aussi loin que mes souvenirs remontent, sur la droite du Cours en allant vers le centre ville on pouvait trouver un restaurant "L'Oursin" réputé pour ses coquillages et ses poissons.
Quelle n'est pas ma surprise de voir l'enseigne renommée remplacée par "Sushi Bar" !
Et un de plus, un !
Xème emplacement donc de notre cité de la bouillabaisse voué désormais au culte des petits rouleaux, cônes et autres boulettes farcis de ridicules lambeaux de poisson !
Peuchère ma ville du sar grillé sur sarments de vigne, loup en croûte de sel ou dorade au pastis ! Toutes les poissonnières s'étant succédé sur les quais doivent se retourner dans leurs tombes en apprenant ce que les hommes font à présent avec leurs chers poissons !
Quant à moi,  je ne sais pas si c'est également votre cas, mais franchement  les sushi commencent sérieusement à m'horripiler ! Sommes-nous en train de devenir stupides ? 

1/ Ce n'est pas notre culture
2/ C'est une mode snobissime et irresponsable
3/ qui contribue à vider les réserves halieutiques de notre planète

(Alors que de nombreux stocks de poissons sont en régression, la demande en thon rouge n’est pas sans conséquence sur les stocks halieutiques, notamment en Méditerranée où la surpêche de cette espèce préoccupe les ONG et la commission européenne).

Non mais c'est vrai quoi ! Un poisson c'est un poisson entier. Déjà depuis une trentaine d'années nous avions eu droit à ces filets filiformes de toutes sortes d'espèces des grands fonds de nos océans, nous avions sacrifié pour nos chers petits allergiques aux arêtes, aux carrés panés surgelés... 
A la rigueur nous avions une bonne raison : nous pouvions accepter ces nouvelles formes à cause de leurs prix bon marché mais là de jour en jour sushi par-ci, sushi par là, de semaine en semaine toujours de plus en plus de sushi pour la plupart insipides et onéreux,  je dis stop !
Créons le front de libération des poissons destinés à finir en suhsi !



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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 04:03

Samedi était un soir slam aux Argonautes. La première session venait de commencer quand j'ai vu arriver Richard Richard avec femme et enfants. Richard Richard est un pote de Filigranes et du GFEN.
A la fin de cette première session, nous nous sommes mis à discuter et c'est à ce moment-là que son fils de dix huit ans me dit :
- Ah, je suis un peu déçu, je ne croyais pas que c'était ça du slam ! Ce soir ce que j'ai entendu c'est de la poésie avec des rimes... (et sans musique...)
J'ai envie de rire. Je me rappelle une discussion avec Marie-Christiane (Filigranes toujours) qui tenait les propos absolument inverses :
- Le slam ce n'est pas de la poésie !
Comme quoi...

Mon point de vue est que le slam est seulement une nouvelle forme de poésie. Une poésie vivante, en quelque sorte descendue dans les rues et qui s'est engouffrée là où elle n'avait plus droit de cité. Le slam est un droit de réponse poétisé à la société. Pour certains cette poétique est haine transformée en poème, de la violence qui danse sur des mots. Pour d'autres juste une manière de dire le quotidien dans un certain tempo audible par tous.
Alors poésie ou pas cette nouvelle forme d’expression ? Ne vaudrait-il pas mieux dire : il y a du bon et du mauvais slam, comme coexiste de bons et de très mauvais poèmes, des chansons magnifiques et des débiles, des romans inoubliables et des inutiles…
 

La poésie dans l’antiquité était différente de celle des troubadours du Moyen Âge, les poètes d’aujourd’hui ne s’expriment plus à la façon de François Villon, les vers de René Char n’ont plus rien à voir avec ceux de Baudelaire. Quand Prévert a publié ses premiers textes, d’aucuns se sont récriés, les poèmes d’Alan Ginsberg ont provoqué des tollés…  J’en connais qui sont très sceptiques par rapport aux haïkus… Au fait… qui écrit encore des sonnets ?

Mais pourquoi aurait-il fallu mettre l’étiquette "réservée" sur le mot "poésie", la confiner  stérilisée à tout jamais, l'enfermer dans une tour d'ivoire au sommet d'une montagne accessible seulement à une élite érudite connaissant sur le bout de ses dix doigts son historique ?

Pourquoi la poésie ne passerait-elle pas par des chemins différents ? Depuis ce magnifique texte poétique considéré comme le premier écrit du monde : « L’épopée de Gilgamesh  »  la poésie n’a fait qu’évoluer, changer, se vêtir d’habits différents.

L’inquisition a condamné Galilée : « et pourtant elle tourne… »


Je pense à ce texte sur Le Plaisir de Khalil Gibran qui pourrait s’appliquer au cas présent :

… « Comment distinguer dans le plaisir ce qui est bon de ce qui ne l’est point ?

Allez donc apprendre dans vos champs et vos jardins ce qu’est le plaisir de l’abeille qui butine le miel de la fleur.

Mais aussi le plaisir de la fleur qui offre son nectar à l’abeille.

Car pour l’abeille une fleur est source de vie, comme pour la fleur une abeille est messagère d’amour.

Et pour les deux, abeille et fleur, donner et recevoir du plaisir sont un besoin et une extase. »…

 

J'ai même lu un article où l'auteur écrit que les slameurs rejettent la poésie classique. Faux, ils s’y réfèrent souvent. Le slameur ne rejette rien, il cherche autre chose. Cette querelle qui oppose le Slam à la Poésie me fait penser à tout ce qui a toujours divisé les anciens et les modernes ; à la querelle d’Hernani, à Carmen sifflée à l’Opéra, à Brassens ou Renaud à leur début…

Quant à "la performance", au désir d’ego, mis en exergue dans ce même article, j’aurais plutôt tendance à dire comme les enfants « c’est celui qui dit qui est ».

L’ego, l’ego, mais qui n’a plus d’ego sur cette terre, à part quelques sages ?

Et le désir, le désir d’ego, oh, c’est vrai, il n’existe pas chez les poètes classiques, pas plus que chez les romanciers !

Pour qui écrit celui qui écrit ?

Pour lui, pour le fond de son tiroir ?

Assez rare !

Celui qui écrit, écrit pour être lu, pour être dit. Ce qui me frappe le plus dans l’univers du slam s’apparenterait plutôt à une soif intense de prise de parole, de revendication d’un droit à la poésie, de fierté d’y arriver.

Il faut une bonne dose de courage pour oser affronter un public mais pas d’ego. Le désir de reconnaissance est là, évidemment, il est présent aussi chez le poète qui publie…

 

Enfin affirmer que le slam participe à la régression culturelle ambiante comme je l'ai également entendu dire, mais j’ai bien peur que cela soit une erreur monumentale, une méconnaissance totale du phénomène. Parce que c’est tout le contraire qui se produit. C’est par le biais de cette écriture justement que les slameurs débutants vont découvrir tous les aspects de la poésie, travailler sur la langue et le langage, perfectionner leur style, participer à des ateliers, découvrir des auteurs comme Jean Tardieu...

Et pourquoi le thème des textes ne devrait-il pas être inspiré par le quotidien ? Jacques Prévert, Boris Vian et avant eux Verlaine (pour moi un slameur avant l’heure) pour ne citer qu’eux (la liste est trop longue) ont-ils écrit des poèmes totalement abstraits ?

Si « la poésie c’est le lieu où commence l’autre côté » (Roberto Guarros) ce lieu, allons-nous le garder si petit, si rétréci ? Pourquoi mettre le slam dans un autre lieu. Il suffit d’agrandir le lieu. De changer de focale. Cet autre côté… est un autre côté, il est AUTRE ! Et l’autre est différend (Swami Prajnanpad).

L’autre côté, autre… et à côté.

C’est cela qui est intéressant justement.

Oui, nous sommes tenus de faire des mots ce que personne n’en fait. C’est exactement encore une fois ce que font les slameurs.

Je reconnais volontiers que c’est fait… plus ou moins bien, le meilleur côtoyant  le pire, comme dans tout genre artistique !

En conclusion, je dirai :

et si le Slam était comme un laboratoire de poésie expérimentale ?  

Maintenant, si d’aucuns pensent que le slam n’est pas de la poésie, c’est leur droit et leur problème mais l’univers du slam n’est pas un "univers destructeur de la parole et du sens" (J.M. Bongiraud). C’est à mon avis seulement un univers libre, une terre vierge, serait-ce en cela qu’il angoisse certains ?

Enfin il serait réellement dommage d’enfermer La Poésie entre 4 murs, même couverts de nacre, de rubis, de diamants, elle vaut mieux que ça !

 

 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 06:42

Il y a des week-end surchargés ! Celui qui vient de passer comptabilisait la nuit au musée et un séminaire de la revue Filigranes.
Nous avions un invité : Pascal Bonneau, photographies et tirages au platine et au palladium.
Je vous conseille d'aller faire un tour sur son site : www.pascal-platine.com
Pascal avait amené ses clichés. En fait il faut plutôt les nommer : oeuvres.
La consigne après les avoir longuement regardées a été d'écrire à leur sujet :


En ce moment pour ma vie, j'hésite entre le noir et le gris. Peut-être nommer l'anthracite. Comme si chaque matin il fallait me relever pour aller au charbon. Peut-être dans ce propos voir quelque exagération. N'oublions pas, je suis de Marseille.
Et puis soudain au détour d'un samedi après-midi, quelques photos.
Du noir du gris du blanc aussi.
Des images en gris en noir et blanc et c'est la vie. Qui explose. De mille feux, en parcelles éclatées emplies de nuances, de mouvements, de subtils éclairages, et de gaieté. 
Mais encore  dans les clichés par-ci par-là, des zones de brume comme autant de non-dits se sont glissées me chuchotant : "toujours le temps prend son temps".

Alors je m'en irais loin de la cité, des hommes et du monde civilisé, je chercherais une crique secrète et j'assemblerais des cannisses et des palmes pour me construire une autre vie.
Seulement pour un temps. Juste une escapade.
A archiver dans "propositions de bonheur".

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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 05:02

Oui

En créant ce blog, je m’étais dit : pas de trucs trop perso, pas parler de ses petits bobos, pas de réality show !

Me voilà en plein dilemme, parce qu’en réalité, n’est-ce pas quand on va au fond de soi, quand on voit comment l’esprit fonctionne, que commence à s’élaborer un début de compréhension des autres ?

Et le but n’est-il pas de passer de

moi

à

moi et les autres

puis

les autres et moi

enfin

les autres ? (Swami Prajnanpad)

Et mon expérience n’est-elle pas là pour aider un tant soit peu les autres ? Cela est-il prétentieux de le penser ?

 

Alors parler ou ne pas parler ?

Hier soir vendredi 8 mai, il y avait slam à El Ache de Cuba (9 place Paul Cézanne à Marseille). Olé !

Ça pouvait me faire comme un cadeau d’anniversaire. Je m’offrais ce plaisir léger : lancer un texte, écouter les mots des autres, peut-être dire un deuxième texte, boire un verre, échanger quelques paroles avec des gens que j’aime bien, me concentrer à nouveau pour écouter, lâcher un troisième texte ?

Parce que si on écrit, c’est pour être lu, si on écrit c’est pour exprimer ce qu'on a écrit, y compris à voix haute et ça devient du slam !

D’autre part oser s’exposer quel exercice ! Angoisse, jubilation, concentration, un slam comme une méditation !

Et puis en ce moment avec toutes ces tuiles qui n’arrêtent pas de me tomber chaque jour sur la tête, El Ache de Cuba, quelle récréation !

 

Caramba ! C’était compter sans… un couple en train de se séparer qui se déchire, un enfant pris en otage, un appel téléphonique, un départ précipité pour essayer de calmer le jeu (si on peut s’exprimer ainsi !), la tension dramatique et ma soirée qui tournait à l’orage.

Adieu, veau, vache, cochons, poulets, slam et El Ache ! Adieu ma petite évasion !

 

Normalement, en même temps que le cadran de ma montre indiquait que l’heure d’ El Ache de Cuba approchait, quelque chose à l’intérieur de moi aurait du se mettre à bougonner, maugréer, tempêter, maudire et dire non !

Le processus de rébellion avait d’ailleurs démarré… Mais pourquoi donc étaient-ils en train de me gâcher ma soirée ?

Et puis… je n’ai pas compris, soudain quelque chose a lâché, ça a dit oui !

Oui. A la situation. Acceptation. Soumission.

Pour ce dernier mot : explication.

Dans " Du quotidien à voix haute" il y a un swing où j’emploie ce mot : 

«… Il y a comme une évidence,

J’ai pas gagné, j’ai pas perdu, j’ai juste vu.

Soumission absolue… »

Or apparemment l’autre jour quelqu’un a entendu dans ce « soumission » « femme soumise » !

Il ne s’agit aucunement de cela.

Soumission n’égale pas femme soumise !

Soumission = acceptation de la situation.

Oui je me soumets à ce qui vient.

 

C’est ce complet ressenti qui est arrivé hier soir sans crier gare. Tout à coup j’ai accepté, plus aucune souffrance et la liberté !

La souffrance vient de la non acceptation.

La souffrance, terrible, indicible, je l’ai VU physiquement dans ce garçon qui refusait la situation, dans cette fille qui niait l’état de choses qu’elle avait elle-même crée. Les deux ayant bien évidemment des visions différentes des circonstances et absolument aucune conscience des réactions découlant de leurs actions.

 

Cette soudaine liberté intérieure, c’est comme un état de grâce. Oui.

Pas ce qu’on avait prévu. Ce qui est venu.

Une, deux, trois lettres : Oui.

Ces deux-là ne réalisaient absolument pas le mal qu’ils étaient en train de faire à leur enfant, ne comprenaient rien à la vie qu’ils se compliquaient d’une manière stupide ? O.K.

Mais ne pas qualifier, ne pas les juger.

Ces deux là m'emmerdaient avec leurs problèmes, oui.
D’autre part, c’était raté pour moi (au fait quel moi ?), pas d’évasion ce soir, pas de slam, pas d’Ache, pas le plaisir de dire ses mots ni de retrouver les autres slameurs ?

Accepter.

« Etre un avec ».

Voilà que j'entrais talement dans ce « Etre un avec » de Swamiji que j'avais tant de mal à comprendre.

Encore fallait-il veiller à ce que ce diable d’ego qui pour un temps avait foutu le camp, ne vienne faire de la récupération en essayant d’en tirer une certaine gloire si minime soit-elle… 
Ne pas s'illusionner, l'état de grâce nallait pas durer et...
L'évier est bouché.

  

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:24

Des fois...

La vie vous envoie des épreuves. Faudrait les traverser sans râler ni s'énerver ni maudire la terre entière ou sa mère (ce dernier point étant juste pour la rime) !
On lit, on relit, on copie des citations (les citations sont empreintes d'autorité a dit je ne sais plus qui) mais après...
Après c'est galère.
Après faut mettre les citations en pratique.
Cest alors que le mental résiste et...
on râle, on s'énerve, on maudit la terre entière et sa mère !

Le ciel est toujours bleu...
même sous les nuages.

N'empêche pas la rage !

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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 07:10

Les p'tits coquelicots dans ma rue ont franchi la ligne jaune... S'en sont allés poussés à lisière du mur, à la bordure de l'asphalte.
Les p'tits coquelicots me rassurent. Ils me font songer à nous les êtres humains, ayant jusqu'à ce jour réussis à faire perdurer l'espèce dans les pires conditions. Que ce soit du fin fond de la Sibérie au plus plus profond des forêts en passant par les déserts les plus arides.
Les p'tits coquelicots me rassurent parce que nous aussi, êtres humains mal pensants sommes arrivés à la lisière de notre monde, à la bordure de l'humanité.
Coïncidence ? J'ouvre ce matin Télérama et tombe sur un entretien du philosophe Jean-Pierre Dupuy :
"L'homme court à la catastrophe, mais refuse d'y croire. Pour se construire un avenir désirable, nos sociétés doivent réinventer le sacré."
Saurons-nous, en serons-nous capables ?
Pourtant le sacré, ce n'est jamais qu'une sorte de branchement électrique pas si difficile à réaliser. Suffit de le vouloir, suffit de regarder, suffit d'écouter et surtout d'aimer.
Au moins essayer.
Et puis faire passer.
Comme un p'tit coquelicot Mesdames, comme un p'tit coquelicot Messieurs.
Comme un p'tit coquelicot mon âme, comme un p'tit coquelicot.

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