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13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 12:47
Un slam pour Charlie (L'Ache de Cuba)
Un slam pour Charlie (L'Ache de Cuba)
Un slam pour Charlie (L'Ache de Cuba)

Charlie

 

Jamais je n’aurais imaginé qu’une telle atrocité puisse arriver dans mon pays.

Jamais je n’aurais envisagé qu’une telle horreur ait tant d’ampleur.

Jamais je n’aurais pensé que la liberté d’expression puisse être à ce point attaquée.

Jamais je n’aurais songé me retrouver aussi effondrée

Et pleurer.

 

Je suis Charlie.

Je suis Cabu, je suis Wolinski.

Je suis Charb. Je suis Honoré. Je suis Ahmed Merabet.

Je suis Tignous. Je suis Oncle Bernard. Je suis Michel Renaud.

Je suis Frédéric Boisseau. Je suis Franck Brinsolaro.

Je suis Elsa Cayat.

Et pleurer.

 

Mais jamais je n’aurais présumé de telles manifestations de soutien.

Mais jamais je n’aurais rêvé de tant de solidarité.

Mais jamais je n’aurais espéré d’aussi beaux gestes d’amitié.

Mais jamais je n’aurais pu prévoir une si phénoménale mobilisation internationale.

Et pleurer.

 

L’obscurantisme a commis un crime contre l’humain

Le fanatisme a tenté de briser nos plus chères valeurs

L’intégrisme a éteint des lampes. L’électricité passera toujours, demain après-demain et tous nos lendemains.

Même si sonne le glas.

 

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous puissiez le dire ».

La formule, à Voltaire, est attribuée, à tord.

Report !

La formule est d’Evelyn Beatrice Hall, anglaise,

qui l’utilisa pour résumer la pensée du philosophe.

Tant pis pour Voltaire ! Reste le repère.

Tant pis, on persévère, à écrire, dessiner, slamer !

Avec craintes, peut-être, mais sans contraintes.

 

Un lâche carnage a frappé nos idéaux.

En guise de dernier hommage, au courage de nos héros,

Revenir à l’humour.

Et plagier ce cher bavard, Michel Audiard !

Charlie désormais ? Éparpillé par petits bouts, façon puzzle

Charlie ? Dispersé, ventilé, en milliers de grands et petits Charlie.

Et entré dans L’HISTOIRE.

A jamais.

 

Philomène (Jeannine Anziani)

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 16:28

Samedi 10 janvier : première scène slam de l'année à L'Ache de Cuba - Cours Julien - 13006 Marseille.

On fête les 10 ans de slam d'Ypnova

Bien sûr, l'ambiance est spéciale, vu les évènements.

Evidemment, les slams ad hoc ne vont pas tarder à tomber.

Mais d'abord, hommage à celui qui a organisé tant et tant de scènes, qui a inventé "le micro de bois", qui nous régale de sa voix et de ses textes depuis... hé oui ! Putain ! 10 ans !!!

Ypnova

Ypnova

C’était

à Aubagne.

C’était...

en 2006 ou… 2007 !

C’était

ma première fois.

Tendre l’oreille, aux textes des uns et des autres, attraper le trac, prendre le « mike »,

lâcher son sac                                                                    de mots.

Re-poser son trac, re-tendre l’oreille, quand tout à coup, ce premier soir, un certain Ypnova.

Et alors là, le texte, la voix, me scotche grave, le gars !

Puis, il y eut une seconde scène ! Il était encore là. Une troisième, une quatrième,

il était toujours là !

Slam, slamons, slamez à Marseille et à côté, tourne tourne tourne en rond.

Slam, slamez slamons, de scène ouverte en scène ouverte, on se croise et se recroise.

Entre-autres, on démaillote nos notes aux Argonautes.

Un samedi, Ypnova m’apostrophe :

- Hé ! ça te dirait pas de venir répéter avec nous, tous les lundis soirs, au Balthazar ?

Ciel ! Ai-je tout compris, est-ce réellement à moi qu’il s’adresse ce garçon ? Ma foi oui, à priori, c’est de moi dont il est question.

Je réponds :

- Heu ! Tu m’as bien regardé, tu devines quel âge j’ai ? (pourtant j’avais... ben... calculez )…

 Mais là, après une petite explication sur le mode de fonction du Balthazar, il me répète :

- Sûr, pas de problème, franchement viens, ça t’engage à rien…

Ici, forcément, vous avez deviné… j’y suis allée ! J'ai franchi une porte, rencontré d’étranges potes, savouré des moments détonants, Croqué des grains de folie, partagé des émotions, fait des découvertes. La liste reste ouverte.

Ypnova (Philippe), un immense merci.

 

 

 

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7 décembre 2014 7 07 /12 /décembre /2014 16:10
Camille Case écoute un slameur

Camille Case écoute un slameur

Je vous l'ai annoncé hier, il y avait une scène ouverte à l'Ache. Et je ne vous y ai pas vu !!! Tant pis pour vous ! Dois-je vous rappeler encore pourquoi le slam est si précieux par les temps qui courrent ?

Comme un espace hors de notre société mercantile, participer ou venir écouter équivaut à retrouver foi en l'humanité. Des gens qui ne trichent pas, sont sincères, prennent la parole en toute liberté et sans autre prétention que dire ce qu'ils ont envie de dire. Franchement, est-ce encore si courant ?

Et quelle belle énergie étonnante se dégage lors d'une scène ouverte, petit miracle dans un entre-deux...

En prime, hier soir, vous auriez eu droit à Léa Platini (voir catégorie contes), venue passer un petit moment et dont j'ai profité... pour son accompagnement à la clarinette sur mon slam ! Magique.

Viviane - Tamer - Margougnax
Viviane - Tamer - Margougnax
Viviane - Tamer - Margougnax

Viviane - Tamer - Margougnax

Puis... à la deuxième session, j'avais un nouveau slam !

Bouquins.

 

Il y a des lieux communs très communs !

Lieu commun, étonnante expression française qui ne désigne nullement un endroit ordinaire. Un lieu commun, du latin locus (lieu) et communes (communs), est en rhétorique une figure de style fondée sur l'emploi de situations communes ou d'assertions consensuelles. Ouf !

En principe, il vaudrait donc mieux éviter d’employer des lieux communs. Et si quelqu’un vous en assène un, ne pas rebondir… sauf quand une instit. m’affirme lors d’un atelier dans sa classe :

- Vos livres, ce sont un peu vos enfants…

Et me voici en train de répondre que oui, et même que je peux compter mes bouquins Sur les doigts des deux mains, ce qui me fait déjà de nombreux bambins !

Et là, association d’idée, le mot bambin me susurre : que de joie, que de joie !

Et là, association d’idée, le mot bambin me murmure : que de soucis, que de soucis…

Parce que enfants ou livres, même combat. Félicité et emmerdes !

Côté emmerdements, petits moyens grands, j’vais les garder pour moi, au chaud. Non, plutôt au froid !

Reste les pauses de la vie, vaporeuses, douces et sucrées comme des barbes à papa. Ce qui nous ramène à cette animation dans une école, et à un petit garçon qui me pose une question :

- De tous tes livres, quel est ton préféré ?

- Euh… Tu sais, puisqu’on a dit que c’était comme mes enfants, et bien…une maman aime tous ses enfants. Peut-être seulement le petit dernier demande plus d’attention…

- Ben, lâche le gamin, moi, j’ai bien l’impression que ma mère préfère mon petit frère… 

- Ah ! tu as entendu ce que tu viens de dire : « j’ai l’impression ».

Ici, je subodore que sûrement vous êtes en train de penser : psychologie primaire… n’empêche qu’un silence recueilli avait suivi…

Maintenant, entre nous, ce n’est pas le dernier publié, mon préféré.

Entre nous, mais chut ! mon cœur penche… vers deux mal-aimés, totalement déconsidérés, ignorés des lecteurs, boudés des acheteurs. Ces pauvres délaissés ? Allez je vous le dis : deux recueils de poésie.

Tenez, je vais vous faire la moue méprisante d’un passant qui passe le jour d’une dédicace devant ceux-ci. Une grimace sous-entendant :

« Ma pov’dame, des poèmes ? Bouh ! ringard, totalement, absolument blafard…

Doucement je précise :

- c’est du slam… 

Nouvelle grimace, puis mon passant lâche : « non vraiment merci, la poésie franchement c’est pas pour moi. »

Je vous jure, la prochaine fois, je réponds :

- z’avez raison, la poésie c’est pour les chats, les koalas,

les fleurs des champs, les étoiles, les bateaux à voile,

les papillons enfin disons,

c’est pas pour les cons !

 

Philomène

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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 12:25

                                

Ce soir, "claquement d'ailes poétiques" à l'Ache de Cuba - Cours Julien - Marseille.

Le temps est très très gris, il pleut, je n'ai pas le moral ; à cause d'une contrariété qui persiste et signe... mais je pense que je vais y aller.

Pour oublier, pour une plongée... dans la poésie.

Camille Case (slameuse)

Camille Case (slameuse)

La Poésie :

"Je ne porte la poésie que lorsqu'elle branche les antennes des profondeurs, c'est à dire qu'elle ose une sincérité déconcertante. La poésie est un langage de l'invisible, un ressenti qui s'exprime avec le concentré, le peu, le dense. Le moins pour le plus, elle se retire pour attirer. C'est une opération à coeur ouvert où le verbe prend corps. La poésie peut me transporter, me transformer mais je dirais même plus, elle me fait me reconnaître et là c'est le bonheur. J'ai ce sentiment de proximité avec Antjie Krog, Rumi, Tchouang Tseu, Hafez, Michaux, Char... La poésie reste pour moi l'art le plus sacré, comme une incantation à l'homme, à sa nature, une musique intérieure libre de toute religion, où on ose sa nullité, où le mot est dans sa verticale. Il y a des poésies qui déchirent, qui crient, il y a celles qui réconcilient, celles qui nous touchent, qui nous enchantent, qui nous provoquent, qui nous font sourire. Le fil intérieur des mots nous appartient, comme une goutte d'eau qui nous fait survivre."

Juliette Binoche

 

« Mon âme est comme un orchestre caché ; je ne sais pas quels instruments résonnent et jouent en moi, cordes et harpes, timbales et tambours. Je ne peux me connaître que comme une symphonie. »

Fernando Pessoa. Le livre de l’intranquillité

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 15:25

Est-ce que je vais aller, piquer, une photo sur Google pour illustrer ce qui va suivre ? Voyons voir ! Tout bien réfléchi... NON !

J'ajouterai une illustration "ultérieurement"... et en principe, ce devrait être une photo prise par moi ! A savoir, si Dieu veut, bientôt...

Le slam était écrit...

 

Un nom de Ville ?

 

Ce matin, en train de faire briller la lampe d’Aladin

Soudain… turban et pantalon bouffant, un génie surgit :

- Salut à toi femme de Marseille, vite fais un vœu,

un seul vœu. Sois tranquille, donnes-moi juste un nom de ville

tu y seras transportée !

 

Un nom de ville, comme ça,

D’un coup d’un seul, abracadabra

Ma foi, je ne sais pas !

- Dépêches-toi, dit le génie.

 

Partir à la dérive vers d’autres rives ?

Je sais : Constantinople.

La cité aux sept collines, pour pister mes racines constantines.

- Constantinople n’existe plus, dit le génie.

- Génie, voyons c’est une  façon de dire

Byzance, Constantinople, Istanbul, ce sera comme tu voudras.

 

Et c’est ainsi que me voici

A traverser le Grand Bazar, effluves poivrées et sacs d’épice

Marchands d’tapis, motifs persans, tapis volants ?

 

C’est comme ça que me voilà

A déambuler entre la 3ème et la 6èmecolline

A entrer dans des églises byzantines

même pas mentionnées dans les guides de voyage

Et pour les matins blafards à m’emplir le regard

Du dôme étincelant de Ste. Sophie au soleil de midi.

 

C’est ainsi que me voici

A flâner dans les quartiers de La Corne d’Or.

Oh ! Ce vieux stambouliote-ci n’est-il pas la photocopie

Du cliché jauni du grand-père disparu sans l’avoir connu ?

 

Et c’est comme ça que me voilà

A explorer la caverne d’Ali baba de cette métropole là,

le Palais de Topkapi !

- Jules, combien de nuits où je me suis endormie

héroïne de ton film échafaudant des plans et chipant

Le Kancar le poignard star aux trois émeraudes obèses

et oblongues.

 

Et me voici et me voilà

A me perdre sur les rives du Bosphore

Effarée devant le défilé des tankers couturés d’or noir

Venu tout droit de cette mer qu’on appelle aussi : noire

Pour un peu plus tard monter sur un ferry

Entre l’Europe et l’Asie.

 

Et encore plus tard

Me laisser choir sur un fauteuil bancal

D’une pâtisserie orientale

En glissant pour les soirs de cafard

Dans un tiroir de ma mémoire

Le décor de céramiques bleutées et de vitraux Art déco.

 

Passons en fraude sur l’émotion et les vibrations

Arrive la tasse de café turc, les loukoums et les baklavas

Inch Allah!

 

 

Jeannine Anziani

(Publié page 43 Du quotidien à voix haute - Editions Manoirante)

           

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 16:22

Le vendredi matin, lors de chaque Salon du livre jeunesse de Six-Fours (voir articles précédents) certains auteurs font des animations dans les écoles ou sur le Salon lui-même.

Moi, j'avais rendez-vous dans un CM 2 d'une école à proximité. La classe et la maîtresse me font un accueil chaleureux. C'est parti pour un atelier slam d'une heure et demi.

Sauf que l'instit me dit : "j'avais bien envie d'aborder le slam, donc je suis allée voir votre blog. Mais en fait, sur votre blog, il n'y en a pas beaucoup... (de slams!) "

Ben pardi ! C'est pour inciter les passants du blog à ACHETER un, voire deux recueils, si je balance tous les textes sur le blog, ils ne feront jamais la démarche d'investir dans :

Du quotidien à voix haute ou (et) En habits de charivari !

Maintenant, pour en revenir au CM 2, je dois dire, je suis absolument ravie de cet atelier slam. Pourtant, au départ, avec Du quotidien à voix haute je ne pensais vraiment pas toucher des gosses.

Et puis des classes ont commencé à travailler sur certains poèmes de ce recueil : La terre, Le vent... alors, dans le deuxième recueil En habits de charivari., c'est volontairement que j'ai plongé dans des poèmes, disons plus marrants !

A propos du slam et d'un CM 2 à Six-Fours...A propos du slam et d'un CM 2 à Six-Fours...

Et si je ne conteste pas le fait primordial de faire apprendre aux enfants les poètes "classiques", n'est-il pas tout aussi primordial de leur faire savoir que des auteurs vivants, continuent à écrire de la poésie ?

Il est vrai que dans l'esprit du plus grand nombre, y compris chez les libraires, seuls les poètes morts sont dignes d'intérêt...

Enfin, conséquence de la réflexion d'un maîtresse, je viens de décider d'ajouter un slam dans la catégorie "DU SLAM" du Mondephilomène !

Que cela ne vous empêche pas d'investir dans un recueil ! A commander sur le net, vu que les libraires... (à part sur Marseille la librairie Prado-Paradis - 19 avenue de Mazargues - 13008 Marseille).

Un slam, donc, à destination des minots de Six-Fours et d'ailleurs...

Il pleut

 

 

Il pleut, c’est de saison.

Il pleut couleur tisons

A rester dans la maison.

 

Pas mettre le nez dehors,

Comme le chat qui préfère

L’édredon aux buissons !

 

Rester au chaud

A faire le gros dos

Quelle chance !

 

Avec une tasse de thé

Se mettre à ronronner

En écoutant bruisser la pluie

 

Que les talus aspirent avec envie

La pluie

Couleur souris

 

Ah une souris !

Verte alors

Et qui courrait dans l’herbe ;

 

Pour annoncer le soleil

Planqué derrière le ciel

Gris mais pas comme la souris

 

Verte vous savez bien

Et qui courrait dans l’herbe ;

Attention souris le chat est sorti…

 

Ah ! Le chat a quitté son édredon…

Signe infaillible : l’arc-en-ciel

A badigeonné le ciel

 

Violet indigo bleu

Vert jaune orangé

Rouge comme l’intérieur d’une pastèque ouverte.

 

 

Jeannine Anziani

Page 65 En Habits de charivari - Editions Manoirante

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 12:09

Samedi 20 juillet 2013 - Aubagne - La distillerie

21 h : Concours slam par équipes de trois

devinez un peu comment se nommait mon équipe ??? "C'est truqué !"

Truqué ? Les votes... bof ! et après, qu'est-ce que ça fait, l'important est de... vous savez ce qu'a dit un certain baron. Allez une photo :

Ypnova lance la scène

Ypnova lance la scène

Quand le slam m'appelle, je m'enflamme. Le slam, c'est ma récréation, un entr'acte chaleureux, une parenthèse poétique.

Tous les âges, tous les styles et la musique des mots
Tous les âges, tous les styles et la musique des mots
Tous les âges, tous les styles et la musique des mots

Tous les âges, tous les styles et la musique des mots

La grande familles des slameurs et des slameuses participants au micro de bois

La grande familles des slameurs et des slameuses participants au micro de bois

Mais des fois les scènes slam ne finissent pas comme prévu. Car cette scène-là terminée et le micro de bois gagné par l'équipe de Camille Case, ma voiture refuse de démarrer. Merde ! Qu'est-ce que j'ai oublié d'éteindre ? Pas les feux, à notre arrivée sur Aubagne, huit heures, il faisait encore jour... au secours ! car à présent, c'est une heure du mat. et faudrait retourner à Marseille.

Pas de panique, la solidarité des slameurs se met en place.

Merci mes adorables slameurs bien-aimés
Merci mes adorables slameurs bien-aimésMerci mes adorables slameurs bien-aimés

Merci mes adorables slameurs bien-aimés

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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 14:22

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Pat'Apon et Ypnova

 

C'était jeudi soir à La Casa d'Oli à Aubagne. Une scène slam comme je les aime, ouverte, généreuse, emplie de chaleur humaine.

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Sylvie

«On est tous vivants et on va tous mourir, alors ayons un peu d'affection les uns pour les autres, voire du respect.»

François Morel (interview pour Télérama)

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 Viviane

Voilà aussi pourquoi j'aime le slam ! Comme le dit François Morel, il y a de l'affection pour le genre humain dans l'air !

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Et souvent aussi un musicien pour accompagner les textes de ceux qui le veulent bien.

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 13:24

Le vendredi 23 novembre à 13 h 30 me voici, à l'invitation d'Yves Gauthey, professeur de français, au lycée St. Vincent de Paul (anciennement dénommé Petite Oeuvre) pour animer un atelier d'écritures poésie-slam dans une de ses classes, en l'occurence une 3ème SEGPA.

Comme chacun le sait... SEGPA voulant dire : section d'Enseignement Général et Professionnel adapté.

C'est-à-dire s'adressant à des collégiens en difficulté scolaire à la fin du cycle 3 de l'école élémentaire et s'appliquant à les amener, à l'issue d'un cursus de quatre ans,  soit de la 6ème à la 3ème, vers une formation qualifiante de niveau CAP.

Pas plus de seize élèves en moyenne dans une classe SEGPA.

 

Avec en objectif de mire Marseille Capitale Européenne de la Culture, j'ai donné par avance une consigne d'écritures à l'atelier : le lieu - investi par l'homme.

Il peut s'agir d'une ville, d'un village, un quartier, une place, une rue réelle ou imaginaire. Un lieu connu ou alors un endroit où ils rêvent d'aller.

Atelier-slam-3eme-St.Vincent-de-Paul-11.2012-002.jpg

Ils ont vingt minutes pour écrire puis chacun, à son tour, va lire son texte à voix haute. A la suite de quoi, re-travail sur leur texte et relecture à haute voix.

 

Comment relater ? Bien évidemment, je ne vais émettre aucun jugement. Seulement livrer un constat : je suis frappée par la violence décrite dans leurs textes. Pour la plupart d'entre eux, des textes très noirs.

Dire : vous savez, je comprends ce que vous racontez là, mais c'est tellement réducteur. Bien sûr qu'elle est difficile, agressive cette société dans laquelle vous évoluez. Et les médias en rajoutent une couche ? Yes ! Mais... 

Est-ce que parfois cela vous arrive de lever les yeux... vers un ciel de traîne, un voilier qui sort du port, un papillon s'envolant par-dessus un muret, un coquelicot qui se pousse du col dans un caniveau... c'est la ville, aussi. C'est la vie, aussi.

Et la poésie, elle est là, sous le nuage, sur la vague, dans le vent léger... même pas cachée.

La poésie, c'est votre regard. Mais un regard différent. Pour voir l'existence sous un autre éclairage.

 Mais pas le temps... la sonnerie retentit...

Est-ce que, au moins, mon intervention leur a apporté quelque chose ? Je pense à "La part du colibri."

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 14:36

473799759_ac8bd43180.jpg«La poésie est pour moi la plus belle forme de la littérature, parce qu'elle est concentrée, concise - on y garde l'essentiel...

(...) J'aime que ce soit facile d'accès...  Un roman, on le lit avec les yeux, l'esprit. Dans un poème, les mots sont trop importants pour être figés. Même si le sens nous échappe, il faut le lire à voix haute».

 

Jean-Louis Trintignant - Télérama N° 3275 du 20 au 26 octobre 2012

 

Mumm ! Un vrai plaisir de lire ça ! Le comédien dit exactement ce que je pense, ce que je souhaite de la poésie, ce que j'espère y trouver.

Facile d'accès ? Tel était mon but en écrivant "Du quotidien à voix haute"  (Manoirante) et "En habits de charivari"  (Manoirante). Donner à lire des poèmes accessibles au plus grand nombre, sans élitisme ni hermétisme. C'est aussi ce qu'est le slam.

A propos... n'y a-t-il pas un bon bout de temps que je ne vous en ai pas livré un ? Allez, c'est parti, un de saison...

 

La rentrée

 

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Gratin de feuilles roussies dans l’allée du jardin

la rentrée se brode au point de croix.

La rentrée ? Qu’est-ce que ça fait ?

Croix de bois, croix de fer sur la page des vacances,

sur le maillot, le grand chapeau, la brasse coulée dans les vagues.

 

Vagues… à l’âme

dans la couverture ajoutée sur le lit.

La rentrée ? Qu’est-ce que ça fait ?

Y a belle lurette que j’ne vais plus à l’école !

Pourtant invariablement

quand septembre me frôle

une vague appréhension se mêle à la brume de saison

et embrume ma raison ; je flageole.

 

Potage de jours raccourcis sous le parapluie

la rentrée se tisse en fil de laine.

Laine de bois, laine de fer

dans le pull par-dessus le tee-shirt.

La rentrée ? Qu’est-ce que ça fait ?

Y a belle lurette que j’ne vais plus au lycée !

 

 

Seulement, despotiquement, Monsieur Monceau de  Courrier

délaissé durant l'été m'interpelle :

"La cigale ayant chanté..."

 

Vagues… à l’âme

dans la pelle enchâssant les feuilles roussies

Feuilles de bois, feuilles de fer.

La rentrée ?

Bah ! Se rappeler :

la rentrée n’est jamais qu’un état passager.

 

 

Publié dans En habits de Charivari (Editions Manoirante)

  

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