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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 06:53

 

Je croyais être la seule à me réciter des textes pour m'endormir... ou replonger dans le sommeil fuyant mes nuits Ce sont les lapins...  et voici qu'après mon amie Nicole qui m'avoue dans un commentaire en faire autant, je viens de lire dans le dernier numéro de Télérama que le réalisateur Raoul Ruiz pratique aussi la chose !

(...) « Je ne connais pas beaucoup de langues, mais j'apprends des poèmes la nuit, pour lutter contre l'insomnie et Alzheimer par la même occasion. »

Si moi j'ai un faible pour les lapins de Daudet, Nicole préfère "Moi je" de France Léa.

 

divers maison et environnement 099MOI-JE..........

 

Hum... Tout à l'heure, un papier froissé est tombé de ma poche... moi, j'ai continué mon chemin sur une trentaine de mètres, et puis, j'ai fait demi tour, je suis revenue sur mes pas ramasser la boulette. La conscience l'a emportée sur la flemme après un combat intérieur d'une trentaine de mètres... J'ai bien dit combat... lutte, corps à corps, engueulade, empoignade intérieure... " Dis tu vas aller la ramasser ta boulette, oui ! " ...corps à corps comme si on était deux dans la même peau.

On est deux !... Moi et Je... Moi aurait laissé trainer la boulette, Moi s'en fiche... ce que Moi laisse trainer, Je va le ramasser. Moi aurait tendance à se laisser prendre par toutes les vitrines, acheter ceci, cela, " oh c'est joli... çà... et çà... et çà..." Je l'empêche parce que Je pense, Je réfléchis..." çà, çà, çà " est-ce bien nécessaire ? Moi veut tout ! avide ! insassiable!... comme un enfant !... Heureusement que Je suis là... que Je suis un père, une mère pour moi.

 

Malheureusement Je n'ai pas toujours été là ! Moi en a laissé trainer des boulettes, en a acheté des choses en trop dont Je peine aujourd'hui à me défaire... Mais les conjugaisons montrent bien qu'on est deux : Je Me promène, Je promène Moi... Moi irait n'importe où .. Je l'oriente, de préférence vers les jardins, vers là où c'est vert, clair, lumineux ! Moi irait voir absolument n'importe quoi, du moment que "on" dit que c'est à ne pas manquer, Moi le crois. " Elle marche pas, elle court ! " aurait dit Maman. JE cite ma maman dans tout mes spectacles... parce qu'elle avait parfois des réflexions forts pertinentes, dont Je ne voudrais priver personne d'aucun pays francophone. Merci Maman.

Une autre conjugaison montre bien qu'on est deux: Je Me calme... Je calme Moi qui s'énerve toujours pour un rien dans une file d'attente... suffit que quelqu'un fasse mine de vouloir prendre son tour, Je dois intervenir d'urgence " Calme-Toi ! "........ et des Moi hyper énervés, sans Je pour les calmer, mais à la moindre contrariété sortent le poing, le couteau, le flingue !... Je suis rentrée mécontente de Moi cette nuit : " on ne sortira plus " me suis-Je dis, ais-Je dis à Moi qui a bavassé toute la soirée. Je n'ai rien pu dire ! ! Je m' entendais Me vanter, Me plaindre, critiquer le monde : "Mais tais-Toi, mais tais-Toi donc...mais c'est n'importe quoi, arrête.." Moi n'entends pas, n'écoute pas la petite voix que Je suis, Je n'insiste pas, c'est vrai que, au bout d'un moment, dans ces cas là, ben Je s'en va... Je disparait complètement et Moi continue son cinéma............... et c'est à ce moment là que l'un ou l'une d'entre vous pourrait demander :

 " Mais dites-donc, depuis le début là, vous êtes qui ? c'est votre Moi ou votre Je ? "

" Oh... c'est une excellente question à laquelle Je veux répondre...et bien depuis le début, je vous parle de Moi, de Mes ennuis, de Mes désaccords avec Moi, autant Je peux parler de Moi, autant Moi est incapable de dire qui Je suis. Moi ne sait pas qui Je suis. Moi est le visage pâle dont Je suis l'indien... et le visage pâle ignore à peu près tout de l'être dont il occupe le territoire.... Moi est le petit trou de serrure, le petit judas, à travers lequel Je perçois très très étroitement, très très obscurément le monde... seulement Je ne peux pas vivre sans Moi... ici bas, sur terre, c'est impossible.... Moi fournit les bras, les jambes, les oreilles, les yeux, la bouche... alors qu'est-ce qui... bon, alors pour en revenir et en finir avec la soirée d'hier, c'est Moi qui avait voulu y aller, Je n'y tenais absolument pas... et c'est toujours pareil, chaque fois que Je me laisse entrainer par Moi c'est la cata... On finit pas les mots, on n'a pas le temps ! Quand Je décide, c'est beaucoup mieux, Je décide après mûres réflexions... Moi non ! ! ! Moi agit par pulsions... un cheval emballé dont après tout, Je dois tenir les rennes, Je suis le cavalier... MOI n'est que mon cheval. Mais pendant des années, le cheval entrainait au diable le cavalier, le renversait, le trainait à sa suite dans la poussière...

                                                                      Ce qu'on aimerait pouvoir revenir sur ses pas... ramasser toute ses boulettes...

 

France Léa   

 

 

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:27

 

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Pierre Rabhi est philosophe et un des pionniers de l'agriculture biologique.

Dernier ouvrage paru : Vers la sobriété heureuse (Actes Sud, 2010)

 

« L’été est pour moi un moment de plénitude. Je cesse de voyager pour être avec les miens, dans notre ferme ardéchoise. Je suis alors dans le rapport à la terre le plus intense. J’entretiens mon jardin, je l’arrose, je m’occupe de mes arbres. Je reprends ma vie de paysan et m’y consacre presque entièrement. Au printemps, la pluie est revenue. J’ai fait mes petits plants sous une serre et ai repris ainsi, doucement, mon idylle. Quand je suis absorbé dans mes tâches, j’ai l’impression d’être né pour cela. Mes engagements actuels me détournent un peu de mon aspiration première. Je m’étais fait, il y a longtemps déjà, une feuille de route très simple : mener une vie de paysan, de la terre et pour la terre, dans la beauté de la nature. Le fait d’intervenir ailleurs dans des projets de développement m’a transformé en petit thérapeute et en avocat de la terre qui essaie de convaincre d’autres de la défendre, d’en prendre soin. Mais je n’aime rien tant que d’être avec elle dans un rapport direct, tactile, charnel. Je suis, avec mon jardin, dans un rapport amoureux qui mêle tout ce que l’on connaît de l’amour : l’envie de donner et de recevoir dans une mutuelle « énergisation », l’attrait pour le mystère insondable de ce qui l’anime.

 

Plus je travaille la terre et plus je me rends compte qu’il existe un seuil indépassable dans la compréhension de ce qui s’y accomplit. On peut décrire des phénomènes, développer des savoir-faire, mais ce qu’il y a derrière tout cela, ce qui fait qu’une graine germe ou qu’un arbre pousse, que les fleurs arrivent au moment où elles doivent arriver…, cette intelligence fascinante nous est à jamais inaccessible. C’est ce qui nourrit notre esprit. L’incompréhensible devient langage, nous fait entrer dans un songe. S’il ne s’agissait que de produire des denrées alimentaires pour les mettre sur la table, tout cela n’aurait aucun intérêt pour moi. La vie de paysan est ma voie initiatique. De même que nous nous éloignons, en grandissant, de la fusion avec la terre, nous nous éloignons de la fusion avec nous-même, avec notre propre corps. Si nous étions attentifs à lui, nous nous émerveillerions de la même manière devant le miracle qui s’y déroule. Nous sommes nous-même nature. J’en fais l’expérience puissante lorsque je suis dans mon jardin, galvanisé par les éléments. Je sens alors que j’habite un espace très large, plus vaste que ma maison et que les limites de mes plantations. Je sens l’énergie de la terre en attente d’être fécondée, l’énergie des graines qui germent en son sein, appelant les énergies célestes, soleil, lune, étoiles… Tout est en tout. Et, du contact le plus tangible, le plus concret avec le sol, j’accède à l’universel. Je me sens dans une vastitude immense, conscient à la fois de l’insignifiance de mon petit corps perdu dans le cosmos, mais capable, par mon esprit, d’appréhender l’univers. »

 

Juillet 2010

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 12:20

 

L'ami d'un ami (mais pas sur Face de Bouc !) m'a envoyé un texte que j'ai trouvé écrit d'une plume gracieuse, tendre et alerte.

Me suis pensée que vous le trouveriez peut-être vous aussi à votre goût !

 

divers-maison-et-environnement-045.jpg Il n’est de plus bel idéal que celui de transmuter notre médiocre quotidien. Embellir la vie !
La sienne et celle des autres !
Avec une baguette magique : le principe d’inversion, et les effets paradoxaux de son application :
C’est parce que nous commençons par donner que nous recevrons ensuite !
Alors, une soustraction devient une addition et l’ordinaire des jours se métamorphose en « conte de faits.»

Brank de Ruzey "    

 

 

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 11:13

 

Marseille-033.jpg

 

Commissaire Mira ? C'est elle ! Enfin... C'est son auteur, sa conceptrice alors forcément Mirabelle Barane c'est un peu (beaucoup ?) elle... !

Pendant trois jours nous avons voisiné sur la Canebière, évidemment ça crée des liens donc je vous glisse en douce le sien :

www.commissaire-mira.com

 

"Putain, comme c'est bon ! Tu peux même pas imaginer comment. Je me suis installée, tranquille, et enfin je savoure le retour à la maison. Mais je suis stupide ! Bien sûr que tu ne peux pas imaginer puisque t'as pas la chance qu'on a, nous les Marseillais." (...)

 

Vous aurez tout de suite compris qu'entre elle et moi existe une même passion déraisonnable pour cette ville entre mer et collines qui s'appelle : Marseille.

Maintenant, si en plus, vous aimez les polars, allez découvrir son univers...

 

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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 07:26


Carvane-et-Trans.-2010-011.jpg
C'est là que la caravane des poètes a démarré, au pied du fort St. Jean dans un creux de muraille à l'abri du vent piquant et sous un ciel oublieux du soleil.
Tant pis pour toi soleil ! Seuls les nuages, les gabians, les passants sur la terre et les bateaux sur le bras de mer ont profité des couplets poétiques.

Puis les poètes s'en sont allés à travers escaliers vers la prochaine étape : l'Église Saint-Laurent placée au somment de la butte à laquelle elle a donné son nom. Les historiens pensent que l'église est probablement située à l'emplacement d'un temple grec.
Le thème de cette "station" était : Raison d'être ; une phrase d'Antonin Artaud l'illustrait :
"Il n'y a pas encore de monde, les choses ne sont pas encore faites. La raison d'être n'est pas encore trouvée..."

Carvane-et-Trans.-2010-025.jpg
Et le Trio Grain de Sable est entré sur la piste, Carvane et Trans. 2010 027
elle s'est mise à danser ...
Le soleil ne s'est pas laissé aguicher et a continé à bouder !
La caravane est repartie.

L'oasis 3 était la place de Lenche.
Place de Lenche : l'agora des massaliotes. C'est seulement au XVI ème siècle qu'elle prit le nom de Lenche, nom d'une famille corse opulente qui y avait établi sa demeure.
Les poétes marcheurs eux se contentèrent d'une demeure éphémère sur le socle de la statue d'Henri Tasso,
maire de Marseille de 1882 à 1944.

Carvane-et-Trans.-2010-037.jpgCarvane et Trans. 2010 042




Et la jolie danseuse en cache-coeur rose
qui n'avait pas conquis le soleil
a séduit une petite-fille sous un casque rose !




Un chien avait aboyé, les motos pétaradé, les goélands piaillé et poètes après rimes ont repris la marche vers leur dernière halte de la journée : la place du Refuge.
C'est là que la caravane s'est disloquée sous les façades badigeonnées de frais à l'abri du vent griffant sous un ciel toujours fâché avec le soleil mais dans le regard bienveillant sous son  chapeau d'Amine Khene, sous-directeur général pour l'administration de l'UNESCO.

Carvane-et-Trans.-2010-043.jpg

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 07:00


Dimanche à la Ciotat (voir article d'hier) il y avait donc des drapeaux,
une éolienne, des livres, des p'tits bateaux, et même des p'tits poissons muticolores !Salon-nautique-La-Ciotat-013.jpg
Il y avait un monde fou fou fou, la dédicace a bien marché ; ensuite il est toujours intéressant pour un auteur de rencontrer ses lecteurs.

Et puis j'ai fait une rencontre étonnante : ma voisine de table de dédicace : Joëlle Chamalet.
Joëlle vit dans le beau village de Sigoyer dans les Hautes-Alpes. Une urgence de voyage l'amène, à 49 ans, à décider de troquer pour un temps la terre ferme contre le pont d'un voilier, sur lequel elle embarque comme équipière au long cours. Bien loin d'un improbable exploit sportif, elle partage avec les océans une passion tumultueuse, sac au dos ou en bateau stop.
Son récit au fil d'eau raconte avec humour son voyage plein de tendresse.

Salon-nautique-La-Ciotat-010.jpg
L'équipière
         de
Joëlle Chamalet

Editions Les 2 encres





Ne nous reste plus qu'à embarquer, au fil de ses pages, avec cette voyageuse qui adore, en vrac, les bateaux, Led Zeppelin et les îles désertes.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 07:15

Voici, en direct d'Haïti, un extrait d'une lettre envoyée par Céline une amie d'Odette et Michel de la revue Filigranes, je pense qu'il n'y a pas de commentaires à faire, la lettre est suffisamment parlante... 

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"... les phénomènes psychosomatiques se font de plus en plus sentir autour de nous… Une de nos étudiantes a « perdu » tous ses cheveux sur l’arrière de sa tête : alors que ses cheveux arrivaient avant jusqu’à la nuque, ils ne mesurent actuellement plus que quelques millimètres, c’est assez touchant. Et ce n’est qu’un exemple parmi ceux que j’entends chaque jour…

 

Ce week-end, j’ai décidé de descendre à Port-au-Prince pour passer du temps avec mes amis de là-bas (et peut-être aussi pour arrêter de bouffer mon énergie à essayer d’imaginer « comment c’est » pour eux…). Comment vous résumer ce week-end fait de tant d’émotions, allant des plus belles et intenses aux pires, de tristesse, de découragement, d’incompréhension… ?

 

En effet, belles émotions de voir la manière dont les gens (et j’insiste : LES HAITIENS) se sont organisés pour s’entraider en dépit de tout, de voir comme chaque personne qui avait une cour disponible l’a transformée en petit centre d’hébergement avec les moyens du bord, de sentir de si belles ambiances de fraternité créées dans ces lieux… Émotions incroyables de jouer aux cartes avec les enfants, de discuter avec tout un chacun, de partager des idées, des rires, de l’humanité, de la tendresse… Au sein de cette misère, des moments de bonheur si simple, si intense, si vrai…

 

Mais émotions d’une autre nature en voyant qu’au bout d’un mois, rien n’a bougé pour des milliers de personnes : la nuit venue, ils déplient un drap qu’ils étendent au bord de la route et sur lequel ils se couchent avec leurs enfants, leurs bébés… D’autres se sont réunis sur des places et ont créé des petits « abris » constitués d’un drap accroché à quatre bouts de bois tenant en équilibre. AU BOUT D’UN MOIS… Et ils attendent… ils attendent « les dons », ils attendent qu’on leur donne la possibilité de faire quelque chose…

 

Émotions de voir cette ville transformée en « ville-cimetière », faite de ruines et de tas de roches… où la vie doit toutefois reprendre, et où elle a bel et bien repris pour ceux qui le peuvent, avec les moyens du bord (vendeurs de rue, marchands, chauffeurs de taxi et taptap…).

 

Dimanche soir, alors que je m’étais gentiment endormie à la belle étoile dans la cour de mon ami Djimy, qu’est-ce qui me réveille à 23h ? LA PLUIE… La première depuis le 12 janvier… Pour ma part, j’ai pu m’abriter sous une bâche, mais comment ne pas pleurer de désespoir quand on pense à tous les autres… En 5 minutes, leur drap a le temps d’être trempé, ainsi que le vêtement qu’ils portent (pour certains, le seul et unique, je vous jure, je l’ai vu de mes yeux)… et à 3h du matin, il fait froid, vraiment. Enfin, Horrible.

 

A partir de ce genre d’expériences, à partir de tout ce que j’ai pu voir et entendre, je me suis mise à réfléchir encore plus qu’avant (était-ce possible ????), et là, il devient difficile de ne pas juger…
… Ne pas juger les aides internationales qui amènent du riz américain en masse, alors qu’en Haïti, IL Y A DU RIZ. Pourquoi ne pas faire fonctionner le marché local, pour faire vivre les cultivateurs des provinces qui ont accueilli de nombreux réfugiés avec si peu de moyens ?
… Ne pas juger les soldats américains qui se tiennent en groupe, immobiles, près des centres de distribution avec leur mitraillette au bras et aucun sourire… Sommes-nous en guerre civile ? Les Haïtiens sont-ils des chiens ? Les gens sont mal, les gens ont PEUR, ils sont terrorisés et traumatisés, les gens ont faim… et on se met devant eux avec des mitraillettes.  
… Ne pas juger les ONG qui ont apparemment des milliers de tentes à disposition, mais qu’on NE VOIT PAS sur le terrain. Qui les utilisent, où sont-elles ? Comment va-t-on gérer les prochaines pluies ?
… Ne pas juger l’aide internationale en général quand on traverse des quartiers entiers qui dépérissent, sans abris, sans nourriture, où les besoins sont faits sur place… et qui attendent toujours une assistance, aussi petite soit-elle.

 

… Ne pas juger, car j’ai envie de croire que chacun fait son possible, et que moi-même, avec mes belles théories que j’ai développées au fil des jours sur l’aide, je ne fais pas mieux J … tout en faisant au mieux aussi.

 

Sinon, à un niveau plus personnel, pour ceux qui suivent mes aventures… On m’a volé mon vélo……………… Eeeeeeeeeeh oui ! Chez moi, pendant la nuit, dans ma cour dont la barrière était fermée !!! Vous imaginez mon désarroi… Ma bicyclette qui était bien plus qu’un moyen de transport dans ma réalité… Mais bon, je vais trouver une alternative (je commence à devenir championne pour inventer des alternatives diverses pour tout ce qui m’arrive !)… Pour l’instant, j’emprunte ceux de mes amis, puis j’achèterai J

 

Allez mes amis, je vous laisse sur un magnifique poème de mon ami Guscard et vous dis à bientôt !"

 

Céline

 __________            
 
          A tous mes amis qui sont partis

 
Puisque nous ne vivons plus ensemble,
Puisque la vie en a décidé autrement,
Puisque tout a changé,
Puisqu’aujourd’hui, vous me manquez plus que tout,
Puisque tout est fichu, et la vie continue malgré tout,
Puisque nous avons tout perdu,
Puisque ce qui nous reste demeure dans nos cœurs et dans nos pensées,
Puisque sans vous, nous sommes incomplets, indécis, déprimés, corps et âme pour le reste de notre vie,
Puisque nous sommes voués au malheur, au traumatisme, à la tristesse, au désespoir, à un cauchemar existentiel et continu,
Nous partageons nos pleurs et nos regrets qui restent intarissables à votre égard !
Que Dieu ait pitié de vos âmes !
 
Guscard, 20 janvier 2010

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 08:18

Le site de la revue Filigranes est donc relooké ! Ne vous reste plus qu’à aller y faire un tour pour découvrir les nouvelles rubriques, vous attarder sur une analyse réflexive, vous égarer dans textes et poèmes…

http://www.ecriture-partagee.com
 

Anne-Marie Suire qui écrit dans la revue a prêté ses splendides photos aux en-tête du site.

Ses images m’ont tellement plu que je lui ai demandé si elle était d’accord pour m’en envoyer une qui servirait de sigisbée à cet article sur le nouveau visage du site de FILI.

Elle m'a fait parvenir la photo ci-dessous qui serait en accord, dit-elle, avec le thème du prochain numéro 76 "les tapis de la mémoire".

                                          Anne-Marie-Suire.JPG


« Ces tapis servent de palissades pour protéger l'enclos de la vue, du sable et du vent dans le désert. »

 

J’ai également demandé à Anne-Marie un de ses textes. Voici :  

 

                                Je t’écris

 

         Je t’écris au pays d’être femme

         hors les frissons d’amour, soupirs d’éternité

         prisonniers de l’instant, les cris d’enfantement,

         Rien au travers les siècles qui s’effilochent

         Ce n’est qu’être une femme.

                   Une femme mue en siècle de silence

                   Une femme murée en espace fini

                   Une femme apeurée dans le fond des asiles

         à crier la glaise à façonner.

                            Une femme

                            Renoncement

 

 

                                                       Anne-Marie SUIRE

                          extrait de « QUETEURS D’AURORE »

                                                             édition l’Encrier

                                                             
« Ce texte est en lien avec le thème du prochain Printemps des Poètes "Couleur Femme"... Je réfléchis en ce moment sur ce thème du Printemps des Poètes car je prépare plusieurs lectures pour le mois de mars - poèmes de femmes : pour une lecture à la prison des femmes avec les lecteurs de "LIRE ET FAIRE LIRE" où j'anime un atelier d'initiation à la lecture de la poésie pour les enfants. Je prépare aussi une lecture sur l'oeuvre d'Angèle VANNIER : poète aveugle, amie d'Eluard, avec une amie peintre et poète : Jeanne Bessière et une amie chanteuse et comédienne. »


(Anne-Marie Suire)  

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 12:09

Le Scriptorium, "ce lieu-dit de paroles croisées, marqué du signe de la poésie", tenait un de ses intervalles hier samedi 4 juillet à Coudoux, dans la douce maison de Geneviève Bertrand.
Geneviève, dont certains poèmes figurent dans les pages de ce blog.
En fait, cet intervalle trouvait sa place dans le cadre de la septième édition des Estivales de Coudoux : lectures et dédicaces à ciel ouvert dans le cadre exceptionnel et arboré du Parc du Château de Garidel.




Voici l'occasion de faire connaissance avec Dominique Sorrente, le fondateur en 1999 du Scriptorium
(lien ci-contre →) :





Mes amis

aux scripteurs d'hier et de demain

"Mes amis
ne sont pas les ayants-droit que vous croyez.

Ils se parent d'écorce ou de gravier,
d'un nuage sans nom
ou d'une herbe froissée,

se font passants qui rampent ou qui volent
et ne demandent leur chemin
qu'à plus égaré qu'eux,
et jamais bien longtemps.

Leur nom m'est inconnu la veille, parfois même
le lendemain. Ils n'héritent vraiment
que du futur qui vient vers eux.

Dans la lézarde du mur, si je cherche à les retenir,
sûr que mes amis auront disparu
déjà dans une autre histoire
à combler le matin de boutons d'or, falaises en bribes
et d'amour fou, à sortir de la page."

Dominique Sorrente


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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 07:47

 


 

 

  "Du rouge dans le paysage "

était le thème du numéro 58 de la revue d'écritures Filigranes.
Vous tomberez sur mon texte sur le sujet dans la catégorie Autour de Fili  :
" Les falaises du Trayas".


Et voici les textes de Geneviève : 
 

Les coquelicots

 

Le sang des coquelicots s’est hissé au-dessus des épis. Lentement les fleurs se sont construites à l’ombre des tiges drues pour s’étaler enfin en pleine lumière. Victoire de la couleur, de la fragilité, exaltation de l’éphémère.

 

Les jupons rouges des frivoles tournent la tête des barbes jaunissantes. Ils mourront de la même mort, sous le tranchant de la même faux.

Le rouge-queue

 

D’abord le bruit devenu familier, un claquement sourd comme deux bûches que l’on heurte et c’est le signal qu’il est là tout près, l’oiseau de suie, le pèlerin en bure sombre. Vous le voyez enfin et le temps de douter de sa présence à cette altitude (alors qu’il était devenu le petit compagnon du jardinier d’en bas), le temps de le nommer et déjà il se déploie comme un plongeur de haut vol gainé de flammes, une flèche empennée de braise ; le temps d’un coup d’aile pour dévoiler et masquer aussitôt le trésor.

 

Et tu t’es sentie désignée, puis appelée, impuissante à suivre l’oiseau signe. Mais dans ton immobilité tu as le sentiment d’avoir entrevu une clarté. Et là, dans cette impasse où les mots trébuchent, tu déposes l’obole du passeur dans l’espoir de je ne sais quelle reconnaissance.

                                                                                                                                     Geneviève Liautard

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