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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 14:07

Toujours sous grand soleil et une mer étale, nous abordons la côte slave de Dubrovnik en tout début d'après-midi. Cette fois-ci, nous avons décidé de découvrir la ville par nos propres moyen, seuls - histoire de marcher un peu moins... qu'avec les excursions organisées. D'autant plus que la visite des remparts s'étire sur 2 km...

Il y a des taxis stationnés juste devant le bateau, ça tombe bien. L'un d'entre eux nous emmène tout d'abord au sommet d'une colline d'où la vue sur la cité médiévale est à couper le souffle.

Je ne m'appesantirais pas sur les clichés pris et envolés...

Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)

Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)

Dressées sur un promontoire, les puissantes murailles de Dubrovnik interpellent. Vue d'en haut, j'ai l'impression d'une plongée dans le temps, vers une ville moyenâgeuse : un ensemble architectural incomparable en bord de mer.

Vue de près, les touristes sont innombrables...

(photos Nicole Blondel)
(photos Nicole Blondel)
(photos Nicole Blondel)

(photos Nicole Blondel)

Dubrovnik, l'ancienne Raguse est toujours restée Terre catholique, hors de l'orbite byzantine et orthodoxe.

La Croatie est entrée dans l'Union Européenne en 2013, confirmant sa vocation occidentale. Cependant la monnaie en cours est le Kuna (mais les taxis ont accepté nos euros !)

Nous devons aux Croates un accessoire vestimentaire indispensable aux hommes... c'est... la cravate ! Croate se prononce "Hrvat" en serbo-croate.

Le pont arrière du Louis AURA (photo Nicole Blondel)

Le pont arrière du Louis AURA (photo Nicole Blondel)

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:05

"J'aimerais tant voir Syracuse, l'ïle de Pâques et Kerouan"....

Au nom de Syracuse en effet, qui n'entend pas le refrain dans sa tête ? Par contre qui sait qu'Archimède vit le jour dans cette noble cité ?

Syracuse, fondée par des Corinthiens au VII ème siècle avant J.C. est désormais classée par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.

Brillante et rebelle, elle fut en guerre contre Les Athéniens qu'elle vainquit mais dut se rendre un peu plus tard aux Carthaginois.

Pour cette escale, nous avons débarqué en chaloupe ! Magique. Inutile de vous dire que nous sommes tombés sous le charme des ruelles moyenâgeuses et des palais baroques de l'île d'Ortygie reliés à la terre par un pont. Toutes les époques s'entremêlent dans une douce harmonie.

La Piazza del Duomo est une magnifique place piétonne qui accueille la cathédrale.

Le Louis AURA au mouillage Photo Nicole Blondel) et la Piazza del Duomo (photo du net)
Le Louis AURA au mouillage Photo Nicole Blondel) et la Piazza del Duomo (photo du net)

Le Louis AURA au mouillage Photo Nicole Blondel) et la Piazza del Duomo (photo du net)

Après la visite de la ville, nous nous sommes rendus en car au parc archéologique. Ou subsiste toujours un impressionnant théâtre grec aux gradins creusés dans la roche, ce qui explique son bel état de conservation.

Sur le site on peut également admirer l'amphithéâtre romain mais aussi "L'oreille de Denys". Denys, tyran de Sicile qui appela le fameux Platon pour lui prodiguer des conseils.: un désastre ! Comme quoi un bon philosophe ne fait pas forcément un bon stratège !

Petite explication au sujet de cette "oreille".

En octobre 1608, Le Caravage débarque à Syracuse après une évasion nocturne de l'île de Malte où il était emprisonné. Il visite, entre autres, les ruines grecques du port sicilien en compagnie de l'historien, archéologue et antiquaire Vincenzo Mirabella. Selon ce dernier, Le Caravage est le premier à qualifier cette étrange grotte d'Oreille de Denys, référence à Denys l'Ancien. En effet, selon la tradition, le tyran emprisonnait dans cette "latomia" ses ennemis. Mais, en raison des formidables propriétés acoustiques du lieu, il pouvait surprendre leurs conversations et connaître leurs secrets grâce à un trou creusé au-dessus de la grotte.

Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)
Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)
Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)
Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)

Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)

Et ce soir, c'est

"soirée de gala"

Tenue de gala exigée ! Les femmes sont ravies, les hommes râlent qui doivent endosser costume et cravate... Le commandant nous attend dans le Grand Salon Stars pour un cocktail de bienvenue (et la photo de rigueur). Il nous présente ensuite son Etat Major avant le diner de gala.

Les langoustes du repas de Gala (photo Nicole Blondel)

Les langoustes du repas de Gala (photo Nicole Blondel)

Le Grand Salon Stars
Le Grand Salon Stars

Le Grand Salon Stars

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 11:19

Ce Dimanche est donc napolitain avec le Vésuve en fond d'écran. Rivages du Monde qui organise la croisière proposait trois excursions, sans aucune hésitation nous avons choisi Pompéi. La visite commence par la découverte panoramique de Naples. Niveau panorama, certes, la vue est remarquable mais impossible de ne pas voir la saleté des rues, les détritus qui s'amoncellent sur les trottoirs, les collines d'aiguilles de pins entre deux voitures stationnées...

Qui n'a entendu parler de ce problème d'ordures à Naples ? Sauf que, de visu, ça dépasse largement ce que j'imaginais. En comparaison, Marseille, à côté, c'est nickel chrome !!!

Mais revenons à Pompéi, site du patrimoine mondial de l'UNESCO, d'emblée, nous sommes saisis par l'ampleur et la beauté du site. Je mitraille dans tous les azimuts... mais vous ne verrez toujours pas les photos...

Petit aparté : cette croisière nous a enthousiasmé, L'Homme et moi pour plein de raisons. L'une d'elles, et pas la moindre, étant la rencontre avec nos voisins de table. Vraiment une chance inouïe de se retrouver tous les soirs avec des gens aussi charmants. Des gens du NOOOOOOOOOOOORD !!!!

Et d'ailleurs, aujourd'hui c'est grâce à Nicole Blondel que je peux vous montrer quelques images de Naples, Syracuse, Dubrovnik.

Nicole et ses images !
Nicole et ses images !
Nicole et ses images !

Nicole et ses images !

Allez, il est temps que vous sachiez... pour les photos... ça s'est passé à l'escale de Dubrovnik, en revenant de la visite de la ville.

Depuis notre départ, quand je visualisais les prises de vue, un schéma apparaissait en parallèle de la photo. Le phénomène s'était déjà produit une fois précédente mais L'Homme était parvenu à enlever ce maudit schéma en re-initialisant l'appareil.

Donc, nous voici confortablement installés sur le pont supérieur du M/S AURA, devant bière et panaché. J'en profite pour regarder les photos accumulées depuis l'appareillage.

Presque 300 clichés déjà, et il y en a de magnifiques. Juste ce schéma qui s'est glissé à côté de l'image, franchement, est super agaçant !

- Donne, dit L'Homme, je vais te l'enlever.

Comment expliquer le sentiment qui m'envahie à cet instant précis ? Comme un pressentiment... Sornettes ! Je me morigène. En même temps je songe que ce serait plus prudent d'attendre dêtre à la maison, d'avoir mis les photos sur l'ordi mais L'Homme s'empare de l'appareil, appuie sur tous les boutons. Rien à faire, le schéma persiste.

- Bon, tant pis, dis-je, en reprenant l'engin.

L'Homme, s'avouer vaincu ? Jamais ! Il reprend donc l'appareil en main puis l'abandonne. Machinalement, je l'ouvre, regarde à nouveau l'écran où s'affiche à présent :

AUCUNE IMAGE.

Comme un coup de poignard dans la poitirine. Non, je dois être victime d'une hallucination.

Ce n'est pas possible !

NON.

SI.

Il a effacé TOUTES les photos ? En plus il dit : "bah ! Ce n'est pas bien grave !"

Sûr, qu'il y a plus grave dans la vie. Pourtant, impossible de m'empêcher de ressentir : je le déteste, je le maudis... hélas, impossible aussi de revenir en arrière. Il est évident de faire avec. Penser à l'enseignement d'Arnaud Desjardins : "Qu'est-ce qui m'est demandé dans cette situation ?"

En attendant, je n'ai même pas la force d'aller dîner ce soir là... Dieu que je suis encore loin de la sagesse...

 

Lever du soleil sur la Méditerranée à travers un hublot

Lever du soleil sur la Méditerranée à travers un hublot

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:29

C'est une journée en mer, le soleil éclate de santé ! Le ciel est d'un bleu outrancier et la mer plate comme une sole !

C'est aussi le jour de la plus grande navigation  : Marseille - Naples ; la félicité est en marche... mais l'emploi du temps... serré...

Le M/S Louis Aura doit doubler le cap de Bonifacio vers 8 h 30, ça fait tôt... pour des vacances ! Au fait, petite explication sur le nom du navire. Il appartient à un armateur grec qui se prénomme Louis. Aura est le nom d'un léger vent grec.

Les falaises blanches de Bonifacio se présentent à l'heure mais restent lointaines... surtout pour nous qui les avons, de nombreux étés, longées de très près... cependant naviguer ensuite entre la côte corse et les côtes de La Maddalena, Razzoli, Caprera est un enchantement.

Je photographie à tout va ! Mais... bouh ! vous ne verrez pas ces images- là, je vous expliquerai plus loin la raison.

 

 

Chaloupes et brassières - Photos Nicole Blondel
Chaloupes et brassières - Photos Nicole Blondel

Chaloupes et brassières - Photos Nicole Blondel

En ce deuxième jour à bord, dès 9 h 30, nous avons droit à notre première conférence. Je vous l'ai dit, pas le temps de souffler ni de dormir ! C'est Christophe Barbier qui inaugure le cycle.  Au programme donc : " Actualités et politique".

Forcément, l'analyse est brillante, le raisonnement magistral. Comme un "C dans l'air" rien que pour les passagers de la croisière, le plaisir absolu !

 

Photo Nicole Blondel

Photo Nicole Blondel

L'arrivée à Naples avec le Vésuve en fond (photo Nicole Blondel)

L'arrivée à Naples avec le Vésuve en fond (photo Nicole Blondel)

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 12:03

Tout a commencé au début de l'année par un dépliant joint à un numéro de L'Express. Une facétie du destin incroyable parce que nous ne sommes pas abonnés à l'hebdo.  C'est Fils Terrible (notre Tanguy...) qui depuis quelques temps le recevait (chez nous donc) en vue d'un abonnement éventuel.

Je tombe alors sur le prospectus, et d'emblée, je craque en lisant le programme : Naples - Syracuse - Dubrovnik - VENISE !

Toutes destinations dont nous avions rêvé avec L'Homme. Rêvé d'y aller avec notre propre bateau... Las ! La vie en avait décidé autrement. Adieu "veau - vache - cochon - couvée.."

Or voilà que quelques années plus tard, la providence nous relançait...

Et voilà comment, le vendredi 26 septembre 2014, nous avons embarqué à bord du  M/S AURA.

La Croisière de l'Express en Méditerranée
La Croisière de l'Express en Méditerranée

En fait plusieurs facteurs ont joué pour ce choix-là. Tout d'abord, bien sûr, les escales, mais surtout le M/S Aura est un navire à taille humaine :160 m de long - 22 m de large, 600 passagers.

Nous sommes très loin des "Costa" et de leurs 5000 personnes à bord ! Pour le coup, JAMAIS nous ne mettrons le pied sur ces monstres flottants !

D'autre part, le truc décisif qui nous a séduit est que cette croisière, façonnée pour les 60 ans de L'Express, proposait un programme des plus alléchants. Jugez un peu, Christophe Barbier (directeur de la rédaction) et Christian Makarian (directeur délégué) annonçaient des conférences d'invités prestigieux : Luc Ferry - Françoise Chandernagor - Robert Solé.

Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !
Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !

Le paquebot date de 1968, ce qui lui donne un petit air très "vintage" !

Il y avait une dernière raison pour faire pencher la balance en vue de partir pour cette croisière. Moi qui aime bien voir des signes... il y en avait.

Si nous ne sommes plus abonnés à L'Express, nous l'avons été de nombreuses années. Je dois même dire que j'ai commencé à lire le magazine à l'âge de treize ou quatorze ans. En effet, L'Express était le journal préféré de mon père, déjà à l'époque où il n'était qu'un supplément des Echos, avant le changement de format et les couvertures en couleur (1964).

Quoiqu'il en soit, le matin, mon père adorait lire son hebdo chouchou en prenant son petit déjeuner, ensuite il le laissait sur la table de la salle-à-manger. A mon tour je venais picorer... et m'emparait de L'Express...

Quand je m'étais mariée, impossible de ne pas continuer ! Puis d'opter pour d'autres lectures...

Enfin mes parents avaient fait de nombreuses croisières, notamment sur Le France...

Renouer ?

Nombreux bars, salons, deux piscines...
Nombreux bars, salons, deux piscines...
Nombreux bars, salons, deux piscines...
Nombreux bars, salons, deux piscines...
Nombreux bars, salons, deux piscines...
Nombreux bars, salons, deux piscines...
Nombreux bars, salons, deux piscines...

Nombreux bars, salons, deux piscines...

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 10:55

Bien sûr, nous aurions pu en connaître davantage. Il y a des endroits où nous ne sommes pas allés. Nous avons fait "au mieux de nos possibilités". Mais le principal, je l'emporte, au fond des yeux et du coeur.

Je quitte Stamboul, mais j'ai respiré l'air que respiraient mes grands-parents, je me suis baladé là où ils vivaient. Là où, pour une part, a démarré mon histoire.

Istanbul, à cheval sur deux continents, m'avait tellement fait rêver. Je ne suis pas déçue.

Istanbul : fin

J'ai rêvé de cette ville, maintenant, je l'aime. Aussi, comme pour tout ce qu'on aime, on a des souhaits. Le mien est que Stamboul a un tel passé, qu'on ne peut que lui souhaiter de savoir en faire la synthèse et rester ouverte. A tous sans distinction de race ni de religion.

La Byzance des grecs, la Constantinople de l'empire romain d'Orient, pourrait s'élever en exemple. Oui, les dynasties finissent toujours par s'éteindre, les dogmes par s'écrouler. Subsistent les hommes. Les hommes avec, hélas, la tentation des intégrismes. Alors que.

A Stamboul, la bienveillance nous a sauté aux yeux : une  population attentionnée (céder sa place dans le tramway, conseiller à L'Homme un régime... vous renseigner sur votre itinéraire).

Les stambouliotes, dans leur ensemble, nous ont paru tolérants... et très souriants !

Istanbul : fin

Se garder de tout angélisme. Forcément, en une semaine, nous n'avons fait qu'effleurer Ia mégalopole.

Stamboul, c'est aussi des parterrres de  fleurs à profusion, la propreté des places et des rues... Pour rappel : 15 millions d'habitants... mais nous avons été frappé par le civisme des stambouliotes, qui sans exception, jeunes et vieux, vont jeter papiers gras, canettes, etc... dans les poubelles municipales (nombreuses)...

Istanbul : fin

Stamboul et ses minarets, ses musés, Le Bosphore, La Corne d'Or et leur atmosphère absolument envoutante.

Stamboul et ses palais, ses églises transformées, ses bazars et leurs épices.

Stamboul et ses petits métiers.

 

Istanbul : fin
Istanbul : fin

"Cité des sultans et de la démesure, s'il-te-plaît, Stamboul, prends-soin de de toi et de tes habitants, continue à t'aimer, continue à aimer... TOUTE l'humanité".

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 16:01

D'un banc à l'autre, en passant par le petit marché artisanal, nous déambulons le long du Bosphore. Beaucoup de turcs à Ortakoï. Vous me direz : normal vu que nous sommes en Turquie ! Je veux dire que nous avons visité tant de sites touristiques noyés sous les touristes du monde entier qu'ici c'est différent.

Les touristes ne manquent pas, certes, mais nous voici en contact avec les stambouliotes, énormément de jeunes en plus en ce dimanche. Comme partout à Istanbul; des jeunes filles en mini robe, d'autres en pantalon, d'autres qui portent le voile islamique et quelques unes en burqua.

Mais une atmosphère bon enfant règne, chaleur humaine, sourires, atmosphère paisible.

Le peuple de Stamboul est accueillant et vous le montre.

A Ortakoï, il y a la "rue aux kumpir". Une petite rue bondée de kiosques verts numérotés vendant des kumpir : une énorme patate cuite que vous fourrez à volonté de légumes et de mayonnaise.

A partir de midi, nous commençons à croiser des gens avec leur patate à la main qui viennent s'installer sur les bancs, les bordures des arbres pour les grignoter tranquillement.

Beaucoup de bars proposent aussi leurs tables pour s'intaller plus confortablement.

Le kumpir me tente mais L'Homme est catégorique, il n'a aucune envie de patate !

Pourtant il aime les frites...

 

La rue aux Kumpir

La rue aux Kumpir

Bon, pas de kumpir ! Ne reste plus qu'à nous installer à la terrasse d'une brasserie, le Bosphore en arrière plan et choisir dans la carte habituelle... C'est notre deuxième repas à l'extérieur. Grand beau temps pour notre dernier jour.

Un kumpir

Un kumpir

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 12:12

Nous sommes le dimanche 16 avril 2014 et demain nous quittons Stamboul, retour à la maison. Mais en ce dernier jour ici, j'ai le coeur qui palpite sur un rythme inhabituel. Aujourd'hui nous allons à Ortakoï (prononcez Ortakeuil).

La voix de mon père résonne encore à mon oreille :

- Mon père était de Kuzguncuk (entendez Kouskounjiouk) et ma mère d'Ortakoï.

Aussi loin que je m'en souvienne, ces noms.chantaient en moi, nourrissaient mon imaginaire. Je les répétais parfois en boucle : Ortakeuil - Kouskounjiouk - Ortakeuil... Peut-être, déjà, une attirance pour les mots, les sonorités...

Mais aucune image derrière les mots. J'avais seulement appris qu'Ortakoï était sur la rive européenne et Kuzguncuk sur la rive asiatique. Un monde virtuel, irréel.

Et aujourd'hui, la fiction va devenir réalité.

 

Une découverte : Kuzguncuk est exactement en face d'Ortakoï

Une découverte : Kuzguncuk est exactement en face d'Ortakoï

Par rapport à notre hôtel, situé en plein centre historique, à Sultanahmet, Ortakoï est à des kilomètres, tout au bout du bout d'Istanbul, juste avant le grand pont du Bosphore. Qu'il faudrait emprunter pour se rendre à Kuzgunguk.

Mais finalement, nous avons décidé de rester sur cette rive, il n'y a rien de particulier à voir à Kuzgunguk dit Le Routard. Par contre, Ortakoï, le quartier de ma grand-mère (que je n'ai pas connue) est devenu ces derniers temps l'un des quartiers les plus populaires, un des lieux les plus branchés de la ville, surtout le week-end.

Vu que des centaines de taxis jaunes se faufilent dans la ville, aucun problème, en sortant de l'hôtel pour en choper un au passage.

Les taxis jaunes de Stamboul n'ont seulement sont très nombreux, mais on peut les prendre en maraude. A noter : leurs conducteurs sont toujours en costume cravate...

Istanbul : 6ème jour

En fait, Ortakoï se concentre sur un minuscule périmètre. Quelques ruelles aux joiles boutiques, puis on déboule sur une place en bordure du Bosphore. Totalement magique je dois dire. L'Homme aussi est sous le charme.

Il y a les navires qui passent... des nuées de  pigeons (un vendeur propose des graines à leur jeter) qui s''envolent devant vos pieds, une mosquée imposante qui fait de la figuration, et de mutiples petits restaurants les uns à côté des autres.

"La comparaison est un processus d'évasion". Mais des fois, ça aide. Alors imaginez un peu de Cassis ou de Saint-Tropez mais avec beaucoup plus d'authenticité, et surtout sans le côté bling-bling.

Istanbul : 6ème jour

Comme les bancs ne manquent pas, ne reste plus qu'à nous asseoir, face au fleuve, et à méditer. Je suis émue, bien sûr. Et étonnée. J'avais plutôt imaginé un quartier misérable... et Ortakoï est si plaisant. Quoique ce n'était peut-être pas le cas à la fin du XIXème siècle. Mais ces étroites ruelles, les petites maisons de bois à trois étages, la synagogue n'ont probablement pas beaucoup changé.

Songer : ELLE est née ici, a vécu ici, a regardé ce paysage, et puis. Probablement son mariage a été arrangé, c'était le cas le plus courant dans les années 1900. LUI, il est venu de l'autre côté du fleuve.

Quelques années après, ils ont quitté Istanbul, ont émigré en France. Je ne sais même pas pour quelle raison profonde, mais faut-il toujours savoir le pourquoi des choses ?

Et moi, pourquoi avais-je tant besoin de faire cette sorte de pèlerinage, de retour en arrière ?

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 11:07

Nous avions prévu la visite du Grand Bazar et du Bazar égyptien, pour la fin de notre séjour, à cause des achats prévus : loukoums et pistaches !

Pour aller au Grand Bazar, nous empruntons une nouvelle fois le magnifique tramway qui traverse Stamboul, et comme d'habitude quelqu'un me laisse sa place...

Le Grand Bazar, depuis le XVème siècle, on y trouve de tout ! 4 000 échoppes se succèdent dans un entrelac de ruelles sur 200 000 m2, toujours la démesure de cette ville !

Mais... bof ! le site est trop dirigé vers le tourisme et quasiment tous les commerçants proposent les mêmes articles de qualité médiocre et sans grande originalité.

Plan du Grand Bazar

Plan du Grand Bazar

Puisque mon appareil photo m'a lâchement laissé tomber, je suis obligée de me rabattre sur les photos du net pour illustrer ces derniers articles.

En même temps, un souk, la plupart d'entre vous, si vous n'en avez jamais arpenté, vous en avez probablement vu un à la télé ; or Le Grand Bazar n'est jamais qu'un souk aux proportions gigantesques.

Istanbul : 5ème jour

Il y a quand même un truc qui m'a impressionné, c'est la ruelle des bijoutiers. Une centaine de boutiques qui s'agglutinent à la queue-leu-leu. Peut-être l'occasion de ramener un petit souvenir de la cité de mes ancêtres ?

Sauf que les vitrines se suivent, pas vraiment de bon goût (à mon goût !). Des joyaux clinquants, mastocs... chers... ou alors de la pacotille. Enfin je dégote une boutique avec

des bijoux plus raffinés et nous entrons avec L'Homme pour demander le prix, pas affiché, d'un bracelet, dans la vitrine.

OUPS !!! Tout le monde vous explique certes que l'on peut marchander au Grand Bazar, mais là, il faudrait que le bijoutier me laisse le bracelet au dixième du prix annoncé !

Je me contenterai de souvenirs virtuels (et des pistaches !)

Istanbul : 5ème jour

On peut entrer et sortir du Grand Bazar par plusieurs portes, on va dire que nous choisissons de quitter l'endroit par l'est.

Une baraque à kebabs nous tend ses fauteuils et c'est la première fois depuis notre arrivée que nous pouvons manger dehors sous un soleil rayonnant, mais si chaud que ça !

Donc, c'est la journée des bazars. Donc nous reprenons le tram direction le Bazar égyptien. A nouveau, une dame dit à son fils de me laisser sa place pour que je puisse m'asseoir. Je suis sidérée par ce comportement chaleureux, humain, des stambouliotes qu'hélas on n'observe plus guère en France !

Le bazar égyptien

Le bazar égyptien

A la différence du Gand Bazar, où l'on croise une majorité de touristes, le Bazar égyptien est le vrai marché des stambouliotes. Il fut construit en 1660, grâce à l'argent des impôts rapporté d'Egypte, d'où son nom.

C'est aussi le marché des épices, des parfums et des plantes médicinales. Là encore cependant tellement d'échoppes... que c'est avec le plus grand hasard que nous en choisissons une.

D'entrée, le patron nous offre un verre de thé. Puis nous fait goûter tous ses produits. Au secours, nous ne pourrons pas tout acheter ! Nous allons nous contenter de pistaches (sans coques, avec coques), amandes, noisettes, noix de cajou et... deux sortes de loukoums.

Je peux vous dire que nous n'avons toujours pas fini ces provisions... mais que tout était succulent.

Istanbul : 5ème jour
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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 11:58

Nous sommes vraiment bien, là, dans cette salle de la cafétéria du musée, mais enfin, nous sommes venus pour TOUT voir à Topkapi non ? Alors courage ! reprenons la visite... retour dans la 3 ème cour et ses pavillons.

Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!
Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!
Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!
Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!
Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!
Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!

Ah ! Enfin l'intérieur de kiosques un peu meublé ! Par des radassiers... plus orientaux que le mien... surtout beaucoup plus long et plus large !!!

Mon Homme me dit : "J'ai l'impression d'être ivre ! Il y a trop de choses à regarder... et trop de monde..."

Ah ! Pourtant, ils ne servaient pas d'alcool là non plus, à la cafétéria Konyali !

Istanbul : TOPKAPI (encore...)
Istanbul : TOPKAPI (encore...)
Istanbul : TOPKAPI (encore...)
Istanbul : TOPKAPI (encore...)

Entre les pavillons, les jardins sont spectaculaires avec leurs massifs de tulipes ou d'autres fleurs et les bancs ne manquent pas pour rythmer les haltes, s'emplir les yeux du décor, se poser avant de repartir à la découverte.

Surtout qu'il reste à visiter le harem ! Par contre, j'ai un souci : l'obturateur de mon appareil photo se ferme intempestivement. Comprends pas ! J'ai changé les piles hier... plus grave les photos deviennent de plus en plus claires et ça, ça ne l'a jamais fait !

Istanbul : TOPKAPI (encore...)
Istanbul : TOPKAPI (encore...)

Voilà, c'est la dernière étape : le harem. On doit la création du harem de Topkapi à la deuxième favorite de Soliman le Magnifique. Il se compose de près de 300 pièces mais Le Routard explique qu'on en visite qu'une vingtaine, ouf !

Le nombre de femmes vivant dans le harem oscillait auour de 1 000.  A part les eunuques, le médecin, quelques ouvriers pour la maintenance, des musiciens et bien sûr le sultan, aucun homme n'avait le droit de pénétrer dans le harem. Un univers clos qui tenait plus de l'institution religieuse que d'un lupanar.

 

Arrrrrrrrrrrrrgh ! La photo est toute blanche...

Arrrrrrrrrrrrrgh ! La photo est toute blanche...

Nous entrons dans le harem. Mon appareil photo ne répond plus... puis me délivre un message : carte mémoire pleine !

Hein ? Quoi ? Comment ? Cela ne m'est jamais encore arrivé ! Mais c'est aussi la première fois que je prends autant de photos d'un coup ! Grosso modo j'ai calculé, je dois être dans les 400...

"Hé ! je me souviens quand nous avons acheté cet appareil, me dit L'Homme, j'ai fait mettre une carte mère plus grande mais tu dois être à la limite, efface des photos !"

Ben ! Comme il y va... aucune envie d'effacer des photos... enfin, j'en supprime quelques unes... je dois trouver absolument de la place... il  nous reste encore 2 jours à passer à Istanbul !

L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.
L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.
L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.
L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.
L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.
L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.
L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.

L'intérieur du harem, mais les photos sont de plus en plus pâlichonnes... j'en sauve quelques unes.

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  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
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