Avant ? Pas l’temps,
pas l’temps, hélas, vraiment pas l‘temps.
Maintenant ? Toujours
pas l’temps, pas l’temps, réellement pas l’temps.
Demain ? Pas l’temps,
pas l’temps, probablement…
Tant de choses à faire, à
défaire, à refaire… Tant de gens…
- ET MOI ALORS, hurle Ecriture,
en s’étranglant d’énervement, du temps pour moi, y’en a donc jamais ?
La bougresse a raison !
Si je t’oublie Ecriture … Je passe à côté.
-Ecriture
adorée, complice des heures dérobées, des minutes volées, sans toi, je n’existerais pas !Là, tu es contente ? Sans toi, je
perds la tête et la mémoire.
Ecriture, tu es mon indispensable. D’ailleurs, si je t’abandonne,
c’est tout simple, je tombe malade !Si je te délaisse, je n’ai plus d’identité. Rien. Je ne suis plus que... rien.
Quoi, que dis-tu ? Tu voudrais être la seule, l’unique ?
Mais il faut bien la vivre, la vie, avant de la mettre surle papier… Il faut bien le gagner son pain quotidien…
Ecriture, fille exotérique, tu le sais bien, que c’est toi qui m’a
ouvert la porte qui va vers l’autre. Que c’esttoi qui m’a permis de mettre de la distance, délivrance au présent, au passé simple, au passé composé. Toi qui m’a incité à relever des défis : être, épuré ? Avoir,
atomisé ! Tu m’offres un voyage à l’infini-tif. Et n’est-ce pas en ta compagnie que j’apprends la patience, m’initie à la modestie, et avec constance, ose vider les tiroirs secrets ?
Et, entre une chronique brodée au point de mer, à la virgule du vent et un roman inachevé, entrer en grâce.
Ecriture, fille publique qui te donnes à qui veut
bien te prendre, tu me pousses vers un crayon noir, un stylo bleu, vers des mots contre lesquels je me cogne.
Mots vite jetés sur le papier.
Puis patiemment malaxés, laborieusement
travaillés.
Obsédants, envoûtants.
- Mots, que me
voulez-vous ? Pourquoi vous acharnez ainsi ?
Les lettres de l’alphabet tournent dans la tête.
Les verbes
s’entêtent.
Les phrases palabrent.
Des fois, je les déteste, je les HAIS. Je les
jette. Je les pleure.
Je les oublie. Et vient la
nuit.
Alors… une lettre. Non, pas celle-là. Je n’en veux
pas !
Puis… une syllabe. Un mot. Une phrase. Un
paragraphe. Au secours !
Le texte s’insinue, prend sa place, envahie
tout…
Un soupir sonne l’alarme : faut y aller !
Dépendance ! Voici
venu le temps du doute, à la recherche d’une improbable reconnaissance.
Oh, j’entends "miaou"…
Voilà le rouquin qui vient sauter sur mes pages
étalées. Assurément, la bestiole me rappelle à l’ordre. L’animal a faim. Voyons, il est l’heure de passer l’aspirateur, de préparer le repas… des félins et des humains…
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Super sympa que ton blog et ses nouvelles au style si alerte et poétique. Je reviendrai lire d'autres articles comme on peut venir avec la pépie à cette véritable fontaine de jouvence qui nous<br />
délivre de si beaux mots afin de nous y ressourcer .<br />
Merci de ce moment de plaisir<br />
G<br />
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Je t'ai reconnu ! Je suis aussi aller lire et écouter tes chansons. A quand la sortie d'un C.D. ?<br />
A ce soir.<br />
Amitiés<br />
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C
CHAT PITRE
23/09/2009 10:19
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Le chat est la muse de l'écrivain, sans lui aucune inspiration. Alors si en plus c'est un rouquin!!! CHRISTINE<br />
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