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20 août 2015 4 20 /08 /août /2015 13:17

Ce lundi 17 août, "Les Plumes marseillaises", soit ce jour-là Nicole Delor, Hélène, Pierre et Edmond Echinard et moi-même, avions rendez-vous pour une signature de nos ouvrages respectifs, à la librairie La Carline sise à Forcalquier.

Charmante libraire, jolie boutique et le lundi étant le jour du marché, énormément de monde dans les rues du village des Alpes de Haute-Provence.

Les dédicaces étant prévues de 10 h à 13 h, et des amis nous ayant indiqué le Château de Sauvan, distant d'une dizaine de kilomètres de Forcalquier - une visite à ne pas manquer avaient-ils insisté - nous voici un peu avant 15 h devant les grilles du Château.

Ce qui tombait bien, vu que le Château ouvrait justement à cette heure-là !

 

www.chateaudesauvan.com/

www.chateaudesauvan.com/

Le château de Sauvan appelé aussi parfois le « Petit Trianon de Provence» est situé sur la commune de Mane, à quelques kilomètres de Forcalquier. Propriété privée, ses communs, le parc, et tout le château sont classés ou inscrits monuments historiques depuis 1957

Le château de Sauvan a été édifié en 1719 par Joseph-Palamède de Forbin-Janson. Implanter en Provence un tel édifice dénotait chez le futur propriétaire un esprit avisé.

 

 

Le château de Sauvan

Mais aujourd'hui, s'il faut absolument visiter ce château, habité par les propriétaires actuels et totalement meublé, c'est surtout pour bénéficier de la visite faite par un guide remarquable, homme haut en couleurs, vrai conteur.

La visite dure 2 heures... inoubliables !

Le parc, qui a reçu le label "Jardin Remarquable" en 2005 par le Ministère de la Culture, est protégé au titre des Monuments Historiques depuis le 30 Juillet 2003.
Le parc, qui a reçu le label "Jardin Remarquable" en 2005 par le Ministère de la Culture, est protégé au titre des Monuments Historiques depuis le 30 Juillet 2003.

Le parc, qui a reçu le label "Jardin Remarquable" en 2005 par le Ministère de la Culture, est protégé au titre des Monuments Historiques depuis le 30 Juillet 2003.

Je ne vais pas vous raconter l'incroyable histoire, romanesque en diable, de ce château. Impossible d'égaler le guide ! Mais je vous conseille absolument d'y aller si vous passer dans le coin, vous ne le regretterez pas !

 

Le château de Sauvan
Le château de Sauvan
Le château de Sauvan
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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 07:30

Hier, 24 avril 2015, jour de la commémoration centenaire du génocide arménien.

Forcément, je le sais.

Forcément je n'y pense pas tout au long de la journée, rattrapée par mes misérables soucis quotidiens dont le récurrent : "putain, pourquoi, au bout d'un an d'attente, Pola en Corse n'arrive-t-il toujours pas ?

Hier, 24 avril 2015, à 15 h 30, je dois aller chercher Petit-Fils à son collège.

Normalement, j'ai entre dix et quinze minutes de trajet pour aller de mon domicile à l'école. Là, arrivée à mi-parcours, problème. Embouteillage. L'avenue du Prado, dans les deux sens est fermée à la circulation. Je suppute une manifestation, laquelle ? Aucune idée... bloquées que sont mes cellules grises sur un seul but : arrivée à me faufiler, à traverser...

Je vois les minutes tourner... J'imagine Petit-Fils en train d'attendre sur le pavé, de chercher à me joindre. Sauf que... j'ai oublié mon portable à la maison !

Enfin; j'arrive au collège avec seulement dix minutes de retard,ouf ! ça aurait pu être pire.

J'explique mon retard et affirme bravement :

- Le Prado est fermé, on va le contourner.

Dans ma tête, l'itinéraire "bis" que je viens d'emprunter se déroule à l'envers.

Sauf que les choses se compliquent dans ce sens du retour. Dans ce sens-là, l'embouteillage est monumental. Les minutes passent. Bah ! Petit-Fils est avec moi, soyons zen.

Enfin, nous arrivons au bout de 3/4 d'heure, au carrefour du Prado mais cette fois-ci, impossible de traverser ! La manifestion défile sous nos yeux, défilé des arméniens de Marseille. J'aurais du deviner.

Petit-Fils est ravi, il n'a jamais vu de manifestation de sa vie ! J'explicite la cause du défilé.

Je prononce "génocide". Il ne sait pas ce que le mot signifie.

Photo du net

Photo du net

Bon sang ! Il a douze ans, il est en sixième et le prof d'histoire n'a pas saisi l'opportunité de cette commémoration pour dire quelques mots ? Ah ! ça ne doit pas figurer au programme...

Alors, ne me reste plus qu'à expliquer, a minima. A dire que l'appellation "génocide" recouvre, notamment, une intention, une planification, des transferts forcés, un massacre de masse mais aussi une volonté d'effacer les traces des crimes. Puis indiquer que les arméniens sont chrétiens, et qu'en 1915, une grande majorité vivait en Turquie, un pays musulman.

- Il y a eu un million cinq cent mille morts.

Et justement, les cris "Turcs assassins" retentissent, des banderoles s'affichent. Petit-fils annonce tranquillement :

Un million cinq cent mille morts ? Ouh ! là ! Ils ont raison de manifester. Hé !  là ! S'il y a un musulman qui passe, ils n'ont qu'à le tuer !

Oups ! A présent expliquer que tuer n'est pas la solution, qu'il faut savoir pardonner; que ce n'est pas parce qu'on a eu (ou qu'on a) affaire à des barbares que l'on doit à son tour se conduire comme des barbares.

A l'arrière de la voiture, je sens Petit-fils dubitatif.

Photo du net

Photo du net

Au bout d'heure, nous sommes arrivés à la maison. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a cent ans, certains ne sont plus jamais "rentrés à la maison".

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21 février 2015 6 21 /02 /février /2015 11:16

Dans "Une AUTOBIOGRAPHIE", qu'entre parenthèses je vous conseille de lire (le livre de poche)  Agatha Christie se dévoile (un peu), raconte (magistralement) et parmi des anecdotes foisonnantes nous livre à la page 888 une histoire que j'aime beaucoup.

 

Très chère Agatha

" Cela me rappelle l'histoire que me racontait ma marraine américaine, il y a très longtemps, des deux grenouilles qui tombent dans un seau de crème fraîche.

L'une crie à l'autre :

- Au secours, je me noie ! Je me noie !

- Moi, je ne me noierai pas, répond l'autre.

- Comment vas-tu faire ? demande la première.

- Je vais remuer les pattes, remuer les pattes, remuer les pattes comme une folle.

Le lendemain matin, la première grenouille, qui avait abandonné, était morte noyée. La seconde, qui avait remué les pattes toute la nuit, trônait, dans le seau, sur une motte de beurre."

Très chère Agatha
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 12:27
La mygale

Dans la rue, une voiture est arrêtée en plein milieu. Impossible de passer. La conductrice et son fils, des voisins que nous connaissons de vue, se tiennent à côté de leur véhicule et ont l’air un peu paniqués. Surtout le fils, Augustin qui a physiquement  une vingtaine d’années mais… n’a pas tout à fait le même âge mental.

- Qu’est-ce qui se passe demande, L’ Homme ? (J’aime bien appeler mon mari « L’Homme ». Je trouve le « mon » un peu possessif…)

- Là, Il y a une mygale, explique la maman en montrant du doigt le bas-côté de la route.

- UNE MYGALE ?

- Oui,ouiiiiiiiiii, ajoute Augustin complètement terrorisé.

Du coup, nous descendons nous aussi de voiture. Effectivement, sur la droite, dans le caniveau, immobile, il y a une très très  grosse araignée noire.

- Hum… elle bouge pas beaucoup… elle est sûrement morte, énonce L’Homme.

J’ajoute :

- Non, mais c’est pas possible, UNE MYGALE, ICI… on lit bien dans les journaux que les gens ont de plus en plus de NAC, qui s’échappent de chez eux et que les pompiers retrouvent un peu partout, mais tout de même !

Alors n’écoutant que son courage… L’Homme s’approche de la bestiole noire, lui file un coup de pied. La Bête ne bouge point.

- Hé ! Elle est fausse, rigole L’Homme, c’est un jouet…

Et il l’attrape à pleine main.

- AAAAAAAAAAhhhhhhhhhh ! fait Augusitn.

L’Homme retourne la mygale :

- Mais elle a des roulettes, cette mygale !!!

Et il la rejette sur le tas de feuilles mortes dans le caniveau. Ensuite chacun remonte dans son véhicule et poursuit son chemin.

Fin de l’histoire de la mygale échappée ? Que nenni !

 

Deux jours après, j’arrive en voiture devant la maison et je vois Augusitn en grande conversation avec L’Homme.

- La mygale est encore là, m’explique L’Homme, alors Augutin est venu me chercher…

Nous descendons la rue tous les trois mais le jeune homme tremble tellement que je lui prends le bras et le rassure :

- Ce n’est qu’un jouet tu sais…

- Mais ça fait peur tout de même…

Tellement peur qu’il ralentit le pas, s’accroche à moi comme à une bouée de sauvetage, il tremble, il tremble.

Enfin L’Homme ramasse La Bête, et, évitant de repasser devant nous, va la jeter dans la poubelle du haut de la rue.

Augustin peut rentrer tranquillement chez lui tandis que je songe à cette parabole indienne de la corde et du serpent.

Vous savez, cette corde enroulée aux pieds d’un mendiant que les passants prennent pour un serpent…

Ne sommes-nous pas tous un jour le jouet de nos pensées ? Prenant une corde pour un serpent, un jouet pour une mygale ?

Cher Augustin.

 

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6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 11:06
Nocturnes littéraires 2013 - Le Brusc

Pour arriver au Brusc, qui se situe un peu avant Toulon, il faut emprunter, depuis SIx Fours, une petite route qui serpente et se tortille à loisir entre le bord de mer et des villas nichées sous des frondaisons.

Le Brusc : devant, l'île du Gaou; en face l'île des Embiez. D'où d'ailleurs partent les navettes vers l'île Ricard.

Les tables des écrivains s'étirent à la queu leu leu le long du quai principal.

 

Nocturnes littéraires 2013 - Le Brusc

Mon Homme, qui me sert d'accompagnateur et de chauffeur (j'aime pas trop conduire de nuit, je ne vois plus rien...) me raconte pour la énième fois une anecdote que je connais par coeur depuis plus de quarante ans !

Âgé d'une quinzaine d'années, il était venu en vacances camper avec un copain et les parents de ce dernier sur l'île du Gaou justement. Une île que l'on peut rejoindre à pied en empruntant une petite passe peu profonde et sableuse, mais avec une falaise côté large.

Il s'acharnait à faire voler un cerf volant en marchant à reculons, et soudain, le vide sous ses pieds !!! Sans un bienheureux buisson épineux un peu en surplomb sur la fameuse falaise, il se serait écrasé trente mètres plus bas sur des rochers !

Pour remonter, la mère du copain en question expliquait, toujours ébahie des années après, qu'il avait escaladé la falaise en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire et en criant :

- Je n'ai rien, je n'ai rien !!!

Effectivement il n'avait que quelques égratignures...

Non, ce n'est pas la falaise en question ! Seulement la digue du petit port.

Non, ce n'est pas la falaise en question ! Seulement la digue du petit port.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 12:41

Nasreddin avait l'habitude de coller son oreille contre un mur et de rester ainsi aux aguets 2215838801_22a8c69cfa.jpgpendant des jours. Sa femme, intriguée par ce manège, finit par lui demander :

« Mais qu'est-ce qu'il y a donc de si intéressant à entendre derrière ce mur ?

- Si tu veux le savoir, fais comme moi. »

Il accepta de l'initier à cette ascèse et elle se mit donc à écouter au mur sans relâcher son attention. Mais à la fin de la journée, elle dit à son époux :

« Tu sais, je n'entends toujours rien.

- Comment ! s'exclama Nasreddin, tu ne t'es exercée que huit heures et te voilà déjà en train de récriminer. Mais moi, cela fait quinze ans que je pratique et je n'ai toujours rien entendu ! »

 

 

 

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25 avril 2012 3 25 /04 /avril /2012 18:26

Voici une belle histoire que j'ai reçu...

Un anthropologue a proposé un jeu aux enfants d'une tribu africaine. Il a posé un panier plein de fruits près d'un arbre et il a dit aux enfants que celui qui arriverait le premier remporterait les fruits sucrés.

Quand il leur a dit de courir, ils ont tous pris les mains les uns des autres et ont couru ensemble, puis ils se sont assis ensemble jouissant de leurs friandises.

Quand il leur demanda pourquoi ils avaient couru comme ça, alors que l'un d'eux aurait pu avoir tous les fruits pour lui seul, ils ont dit :
- UBUNTU !

UBUNTU dans la culture Xhosa signifie :

« Je suis parce que nous sommes. »

Enfants-africains.jpg

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15 avril 2012 7 15 /04 /avril /2012 13:40

Nasreddin-Hodja-003.jpg

 

Un désir

 

"Nasreddin Hodja possédait un taureau aux très longues cornes. Quand il le regardait, il avait toujours envie de s'assoir sur les cornes, mais la peur l'en empêchait.

Un jour, que l'animal dormait paisiblement, il s'assit, courageux, entre les cornes. Mais le taureau s'éveilla, se leva et projeta le pauvre Nasreddin à terre.

Ceux qui avaient vu la scène ne purent retenir leurs rires.

Faisant contre mauvaise fortune , bon coeur, il leur dit :

«Quelquefois il faut souffrir pour satisfaire un désir.»"

   

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 16:27

Nasreddin Hodja est l'une des figures les plus célèbres et les plus aimées, non seulement en Turquie, mais aussi dans tout le Moyen Orient.

Il est né en 1208, à Horto, un village de la province de Sivrihisar. Son père était l'imam du village.

 

Par ses histoires et ses bons mots, authentiques ou imaginaires, Nasreddin Hodja est un personnage impérissable, caractéristique de l'humour turc.

 

Nasreddin-Hodja-002.jpg

 

Toi aussi tu as raison !

 

"Nasreddin Hodja était alors Kadi à Aksehir. Un homme vint se plaindre de quelqu'un. Après l'avoir écouté, Nasreddin dit :

- Tu as raison.

L'autre arriva ensuite, qui lui raconta l'histoire à sa façon, et demanda :

- N'ai-je pas raison .

- Si, toi aussi tu as raison.

Sa femme, qui avait tout entendu lui reprocha :

- Quelle est cette justice ? Un Kadi qui donne raison à l'un  et à l'autre ?

Après avoir réfléchi un isntant, Nasreddin répondit :

- Femme, toi aussi tu as raison !"

 

 

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 17:04

3347840616_4fd74cefa3.jpgJe vous ai déjà parlé de ces biquettes Les chèvres de la Nerthe (suite) . La fondation Brigitte Bardot, il y a huit mois déjà, ayant promis de prendre en charge le troupeau, je pensais l'affaire close. Que nenni !

Les chevrettes continuent à gambader librement dans le massif, croissant et se multipliant... au grand dam des vignerons car les bestioles raffolent de leurs vignes.

 

Pourquoi le plan B.B. a-t-il été abandonné ? Mystère et boule de gomme. Les Autorités restent muettes sur le sujet tout comme la Fondation...

Une supposition : la capture de ces animaux bondissants poserait plus de problèmes que prévu.

La méthode du lasso suggérée par des gardiens camarguais (véridique !) ayant été écartée, il avait été décidé d'agir par ruse, en épandant du maïs dans des enclos afin d'y attirer chèvres, chevrettes et autres boucs.

Malignes, les biquettes auraient snobé les aliments piégeurs...

 

(D'après La Provence du 13 février 2012)

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