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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:01
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

La rue de La Cascade dégringole toujours vers l'anse de Maldormé et la Méditerranée. Ce matin, le soleil est déjà trop chaud pour une fin de février et, dans le lointain, des voiliers encalminés patientent dans l'attente d'un souffle de vent. Je descends, émotion à fleur de peau et du cœur, combien de fois l'ai-je empruntée cette ruelle déjà prometteuse d'un autre univers ?

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

Et me voici déjà sur la placette en bas de la rue ; en face, La Joconde n'a pas bougé, elle. La Joconde est l'ancien nom de la belle bastide jaune qui figure sur de nombreuses images de Marseille. Cela fait au moins quarante ans, voire plus, qu'elle se nomme désormais La Grande Ourse ! Sauf que, pour moi comme pour beaucoup d'habitants du coin, elle restera toujours La Joconde. D'ailleurs, je trouve que l'ancienne appellation lui sied beaucoup mieux ! 

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

J'emprunte l'escalier dit "de la pilotine", car il avait été construit pour que les pilotes du port embarquent par là. Je glisse un regard vers la droite, dans ma tête il y a encore une petite maison blanche et bleue, mais seulement dans ma tête... parce que mes yeux, eux, ne rencontrent que de la pierre grise. Seigneur, bien agressive et vilaine cette pierraille !

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

Maintenant, je me dirige vers la plage, là aussi des cabanons ont disparu ces dernières années pour laisser la place  à d'énormes tags... C'est mieux non ? Voyons, si les Affaires Maritimes prennent ce genre de décision, ce sont des gens compétents et sérieux n'est-ce pas ? qui savent ce qu'ils font !

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

Pauvre petit rescapé qui attend son temps de démolition, le cabanon Sardou est encore là. Oui, les parents de Michel Sardou y ont vécu après la guerre ou avant, je ne sais plus trop. Mais enfin, comme pour La Joconde, les gens du quartier ont toujours dit ainsi : le cabanon Sardou !

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

A présent, je suis sur la plage et je scrute, j'écarquille mes prunelles, en face, en face de moi, il n'y a plus RIEN qu'un mur imbécile et le rocher mis à nu. Mais comment les gens vont-ils faire pour aller se nicher dessus ? Car c'était bien le but, rendre le littoral à la population ? Ma foi, à part les crampons et les piolets, je ne vois pas bien. Et l'accès à la mer ? Parce qu'il était aussi question de ça. Alors plonger, à la rigueur. Mais remonter sur les rochers... ne sera pas à la portée de tous les barboteurs du dimanche !

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

Par contre, tiens, le GROS tuyau des eaux pluviales est toujours présent. Ils ont bien fait de le garder. Surtout qu'avant, il était presque totalement caché par le Kézako mais, à présent, il vous saute presque dessus et c'est vrai, c'est charmant ce truc !

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

J'ai mal au cœur, au propre et au figuré. Pourtant, histoire de boire le calice jusqu'à la lie, je fais le tour complet de l'anse et m'attarde à regarder encore et encore, l'espace vide. Trois dames sont arrêtées aussi à quelques pas de moi et je suis obligée d'entendre leur conversation. L'une d'entre elles explique que sa famille avait un des cabanons accrochés sur un des côtés de l'escalier de la plage. " Ah ! soupire-t-elle, on prenait l'apéro dehors sur la petite terrasse et les gens en passant nous disait qu'on avait bien de la chance. Mais c'était pas du tout de la jalousie. Ils étaient heureux pour nous et avec nous. C'est fini tout ça, ce pittoresque du cabanon provençal..."

Je ne peux m'empêcher d'annoncer "Moi, c'était le Kézaco !"

"Le Kézaco ? Oh Mon Dieu ! Quelle tristesse ! Le Kézaco... mais c'était plus qu'un cabanon, cette maison à l'allure grecque. Mais à quoi ça sert d'avoir tout démoli ici ? ça n'a plus d'âme, et si c'était utile et beau ce qu'ils font, on serait d'accord mais non, c'est stupide ! Sûr, il doit y en avoir un en haut lieu qui a du décider de raser tout par là... quelle misère et quelle injustice... parce que le parking de Passedat, lui, ils y touchent pas..."

L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE
L'anse de Maldormé 13007 MARSEILLE

Les trois dames sont parties, je m'en vais aussi en choisissant, justement, de remonter sur La Corniche en passant devant Le Petit Nice. Ces ruelles, tout de même, quel charme. Est-ce qu'on se croirait dans la deuxième ville de France ? Mais qui sait, peut-être qu'un jour, elles aussi, en haut lieu, quelqu'un décidera de les raser...

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 12:57

Dieu sait si j'aime ma ville ! Mais l'amour n'empêche pas la lucidité ! Et il se trouve qu'au niveau architecture et défense de son patrimoine immobilier, depuis des décennies, c'est vraiment n'importe quoi dans cette cité ! Je dirais même plus, une complète incohérence quand, d'un côté, des cabanons et des restaurants typiques sont détruits... et que, de l'autre, des permis de construire sur des zones protégées sont accordés.

Aussi, merci de participer à la défense d'un des derniers points verts de Marseille en signant la pétition ci-dessous.

http://www.mesopinions.com/petition/politique/sauvons-colline-roucas/17319

"La colline du Roucas, dont la pinède est visible depuis l'esplanade de Notre-Dame de la Garde, est l'un des rares espaces boisés du centre-ville de Marseille. Ce poumon vert de la ville est désormais en danger de bétonnage. Cinq permis de construire ont été délivrés suite à l'ouverture de fenêtres constructibles sur des terrains classés auparavant en zone protégée. Ces permis concernent des bâtiments qui non seulement ne semblent pas être conformes à la réglementation sur les hauteurs en vigueur dans le secteur mais nécessitent en outre de lourds travaux préalables de nivelage du terrain et de dérochement.

De plus, l'ouverture de ce fenêtres constructibles donne des raisons de craindre pour le reste de la zone protégée, donc pour le sort de la colline et de son espace naturel jusque-là relativement préservé. Impact environnemental. La construction de ces cinq bâtiments sur un terrain abrupt nécessitera d'important travaux de terrassement. Il est prévu qu'un total de 16000 m³ de roche sera excavé. Concentré en un seul endroit, ce volume correspondrait à un trou de 80m de longueur, 20m de largeur et 10m de profondeur ; en d'autres termes l'équivalent de seize maisons de 300 m² sur trois étages.

À une époque où l'on prend de plus en plus conscience de l'importance de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, on a beaucoup de mal à comprendre qu'on puisse donner le feu vert au déboisement d'une colline et à des travaux d'excavation d'une telle portée. On se demande aussi quelles mesures vont être prises pour la gestion d'un volume aussi important de déchets : que vont ils devenir les arbres coupés ? Est-ce que le promoteur envisage une récupération de la roche excavée ou sera-t-elle simplement jetée dans une décharge ?

Par ailleurs, des sources d'eau douce sont présentes sur la colline : quelles mesures seront prises pour leur préservation et celle de la nappe phréatique lors de ces excavations ? Ces projets immobiliers ne répondent pas à un vrai besoin. Le manque de logements à loyer modéré est un problème réel de beaucoup de villes. Il est clair, cependant, que les bâtiments qui vont être construits sur la colline du Roucas (des villas et des immeubles de standing) n'ont rien à voir avec ce manque. S'il est vrai que le quartier est très prisé et beaucoup de monde souhaite s'y installer, il est aussi vrai que les biens à l'achat ne sont pas vraiment rares : à l'heure actuelle, par exemple, deux maisons sont proposées à la vente à quelques centaines de mètres des parcelles intéressées par ces cinq permis de construire.

Pour augmenter le parc de logements, la réhabilitation d'immeubles laissés à l'abandon est une solution bien plus économique et écologique, et permet d'améliorer le cadre de vie des quartiers en restaurant des constructions délabrées.

Autres conséquences à redouter. À cause de la topographie du quartier, avec ses rues plutôt étroites et en pente, le réseau routier du Roucas n'est pas adapté à accueillir un important trafic de véhicules pour le BTP. Pourtant, en vue de l'ampleur du chantier, une augmentation considérable de ce trafic sera nécessaire, notamment pour l'évacuation du matériel creusé. On peut donc prévoir une congestion importante du trafic, local et entre la corniche et l'avenue du Prado, ceci pendant plusieurs mois. Pendant la même période, les travaux d'excavation produiront des nuisances sonores qui, amplifiées par la vallée voisine, affecteront non seulement les riverains mais la presque totalité des habitants du quartier.

Or, l'influence négative de la pollution acoustique sur la santé publique est désormais reconnue. De plus, les vibrations dues aux excavations, qui s'apparentent à des séismes de très faible intensité mais de très longue durée, pourraient sensiblement fragiliser les structures des bâtiments déjà présents dans la zone. Pour toutes ces raisons nous demandons le retrait de ces permis de construire et la reconversion des fenêtres constructibles en zone protégée.

Sauvons la colline du Roucas Blanc (Marseille)
Sauvons la colline du Roucas Blanc (Marseille)
Sauvons la colline du Roucas Blanc (Marseille)

Il est vrai que situé entre "La Bonne Mère" et la mer, les derniers points verts du Roucas ont de quoi séduire les promoteurs ! Mais alors quel rôle doit jouer une municipalité digne de ce nom ?

Protéger ou aider à la destruction ?

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 15:57
Charlie, toujours

Ben oui ! Je suis allée l'acheter, ce numéro "spécial commémoration..." Parce que j'ai été et je resterai toujours Charlie.  Même s'il m'arrive de ne pas être forcément d'accord avec ce qui est écrit dans ce journal.

Dans les médias, dès que le canard est sorti de presse, il était déjà voué aux gémonies  ! La couverture décriée. Ma foi, le personnage mis en avant... ni dieu ni diable, mais un vieux bonhomme grimaçant, couvert de taches de sang, avec un bicorne sur la tête et une kalach dans le dos. Pour moi, pas d'offense évidente dans cette image.

Après, que chaque "église" interpréte l'illustration à son idée... logique ! Mais on sait ce qu'il en est des idées...

Par contre, au sujet des articles suivants, page 2 - 3 - 4 - 5 qui donnent la parole à plusieurs journalistes de l'hebdo, j'ai une remarque à faire :  c'est juste... remarquable de concision, pudeur, sobriété, dignité, empli d'amour et même d'humour.

Des pages qu'il faudrait faire lire dans les lycées ! Mais qui pourrait oser faire un truc pareil ? Imaginez les conséquences...

Maintenant, à mon échelle, "modestissime", qu'est-ce que je peux faire ? Ecrire  ces quelques lignes en hommage à ceux qui sont partis, à ceux qui sont restés, à ceux qui continuent.

 

" Il y a une place spéciale en enfer pour quiconque reste neutre au milieu d'une crise morale."

Abraham Lincoln

 

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23 novembre 2015 1 23 /11 /novembre /2015 14:03
Alerte au formatage !

Hier, j'étais donc en dédicaces au Cultura Plan de Campagne. Accueil charmant, place parfaite au rayon jeunesse - ne souriez pas, c'est rare... en général, je suis placée avant, après, à côté... Cette fois-ci, tout baigne ! D'ailleurs, je battrais mon record de ventes.

Là n'est pas le problème. De fait, il n'y a pas de problèmes ! Seulement une réflexion qui m'est venue tout au long de la journée devant le comportement de nombreux enfants... et de leurs parents.

Je me trouve à côté d'un bloc empli de livres, coffrets, albums sur La Reine des Neiges et autres stars de Walt Disney. Forcément, ma Pola n'a pas la même notoriété ! mais tout de même, je vois tant de petits se ruer direct sur les albums des studios Disney sans jeter un seul regard autour d'eux que je trouve la chose un peu terrifiante !

J'assume l'adjectif que je viens d'employer. Voici donc des enfants déjà formatés à consommer un type de produit et pas un autre... et des parents qui ne cherchent même pas à leur ouvrir les yeux et l'esprit et montrer qu'il existe une autre littérature.

Oui, c'est terrifiant. Comme des enfants à qui on aurait proposé jusque-là que des pommes, qui n'auraient mangé que des pommes et refuseraient de goûter aux cerises, pêches, poires, abricots !

En extrapolant, comment ne pas songer que ces gosses sans curiosité sont quasiment formés, dès leur plus jeune âge, pour se laisser entraîner vers n'importe quel produit de masse vanté à longueur de journée sur les écrans, mais pas forcément le plus intéressant sur le plan éducatif.

Surtout comment ne pas se dire qu'un tel comportement les prépare à ne plus penser par eux-même donc se laisser aussi emporter vers quelque idéologie assenée...

Alors les pitchouns, je les excuse ! Leurs trentenaires de parents, j'ai plus de mal... je suis pratiquement certaine que ce sont les mêmes qui font la queue aux MacDo !

Terrifiant et triste ! Nivellement de la pensée, du goût. Heureusement, certains commencent à manger "locavores", ne leur reste plus qu'à devenir "livrevores"...

 

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 12:30

Je ne voulais pas me précipiter pour écrire un article

Car comment traduire en mots ces morts injustifiées et brutales, effroyables images d’un cauchemar incompréhensible, l’absolue terreur, l'effroi qui m'a saisi.

Comment écrire de la fanatique folie meurtrière de quelques monstres ?

Je ne suis probablement pas la seule, depuis ce vendredi 13 novembre, à avoir des nausées, mal à la tête, au ventre, à l’âme.

Encore que, je n’ai pas été touchée de près.

Touchée ? Anéantie, conviendrait mieux, pour décrire l’état dans lequel m’a plongé la barbarie qui a frappé à nos portes.

Je fais partie de la première génération à n’avoir pas connue la guerre. Et j’en étais fière. Voilà, ça y était, nous étions arrivés à construire l'Europe. Alors, puisque la paix était possible ici, elle serait possible ailleurs.

Finalement il ne fallait pas désespérer de L'HOMME.

Ici, nous avions compris, dépassé nos dissensions, fait un pas en avant. Mais :

"Rien n'est jamais acquis à l'homme

Ni sa force

Ni sa faiblesse ni son coeur

Et quand il croit Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix

Et quand il croit serrer son bonheur il le broie

Sa vie est un étrange et douloureux divorce

Il n'y a pas d'amour heureux".

 

Aragon (1946)

 

La phrase "Il n'y a pas amour heureux", je l'ai toujours prise dans son sens premier.  Aujourd'hui, ce couplet me revient en sourdine me parler d'amour du genre humain. Il serait donc impossible que l'humanité s'aime ? Terrifiant.

Alors, continuer naïvement  à croire,  que la paix règnera un jour sur notre planète bleue ? Le verbe est explicite, ce n'est qu'une croyance...

Ma foi, je vais tout de même garder celle-ci...

Le vendredi d'après, le 13 novembre
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29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 16:28
Une interview de Régis Debray

Dans Le point N°2246, celui de cette semaine, une interview de Régis Debray m’a interpellée à plusieurs titres, mais il en est un qui a véritablement fait écho à une anecdote vécue.

A une question sur la mutation politique, le penseur répond : (…) « L’époque n’est pas au « Nous » mais au « Moi je. » Ote-toi de là que je m’y mette, et regarde comme je suis beau. On ne parle plus d’accomplissement collectif mais d’épanouissement personnel. (…) Restent le nombril et le selfie. J’ai le sentiment que cela fait tourner en rond.»

 

Cela me ramène à un jeune chef d’entreprise côtoyé il y a peu. A une question posée sur son job, la réponse m’a anéantie : il est nettement dit qu’il va « piquer » le secteur qui lui échappe, en quelque sorte essayer d’écraser son concurrent. Aucun état d’âme, il est le plus fort et il le proclame.

J'ai pensé "il blague, c'est de l'humour"... Mais rien n'était moins sûr. Le ton n'était pas vraiment sympa...

Certains savent que, dans une autre vie ! j'ai été fille d'un célèbre commerçant ; aie ! Je vais écrire "en ce temps-là"... et bien, ma foi, en ce temps-là, il me semble qu'un patron faisait le job sans chercher à nuire à son voisin. Le soleil se levait pour tout le monde.

Là, nous sommes passés à une autre dimension et ça me met mal à l’aise. Il y a du nombrilisme oui. Et bien pire ! Les conséquences de son acte ? Pftt ! Seulement :  "je suis le meilleur, le soleil se lève pour moi et j'en ai rien à foutre de toi !" (sous-entendu tant pis pour ta gueule...)

 

Le sujet du selfie me déroute également. Obligée d'écrire encore : avant ! Donc, "avant" nous prenions les autres en photo, ou alors les autres et nous, ou nous et les autres ! Mais jamais nous n’aurions pensé faire de soi par soi un portrait.

Aujourd’hui, selfie, selfie... moi d'abord. Où sont passés les autres ?

 

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 10:52
Coup de blues

Ce serait pourtant bien d’y arriver… un Jour ! A ne plus basculer du rose au noir, de haut en bas.

A prendre le bon et le mauvais.

Et ne plus être déçu par personne.

 

Emotion, émotion quand tu nous tiens, le mental part en vrille !

Pourtant je le sais, pertinemment, que l’autre est différent ! Alors pourquoi ne pas l’assimiler une fois pour toute ? Et accepter que l’autre ne se comporte pas de la manière que j’attends.

Encore une fois, être blessée ? Donner le pouvoir à quelqu’un de me faire mal ? Jusqu’à quand ?

JE suis la seule responsable de mon état. D’ailleurs je ne leur en veux même pas, à ceux-là, aux « pas gentils » qui ne m’aiment pas… voilà, c’est ça. Ils ne m’aiment pas ! Pourquoi ???

Ils ne m’aiment pas ! Bon, et alors ? C’est dur, d’accord ! Au fond de soi, l’on sait que « aimable », on l’est ! Même que l’on a tout fait pour être irréprochable. Mais non, ça ne suffit pas. L’autre nous voit avec son propre regard.

Et l’on n’y peut rien.

« Ce qui devrait être est un mythe ».

Je le sais ; mais devant le coup porté, hein ?

« Voyez l’action… et voyez vos réactions, sans les réactions secondaires de plaisir ou de douleur. Voyez-les dans un état de liberté » (KhrisnamurtI).

 

Je suis un brave petit soldat n’est-ce pas ? Je vais continuer mon chemin.

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 11:56
Salon du livre de Cotignac - 20 juillet 2014

J'ai quitté Marseille sous orage... mais heureusement sur l'autoroute, le ciel se dégage et l'arrivée à Cotignac, typique village du haut Var, se fait sous un ciel plus clément.

Ouf ! A présent, les lecteurs n'ont plus d'excuses... Hélas ! Le public boude. Pas grand monde sous les grands platanes ombragés. En plus, quand des gens s'arrêtent devant ma table ou celle de mes voisines, j'entends des propos étonnants.

Se consoler du peu de ventes en admirant l'environnement : une magnifique maison, le lavoir...
Se consoler du peu de ventes en admirant l'environnement : une magnifique maison, le lavoir...
Se consoler du peu de ventes en admirant l'environnement : une magnifique maison, le lavoir...
Se consoler du peu de ventes en admirant l'environnement : une magnifique maison, le lavoir...
Se consoler du peu de ventes en admirant l'environnement : une magnifique maison, le lavoir...

Se consoler du peu de ventes en admirant l'environnement : une magnifique maison, le lavoir...

Donc, une dame s'approche de mes livres, regarde négligemment les couvertures des Pola de Marseille. J'engage la conversation, la dame est grand-mère, ça m'ouvre des possibilités, en général, les grands-parents craquent pour Pola !

Sauf que cette personne me répond :

- Oh ! Vous savez, hier j'ai acheté pour mes petits-enfants 30 livres à une brocante.

30 livres à 50 centimes, ajoute-t-elle ! Parce-que voyez-vous, je n'achète jamais de livres neufs...

 

Changée en méduse, je ne peux rien répondre. Et pourtant.

Bien sûr, qu'il est intéressant de se procurer des livres d'occasion à un si bas prix, il m'arrive aussi d'en acquérir. MAIS j'achète aussi DES LIVRES NEUFS.

Car, ce que cette brave dame (un tantinet méprisante) ne réalise pas, c'est que si elle ne s'offre ou n'offre JAMAIS de livres neufs, et si tout le monde se met à faire de même, ma foi, très rapidement, il n'y aura plus de livres DU TOUT !!!

Car pour trouver des bouquins d'occasion, il est nécessaire qu'ils aient d'abord été édités...

Si plus personne n'achète de livres neufs, un beau soir, il n'y aura plus d'éditeurs, plus d'auteurs, plus de livres à 50 centimes... plus de livres...

Alors à la poubelle, les albums ? En tout cas, celle-là a été relookée !!!

Alors à la poubelle, les albums ? En tout cas, celle-là a été relookée !!!

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:20

Au mot vacances, mon Petit Robert donne plusieurs définitions dont "repos, cessation des occupations, du travail ordinaire".

Indication difficile à suivre à la lettre si l'on reste chez soi....car  comment oublier de faire les courses, le ménage ; ne plus rien laver ni repasser ni ranger... ne plus pointer les relevés bancaires qui se pointent... sans compter la cuisine si l'on ne veut pas mourir de faim !

Pourtant, ces jours-ci, j'ai décidé que, tout de même, j'avais grand besoin, de me mettre en vacances ! Ne me restait plus qu'à faire un effort... dans le bon sens. Soit,  d'en faire moins ou de faire différement ! Changer de rythme, d'habitudes, de boulanger ? J'ai un peu de mal mais je progresse...

Maintenant, si l'on en revient au Petit Robert : "cessation... du travail ordinaire". Qui m'empêche de transformer mon travail "ordinaire" en travail "extraordinaire" ? En fait, un vrai challenge, attraper une autre vision... un autre mode de fonctionnement comme ...

Me remettre au lit après le petit-déjeuner pour lire, laisser les petits moutons de la poussière vivrent en paix pendant que je m'amuse à un prochain projet d'écriture ; demander à L'Homme de faire cuire les steacks...

Se mettre en vacances ?

Tout un travail !

 

Un des grands pins de Port Miou, la calanque où poursuivre les vacances ! Et là, pour de bon, les ocupations changent...

Un des grands pins de Port Miou, la calanque où poursuivre les vacances ! Et là, pour de bon, les ocupations changent...

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 19:19

"Dans l'anse de Maldormé, au pied d'Endoume, le cabanon Kezaco, qui est en fait une véritable maison (en blanc avec les volets bleus), doit être détruit avant la fin de l'année. À gauche, un autre cabanon devrait également libérer l'espace. (...)

Sur l'autre bord de la crique, il y a le cabanon Sardou qui appartenait, jadis, à la famille du chanteur. Peut-être finira-t-il aussi sous les pelleteuses de l'État. Ce qui ne surprendrait pas Jeannine Anziani. Car, dans cette anse de Maldormé (7e), où se dresse le majestueux Petit Nice Passédat, elle a déjà vu trois cabanons devenir poussière. Et d'ici la fin de l'année, c'est le sien qui va appartenir à l'histoire.

(Pas le mien, celui de ma famille pour être plus exact)

La main de fer de l'État va broyer le "Kezaco".

Plus qu'un cabanon, c'est une vraie maison accrochée aux rochers. Terrasse ouverte sur les flots en rez-de-chaussée, chambre à l'étage, murs d'un blanc andalou, sertis de volets bleus : on est loin du cabanon "verrue" qui gâche le paysage. Mais l'avenir semble écrit."

Photos Serge Stamati

Photos Serge Stamati

"Ce cabanon avait été acheté par mon père dans les années 60, raconte Jeannine. Puis, ma mère l'a récupéré mais elle est décédée l'année dernière. Je (Nous) n'ai pas pu hériter de l'AOT délivrée par l'État. Les affaires maritimes m'ont dit que ce n'était pas cessible." L'AOT, ou Autorisation d'occupation temporaire signifie que la maison se trouve sur le domaine maritime. Autrement dit, l'État a droit de vie ou de mort sur le bâti. Et dès que le propriétaire n'est plus de ce monde, en l'occurrence la mère de Jeannine, la destruction peut être programmée. L'héritière ne compte pas."

"Un décret de 1857, complètement obsolète"

"Il y a quelques semaines, le chef du service Mer et Littoral des Bouches-du-Rhône, lui a adressé un courrier glacial, conclu par : "Je vous demande donc d'évacuer cette construction de toutes affaires personnelles, de procéder à la résiliation et au démontage des compteurs EDF, eau et Télécom et de murer tous les accès (portes et fenêtre) de la construction à l'aide de parpaings..."

Aujourd'hui, Jeanine semble résignée : "La démolition doit coûter 30 000 . Et elle pourrait être à mes frais si j'engage une procédure. Puis, tout a été fait pour que je parte. La durée de l'AOT a diminué au fils des années. 10 ans, puis 5 ans, puis 1 an. J'ai senti qu'on voulait notre départ. Le loyer annuel a augmenté. Il est passé de 300 à 6 000 . Avec la taxe d'habitation et la taxe foncière, cette maison me coûte (coûtait à ma mère, nous ne pourrons pas suivre) 9 000 à l'année. Comment voulez vous tenir ?"Pourtant, son avocat, Marc Mamelli, ne baisse les bras. Pour lui, cette décision ne relève pas de la Loi Littoral qui tend à rendre au bord de mer son aspect naturel. "Non, ici on est au centre-ville, dans un espace urbain, assure l'avocat. La Loi Littoral ne s'applique pas. Kezaco relève d'un vieux décret de 1857, complètement obsolète."

Le Kézaco

"Le plus haut flot de l'année"

"Pour démolir, l'État s'appuierait en fait sur ce qu'on appelle "le plus haut flot de l'année", autrement dit la vague qui, si elle supérieure au cabanon, signe son arrêt de mort. "Mais ce plus haut flot, il faut le mesurer dans le cadre d'une expertise. L'État doit faire une enquête publique." Puis, si la vague doit être fatale à "Kezaco", pourquoi ne l'est-elle pas à certains établissements voisins ? "Non, ma cliente a un acte de propriété. On n'a pas le droit de la faire partir. En tout cas, j'aimerais bien que l'administration s'explique."

Côté mairie, on ne veut pas jeter de l'huile sur le feu.

Mais on se pose une question : libérer l'espace pour le public ou pour l'aménager, d'accord. Mais pourquoi détruire une maison quand on sait qu'on ne pourra rien y mettre et que le site est difficilement accessible ? La question est loin d'être stupide."


Le Kézaco

"Les constructions de bord de mer en sursis"

"AOT : trois lettres qui pèsent comme une épée de Damoclès sur les constructions situées sur le littoral marseillais. Ce totem d'immunité est désormais renouvelé au compte-gouttes, d'une année sur l'autre, par les services de l'État. Sans AOT, il faut cesser l'occupation et démolir, même s'il s'agit d'institutions établies depuis plus de 50 ans.

Après la brasserie Les Flots Bleus sur la Corniche, après la discothèque La Maronaise aux Goudes, et la pizzeria Chez Dédé à la calanque de la Verrerie, quel établissement, quel cabanon sera englouti sous les pelleteuses de la Loi Littoral ? Le restaurant Le Petit Pavillon ou l'Hôtel Richelieu ont bien failli, eux aussi, sombrer corps et biens dans la falaise. Le premier a pu sauver sa tête et récupérer son AOT en démolissant une partie de terrasse, comme l'exigeaient les services de l'État."

Il y en a d'autres qui sont concernés...

Il y en a d'autres qui sont concernés...

"La propriétaire a écrit au maire"

"En fin d'année dernière, Jeannine Anziani, propriétaire (avec ma sœur et mon frère) du cabanon Kézaco, a écrit à Jean-Claude Gaudin :

"Dans cette affaire, il y a un côté sentimental avec la démolition d'une maison et tous les souvenirs qui s'y rattachent (...). Raser ce cabanon à l'architecture Art déco, qui date des années 30, me semble surréaliste alors que la ville a été Capitale européenne de la culture. Le Kézaco fait partie du patrimoine culturel et témoigne d'un art de vivre au cabanon (...). Il se trouve que je suis auteur (...). Plutôt que de le démolir, ne pourrait-on pas en faire 'Le cabanon des écrivains et des poètes", allier architecture et écritures, y organiser ponctuellement des rendez-vous littéraires, le cadre étant lui-même si poétique ? Cela ne me paraît pas dénué de sens." La lettre de Jeannine Anziani est restée sans réponse."

Jean-Jacques Fiorito avec Sophie Manelli (La Provence du 19 mai 2014)

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
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