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9 mai 2009 6 09 /05 /mai /2009 05:02

Oui

En créant ce blog, je m’étais dit : pas de trucs trop perso, pas parler de ses petits bobos, pas de réality show !

Me voilà en plein dilemme, parce qu’en réalité, n’est-ce pas quand on va au fond de soi, quand on voit comment l’esprit fonctionne, que commence à s’élaborer un début de compréhension des autres ?

Et le but n’est-il pas de passer de

moi

à

moi et les autres

puis

les autres et moi

enfin

les autres ? (Swami Prajnanpad)

Et mon expérience n’est-elle pas là pour aider un tant soit peu les autres ? Cela est-il prétentieux de le penser ?

 

Alors parler ou ne pas parler ?

Hier soir vendredi 8 mai, il y avait slam à El Ache de Cuba (9 place Paul Cézanne à Marseille). Olé !

Ça pouvait me faire comme un cadeau d’anniversaire. Je m’offrais ce plaisir léger : lancer un texte, écouter les mots des autres, peut-être dire un deuxième texte, boire un verre, échanger quelques paroles avec des gens que j’aime bien, me concentrer à nouveau pour écouter, lâcher un troisième texte ?

Parce que si on écrit, c’est pour être lu, si on écrit c’est pour exprimer ce qu'on a écrit, y compris à voix haute et ça devient du slam !

D’autre part oser s’exposer quel exercice ! Angoisse, jubilation, concentration, un slam comme une méditation !

Et puis en ce moment avec toutes ces tuiles qui n’arrêtent pas de me tomber chaque jour sur la tête, El Ache de Cuba, quelle récréation !

 

Caramba ! C’était compter sans… un couple en train de se séparer qui se déchire, un enfant pris en otage, un appel téléphonique, un départ précipité pour essayer de calmer le jeu (si on peut s’exprimer ainsi !), la tension dramatique et ma soirée qui tournait à l’orage.

Adieu, veau, vache, cochons, poulets, slam et El Ache ! Adieu ma petite évasion !

 

Normalement, en même temps que le cadran de ma montre indiquait que l’heure d’ El Ache de Cuba approchait, quelque chose à l’intérieur de moi aurait du se mettre à bougonner, maugréer, tempêter, maudire et dire non !

Le processus de rébellion avait d’ailleurs démarré… Mais pourquoi donc étaient-ils en train de me gâcher ma soirée ?

Et puis… je n’ai pas compris, soudain quelque chose a lâché, ça a dit oui !

Oui. A la situation. Acceptation. Soumission.

Pour ce dernier mot : explication.

Dans " Du quotidien à voix haute" il y a un swing où j’emploie ce mot : 

«… Il y a comme une évidence,

J’ai pas gagné, j’ai pas perdu, j’ai juste vu.

Soumission absolue… »

Or apparemment l’autre jour quelqu’un a entendu dans ce « soumission » « femme soumise » !

Il ne s’agit aucunement de cela.

Soumission n’égale pas femme soumise !

Soumission = acceptation de la situation.

Oui je me soumets à ce qui vient.

 

C’est ce complet ressenti qui est arrivé hier soir sans crier gare. Tout à coup j’ai accepté, plus aucune souffrance et la liberté !

La souffrance vient de la non acceptation.

La souffrance, terrible, indicible, je l’ai VU physiquement dans ce garçon qui refusait la situation, dans cette fille qui niait l’état de choses qu’elle avait elle-même crée. Les deux ayant bien évidemment des visions différentes des circonstances et absolument aucune conscience des réactions découlant de leurs actions.

 

Cette soudaine liberté intérieure, c’est comme un état de grâce. Oui.

Pas ce qu’on avait prévu. Ce qui est venu.

Une, deux, trois lettres : Oui.

Ces deux-là ne réalisaient absolument pas le mal qu’ils étaient en train de faire à leur enfant, ne comprenaient rien à la vie qu’ils se compliquaient d’une manière stupide ? O.K.

Mais ne pas qualifier, ne pas les juger.

Ces deux là m'emmerdaient avec leurs problèmes, oui.
D’autre part, c’était raté pour moi (au fait quel moi ?), pas d’évasion ce soir, pas de slam, pas d’Ache, pas le plaisir de dire ses mots ni de retrouver les autres slameurs ?

Accepter.

« Etre un avec ».

Voilà que j'entrais talement dans ce « Etre un avec » de Swamiji que j'avais tant de mal à comprendre.

Encore fallait-il veiller à ce que ce diable d’ego qui pour un temps avait foutu le camp, ne vienne faire de la récupération en essayant d’en tirer une certaine gloire si minime soit-elle… 
Ne pas s'illusionner, l'état de grâce nallait pas durer et...
L'évier est bouché.

  

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8 mai 2009 5 08 /05 /mai /2009 13:54

Un poème c’est bien peu de chose
à peine plus qu’un cyclone aux Antilles
qu’un typhon dans la mer de Chine
un tremblement de terre à Formose
Une inondation du Yang Tse Kiang
ça vous noie cent mille Chinois d’un seul coup
vlan
ça ne fait même pas le sujet d’un poème
Bien peu de chose

On s’amuse bien dans notre petit village
on va bâtir une nouvelle école
on va élire un nouveau maire et changer les jours de marché
on était au centre du monde on se trouve maintenant
près du fleuve océan qui ronge l’horizon

Un poème c’est bien peu de chose.


(Raymond Queneau) 

 

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:40

Aujourd'hui !

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:24

Des fois...

La vie vous envoie des épreuves. Faudrait les traverser sans râler ni s'énerver ni maudire la terre entière ou sa mère (ce dernier point étant juste pour la rime) !
On lit, on relit, on copie des citations (les citations sont empreintes d'autorité a dit je ne sais plus qui) mais après...
Après c'est galère.
Après faut mettre les citations en pratique.
Cest alors que le mental résiste et...
on râle, on s'énerve, on maudit la terre entière et sa mère !

Le ciel est toujours bleu...
même sous les nuages.

N'empêche pas la rage !

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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 06:24

« Pourquoi l’ai-je achetée ? »
Oui, franchement, pourquoi ? Etait-ce bien raisonnable ? Etait-ce indispensable ?  Une cruche de plus. Assurément, à propos de cruche, il y avait de quoi se poser la question…  Qui l’était le plus, de la poterie ou de moi ? Compléter notre collection ! Certes, ce pouvait être une réponse. Et le prix était abordable. Oui, mais ce n’était pas le moment. Oui… mais ce n’était jamais le moment. A l’euphorie de l’achat succéda l’abattement. La petite jarre sous le bras, je remontais la rue Edmond Rostand en pensant à ces vers dits par Christian dans Cyrano « j’ai peur qu’elle ne soit coquette et raffinée… » On pouvait dire que ça collait à peu près ! L’emplette était faite. Accepter  "L’Insoutenable légèreté de l’être"
  ? Pourquoi ne pas me laisser aller à la joie ? La culpabilité ne servait à rien. Indifférents à mon problème existentiel, des passants me croisaient, me doublaient, probablement eux aussi en proie à d’autres questions que j’aurais parié plus dramatiques. L’air était encore chaud pour un mois d’octobre et le ciel au-dessus des vieilles façades d’un bleu encourageant. L’azur était optimiste, lui.

Arrivée à la maison, je m’empressais de débarrasser la jarre rebondie de son papier d’emballage, de palper sa rondeur sensuelle, sa matière à la fois douce et rugueuse. L’Homme de ma vie approuva mon choix, en se demandant à haute voix d’où pouvait venir l’ustensile, quelle avait été son utilité, quel pouvait bien être son âge ; tout en regrettant les restes de peinture verte et rose accrochés aux flancs de la poterie. Je trouvais quant à moi que ces couleurs écaillées et fanées la rendaient plus humaine, plus proche que ces grandes sœurs argileuses alignées sur le haut de la longue étagère de notre séjour. Sans tarder, après un rapide coup de chiffon, je l’attrapais délicatement par une anse et grimpais sur l’échelle pour l’installer à côté des autres. Puis, reculer, me laisser choir sur le divan du salon. M’accorder enfin un instant de plaisir, un moment de volupté. Soupirer d’aise et de contentement. S’emplir d’une profonde satisfaction, se laisser aller à la contemplation, à l’admiration. La petite jarre était là, dans l’espace, exactement où elle devait être. Elle était justifiée.

 

 
Le portrait Gogol 1835
♣ Milan Kundera - Editions Gallimard 1984

( Paru dans le N° 65 de Filigranes «Est-Ouest... et retour»)

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 07:13

Penser ne pas penser
Penser ne pas penser
Mais les soucis insistent et les problèmes persistent
Il serait temps vraiment de prendre un peu le temps
D'aller là-bas...

Car

 « S’il est impossible de ne pas penser à quelque chose, il reste encore possible de penser à autre chose » (Lewis Carrol)


Il est un bassin…
 

 

Il est des lieux, il est des gens. Existerait-il des gens sans lieux ?

Existerait-il des lieux sans gens ?

 

Il est un chemin serpentin entre chênes, ronces et arbres aux noms inconnus qui  monte doucement vers les hauteurs d’un parc et un bassin jouant à se camoufler derrière des frondaisons. Mais avant d’arriver à la Place de la Paix Absolue, une tonne de choses à envoyer balader, la valise à boucler, la maison à fermer.

Quand l’échappée vers l’oubli du Moi a-t-elle véritablement commencé ? Au moment de monter dans le premier train, le second train, le car desservant plusieurs villages, la multitude de marches à monter…

Ou alors tout à coup au détour du sentier quand je me suis arrêtée au bord du bassin ?

Ou je suspens mon pas, où je respire tout bas avant de reprendre une marche nonchalante autour du vaste bassin sinueux où je m’immobilise enfin, déjà apaisée, près d’un bosquet. Et voilà l’eau, lisse, plate, tranquille, sereine. A l’image de ses habitantes : de grosses et lourdes carpes koï de toutes les couleurs, lisses, plates, tranquilles, sereines dans leur nage lente.

Eau sombre où se reflètent les nuages qui dérivent dans le ciel, où se réfléchissent les branches des arbres qui l’entourent. Toutes choses que la surface liquide, mouvante ne prendra pas, se contentant de les regarder passer.

Laisser les pensées s’effilocher au fil de l’eau comme ondoient au cours de l’eau les carpes noires, rouges, blanches, striées, tachées. Pas une pareille à l’autre. Pas une, jamais. Toutes différentes et pourtant si semblables dans leurs tours et leurs détours.

Maintenant Messieurs mes désirs, voici venu le temps de laisser mourir tous vos soupirs.

Maintenant comme il est écrit sur la pancarte de bois accrochée au tournant menant au bassin vient le temps d’entrer dans le silence, silence.

 

Clapotis. Murmure du vent léger.

Gazouillis. Cris d’oiseaux.

Craquements. Bruissements.

 

Soudain, un bruit de pas. Un promeneur. Chut, juste échanger un sourire entre quelques regards froissés.

 

Sur un des côtés de l’esplanade où s’immisce l’étendue d’eau, la vue donne sur la vallée. Je m’approche dans les grondements sourds et lointains des camions et des  voitures passant probablement à toute allure là-bas tout en bas sur la route grise, pour regarder comme perdues dans un autre monde, quelques bâtisses plantées en plein champs.

Je reviens vers le bassin. Encore un peu… m’attarder… en m’asseyant sur un des bancs de pierre disposé pertinemment sur une des rives par des mains d’hommes pour le bien-être d’autres hommes. Je tombe dans la quiétude. Gratitude.

 

A la surface du bassin, parcelles de beauté éparpillées par un hasard au goût exquis, des lotus à la dérive, instantanés de perfection que déjà viennent troubler une caravane de feuilles mortes, une ronde de fleurs fanées et les rides provoquées par l’air et les légers courants.

Carpes, ciel, nuages et mon reflet dans l’eau. Une image pour partir en voyage… « de l’autre côté du miroir »*. Si peu profonde pourtant cette onde invitation à plonger au-dedans de soi, en deçà du temps qui traîne nos peines, pareil aux nuages qui se mêlent et se démêlent, semblable au temps qui glisse comme les carpes lisses.

Méditation.

Trois carpes sacrées à la réelle majesté. Quatre nuages qui surnagent. Des ombres traînantes, rasant les bancs, les pierres, le bassin.

Zut une pensée. C’est pas gagné !

 



(Paru dans le N°71 de Filigranes « Au prétexte de lieux communs»

* Lewis Carroll


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 05:33

Dans l'Atelier il y a aussi Hélène aux cheveux de jais dotée d'une précieuse bonne humeur.

Héléne Attya-Amar est choriste au sein du groupe Original Occitana.
Maquettiste de formation, elle se consacre aujourd’hui au chant.



"Lorsque l'enfant était enfant
c'étaient les questions
pourquoi suis-je moi ?
Pourquoi je suis pas toi ?
Où commence le temps ?
Où finit l'espace ?
Et la vie sous ce soleil
n'est-ce pas qu'un rêve ?"

 

Héléne Attya-Amar

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Published by Philomène - dans Du SLAM
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 07:10

Les p'tits coquelicots dans ma rue ont franchi la ligne jaune... S'en sont allés poussés à lisière du mur, à la bordure de l'asphalte.
Les p'tits coquelicots me rassurent. Ils me font songer à nous les êtres humains, ayant jusqu'à ce jour réussis à faire perdurer l'espèce dans les pires conditions. Que ce soit du fin fond de la Sibérie au plus plus profond des forêts en passant par les déserts les plus arides.
Les p'tits coquelicots me rassurent parce que nous aussi, êtres humains mal pensants sommes arrivés à la lisière de notre monde, à la bordure de l'humanité.
Coïncidence ? J'ouvre ce matin Télérama et tombe sur un entretien du philosophe Jean-Pierre Dupuy :
"L'homme court à la catastrophe, mais refuse d'y croire. Pour se construire un avenir désirable, nos sociétés doivent réinventer le sacré."
Saurons-nous, en serons-nous capables ?
Pourtant le sacré, ce n'est jamais qu'une sorte de branchement électrique pas si difficile à réaliser. Suffit de le vouloir, suffit de regarder, suffit d'écouter et surtout d'aimer.
Au moins essayer.
Et puis faire passer.
Comme un p'tit coquelicot Mesdames, comme un p'tit coquelicot Messieurs.
Comme un p'tit coquelicot mon âme, comme un p'tit coquelicot.

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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2 mai 2009 6 02 /05 /mai /2009 12:58

"Alors dit un maître : «Parle-nous de l'Enseignement.»
Et il répondit :

«Nul homme ne peut vous révéler quoi que ce soit qui ne sommeille déjà dans l'aube de votre connaissance.
Le maître qui marche à l'ombre du temple, parmi ses disciples, ne donne pas de sa sagesse mais plutôt de sa foi et de sa tendresse.
Et s'il est vraiment sage, il ne vous invitera pas à entrer dans le logis de la sagesse, mais il vous guidera jusqu'au seuil de votre esprit.

L'astronome peut vous parler de sa propre compréhension de l'espace, mais non point vous la donner.
Le musicien peut vous chanter le rythme qui palpite dans tout espace,
Mais il ne pourrait vous donner l'oreille qui saisit le rythme, ni la voix qui lui fait écho.
Et celui qui est versé dans la science des nombres peut vous parler des confins du mesurable, mais ne saurait vous y conduire.

Car la vision d'un homme ne prête pas ses ailes à un autre homme.
Et comme chacun de vous se tient seul dans le savoir de Dieu ainsi chacun de vous doit rester seul dans sa connaissance de Dieu et dans sa compréhension du monde.»

Khalil Gibran (Le Prophète)

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 07:40

(...)
"Vous divisez la vie en ce qui est sacré et ce qui ne l'est pas, ce qui est immoral et ce qui est moral. Cette division engendre des malheurs et de la violence. Tout est sacré ou rien n'est sacré.
Reporter le passé sur le présent, traduire le mouvement du présent en termes du passé, c'est détruire la vivante beauté du présent. Il n'y a rien de sacré dans une tradition, ancienne ou moderne. La tradition devient une sécurité et lorsque l'esprit se sent à l'abri, il se corrompt. On doit entreprendre le voyage sans fardeau, détendu, sans aucun effort, sans jamais s'arrêter à aucun autel, à aucun monument à
la mémoire d'aucun héros, laïc ou religieux.
On doit être seul, avec la beauté et l'amour.


Le mot même, "seul" désigne ce qu'il dit : non influencé, innocent, libre et entier, non mis en pièces. Lorsqu'on est seul, on peut vivre dans ce monde, mais on sera toujours au dehors. Cet état est le seul qui puisse donner lieu à une action complète et à une vraie coopération : car l'amour est toujours entier.
Il y a beaucoup d'hypocrisie en nous. Nous ne pouvons jamais voir les choses telles qu'elles sont, mais nous avons besoin de créer des illusions à leur sujet.
Tout regarder avec des yeux clairs, sans les souvenirs du passé.
Alors la vie n'est plus un problème." (...)

Krishnamurti (La révolution du silence)

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