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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 12:01

Pour notre dernière soirée à bord, hier, Christophe Barbier est monté sur scène dans Art de Yasmina Reza (2007), une des "Pièces de théâtre de l'Archicube". Inutile de préciser que le Grand Salon Stars était combleMais... oups ! Moi qui adore le théâtre, j'avoue, je me suis échappée avant la fin ! Pourtant l'auteure est connue, archi connue et nous nous attendions vraiment à quelque chose de bien.

Complète déception. Le journaliste n'est pas si mauvais que ça dans son rôle d'acteur mais... cette pièce... Seigneur ! A mon sens : vulgaire (je ne suis pas arrivée à compter le nombre de "merde" dits) !!!

Puis, j'ai trouvé le propos banal, empli de lieux communs, absolument pas drôle, totalement "parisianiste", superficiel, ne menant nulle part, n'apportant rien.

D'ailleurs, le lendemain, nos copains (que nous avons lâché en cours de pièce)... seront du même avis. Un peu dommage d'avoir terminé la dernière soirée ainsi, mais bon, l'idée de départ n'était pas mauvaise. Il aurait juste fallu choisir un autre spectacle, cher Christophe Barbier. Mais peut-être est-il ami avec Yasmina ?

 

La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour

Et voilà, la croisière est finie, à présent il nous faut quitter le navire de bon matin. Dire au revoir à notre cabine, aux copains, à l'équipage si sympathique et serviable, l'ambiance spéciale du M/S AURA.

Pas facile, j'aurais bien pris une semaine supplémentaire !!! En mer, que ce soit sur un petit ou un grand bateau, on largue vraiment les amarres, au propre et au figuré. Ensuite, je suis persuadée que le fait d'être totalement entouré d'eau, apporte une réelle distance vis-à-vis de son quotidien et de tout ce qui s'y rattache. Vous vous souvenez, de la formule du philosophe (Luc Ferry), : "s'arracher au quotidien,  élargir l'horizon"...

Passage devant Capri le dimanche 30 septembre après le départ de Naples (photos Nicole Blondel)
Passage devant Capri le dimanche 30 septembre après le départ de Naples (photos Nicole Blondel)

Passage devant Capri le dimanche 30 septembre après le départ de Naples (photos Nicole Blondel)

Notre retour vers Marseille, en avion, est prévu pour 14 h. Comme nous devons quitter le bateau avant 9 h, le ménage devant être effectué avant l'arrivée de nouveaux passagers en début d'après-midi, Rivages du Monde, plutôt que de nous faire poireauter plusieurs heures à l'aéroport, nous emmène visiter l'île de Burano, située au nord de la lagune.

Une fois de plus nous sommes obligés de reconnaître que, niveau organisation, ça frôle la perfection.

Donc, les bagages partent de leur côté, tandis que tous les passagers embarquent... sur des navettes qui nous emmènent sur l'île "Arc-en-ciel" comme est surnommée Burano.

Une heure et demie de navigation sur la lagune plus tard, nous posons le pied sur ce bout de terre aux maisons colorées, d'où son nom.

Burano "l'île arc-en-ciel"
Burano "l'île arc-en-ciel"
Burano "l'île arc-en-ciel"
Burano "l'île arc-en-ciel"
Burano "l'île arc-en-ciel"
Burano "l'île arc-en-ciel"

Burano "l'île arc-en-ciel"

Il y a une raison à ces maisons colorées. Burano était, dans des temps plus anciens, une île de pêcheurs. A l'époque, afin de reconnaître de loin sa demeure, chaque pêcheur choisissait un coloris différent pour la façade de son logis. Parfois, deux familles habitaient au même endroit ; c'est ainsi que l'on peut remarquer, par exemple, la moitié d'une maison peinte en vert, et l'autre moitié peinte en rouge !

 

La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour

J'ai laissé L'Homme dans un café et je suis partie à la découverte, le nez en l'air... sous le charme. Je me verrais bien passer quelques jours dans une de ces petites maisons-ci.

Burano est aussi l'île de la dentelle. C'est au XVIe siècle que des femmes de l'île se mettent à fabriquer de la dentelle.  À l'époque, ces femmes brodaient au coin du feu, lors des longues soirées d'hiver, tout en écoutant les récits des marins-pêcheurs qui revenaient de leurs longs voyages en mer. Les ouvrages, brodés à l'aiguille, étaient ensuite exportés à travers toute l'Europe. Mais cette industrie a commencé à décliner au XVIIIe siècle.

Aujourd'hui quelques dentellières travaillent encore dans la grande tradition de Burano. Mais comme il faut trois ans pour réaliser une nappe, les pièces exposées et de prix abordables viennent le plus souvent de... Chine !

La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour

Las ! Cette fois-ci, c'est bien fini ! La navette n'attend pas, l'avion non plus. Adieu Venise. Non, j'ai plutôt envie de dire au revoir à la Sérénissime... et au Louis Aura !

La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
La croisière, le dernier jour
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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 11:08

J'étais tellement impatiente de vous raconter Venise, que j'ai sauté la visite de la passerelle du Louis AURA !

Car le mercredi 1er octobre, les passagers qui le souhaitaient, après inscription, pouvaient visiter la passerelle. Vous vous doutez bien que les marins que nous étions, L'Homme et moi, étaient curieux de voir l'endroit de près.

C'est ainsi qu'en fin de matinée, et sous le brouillard, nous nous sommes retrouvés au poste de pilotage juste pour l'entrée dans la lagune de Venise.

Première surprise, pas de pilotage automatique. Mais ce n'est pas non plus le commandant qui pilote. On nous explique que le commandant commande, mais ne barre le navire que dans les cas extrêmes...

La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle

Autre surprise : les icônes accrochées sur un mur... et les pots de plantes vertes et d'herbes aromatiques !

Souvenez-vous, le commandant du paquebot est grec, d'où les icônes. Au sujet des plantes, passant 10 mois sur La Méditerranée, comme  tout le reste de l'équipage, notre commandant a la nostalgie de sa terre natale. Sentiment qu'il combat avec un peu de terre et de verdure.

" Au fil des mois, il y en a de plus en plus"... dit le guide de Rivage du Monde !

La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle
La croisière de l'Express - La passerelle

Brûme et brouillard sur la lagune. Donc pas de pilotage automatique et, en plus du barreur, un veilleur à l'extérieur.

La proue du M/S AURA et l'homme de veilleLa proue du M/S AURA et l'homme de veille

La proue du M/S AURA et l'homme de veille

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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 11:19

Complètement envoutés après la visite du Palais des Doges, nous nous retrouvons à l'extérieur, sur la place Saint-Marc, un peu désorientés. Mais la visite continue avec sa voisine, la basilique Saint-Marc.

La basilique a été bâtie pour signifier au monde la gloire et le rayonnement de Venise. Comme le Palais des Doges, l'édifice regorge d'oeuvres d'art.

La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !
La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !

La place Saint-Marc et... les pigeons qui font la joie des touristes !

En 828, afin de remplacer Saint Théodore, le premier saint de la ville, le 11ème Doge de la ville, Giustiniano Participazio se cherche un nouveau puissant protecteur céleste pour protéger Venise. Il est ici question de rivaliser avec le saint patron de Rome, Saint Pierre.

Deux marchands vénitiens se débrouillent alors pour aller voler les reliques sacrées de l'évangéliste Marc dans la chapelle d'un petit port de pêche de proche d'Alexandrie ;  où le saint avait souffert le martyre. Pour  pour éviter les fouilles des Sarassins à leur départ, les marchands ont caché les reliques sous des carcasses de porc !

Une première basilique est alors construite pour abriter le corps de Saint Marc mais l'édifice actuel est celui construit au XIème siècle, les deux précédents ayant été détruits.

Au fil des siècles la basilique a été constamment enrichie, jusqu'à former un ensemble unique, d'une richesse incroyable.

La Basilique Saint-Marc est beaucoup plus qu'une église, plus qu'un simple lieu religieux. C'est en en effet en même temps une œuvre éminemment politique destinée à renforcer l'identité et l'indépendance de Venise.
Toute son histoire est intimement liée à celle de la République, de sa fondation jusqu'aux multiples constructions et reconstructions qui aboutirent à la basilique que nous pouvons voir aujourd'hui.

En tout cas, aujourd'hui, avant d'entrer, la guide vérifie que les femmes aient bien les épaules couvertes. Ne pas oublier, malgré les innombrables touristes, que nous entrons dans un lieu religieux. D'ailleurs, dans une chapelle, des fidèles suivent une messe.

Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques
Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques

Par endroits, le sol s'est gondolé à cause des fréquentes inondations. Le parcours emprunté change régulièrement et des moquettes sont installées pour portéger les céramiques

Complètement K.O. suite aux deux visites, et assoiffés par la chaleur, nous décidons, avec L'Homme de faire une halte dans un café. La guide italienne nous a prévenu : sur La Place Saint-Marc, les établissements sont au prix fort !

Nous voici donc partis dans les traviolles à la rcherche d'un café plus abordable. Sauf que nous ne trouvons que trottarias, pizzerias, qui servent ( il est 17 h) à manger. Nous nous demandons si les gens en sont au repas de midi ou du soir  ! Mais en attendant retour à la case départ, soit La Place Saint-Marc.

Après tout, nous ne reviendrons pas de sitôt, au diable l'avarice ! L'Homme commande une bière, je choisis une glace, histoire de ne pas quitter l'Italie sans avoir goûter aux "gelati" !

Visez un peu le verre de bière... et les chips servies en accompagnement !
Visez un peu le verre de bière... et les chips servies en accompagnement !
Visez un peu le verre de bière... et les chips servies en accompagnement !

Visez un peu le verre de bière... et les chips servies en accompagnement !

Pas de regrets à avoir quant au choix de l'établissement, nous sommes aux premières loges, à quelques mètres du Campanile et dans le son des musiciens du café un peu plus loin. D'autre part, peu à peu la Place Saint-Marc se vide et nous révèle toutes ses splendeurs.

La croisière de l'Express - Venise
La croisière de l'Express - Venise
La croisière de l'Express - Venise
La croisière de l'Express - Venise
La croisière de l'Express - Venise
La croisière de l'Express - Venise
La croisière de l'Express - Venise

Le retour vers le Louis AURA est prévu à 18 h. Le temps passe beaucoup trop vite. Je n'ai aucune envie de repartir au bateau. J'irais bien encore flâner de-ci, de- là ! Mais après une dernière halte sur la "petite" place Saint Marc, il faut bien se résoudre à repasser les ponts nous menant à notre embarcadère moussu.

Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !
Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !

Au passage, bien sûr, bader les gondoliers !

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 15:56
La croisière de L'Express - Le Palais des Doges
La croisière de L'Express - Le Palais des Doges
La croisière de L'Express - Le Palais des Doges
La croisière de L'Express - Le Palais des Doges

Au palais des Doges, les yeux ne savent plus où regarder, où se poser devant tant de beauté absolue.

Notamment les peintures, sur les murs, sur les plafonds. Les oeuvres somptueuses du Tintoret, celles plus lumineuses de Véronèse. On regrette juste la copie du rapt d'Europe... aux couleurs plus criardes. En même temps, on n'en devient que plus admiratifs des originaux !

Le rapt d'Europe (copie)

Le rapt d'Europe (copie)

Vue sur le pont des soupirs et côté canal
Vue sur le pont des soupirs et côté canal

Vue sur le pont des soupirs et côté canal

La salle du Grand Conseil : plus grande salle sans colonnes existante au monde, 53 m de long. Sur le mur du fond : 26 m de large : Le Paradis du Tintoret
La salle du Grand Conseil : plus grande salle sans colonnes existante au monde, 53 m de long. Sur le mur du fond : 26 m de large : Le Paradis du Tintoret

La salle du Grand Conseil : plus grande salle sans colonnes existante au monde, 53 m de long. Sur le mur du fond : 26 m de large : Le Paradis du Tintoret

L'escalier des géants
L'escalier des géants
L'escalier des géants
L'escalier des géants

L'escalier des géants

L'Escalier des Géants, que l'on ne peut qu'admirer mais pas emprunter, doit son nom à la présence des deux statues se trouvant au sommet de l'escalier. Ce sont les statues des dieux Mercure (dieu du commerce), et de Neptune (dieu de la mer), réalisées par Jacopo Sansovino. Situé au dessus, un lion de Saint Marc.

C'est à cet endroit que se faisait l'investiture du Doge, entouré des dieux du commerce et de la mer, deux éléments cruciaux de la vie et de la puissance de Venise.

Les cachots...
Les cachots...

Les cachots...

Je vous ai parlé hier des "piombi" et de son prisonnier le plus célèbre : Casanova. La chaleur, l'été, y étant insoutenable (50°), une autre prison de 19 cellules fut construite à côté du palais (la prison des puits) nommée ainsi car elle était non plus sous les toits, mais au rez-de-chaussée et en sous-sol.

Les conditions de détention n’y étaient pas meilleures car, si les prisonniers ne souffraient plus de la chaleur intense, ils étaient constamment dans l’humidité et le froid, voire dans l’eau lors des crues, avec tout ce que de telles conditions entraînent en termes d’hygiène. Cette nouvelle prison et le palais ne sont séparés que par le Rio della Paglia, le seul lien entre ces deux bâtiments étant le Pont des Soupirs, un petit pont de pierre entièrement fermé que les prisonniers traversaient après leur jugement pour gagner leurs cellules.

Le Pont des Soupirs
Le Pont des Soupirs

Le Pont des Soupirs

Le Pont des Soupirs a donc été bâti en 1602 pour relier le Palais des Doges à la Nouvelle Prison (achevée en 1614). On le doit à  Antonio da Ponte, chef de service au Bureau du Sel de Venise.

Je suppose que tout le monde connaît l'origine de l'appelation mais, sait-on jamais, je vais tout de même la rappeler.
On l'a appelé le “Pont des Soupirs” parce qu'on imaginait les plaintes des condamnés qui le franchissaient pour aller directement du tribunal à la prison ou bien de leur cachot (de la salle de torture également) au tribunal.
Les cris des hommes (invisibles) qui clamaient leur innocence, ou qui appelaient au secours étaient ainsi étouffés.
A l'intérieur, c'est un corridor double séparé par un mur, les prisonniers pouvaient se croiser sans pouvoir se voir, ni se parler.

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 12:22
"Comme surgie du fond des âges,
Immobile dans son voyage,
Mosaïque de sang et d'or,
Venise a posé le décor.

Tout est pour l'oeil dans ce théâtre :
Les eaux noires et les murs d'albâtre,
Illusion, lumières et fontaines.
Tout est là pour la mise en scène."

..... (Yves Duteil)

La croisière de l'Express le 02/10
La croisière de l'Express le 02/10
La croisière de l'Express le 02/10

Oui, nous sommes à Venise La Magnifique, et c'est le dernier jour de la croisière, mais L'Homme commence à ressentir la fatigue accumulée après toutes les excursions et à de plus en plus de mal à marcher. Une opération d'ailleurs se profile à l'horizon...

Notre excursion choisie : La Place Saint-Marc et le Palais des Doges" est programmée pour 13 h. Nous pourrions donc partir ce matin pour appronfondir notre balade d'hier soir, revenir au bateau, repartir... mais nous savons qu'avant d'arriver dans le centre, il y a une sacrée marche à pied. La sagesse est donc de se reposer ce matin pour être en forme pour la visite de cet après-midi.

Le temps étant revenu au beau, je profite de cette matinée de repos pour lézarder au soleil et... prendre un bain dans la piscine (la plus grande des deux) que j'ai pour moi toute seule !!! Jubilatoire, un bain d'eau salée, à Venise...

C'est de l'eau de mer... ce que je préfère nettement à l'eau chlorée...
C'est de l'eau de mer... ce que je préfère nettement à l'eau chlorée...

C'est de l'eau de mer... ce que je préfère nettement à l'eau chlorée...

Pour cette excursion, le départ se fait en "promène-couillons"... par le canal de la Giudecca. Le bateau nous dépose quasiment au pied du Palais des Doges : ce chef-d'oeuvre du gothique vénitien, dont le volume imposant échappe à la lourdeur grâce à un habile procédé architectural : l'inversion des masses.

La disposition de marbre rose et blanc sur les façades contribue à l'élégance du bâtiment.

Le Palais des Doges
Le Palais des Doges

Le Palais des Doges

Nous voici ensuite à l'intérieur du Palais. Et absolument séduits par la beauté de la résidence officielle des doges de la République de Venise, mais encore lieu de représentation de ses institutions majeures.

Cour intérieure et détails
Cour intérieure et détails
Cour intérieure et détails
Cour intérieure et détails

Cour intérieure et détails

Ici, je dois signaler notre guide italienne, remarquable d'érudition ! Il est également à noter qu'à chaque excursion, un membre de Rivages du monde retrouvait sur place un guide local : un pompéïen à Pompéi, une habitante de Syracuse à Syracuse, une vénitienne à Venise !

A mon avis, l'identification et l'amour pour sa ville se ressent à chaque fois intensément.

Une « bouche de lion » (coté externe et interne) : boite aux lettres pour les dénonciations anonymes. Traduction de l'inscription dans la pierre: « Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus ».
Une « bouche de lion » (coté externe et interne) : boite aux lettres pour les dénonciations anonymes. Traduction de l'inscription dans la pierre: « Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus ».
Une « bouche de lion » (coté externe et interne) : boite aux lettres pour les dénonciations anonymes. Traduction de l'inscription dans la pierre: « Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus ».

Une « bouche de lion » (coté externe et interne) : boite aux lettres pour les dénonciations anonymes. Traduction de l'inscription dans la pierre: « Dénonciations secrètes contre toute personne qui dissimule des faveurs ou des services, ou qui cherche à cacher ses vrais revenus ».

Ce palais fut pendant de nombreux siècles le siège de l'administration vénitienne. Les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire y étaient centralisés entre les mains du doge. Les doges de Venise y ont habité jusqu'en 1797.

Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...
Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...
Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...
Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...
Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...
Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...

Je renonce à vous donner tous les noms des détails, les retiendrez-vous ? N'est-il pas plus important d'être seulement sous le charme d'une imprégnation plutôt que de toujours nommer...

La croisière de l'Express le 02/10

Jusqu’au XVIe siècle, les prisons de Venise étaient situées sous les toits du Palais des Doges. Elles étaient appelées "i piombi" les plombs car leur couverture était faite de plaques de plomb.

En été, leur visite est d’ailleurs interdite à certaines heures de la journée car les visiteurs ne pourraient supporter la température qui y règne (plus de 50 °C). C’est dans cette prison que Casanova fut détenu. Le 1er novembre 1756, il s'en évada avec l'aide de son voisin de cellule, un prêtre nommé Marino Baldi. Ce fut l'unique évasion qu'ait connu cette prison.

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 11:00

Il est 16 h, avec un peu d'avance sur l'horaire, Le Louis AURA fend lentement les eaux de la lagune sous un léger crachin. Si nous avons quitté Dubrovnik ce matin sous un soleil rayonnant, peu à peu le gris a envahie l'horizon. La pluie fine n'empêche cependant pas les passagers de s'être regroupés sur le pont avant pour ne rien perdre du spectacle.

Nous ne sommes jamais venus à Venise mais franchement je ne regrette pas de faire connaissance avec la ville au pouvoir d'évocation sans pareille, en arrivant par la mer Adriatique. Le spectacle, même envellopé de ouate ! est éblouissant, époustouflant, m'emplit d'émotion.

En plus, j'ai recommencé à faire des photos...
En plus, j'ai recommencé à faire des photos...
En plus, j'ai recommencé à faire des photos...
En plus, j'ai recommencé à faire des photos...
En plus, j'ai recommencé à faire des photos...

En plus, j'ai recommencé à faire des photos...

Parfois nos rêves deviennent réalité : merci la vie.

17 H 30 : le navire est à quai. Avec les Blondel, nos voisins de la table 54, nous avons décidé de nous échapper ! Pas question d'attendre l'excursion de demain pour prendre le pouls de la  remarquable cité lacustre. En plus, les "nordistes" eux, connaissent déjà la belle ville et vont nous servir de guide. Le rêve est à conjuguer au plus que parfait. Sauf que, niveau photos, la scoumoune continue... j'ai oublié de recharger la batterie de l'appareil. Encore une fois, Nicole Blondel va me sauver la mise !

La lagune, le palais des doges (Photos Nicole Blondel)
La lagune, le palais des doges (Photos Nicole Blondel)
La lagune, le palais des doges (Photos Nicole Blondel)
La lagune, le palais des doges (Photos Nicole Blondel)
La lagune, le palais des doges (Photos Nicole Blondel)

La lagune, le palais des doges (Photos Nicole Blondel)

Après une marche à pied un peu éprouvante à la sortie du bateau puis emprunté un mini train, nous nous retrouvons sur la Place Le Roma, d'où nous embarquons sur un vaporetto. Le ciel nous gratifie d'un merveilleux arc-en-ciel. La magie est totale.

Ensuite, Le Grand Canal défile bordé d'édifices spendides. Tant de beauté me donne les larmes aux yeux. Enfin nous voici sur La Place Saint Marc sous une étonnante lumière orangée d'un soleil se couchant entre des nuages qui traînassent. Ce soir, les dieux ont décidé de nous faire des cadeaux.

La place Saint-Marc et les Anziani et les Blondel ! (photos Nicole Blondel)
La place Saint-Marc et les Anziani et les Blondel ! (photos Nicole Blondel)
La place Saint-Marc et les Anziani et les Blondel ! (photos Nicole Blondel)
La place Saint-Marc et les Anziani et les Blondel ! (photos Nicole Blondel)
La place Saint-Marc et les Anziani et les Blondel ! (photos Nicole Blondel)

La place Saint-Marc et les Anziani et les Blondel ! (photos Nicole Blondel)

Probablement le plaisir ne serait pas si grand s'il n'était partagé... Encore quelques pas à travers de pittoresques venelles et le hasard nous amène devant un "ristorante" : il Cherubino. Le hasard a bien fait les choses, je vous l'ai dit, ce soir-là, les dieux sont à nos côtés, car le restaurant va nous révélait une cuisine délicieuse.

Mais tout d'abord, Nicole insiste, il nous faut ABSOLUMENT goûter à l'apéritif local ; un Spritz venetiano.

Le Spritz se compose de vin blanc pétillant (Prosecco), d'eau gazeuse, d'un alcool plus ou moins amer comme le Campari, qui va donner sa couleur rouge vif à la boisson. Variante : de l'Aperol, plus sucré, qui lui, va rendre une teinte plus orangée (le Spritz dolce ou Aperol Spritz).

Enfin ne pas oublier une olive et une rondelle de citron, d'orange ou d'orange sanguine (immergée dans le verre). Le dosage et la composition varient d'un établissement à l'autre, le Spritz peut donc être très peu alcoolisé (Aperol Spritz) ou légèrement plus alcoolisé.

Sans conteste, j'adore la boisson légèrement amère. Ne me reste plus,  de retour à Marseille, à penser, lors des prochaines courses, à trouver les ingrédients. Sauf que je sais déjà qu'elle aura moins de goût...

Au fait, il paraît que c'est la boisson à la mode, en train de détrôner, dans les lieux et les dîners branchés, le mojito !

Photo du net

Photo du net

Le Spritz, c'est LA boisson de l'été : un cocktail populaire intégré dans le patrimoine de la gastronomie italienne avec une influence autrichienne. Plus de 300.000 spritz sont consommés chaque jour à Venise – soit plus de 3 par seconde !

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 11:58

C'est le jour de l'arrrivée à Venise, prévue pour 17 h 30. Au passage, je signale la ponctualité de ce navire qui a toujours respecté à la lettre les heures de départ et d'arrivée des escales !

En attendant, c'est une journée culturelle avec deux conférences qui s'annoncent passionnantes. Une conférence matinale "La révolution philosophique de l'amour"  par Luc Ferry.

L'autre à 14 h par Robert Solé "Les Coptes, derniers chrétiens d'Orient ? L'Egypte et l'islamisme".

La première conférence de Luc Ferry "Puissance et tentation du christianisme" avait déjà été un pur moment de plaisir. Expliquer aux croisiéristes, avec des mots simples, l'histoire du roi d'Ithaque, le passage de la guerre à la paix, de la haine à l'amour, du chaos à l'harmonie, de la vie mauvaise à la vie bonne, avait été plébiscité.

Nous avons tous pris conscience d'un autre Ulysse, celui qui préfère une vie de mortel réussie à l'immortalité offerte par une déesse. Et avons été interpellé par la question : qu'est-ce qu'une vie bonne pour les mortels ? Je crois que j'ai aussi pour toujours retenu une autre formule : "s'arracher au particulier, élargir l'horizon".

- Mais n'est-ce pas ce que nous réalisons avec cette croisière ?

Entre nous ce philosophe n'a pas le même cerveau que nous ! Ses neurones ne fonctionnent assurément pas à la même vitesse que les notres !

Luc Ferry en pleine action

Luc Ferry en pleine action

Mais revenons à la conférence du jour : "La révolution philosophique de l'amour". Nous voici donc embarqués dans l'aventure des trois types d'amour humain : Eros - Filia - Agapé (l'amour chrétien).

Autres pistes explorées :

Ce qui est encore sacré dans nos sociétés occidentales et ce qui ne l'est plus. Ce pourquoi je pourrais me sacrifier.

Les passions engendrent les guerres, les intérêts viennent ensuite, mais les passions plus fortes que les intérêts.

Dieu s'est retiré pour laisser le monde exister, l'autre exister.

La justice n'exclue pas l'amour.

 

L'analyse de Luc Ferry est totalement passionnante.

Robert Solé et son épouse

Robert Solé et son épouse

Robert Solé est écrivain et journaliste français, d'origine égyptienne. Né au Caire, il a travaillé une quarantaine d'années au "Monde".  Il est également l'auteur de nombreux essais ou récits historiques.

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 14:07

Toujours sous grand soleil et une mer étale, nous abordons la côte slave de Dubrovnik en tout début d'après-midi. Cette fois-ci, nous avons décidé de découvrir la ville par nos propres moyen, seuls - histoire de marcher un peu moins... qu'avec les excursions organisées. D'autant plus que la visite des remparts s'étire sur 2 km...

Il y a des taxis stationnés juste devant le bateau, ça tombe bien. L'un d'entre eux nous emmène tout d'abord au sommet d'une colline d'où la vue sur la cité médiévale est à couper le souffle.

Je ne m'appesantirais pas sur les clichés pris et envolés...

Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)
Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)

Dubrovnik et l'entrée par la porte Pile (photos Nicole Blondel)

Dressées sur un promontoire, les puissantes murailles de Dubrovnik interpellent. Vue d'en haut, j'ai l'impression d'une plongée dans le temps, vers une ville moyenâgeuse : un ensemble architectural incomparable en bord de mer.

Vue de près, les touristes sont innombrables...

(photos Nicole Blondel)
(photos Nicole Blondel)
(photos Nicole Blondel)

(photos Nicole Blondel)

Dubrovnik, l'ancienne Raguse est toujours restée Terre catholique, hors de l'orbite byzantine et orthodoxe.

La Croatie est entrée dans l'Union Européenne en 2013, confirmant sa vocation occidentale. Cependant la monnaie en cours est le Kuna (mais les taxis ont accepté nos euros !)

Nous devons aux Croates un accessoire vestimentaire indispensable aux hommes... c'est... la cravate ! Croate se prononce "Hrvat" en serbo-croate.

Le pont arrière du Louis AURA (photo Nicole Blondel)

Le pont arrière du Louis AURA (photo Nicole Blondel)

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 13:05

"J'aimerais tant voir Syracuse, l'ïle de Pâques et Kerouan"....

Au nom de Syracuse en effet, qui n'entend pas le refrain dans sa tête ? Par contre qui sait qu'Archimède vit le jour dans cette noble cité ?

Syracuse, fondée par des Corinthiens au VII ème siècle avant J.C. est désormais classée par l'UNESCO au patrimoine mondial de l'humanité.

Brillante et rebelle, elle fut en guerre contre Les Athéniens qu'elle vainquit mais dut se rendre un peu plus tard aux Carthaginois.

Pour cette escale, nous avons débarqué en chaloupe ! Magique. Inutile de vous dire que nous sommes tombés sous le charme des ruelles moyenâgeuses et des palais baroques de l'île d'Ortygie reliés à la terre par un pont. Toutes les époques s'entremêlent dans une douce harmonie.

La Piazza del Duomo est une magnifique place piétonne qui accueille la cathédrale.

Le Louis AURA au mouillage Photo Nicole Blondel) et la Piazza del Duomo (photo du net)
Le Louis AURA au mouillage Photo Nicole Blondel) et la Piazza del Duomo (photo du net)

Le Louis AURA au mouillage Photo Nicole Blondel) et la Piazza del Duomo (photo du net)

Après la visite de la ville, nous nous sommes rendus en car au parc archéologique. Ou subsiste toujours un impressionnant théâtre grec aux gradins creusés dans la roche, ce qui explique son bel état de conservation.

Sur le site on peut également admirer l'amphithéâtre romain mais aussi "L'oreille de Denys". Denys, tyran de Sicile qui appela le fameux Platon pour lui prodiguer des conseils.: un désastre ! Comme quoi un bon philosophe ne fait pas forcément un bon stratège !

Petite explication au sujet de cette "oreille".

En octobre 1608, Le Caravage débarque à Syracuse après une évasion nocturne de l'île de Malte où il était emprisonné. Il visite, entre autres, les ruines grecques du port sicilien en compagnie de l'historien, archéologue et antiquaire Vincenzo Mirabella. Selon ce dernier, Le Caravage est le premier à qualifier cette étrange grotte d'Oreille de Denys, référence à Denys l'Ancien. En effet, selon la tradition, le tyran emprisonnait dans cette "latomia" ses ennemis. Mais, en raison des formidables propriétés acoustiques du lieu, il pouvait surprendre leurs conversations et connaître leurs secrets grâce à un trou creusé au-dessus de la grotte.

Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)
Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)
Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)
Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)

Le théâtre grec, l'amphithéâtre romain et l'Oreille de Denys (photos Nicole Blondel)

Et ce soir, c'est

"soirée de gala"

Tenue de gala exigée ! Les femmes sont ravies, les hommes râlent qui doivent endosser costume et cravate... Le commandant nous attend dans le Grand Salon Stars pour un cocktail de bienvenue (et la photo de rigueur). Il nous présente ensuite son Etat Major avant le diner de gala.

Les langoustes du repas de Gala (photo Nicole Blondel)

Les langoustes du repas de Gala (photo Nicole Blondel)

Le Grand Salon Stars
Le Grand Salon Stars

Le Grand Salon Stars

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8 octobre 2014 3 08 /10 /octobre /2014 11:19

Ce Dimanche est donc napolitain avec le Vésuve en fond d'écran. Rivages du Monde qui organise la croisière proposait trois excursions, sans aucune hésitation nous avons choisi Pompéi. La visite commence par la découverte panoramique de Naples. Niveau panorama, certes, la vue est remarquable mais impossible de ne pas voir la saleté des rues, les détritus qui s'amoncellent sur les trottoirs, les collines d'aiguilles de pins entre deux voitures stationnées...

Qui n'a entendu parler de ce problème d'ordures à Naples ? Sauf que, de visu, ça dépasse largement ce que j'imaginais. En comparaison, Marseille, à côté, c'est nickel chrome !!!

Mais revenons à Pompéi, site du patrimoine mondial de l'UNESCO, d'emblée, nous sommes saisis par l'ampleur et la beauté du site. Je mitraille dans tous les azimuts... mais vous ne verrez toujours pas les photos...

Petit aparté : cette croisière nous a enthousiasmé, L'Homme et moi pour plein de raisons. L'une d'elles, et pas la moindre, étant la rencontre avec nos voisins de table. Vraiment une chance inouïe de se retrouver tous les soirs avec des gens aussi charmants. Des gens du NOOOOOOOOOOOORD !!!!

Et d'ailleurs, aujourd'hui c'est grâce à Nicole Blondel que je peux vous montrer quelques images de Naples, Syracuse, Dubrovnik.

Nicole et ses images !
Nicole et ses images !
Nicole et ses images !

Nicole et ses images !

Allez, il est temps que vous sachiez... pour les photos... ça s'est passé à l'escale de Dubrovnik, en revenant de la visite de la ville.

Depuis notre départ, quand je visualisais les prises de vue, un schéma apparaissait en parallèle de la photo. Le phénomène s'était déjà produit une fois précédente mais L'Homme était parvenu à enlever ce maudit schéma en re-initialisant l'appareil.

Donc, nous voici confortablement installés sur le pont supérieur du M/S AURA, devant bière et panaché. J'en profite pour regarder les photos accumulées depuis l'appareillage.

Presque 300 clichés déjà, et il y en a de magnifiques. Juste ce schéma qui s'est glissé à côté de l'image, franchement, est super agaçant !

- Donne, dit L'Homme, je vais te l'enlever.

Comment expliquer le sentiment qui m'envahie à cet instant précis ? Comme un pressentiment... Sornettes ! Je me morigène. En même temps je songe que ce serait plus prudent d'attendre dêtre à la maison, d'avoir mis les photos sur l'ordi mais L'Homme s'empare de l'appareil, appuie sur tous les boutons. Rien à faire, le schéma persiste.

- Bon, tant pis, dis-je, en reprenant l'engin.

L'Homme, s'avouer vaincu ? Jamais ! Il reprend donc l'appareil en main puis l'abandonne. Machinalement, je l'ouvre, regarde à nouveau l'écran où s'affiche à présent :

AUCUNE IMAGE.

Comme un coup de poignard dans la poitirine. Non, je dois être victime d'une hallucination.

Ce n'est pas possible !

NON.

SI.

Il a effacé TOUTES les photos ? En plus il dit : "bah ! Ce n'est pas bien grave !"

Sûr, qu'il y a plus grave dans la vie. Pourtant, impossible de m'empêcher de ressentir : je le déteste, je le maudis... hélas, impossible aussi de revenir en arrière. Il est évident de faire avec. Penser à l'enseignement d'Arnaud Desjardins : "Qu'est-ce qui m'est demandé dans cette situation ?"

En attendant, je n'ai même pas la force d'aller dîner ce soir là... Dieu que je suis encore loin de la sagesse...

 

Lever du soleil sur la Méditerranée à travers un hublot

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  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
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