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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 07:44


Juste un clic sur la flèche centrale, pour écouter avec attention et...
 sans modération !!!

 

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Published by Philomène - dans Humour
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 06:51


Tapisseries-004.jpgOn dirait des tableaux n’est-ce pas ?

Et bien… ce sont des tapisseries, brodées point par point et ramenées d’Istanbul  dans les années 1900.

J’ai pu les admirer hier dans un appartement marseillais, brève vision de parcelles d'origines communes.

Magnifiques et émouvantes.

Magnifiques par leurs coloris, les postures des personnages, la finesse du point.

Emouvantes parce que…Tapisseries-005.jpg

Istanbul me fait rêver depuis tant d’années... 

Pourquoi ?
Ah ! Pourquoi... je l'ai écrit...  : "Un nom de ville"  à la page 43 "
Du quotidien à voix haute".

Peut-être le rêve restera-t-il inaccompli...
Futur illusoire, chimère douce-amère 
poursuivie tout au long d'une vie. 
 







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Published by Philomène - dans De bric en vrac
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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 07:34


2318287065_602643b646.jpgY en a marre, ras le bol, trop c'est trop. Pour ceux qui comme moi frôleraient l'over dose, rejoignez-moi au Front de Libération des bonnes nouvelles !
Et snobez les infos de TF1, France 2, FR3. A cette heure fatidique ouvrez plutôt un bouquin, écoutez un CD ou si vous tenez absolument à la télé, regardez Arte !
Qui ne m'a nullement sponsorisé je précise !
Mais toutes ces catastrophes, Haïti, le crash d'un avion à Beyrouth, encore des attentats à Bagdad ou des accidents de la route, et caetera, et caetera, ça suffit !
Loin de loin l'idée de me transformer en autruche en mettant la tête sous le sable pour ne pas voir ce qui se passe, non, mais simplement se poser la question : "à qui profite de raconter le crime" ?

«
Les JT ne laissent pas aux gens la possibilité d'aller bien, d'aller mieux, regrette Sabrina Bellucci, de l'Inavem. Ils fabriquent une figure faussée, toujours dans l'émotion, la colère. Jamais dans la distance, l'apaisement. Or la justice et la réparation ont besoin de cette sérénité là. » (Télérama N° 3131 du 16 au 22 janvier 2010)

Je pense sincèrement comme Robert Guédiguian que nous avons besoin de "réenchanter le monde."

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Published by Philomène - dans Billet d'humeur
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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 08:18

L'Homme questionne :

- Et la beauté ma beauté qu'est-ce que t'en fais ?
(L'Homme est gentil qui m'appelle encore ma beauté...)
Cette question étant par rapport aux thèmes de futurs poèmes...

- La beauté ? Ouais. Audrey a donné des réponses tendres et jolies... Audrey Hepburn
       La beauté ? Vaste sujet...

 

Pour certains la beauté est enfermée… dans un musée, grec,

Ce serait un mec... en bronze ! Ce serait "L'aurige bouclé de Delphes".

Sur l'écran de mes seize ans, je m'inventais son roman,

L'Aurige bouclé me parlait avec fatalité de l'immortalité.

 

Parfois pour notre culture les sculptures perdurent,

Parfois… mais à chaque printemps superbement

Mes roses se décomposent 

Abricot acidulé, saumoné rosacé, carminé bistré, fané.

Ces roses me parlent avec sérénité de la fragilité et de m'en aller.

 

M'en aller ? Pour de vrai ? Tout de go vers le golfe de Valinco.

Verlaine du haut du mât de misaine du voilier

me scanderait avec volupté l'éternité :4288950571_00417fcd43.jpg

« La mer est plus belle que les cathédrales... ».

 

La mer qui me ramènerait et m'entraînerait
Vers la plage dorée v
ers la place ombragée
Vers la ritournelle de la fontaine à manivelle.

Un été un acrobate très aristocrate mimait avec légèreté

La fraternité.


Mais c’est mon regard qui se pose sur toutes ces choses.

Mon regard. Pas le tien, ni le sien.

Ton regard qui s’attarde sur le mien et qui dit :

- Pourquoi aimes-tu ceci, et pas cela ?

Moi, justement, c’est celui-là qui me plaît…

- Oui, je le sais.

Ce que j’admire ici, sera honni là-bas.

Les Bouddhas de Bamiyan sont réduits en poussière.

 

Un pas de deux : Ginger Rogers et Fred Astaire

Le fauteuil chinois, le tapis persan, le chat roux blotti contre toi,

Ces deux petits aux joues sucrées

Qui rient, qui crient et qui s’emmêlent, pêle-mêle.

Et sur le parvis de Lourdes, comme aveugle et sourde,

Au milieu des touristes, une femme en prière.

 

Trop de beauté, tant de langages.

Il y en a trop ? Il y en tant…

D’horreurs autant.

 

 

 

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Published by Philomène - dans Du SLAM
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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 14:19


Dimanche 24 janvier 1943 huit heures

 

« Tout souvenir se résout en regard » 4210440061_6ec2573211.jpg

Richard Hugo

 

 

Et si tout partait du regard ? De son regard personnel sur cet événement là. Une date historique. Certes. Mais une date mémorisée dans ma famille sans chiffres exacts. Parce que, plus que les chiffres, n’est-ce pas l’événement même qui ferait  la date ?

Etait-ce en 43 ? Oui, c’était en janvier 1943.

« La plus grande rafle que l’histoire ait jamais connue ».

Pas celle du Vel d’Hiv. à Paris. Non. Cette rafle s’est passée à Marseille. Dans les Vieux Quartiers. Afin de laisser le pouvoir en place déloger toute une humble population en un temps record et détruire en peu de jours un quartier décrété insalubre. Mais pourquoi ce secteur de la ville correspondait-il exactement à un tableau d’avenir que des urbanistes avaient présenté quelques mois plus tôt  à l’administration ?

Evidemment que des chiffres, hormis la date, on pourrait en aligner. Le nombre d’évacués. Combien étaient montés dans les trains aux lourdes portes plombées pour le camp de transit de Caïs à Fréjus. Combien y étaient restés. Combien avaient été déportés. Et après une semaine dans le froid et l’inconfort, combien étaient descendus des wagons à bestiaux le 1er février, juste à temps pour assister à l’explosion de leurs maisons. Chiffres implacables. En cela même trop impalpables ?

 

Alors, le regard.

Sur la tante Palade. La tante de ma mère. Une brave. Oui, l’adjectif est le bon. Une brave poissonnière comme celle de la crèche avec ses paniers sur les hanches. Raflée. Déplacée à Fréjus la Tante Palade. Est-ce qu’elle avait emporté ses paniers ce jour clair et glacé de l’évacuation ?

Parce que. Deux jours. Juste deux petits jours. Pas un de plus, pas un de moins entre le bouclage du quartier du Vieux Port et « la plus gigantesque opération de police » de l’histoire. Alors la batterie complète en cuivre est restée accrochée dans la cuisine. Les casseroles, les bassines à confiture, les fait-tout ventrus, restés à jamais dans l’appartement trop vite fermé à clé.

 

Regard.

Dimanche à six heures. Les voitures avec les hauts-parleurs.

« Habitants du quartier, pour des raisons d’ordre militaire, les hautes autorités militaires allemandes ont décidé de procéder à votre évacuation… Préparez-vous donc immédiatement à quitter votre domicile. N’emportez que des bagages à main… N’oubliez pas vos pièces d’identité et papiers de famille… »

 

Regards.

Sur ces grappes d’enfants inquiets se tenant par la main, ces femmes aux sourcils froncés sous leurs modestes fichus, ces hommes avec leurs ballots mal ficelés sur leurs épaules, chacun fouillé, vérifié, identifié, avant d’être entassés dans les tramways. Direction : la gare d’Arenc cernée par des centaines de soldats allemands. Et puis les trains.

Mais si peu de paroles sur cette période. Peut-être la honte ? Pour ceux qui étaient partis ? Sur ceux qui avaient laissé faire ? Mais guère d’ouvrages. Sur cette violence inéluctable, le désespoir et les larmes. Mais tellement rares les images d’archives, les photos en noir et gris. Laisser le moins de preuves possibles ? En interdisant dès le 16 janvier de photographier : les autos-mitrailleuses allemandes qui assuraient le bouclage ; les hauts gradés S.S., René Bousquet souriant à la dernière réunion des responsables de la destruction ; les gendarmes français, les perquisitions. La vie qui s’arrête, brutalement.

 

Dernier regard.

Le lendemain de l’évacuation.

Sur le quai du port. Sur cet amoncellement hétéroclite de matelas, ces pyramides de chaises à l’envers, ces barreaux de lits d’enfants, cet alignement de fauteuils cannelés, cette table en bois aux pieds tournés en chapelet qui semble attendre un hypothétique repas. Et montant la garde devant, cette mémé voûtée, sous son capuchon et son cache-nez, sentinelle frêle et dérisoire.

 

Après. Des équipes officielles dites de « récupération ».

Après. Des tonneaux de cheddite. Des kilomètres de cordeau détonant.

Après. 1er février, à midi quinze exactement, la première explosion.

Puis, chaque jour, jusqu’au 19 février. Les détonations. Les immeubles écroulés. Les nuages de fumée. La poussière.

 

 

- Documentation : Marseille 1943 - "La fin du Vieux Port" (Gérard Guicheteau)

   "La rue qui descend vers la mer" (Nicole Ciravegna)


(Texte publié dans le N° 64 de la revue Filigranes "Une date forcément")

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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 07:46

A la télé mercredi, tout était minuté !
Alexandra l'avait annoncé, ce serait un petit bout de slam...
Juste pour donner le goût ?
Après, coups de fil des copains, de la famille, des voisins...
"on a été frustré !"
Allez je vous le donne en entier :


Mélancolie


Y a des matins chagrins

des matins comme ça, où rien ne va et on ne sait pas… pourquoi !

Des matins spleen, déprime, on a un poids sur la poitrine.

Je jouerai bien les clandestines en zibeline ces matins là.

Ces matins là, je partirai bien, en train,
Loin du train-train et du turbin.

Mais c’est pas bien, hein ?

 

Faut que j’ose. Que je fasse une pause !

Que je l’explose cet air morose. Que je compose avec le temps,

Qui ment tout le temps en me disant que j’ai pas le temps !

Vraiment ? Le-quartier-017.jpg

Et pourquoi pas partir à pied, l’esprit léger,
Musarder dans le quartier ?

Mais c’est pas bien, hein ?

 

Je dois penser au plombier, au banquier,
au courrier, au foncier à payer,

Et chasser cette idée qui s’imprime en sourdine : 
Ecrire quelques rimes !

Et remettre à plus tard
Cette histoire de vieux grimoire perdu dans une foire…

Ne plus songer un seul instant à un conte pour enfants,

Oublier sans arrière-pensée cette envie de slamer
Des trucs échevelés

Parce que… c’est pas bien, hein ?

 

Y a des matins chagrins

des matins comme ça, où rien ne va et on ne sait pas pourquoi !

Des matins noirs, couleur cafard sur un fond de désespoir.

Je jouerai bien l’aventurière en guêpière ces matins là.

Ces matins là, je m’enfuirai bien, en palanquin vers le Tonkin

Parce qu’après tout…  on s’en fout, si c’est pas bien, hein ?

 

 

 (Vous pouvez retrouver ce swing à la page 33 "Du quotidien à voix haute" - Editions Manoirante)

 

 

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Published by Philomène - dans Du SLAM
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 16:10


Donc hier, sur le coup de 18 heures, j'arrive dans les studios de LCM. Ce que je peux dire c'est qu'à LCM, ils sont adorables, sympa, en tout cas les journalistes à qui j'ai eu affaire.
Pour moi, ça commence par la séance maquillage. Très agréable de se faire maquiller.
Ensuite je rejoins ma place sur le plateau. Décompte dans le haut-parleur : 3 minutes, 2 minutes, 20 secondes !
Alexandra attaque...
Les caméras ? Invisibles ! Nous sommes quatre autour d'une grande table en verre et ma foi, j'ai plutôt l'impression de bavarder avec des potes.

Voilà, pour ceux qui n'auraient pas pu voir "l'évènement "... je mets le lien :

Philomène Sur LCM !!! le lien ici :
http://www.lachainemarseille.fr/fr/videos/id-140108-c-nouveau



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Published by Philomène - dans Infos
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 07:58



Bon d'accord, ce n'est pas sur TF1 ni Antenne 2
pas même FR3 mais... tout de même
Pour ceux et celles qui pourront ce soir
mercredi 20 janvier à 18 30
être devant leur écran télé...
Regardez
absolument !!!
LCM (la chaîne Marseille)...
et, promis, je vous raconterai demain comment c'est quand on passe à la télé !



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Published by Philomène - dans Infos
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 07:32

              Des griffes du froid...
 

                            
S’échapper

                    S’évader

Loin

                                                        Là-bas

A défaut

                   Ecouter

Les rythmes venus d’ailleurs

                                                               De là-bas

                                                                                    Loin

Autre-part

Mais pas si autre.


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Published by Philomène - dans Musique
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 07:24


Hier nous avons fêté l'anniversaire de Fils Terrible. Je ne dirai pas son âge, ça me ferait d'un coup à moi sa mère, prendre à vos yeux un sacré coup de vieux, de savoir que j'ai déjà un fils de cet âge-là !
Ben oui c'est une coquetterie paradoxale vu que sur la 4ème de couverture "Du quotidien à voix haute" j'ai accepté qu'apparaisse ma date de naissance ; ce que d'aucuns n'ont pas compris...
Voici donc une incohérence. Ma foi, de temps en temps c'est intéressant d'être légèrement incohérent avec soi-même !

Hier nous avons fêté l'anniversaire de Fils Terrible, il m'a réclamé son plat préféré : des langoustes à l'américaine.
Entre parenthèse, savez-vous qu'à Marseille ce plat est souvent celui qui figure au menu du 24 décembre au soir ou du 25 décembre à midi ?
Ne me demandez pas pourquoi, je n'en sais rien... mais par exemple il en était ainsi chez ma belle-mère.
Depuis un nombre certain d'années dans la famille, "l'américaine" est réservée à l'anniversaire du Fils.
 
Au sujet des recettes figurant sur ce blog, loin de moi l'idée de rivaliser avec ces incroyables et magnifiques blogs de cuisine comme entre autres celui de Léontine :
http://les-petits-bonheurs-du-palais.over-blog.fr
Au passage j'en profite d'ailleurs pour tous ceux qui ne le connaîtraient pas d'aller y faire un tour.
Mes recettes sont d'un ordre plus familial et surtout l'occasion de vous raconter à leur propos une anecdote.
Un dernier point : les langoustes à l'américaine ne sont évidemment pas un mets diététique mais une fois l'an je peux vous dire que tout le monde s'en pourlèche les babines...
Un dernier point, plutôt que de mauvaises langoustes surgelées, préférez de belles gambas. Celles d'hier provenaient de chez Picard et étaient absolument succulentes.

Ollioules-009.jpg

Langoustes ou gambas à l’américaine

 

Ingrédients :

2 Queues de langouste ou 3 ou 4 gambas par personne

Huile d’olive

60 gr de beurre

1 grosse boîte de tomates pelées

½  boîte                     "              "

1 petite boîte de concentré de tomate

1 ou 2 oignons

2 carottes

4 ou 5 gousses d’ail

3 verres de cognac

2 dl de vin blanc

sel – poivre – sucre – piment de Cayenne

 

Dans un faitout, faire chauffer un peu d’huile d’olive, mettre les langoustes ou les gambas, faire sauter jusqu’à ce qu’elles commencent à rougir.

Dans une petite casserole faire chauffer le contenu de 2 verres de cognac, verser sur les gambas, faire flamber. Réserver.

Dans une cocotte minute, faire blondir les oignons dans l’huile d’olive, ajouter les tomates écrasées grossièrement, les carottes coupées en grosses rondelles, 3 ou 4 sucres, l’ail, sel, poivre, piment de Cayenne, ajouter l’équivalent des 2 boîtes de tomates en eau, fermer la cocotte. Laisser cuire 55 minutes à feu doux à partir du chuchotement.

Dans la petite casserole mettre le vin blanc, faire bouillir pour enlever l’acidité et laisser réduire 10 minutes.

Quand la sauce tomate est cuite, vérifier la cuisson puis passer au mixer ; remettre la sauce dans la cocotte, ajouter le beurre, le vin blanc, le jus rendu par les gambas, goûter… remettre sel, poivre, sucre, ail, piment, beurre à votre goût… laisser réduire jusqu’à obtenir l’onctuosité parfaite.

Dans le faitout des gambas, refaire flamber une deuxième fois les gambas avec le troisième verre de cognac, voire même un de plus selon la quantité de gambas ou de langoustes.

Verser les gambas et leur jus dans la sauce, chauffer 5 à 6 minutes avant de servir.

  

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Published by Philomène - dans Recettes de cuisine
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