Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 09:54

 

Dimanche dernier à Aubagne, séminaire de la revue d'écritures Filigranes Fili, Filigranes... et une consigne : écrire pour "les chantiers", voir www.ecriture-partagee.com.

Entre plusieurs propositions :

- vers ou prose, poésie, récit, textes hybrides...

- ébranler le sens du monde...

- rendre l'écriture visible, la réflexion, faire école, avec et contre quoi (le projet de la revue)

mon choix s'est porté sur :

 

Ebranler le sens du monde. Y déposer une interrogation indirecte par le biais de notre écriture. Mais il (l’écrivain) ne donnera pas sa réponse.

 

Toute petite… je suis.Filigranes-004.jpg

Mais…

Je possède un pouvoir ! Ah ah !!

Moi… connaître l’al-pha-bet, savoir faire des phrases.

Ecrire !

Ni, bien.

Ni, mal.

Peut-être vrai.

Peut-être faux.

Mais écrire je peux.

Partir à l’aventure.

Suffit d’une plume et d’une feuille. Et… hop !

Comme une bouteille à la mer mais je serais à l’intérieur.

Destination : inconnue. Durée du voyage : imprévus.

Mille choses à raconter après j’aurais.

Mille questions en sortiront.

 

Là-haut, dans le système solaire, les planètes ne changeront pas leur course sidérale mais ici-bas… qui peut dire ?

Quelques lignes, et une pensée fuse, l’esprit s’aiguise, le mental s’agite.

Cette éventualité est du domaine du possible.

Quelques lignes et le lecteur

T

O

M

B

E

en apesanteur.

Deux trois mots, des fois même pas beaux, juste sonnants et trébuchants pour voir

le monde autrement ?

 

Repost 0
6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 15:28

 

Et toujours dans "Le tour du monde en 80 jours" de Jean Cocteau (voir hier) un mini conte : le cadeau du Mikado, pour de bon un vrai cadeau !

 

3909459195_84f4bb7baf.jpgLe cadeau du Mikado

 

L'Empereur du Japon devait m'envoyer un cri-cri nommé Microbus, mais il ne possédait qu'une cage, contenant un petit vent d'est. Ce petit vent d'est capturé en automne le rafraîchissait en été. Bref il fallait prendre conseil, et cela est impossible car personne au monde ne peut lui adresser la parole. Personne, sauf le duc O.K. Connétable des Cages, qui peut parler à l'Empereur une fois tous les sept ans, un dimanche, entre six et huit heures du matin, s'il fait du soleil et si l'impératrice a éternué la veille.

Or à peine ouvrait-il la bouche (car il se trouvait dans les conditions requises) que l'Empereur lui ordonna de se faire hara-kiri. Mais ayant désigné le soleil, sa montre, et simulé un éternuement à genoux, le duc obtint sa grâce et se permit de suggérer à l'Empereur de mettre le vent d'est sous un bol de porcelaine, d'employer sa cage pour m'offrir Microbus et surtout de bien la nettoyer pour qu'il ne prenne pas froid.

L'Empereur était joyeux. «J'ai été sage», dit-il, «de permettre à mes sujets de m'adresser la parole.»

 

(Jean Cocteau)

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Chez les poètes
commenter cet article
5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 14:25

 

4845012836_97ebffd3f5.jpgDepuis dimanche douleur en bas du dos, mais, je la mets de côté, j'essaie de l'oublier, je cours là-bas et ici et puis et puis, puis... STOP a fini par crier le corps aujourd'hui, ça suffit, j'ai trop mal !

L'esprit s'est rebellé : "mais j'avais TOUT organisé ! Fallait encore aller là, et c'était prévu de faire ceci et cela"...

Mais... bien obligé d'arrêter, de consulter La Science.

Verdict : inflammation ligamentaire !!!

Pouahc ! Couac !

Repos !

Ne me reste plus qu'à avaler sagement des pilules et plonger dans les étagères de ma bibliothèque où je tombe sur un bouquin... ne sais pas d'où il vient ! Enfin ce qui est sûr, c'est que je ne l'ai jamais lu !

"Tour du monde en 80 jours" (mon premier voyage) de Jean Cocteau !

Oui, vous avez bien lu ; pas le tour du monde de Jules Verne mais un texte de Jean Cocteau écrit à la suite d'un pari pour le journal Paris-Soir en 1936.

Regardez la coïncidence, page 135 :

 

" (...) l'homme s'obstine à vouloir organiser ce qui s'organise tout seul. Nager à contre-courant ne sert que dans certaines circonstances très courtes qu'il faut reconnaître. Sinon, faire la planche, se maintenir à la surface, doit être la politique d'un homme qui veut profiter du mystère des courants. On s'élève selon ses ailes. On s'enfonce selon son poids. On ne dépasse pas sa vitesse. Combien de chevaux emballés a-t-on pris pour des chevaux gagnants. Le temps remet tout à sa place et porte au but la célérité lente des véritables vainqueurs. "

 

Voilà, je vous quitte, je vais aller faire la planche...

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Chez les poètes
commenter cet article
3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 19:57

   

Déluge dimanche (voir hier), déluge lundi, il fallait pourtant aller déposer des fleurs au cimetière... ce fut pour aujourd'hui.

Il se trouve qu'un des tombeaux familiaux se trouve en face de la tombe de Rellys. Je parie que ce nom ne vous dit rien ! Moi-même, enfant, j'avoue qu'il ne me parlait guère plus !

Sauf que ma mère, quand elle pouvait encore nous accompagner pour le pélerinage annuel, nous racontait tous les ans la même histoire... Du vivant de l'artiste, il lui arrivait souvent de le croiser sur l'avenue du Prado car il avait vécu ses dernières années rue Borde, en face de chez elle. Et voilà qu'elle le retrouvait comme voisin au cimetière... 

Marseille-031.jpg

 

Rellys, de son vrai nom Henri Marius Roger Bourelly, était un acteur français né le 15 décembre 1905 à Marseille et mort le 20 juillet 1991 dans notre bonne vieille ville.

D'abord pâtissier, gagnant le sobriquet de « Brioche », il devint acteur de théâtre amateur, puis remporta en 1925 un concours de chant au célèbre Alcazar (devenu aujourd'hui La bibliothèque de la cité).

Après son service militaire, il fut engagé, sous le nom de Rellys, pour des tournées de music-hall dans le Midi et en Afrique du nord. Mais c'est en 1933, qu'Alibert, chanteur marseillais déjà célèbre, l'engagea dans la troupe de sa pièce Au pays du soleil, contribuant au lancement de sa carrière.

 

En 1935, Marcel Pagnol, dans son film Merlusse, consacra son talent de comédien. Pourtant, ensuite, Rellys se spécialisa dans les comédies marseillaises, véritables succés de cette époque.

Sa carrière exceptionnellement longue se poursuivit après guerre avec des films comme Amédée, de Gilles Grangier (1950), La vie est un jeu, de Raymond Leboursier (1951), Arènes joyeuses de Maurice de Canonge...

Rellys fit également de la télévision, comme par exemple dans la série télévisée Les Cinq Dernières Minutes. 

Rellys mourut à l'hôpital Sainte-Marguerite, à l'âge de 86 ans.  

   

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 18:58

 

Dimanche ? Déluge sur le midi de la France !

Mais nous, bien à l'abri dans une salle du centre des Espillières à Aubagne.

Nous ? Les "filigranistes".

Les Filigranistes ?

Oui, une fois de plus je vous parle de ces gens qui se réunissent régulièrement autour et pour la revue d'écritures Filigranes.Filigranes-011.jpg

Une fois encore je ne saurais trop vous conseiller d'aller faire un petit tour sur :

www.ecriture-partagee.com

Le site a été refait il y a peu, d'ailleurs je l'avais signalé sur ce blog, et il s'enrichit sans cesse  : allez donc vous balader dans la rubrique "chantiers"... vous pouvez même exprimer votre avis.

 

"Le besoin d'écrire est une curiosité de savoir ce qu'on trouvera" (Alain)

 

Le philosophe a parfaitement décrit le phénomène, Enfin dans mon cas c'est tout à fait exact  ! 

Le besoin d'écrire est chez moi irrépressible et en même temps c'est un voyage vers l'inconnu !

Des fois je me contiens, je maugrée : à quoi bon...

Je n'y crois pas, ou plus, je doute, voire je me maudis d'être le jouet de cette envie !

Mouais ! Mais le désir revient et voici que presque malgré moi je prends un stylo... qui se met à courir, à courir sur des pages ou je m'installe devant mon ordi et je tape, tap-tap-tap...

"Ça" fonce, mais où  donc "cela" va-t-il me mener ?

 

Repost 0
30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:16
 
Dites ! Un peu de poésie et d'euphorie dans notre univers de grèves, de poubelles, de grisaille automnale, ça vous chante ?
 
Repost 0
Published by Philomène - dans Vidéos
commenter cet article
28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 07:08

 

« Les Nouvelles Galeries de Marseille, c’était magnifique ! » m’a souvent dit ma mère qui avait vingt deux ans à l’époque.

Ce jour-là, le 28 octobre 1938, en tout début d’après-midi, elle n’était pas très loin de la Canebière quand une épaisse fumée noire avait commencé à s'échapper du magasin. « Peut-être que si le mistral n’avait pas soufflé si fort… »

Le grand magasin avait été inauguré en 1902,  il était situé au milieu de la célèbre Canebière et couvrait une surface de 3 500 m2. Face à lui, l'hôtel Noailles, le Grand Hôtel, l'hôtel Astoria où les personnalités politiques, les vedettes du spectacle, les riches armateurs, négociants et commerçants et tout le gotha de passage à Marseille avaient l’habitude de résider.

En ce mois d’octobre-là, le prestigieux magasin marseillais était en travaux en prévision des fêtes de fin d'année mais continuait néanmoins à être ouvert. Il faut dire que la conjoncture économique n'était guère brillante et que sous ses airs clinquants, les Nouvelles Galeries éprouvaient de sérieuses difficultés financières. A l’intérieur du grand magasin, évidemment se trouvait surtout des clientes quand l’incendie s’était déclaré.

Or le magasin était constitué de parquets cirés, tentures, tapis épais, bois, tissus... et son armature de type Eiffel était métallique. Des conditions idéales pour alimenter un foyer et sous l'effet de la chaleur, provoquer l'effondrement de l'immeuble car le feu allait prendre avec une incroyable rapidité.

 

279948614_7f4c20b52e.jpg

 

Coïncidence, ce 28 octobre, le 35econgrès du Parti républicain radical et radical socialiste se tenait au Parc Chanot, de l’autre côté de la ville. Ce qui signifiait que les forces de police, mobilisées pour l’occasion, s’y étaient déployées. Des badeaux s'étant agglutinés très vite à proximité de l'immeuble en feu, les sapeurs pompiers avaient donc beaucoup de difficulté pour se frayer un chemin.

Pour comble de malchance, constatant une importante baisse de pression sur le réseau d'eau qui alimentait les établissements, un employé d'une société des eaux supposa une fuite sur une canalisation et coupa l'alimentation, privant d'eau les sapeurs pompiers !

Lourd bilan : 74 morts dont 54 femmes et parmi elles, un grand nombre d'employées des Nouvelles Galeries.

Ce feu des Nouvelles Galeries a été le plus terrible incendie qui jusqu'à présent a endeuillé la cité phocéenne.

 

À Marseille, le climat politique délétère de l'époque, la puissance du crime organisé et les difficultés économiques des Nouvelles Galeries avaient jeté le doute sur le rapport des experts, mais en définitive c’est la thèse de l'accident par imprudence qui l’avait emporté.

Les hypothèses d'un crime politique, d'un racket, voire même d'une escroquerie à l'assurance avaient pourtant été évoquées. L’enquête conclura cependant que c’est un mégot se consumant sur un paravent goudronné qui avait été à l'origine du sinistre.

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Des histoires
commenter cet article
27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 07:26

 

"Cette grève, c'est n'importe quoi, regrette Paulo, rippeur (ramasseur). On ne sait pas pourquoi on l'a faite. On ne sait pas pourquoi on reprend. Il n'y a pas eu de solidarité entre syndicats. On a embêté le pays, été désigné du doigt. tout ça pour quoi ? On n'a rien obtenu."Marseille-027.jpg

En, une jeune chinoise mariée à un ingénieur marseillais, attend à l'arrêt du bus. elle revient de Shangaï "qui est nickel dans tous ses quartiers pour l'Expo universelle. Mon père, qui a 70 ans et est prof d'université, m'a envoyé étudier en France parce que c'était un pays de libre expression. Mais noyer les paures gens sous les ordures, ce n'est pas une solution".

Jacky, autre rippeur, explique qu'avec les grèves à tour de rôle dans les équipes, il ne devrait se voir retirer que 3 jours de salaire.

 

Extraits La Provence du mercredi 27 octobre 2010

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 12:50

 

Marseille-030.jpgAprès quinze jours de grève : record historique battu, les éboueurs marseillais ont, paraît-il, repris leur travail ce matin. Mais il va en falloir du temps pour que la ville retrouve sa propreté (au fait peut-on dire à propos de Marseille qu’elle soit vraiment propre y compris en temps normal ?) Cette cité a une incapacité chronique à gérer ses ordures… 

Maintenant, pourquoi ce mouvement de  grève a-t-il duré si longtemps ? Les raisons apparaissent confuses.

Et de toutes manières à mon point de vue, aucune revendication ne mérite d’en arriver à de telles extrémités ! C’est se moquer éperdument de son prochain, des risques sanitaires, pénaliser commerces et industries, et tout ceci pour un coût maximum : voitures incendiées en même temps que poubelles et containers / Prix  d’un container : entre 150 et 1200 € pièce ; commerçants du centre ville enregistrant une baisse de leur CA de 30 à 40 %, dégradations diverses, sans compter les dégâts indirects inchiffrables comme perte en crédibilité et en confiance dans notre ville par tours opérators et touristes...

Mais les éboueurs n’en ont cure ! Après de probables retenues sur leurs fiches de paie, encore faut-il savoir que lors du précédent mouvement MPM ne leur avait retenu que six jours de grève sur douze... il va leur suffire de faire quelques heures supplémentaires pour obtenir une prime comme cela avait été le cas à la suite de leur dernier bras de fer avec la communauté urbaine !

Moralité : il vaut mieux être éboueur à Marseille que cantonier à Trifouilly-les oies !

 

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article
24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 13:27

 

- Vous m'en donnerez bien une douzaine ?

- De quoi ?

- D' vos jours de grève connard !

 

Ouais ! Grossier le dialogue, je vous l'accorde mais c'est que je suis é-ner-vée ! Très très très énervée ! Très très très en colère !

Trop, c’est trop !

9000 tonnes d’ordures sur les trottoirs de Marseille, comment une poignée d’individus peut-elle être fière d’un mouvement de grève débouchant sur une situation sanitaire pareille ?

Il faut être sacrement irresponsable pour oser revendiquer ça !

Est-il question de délocalisation ?

Non.

De perte de boulot ?

Non.

D'autre part, savez-vous que dans la cité phocéenne les éboueurs bénéficient d'un statut "parti-fini" !

Parti-fini, vous avez compris la signification ?

Alors, le droit de grève pour demander quelque avantage supplémentaire, pourquoi pas, mais pas au détriment des autres qui ont le droit de vivre dans la propreté !

La liberté de l’un s’arrête où commence celle de l’autre ; ces types l’ont-ils oublié ?

Comment appeler ces méthodes ?

Et bien j’ose l’écrire : ce sont des méthodes mafieuses.

Je vous offre la photo !  

    

Marseille-029.jpg 

Encore vous plaignez pas, vous n'avez pas l'odeur...

Marseille va-t-elle finir comme Naples ?

   

Repost 0
Published by Philomène - dans Billet d'humeur
commenter cet article

Blog Ribambelle D'écritures

  • : LEMONDEPHILOMENE
  • LEMONDEPHILOMENE
  • : Ecritures, lectures, autres slams et divagations par Jeannine Anziani alias Philomène
  • Contact

Profil

  • Philomène
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !
  • En l'an 2000, j'ai décidé de changer de vie ! Disons, de me consacrer à ce que j'avais toujours rêvé de faire : écrire... Alors, depuis, j'écris... pour les grands et pour les petits !

Ouvrages parus

!cid 784A2A53-C404-499D-B6DE-691DD5C21D7B@home

 Phocette, la petite souris marseillaise (Editions de l'Hippocampe)

 

Recherche